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Accueil du site > Actualités > Politique > Une autre vision des bonnets rouges

Une autre vision des bonnets rouges

Le tea-party à la française, des identitaires, nazis, fascistes, des chiens du patronat, des esclaves qui défendent leurs maîtres, et ci et ça. Que de haine face au peuple qui était dans la rue à Quimper, des personnalités politiques jusqu’aux citoyens de gauche, le risible n’a pas manqué de côtoyer le pitoyable.

Les médias aussi n’étaient pas en reste dans cette course à l’absurde, pendant et après la manifestation ils ne parlaient que des « casseurs ». Là-dessus il faut dire qu’on commence à avoir l’habitude, mais notons au passage que les « casseurs » n’ont rien cassé, pas de pillage, pas de mobilier urbain détruit si ce n’est quelques morceaux de trottoirs qui ont servi à faire des projectiles pour attaquer la préfecture. Par contre, le plus inquiétant est le traitement du mouvement des bonnets rouges avant la manifestation. Une sainte alliance s’est formée de Rue89 et l’Huma en passant par Le Monde jusqu’au Figaro, pour critiquer un mouvement qu’ils disent de droite et/ou d’extrême droite, à la solde du patronat, etc. Étrange comme alliance non ?

Sur la manifestation

Rue89 a ainsi publié un article qui compare les bonnets rouges à la manif pour tous. Avec quelques camarades nous sommes allés à Quimper samedi et nous n’avons pas vraiment la même vision des choses, en même temps ce témoin se dit PS et nous anar. Mais au delà de ça, il raconte être arrivé sur le lieu de rassemblement en longeant des rangées de 4×4. Nous, nous sommes arrivés sur la place de la résistance avec un cortège de salarié de Lampaul qui se battent pour leurs emplois, sous des drapeaux Force Ouvrière et qui scandaient « Breton, français, un patron reste un patron ».

Ensuite, une fois sur place nous avons noté quelques points de détails qui peuvent tout de même avoir leur importance. Comme d’habitude en manif, une sono envoyait de la musique avant les prises de paroles. Qu’est ce qu’on écoute donc dans les manifestations « du patronat et de l’extrême droite » ? Keny Arkana, Gilles Servat, Manu Chao, les Ramoneurs de Menhirs qui reprennent « Bellaciao » avec le chant de l’Armée Révolutionnaire Bretonne. Très fasciste tout ça en effet… A noter aussi que pendant la manifestation on a entendu chanter bien fort « la jeunesse emmerde le front national ».

Autre détail, les couleurs affichées : en plus des nombreux drapeaux breton il y avait donc FO, Lutte Ouvrière, CGT, Front de Gauche, UDB, Breizhistance, SLB (trois organisations de la gauche bretonne), NPA, Les Alternatifs. Le plus à droite que nous avons vu était le Parti Breton. Pas de drapeaux français, sauf un qui a été déchiré devant la préfecture, pas de l’UMP, pas de FN. Pas de signe non plus des groupuscules fachos d’Adsav et Jeunes Bretagne, s’ils étaient là ils devaient être bien cachés. En même temps vu les antifascistes présents c’était peut être pas plus mal pour eux. La grande, et très ridicule, banderole « Hollande démission » était apparemment celle de fascistes, on le saura pour la prochaine fois. Des témoignages racontent aussi que les discours de gauche étaient hués pendant les prises de paroles. Aucune idée, nous pendant ce temps on essayait de forcer le passage vers la préfecture. D’ailleurs pour l’anecdote on a même vu un vieux au lance-pierre qui nous disait que ça lui rappelait Mai 68. Par contre quand le représentant du collectif pour l’emploi a fait un discours en fin de manifestation, pour réclamer plus de liberté d’entreprendre et pour cracher sur l’écologie et la décroissance, il se faisait huer aussi.

Sur le mouvement des bonnets rouges

Alors oui, c’est un mouvement complexe, mais non ce n’est pas qu’un mouvement de droite, tout comme il n’est pas malheureusement que de gauche. Le seul trait idéologique commun est sûrement l’hostilité face à l’État jacobin centralisateur et la demande d’un pouvoir plus local, donc plus proche du peuple. Vous semblez nombreux à craindre ou à croire que ce mouvement soit de droite, mais pourquoi donc n’avez vous pas espoir qu’il devienne de gauche ? Mes camarades et moi qui étions à Quimper sommes de ceux qui ont cet espoir. Cinq heures d’affrontements pour attaquer une préfecture, symbole du centralisme et de la répression d’État, c’est quand même pas tous les jours dans une manif. Sans compter que ce n’était pas « une dizaine de casseurs » mais des jeunes, des vieux, des ouvriers, des pêcheurs, des paysans, des étudiants, etc. Le risque si cet espoir se perd, et c’est déjà le cas avec la contre manifestation de Carhaix, est de voir une prophétie-autoréalisatrice qui en effet servira le patronat. C’est à dire que les forces de gauche en disant que ce mouvement est de droite déserte la mobilisation, laissant la place aux forces de droite pour qu’il devienne de droite.

Sur les raisons de notre engagement

A ceux qui disent que tous les bonnets rouges défendent l’agroalimentaire, le patronat et les paysans accrocs à la monoculture et gavés de subventions, NON. Avec mes camarades nous étions de ces manifestants hostiles à ces façons de produire, mais nous avons vu qu’il faut faire une différence entre le court et le long terme. Nous étions mobilisés samedi car il y a des milliers de travailleurs qui vont perdre leurs emplois en Bretagne, des familles entières qui vont plonger dans la misère. Il y a une véritable urgence sociale, l’écotaxe n’en est pas la responsable mais elle ne va faire qu’accentuer ce phénomène. A long terme nous sommes nombreux à réclamer une autonomie politique et économique locale pour tourner la page de ce système capitaliste destructeur en vie humaines et en richesses naturelles. C’est évidement à long terme pour cela que nous nous battons, hier à Quimper et demain de nouveaux aux côtés des zadistes de Notre Dame des Landes, comme de nombreux bretons de gauche. Mais à court terme nous refusons de voir des milliers de travailleurs, qui triment au quotidien, être condamnés à la misère, c’est avec ces gens là que nous sommes allés manifester samedi, pas aux cotés du patronat.

Sur notre colère

Nous nous demandons donc : depuis quand le peuple de gauche se drape-t-il dans une pureté idéologique -aussi exécrable que la pureté ethnique- qui l’empêche de se battre aux cotés des classes laborieuses sous prétexte qu’elles s’opposent à une mesure dite écologique ( ce qui n’est pas le cas). Nous, et je pense que nous pouvons parler au nom de tous ces bonnets rouges de gauche, nous en avons assez de ces réflexions de petits bourgeois qui pensent avoir les plus belles idées sur la meilleur des sociétés à mettre en place et qui ne voient pas la misère à leurs pieds. Descendez donc de vos tours d’ivoires et détruisez les à coup de masse ! Oui à l’idéalisme mais n’oubliez pas les réalités du peuple au nom duquel la gauche porte un idéal.

Cette révolte des bonnets rouges est peut être le moyen de créer un vaste mouvement contre les politiques d’austérités. Peut être même cela va-t-il aboutir, comme la révolte de 1675, sur la contestation des privilèges de la noblesse, non plus de sang mais économique. Nous l’avons dit ce mouvement est complexe, rien n’y est joué, tout y est donc possible. Peut être ne fait il que commencer, c’est alors à nous peuple de gauche de s’en saisir au lieu de le critiquer en relayant les idées nauséabondes des chiens de garde médiatiques. Si vous voulez vous abstenir d’y prendre part, abstenez-vous donc par la même de nous traiter de capitalistes et de fachos, car pour les bonnets rouges qui sont comme nous bien à gauche et antifascistes c’est difficile à entendre.

Nous savons bien que tous les bonnets rouges n’ont pas nos idées, ainsi en va de la diversité populaire, mais nos idées ont leur place dans ce mouvement. Le fait est tout de même que les bretons sont aujourd’hui en révolte et nous souhaitons ardemment que ce feu dans la lande ne devienne pas feu de paille, mais au contraire un vaste incendie qui brûlera le patronat et l’État centralisateur. Nous souhaitons continuer le combat et nous vous invitons à le rejoindre pour y faire grandir ses forces de gauche. Vive les bonnets qui sont profondément rouges et que vive l’insurrection !

Des Revoltés Bretons

http://2ccr.wordpress.com/2013/11/13/une-autre-vision-des-bonnets-rouges/

Lire également : REVOLUTIONNAIRE OU REFORMISTE ?

« Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n’importe quelle injustice commise contre n’importe qui, où que ce soit dans le monde. C’est la plus belle qualité d’un révolutionnaire. »…Ernesto Che Guevara


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50 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 15 novembre 2013 10:55

    Très bon article qui remet des choses en place.

    Le rouleau compresseur des médias est impressionnant. J’ai été particulièrement content de savoir que Poutou s’était déplacé à Quimper.

     


    • Pilule rouge Pilule rouge 15 novembre 2013 11:07

      « Nous savons bien que tous les bonnets rouges n’ont pas nos idées, ainsi en va de la diversité populaire, mais nos idées ont leur place dans ce mouvement. »

      Merci pour cette phrase. La tolérance et l’empathie font cruellement défauts en ce moment.

      Vous allez en facher plus d’un, car vous comprenez « il ne faut pas se mélanger ».


      • @lbireo @lbireo 15 novembre 2013 22:17

        j’espère que vous ne faites pas partie des« fâchés ».

        je suis d’accord pour ce qui est de la tolérance et de l’empathie. mais...

        quant au « mélange » ? si les couleurs n’avaient jamais été mélangées, la peinture serait-elle devenue un art ?

        si la nature n’avait pas mélangé, pourrions-nous voir aujourd’hui des animaux si magnifiques, et l’espèce humaine serait-elle seulement apparue sur nôtre planète ?


      • Pilule rouge Pilule rouge 16 novembre 2013 11:25

        « J’espère que vous ne faites pas partie des« fâchés  ». »

        Non, je ne suis pas parmi les « fâchés », qui ont peur que les français se rassemblent. Je suis corps et âme avec les bonnets rouges,  et je tente de lutter contre l’hypocrisie, de ceux qui prétendent vouloir une révoltes (puis révolution ?), et qui passe leur temps a passivement critiquer tous les mouvements sous prétexte qu’ils ne correspondent pas à leur charte idéologique.

        En lisant les commentaires sur le site Agoravox, à propos des soulèvements actuels, j’ai réalisé une liste non exhaustive de cette charte : 

        La révolte oui, mais :

        - sans les petits patrons, 

        - sans les Bretons. On le lit à longueur de fil sur ce site  : « des idiots, anti-écologie, séparatistes, alcoolique, benêt, et incapable de réfléchir par eux même… », 

        - sans les pollueurs, 

        - sans signes identitaires non-conventionné, 

        - sans ces fainéants de fonctionnaires, spoliateurs de la nation, 

        - sans remettre en cause l’Euro, 

        - sans protester contre les politiques Européens, 

        - sans ces « fachos d’extrême droite », 

        - sans perturber ceux qui travaillent, 

        - sans perturber les transports, 

        - sans le refus des syndicats, des préfectures ou des parties institutionnelles, 

        - sans dégradations,

        - sans mélanger la gauche et la droite, 

        - sans mélanger le petit patronat et les syndicats, 

        - sans que les bases militantes (syndical ou politique) ne désobéissent aux ordres, 

        - sans débordement, 

        - sans que ça coute de l’argent, 

        - sans remettre en cause les lois votées par les corps constitués, 

        - sans le désaccord de l’opinion publique, 

        - et surtout sans que tout le beau monde cité au-dessus ne se rassemble, 

        Peuple de France qui souffre et qui se bat, tu l’as compris  : reste chez toi, va voter comme d’habitude, refait le monde sur internet. Mais surtout ferme ta bouche à tout jamais, crève en silence, ou suicide toi ! 

        Et nous pourrons tous à la maison devant le JT de TF1 entonner (en chuchotant pour ne pas déranger le voisin) : 

        "Allons enfant de la patrie. Le jour de gloire est...."Chutttt !!!!!


      • @lbireo @lbireo 16 novembre 2013 15:26

        donc, si je vous suis bien ? ne rien faire, accepter ce qu’on ou dit de faire, aller ou on nous dit le tout sans réfléchir ?

        je crois que vous venez de nous décrire un mouton...

        et cette description caricaturale des bretons me heurte, mon père étant breton et la moitié de ma famille avec.
        aucun ne ressemble à ce qui est décrit...

        la description des fonctionnaire me choque aussi un peu, ma mère est fonctionnaire (de base), d’ailleurs si vous êtes intéressé par les avantages liés à son poste allez-y, elle par à la retraite à la fin du mois !
        toutefois vous vous rendrez compte qu’il y a aussi des inconvénients, si vous vous accrochez je vous donne à peine deux mois à son poste avant de craquer. et elle, elle a tenu près de trente ans...

        marre de tous ces clichés à la fin !

        y’a des cas, c’est vrai, mais comme partout ailleurs.

        c’est un peu facile de critiquer ce qu’on est pas et ce qu’on a pas vécu !


      • Pilule rouge Pilule rouge 16 novembre 2013 17:48

        « je crois que vous venez de nous décrire un mouton... »

        Non et et excusez moi si je me suis mal fais comprendre. Je liste ici justement tous les habituels clichés, qui sont souvent utilisé pour ne pas agir. Mes propos sont a prendre au second degrés.


      • @lbireo @lbireo 16 novembre 2013 18:28

        malheureusement, d’autres, dans leur ignorance, croient dur comme fer à ces clichés.

        navré si j’ai paru agressif, mais entendre ces inepties à longueur de temps finit par nous épuiser.

        à force de tout généraliser dans de stupides clichés, la seule chose qui finit par grandir est la bêtise humaine. avec son lot d’intolérance et autres fléaux.


      • marmor 15 novembre 2013 11:34

        Une preuve supplémentaire que les clivages entretenus par les gouvernements et la presse se délitent quand le peuple, de droite ou de gauche, est vraiment en colère.


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 novembre 2013 12:11

          " Le seul trait idéologique commun est sûrement l’hostilité face à l’État jacobin centralisateur et la demande d’un pouvoir plus local, donc plus proche du peuple.« 

          Le jour où vous obtiendrez l’indépendance, n’oubliez pas de rendre la CB »République française" aussi smiley


          • @lbireo @lbireo 15 novembre 2013 22:23

            il ne me semble pas avoir vu le mot indépendance où que ce soit dans l’article.

            diriez vous la même chose si à la blace des « bonnets rouges » nous avions eu des « bonnets basques » au sud-ouest ou des « cagoules noires » en corse ?

            c’est si facile de faire des amalgames... pourquoi se donner du mal pour ça.


          • @lbireo @lbireo 16 novembre 2013 00:39

            je voulais dire bérets, pas bonnets.

            désolé, dure journée...


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 novembre 2013 17:30

            Que pensez-vous qu’il y a au bout du chemin, lorsqu’on passe le plus clair de ses discours à vomir la France « qui étouffe la Bretagne », « le centralisme parisien »... ?

            Alors « autonomie », régionalisation«  »décentralisation" etc... ce ne sont que des étapes


          • @lbireo @lbireo 16 novembre 2013 19:09

            vous savez, pour moi, l’important c’est juste que le patrimoine et les cultures régionales ne disparaissent pas, car ils font aussi partie de notre histoire. pour cela, nul besoin d’indépendance, un peu d’attention suffit.

            et ce qui s’applique à l’indépendantisme, s’applique aussi à une mondialisation effrénée.
            dans les deux camps il y a du bon comme du mauvais. il s’agit juste de faire le tri sans mettre d’œillères et de chercher un compromis, ou une alternative.

            si toutes les régions faisaient sécession, c’est tout le monde qui ferai naufrage. le pays serait détruit, et les régions ne s’en tireraient pas mieux. n’en déplaise aux indépendantistes.


          • @lbireo @lbireo 16 novembre 2013 19:12

            les seul qui seront heureux, c’est les rapaces qui viendront rammasser les restes.


          • Patrick Samba Patrick Samba 15 novembre 2013 13:36

            Bonjour,

            pas de doute que les anar et le NPA, et certains syndicalistes, vont avoir du mal à expliquer pourquoi ils ne se sont pas désengagés à temps de cette manifestation, en dénonçant les amalgames, alors même qu’ils constataient qu’une partie du patronat umpéiste et frontiste local pollueur était en train de la récupérer à son profit !

            Annoncer, organiser in extremis et participer à une contre-manifestation à Carhaix, la ville d’un des leaders des bonnets rouges, lieu historique de la fronde des bonnets rouges de 1675, c’est sans doute ça ce qu’on appelle de la lucidité en politique...


            • jaja jaja 15 novembre 2013 14:01

              Carhaix opération de diversion.... Ne pas se laisser récupérer et refuser de laisser le terrain à la droite c’est ce qu’il fallait faire....à Quimper

              Je comprends bien qu’il y en a qui ont peur de faire mal à cette fausse gauche au pouvoir mais ce n’est pas le problème de la classe ouvrière et de ses alliés...

              Dès que ça pète les diviseurs appelleront toujours à manifester à mille lieues du feu ! Rien de nouveau sous le soleil !


            • jaja jaja 15 novembre 2013 14:05

              Quand à avoir du mal à expliquer ! Commençons par les « explications » de la Cgt Damen Brest :

              Lettre ouverte du syndicat CGT de Damen BREST au secrétaire CGT

              régional de Bretagne et à la secrétaire CGT générale départementale du
              Finistère.

              Brest le 04 novembre 2013.

              Mr le secrétaire général de Bretagne, Thierry Gourlay.

              Aujourd’hui, le syndicat CGT de Damen Brest vous lance un coup de
              gueule, qui ressemble beaucoup à un cri d’alerte, suite au communiqué
              pour l’appelle a manifester son mécontentement à Carhaix le 2
              novembre.

              Tout d’abord, sachez que votre manifestation pour nous et nos
              syndiqués est une grande mascarade et que bien sûr personne ne s’est
              déplacé à celle-ci. Il nous a paru plus que lamentable d’apprendre
              l’existence de ce rassemblement sur Carhaix par voie de presse avant
              toute forme de communication interne à la Cgt. L’opinion et la voie de
              vos syndicats et syndiqués ne vous intéresse-t-elle plus ? Somme-nous
              juste là pour financer votre grande confédération ? Mais ce n’était
              pas le pire, votre communiqué arrivant avec 2 jours de retards et de
              surcroit un vendredi février à 22h30 et daté du même jour, soit le 1er
              novembre, quelques heures avant la manifestation. Devons-nous passer
              la nuit à prévenir tout le monde de vos intentions ?

              Sachez que votre contre-manifestation est très mal venue et mal
              comprise. Il est bien bas de votre part de créer une manifestation
              pour l’emploi en marge d’une autre manifestation pour l’emploi et de
              surcroit dans la ville Carhaix, ville de l’organisateur de celle de
              quimper. Faites-vous de la politique ou du syndicalisme, ou alors
              faites-vous le jeu de certains élus politiques.

              Vous avez le droit de ne pas vouloir manifester auprès de la FNSEA et
              du MEDEFF, mais vous n’aviez pas le droit de séparer les manifestants
              pour qui le choix du lieu a été très dur, quitte à ne pas se déplacer
              du tout. Pour la CGT Damen, vous n’aviez pas le droit non plus de
              manifester auprès du front de gauche qui se permet de traiter le
              peuple breton de nigaud, esclave,ect, ni auprès des verts qui
              défendent un projet ECOTAXE sans en connaitre les termes du contrat
              qui parait bien juteux pour le grand patronat. Une manif pour l’emploi
              un autre weekend aurait été mieux perçue et aurait permis de maintenir
              une pression constante sur le gouvernement.

              N’avez-vous toujours pas compris qu’une force unitaire est bien plus
              efficace que la division. Diviser pour mieux régner n’est-elle pas ce
              que l’on combat en temps normal.
              OUI, VOUS AURIEZ DE L’ETRE À QUIMPER AVEC TOUT LE MONDE.
              OUI ? VOUS AURIEZ DU FAIRE PASSER VOTRE MESSAGE A LA FOULE.
              OUI ? VOUS AURIEZ DU PRENDRE LA TETE DU COTEGE POUR COUPER L’HERBBE
              SOUS LE PIED DU MEDEFF ET DE CES MEGALOS DE LA FNSEA.
              Mais non vous avez préféré jouer petit et tout seul avec des groupes
              qui ont beaucoup à se reprocher ses derniers temps.

              Les conséquences de vos actes sont graves et ont des répercussions
              directes sur la CGT et sur les syndicats. Aujourd’hui dans mon
              entreprise, mais pas que, nous avons du gérer ce qui pouvait se passer
              de pire, une entreprise ou vous avez un taux de syndicalisation les
              plus haut du Finistère, une entreprise qui a fait la fierté de la CGT
              pendant le conflit de la réparation navale civile de 2012. Fierté de
              la CGT, mais pas la vôtre qui complotait derrière notre dos avec la
              CFE-CGC et votre confédération Cgt manipulée. Aujourd’hui, il a fallu
              convaincre les élus CGT de l’entreprise de conserver leur carte
              d’adhésion et bon nombre de syndiqués aussi. Le syndicat dans la boite
              est la première priorité pour faire face au patronat. Mais si vous
              casser tout en divisant les gens, vous serez bientôt bien seul car
              nous n’hésiterons pas à chercher une nouvelle étiquette.

              En passant, je transmets des questions qui viennent de la Cgt d’en
              bas, celle que vous ne consultez plus. Qu’as fait la Cgt contre l’ANI
               ? RIEN. Qu’as fait la Cgt contre les retraites ? RIEN. ET TOUJOURS
              RIEN DEPUIS UN AN. Et aujourd’hui vous nous dites de faire cavalier
              seul, alors que toute la Bretagne appelle au rassemblement…. Nous
              restons sans voix devant votre incompétence. Nous étions heureux de
              vous voir quitter l’UD du Finistère et non étions inquiet de vous voir
              arriver à la région et nous avions raison.
              FINI LA LANGUE DE BOIS !!!!! Vous êtes trop éloigné du monde de
              l’entreprise et de l’industrie, votre poste de permanent qui se
              succède d’année en année vous transforme plus en politique qu’en
              syndicaliste. Et doit on le rappeler La CGT est un syndicat à la base
              d’employé et d’ouvrier.

              Regardez, nous sommes la risée des réseaux sociaux et de la presse
              comme par exemple http://www.rue89.com/... .
              Nous attendons de vous, un ressaisissement rapide et un moyen de
              réintégrer la lutte unitaire car sans quoi, à terme la Cgt ne sera
              plus représentatif sur le territoire bretons comme l’ai actuellement
              le front de gauche, grâce au propos de Mr Mélenchon sur un article
              paru dans le point et toujours présent sur son blog.

              Ce courrier sera distribué par mail mais aussi sur les réseaux
              sociaux, pour que les gens sachent que tous a la Cgt ne pensent pas
              comme vous. »


              • jaja jaja 15 novembre 2013 14:11

                Quand au NPA nulle difficulté à s’en expliquer comme le fait ici Philippe Poutou, présent à Quimper avec le NPA Bretagne :

                Bretagne : polémiques et questions de fond

                Mercredi 13 novembre 2013


                Fallait-il être le samedi 2 novembre à Quimper avec les 30 000 «  nigauds  » et «  esclaves  » soumis à leurs patrons, ou à Carhaix avec la gauche qui pense comme il faut  ? C’est de cette façon caricaturale que le problème a été posé par toute une partie de la gauche. La situation est évidemment beaucoup plus complexe. Nombreuses ont été les réactions contre la manifestation de Quimper, souvent agressives voire insultantes.

                On l’a vu, Jean-Luc Mélenchon n’aime pas les «  Bonnets rouges  », et il n’a pas fait dans la dentelle en affichant son mépris pour le peuple opprimé. Une position bien relayée par des responsables du PG, des élus PS, des dirigeants d’EELV, par la CGT qui a déclaré que cette manifestation ne défendait pas les salariés, et enfin par la presse militante de gauche, l’Humanité et Politis  : «  Poutou (NPA) manifestera à Quimper avec le patronat, le FN et les identitaires  »... Quelle finesse d’analyse  !

                Avec la colère sociale, contre les responsables de la crise
                Le NPA était bien à Quimper, et ses militants «  bretons  » ont manifesté avec leurs camarades de lutte, leur camp social… les salariés de Marine Harvest, de Gad ou de Tilly-Sabco. Le NPA était à sa place parmi les révoltés, dans un mouvement de profonde colère sociale contre l’écotaxe mais surtout contre l’austérité, les licenciements, et la souffrance au quotidien.
                Certes, il y a de la confusion dans la diversité des manifestants  : des salariés, des paysans, des petits patrons, des artisans, des commerçants... La présence d’organisations patronales, d’élus UMP, de militants identitaires en a rajouté sur la complexité. De plus, la population en colère a trouvé sa force dans un sentiment régionaliste, «  vivre, travailler, décider en Bretagne », un terrain particulier qui laisse la place à des courants politiques hostiles au mouvement ouvrier.

                Mais cela ne justifie aucunement les accusations d’une partie de la gauche syndicale et politique. En organisant une contre-manifestation à Carhaix, la CGT comme le Front de gauche ont fait pire que de se désolidariser d’une mobilisation populaire. En divisant, elles désertent un lieu de bataille politique, contribuant à laisser la main à la droite patronale. Déjà incapables de prendre des initiatives locales ou centrales contre les licenciements qui rompraient avec un climat général de résignation, voilà que ces «  dirigeants ouvriers  » tournent le dos quand le ras-le-bol s’exprime. 

                Cette colère populaire ne serait pas comme il faut, alors il faudrait s’en tenir éloigné. Et on le sait, pour ces partis politiques, la révolution se fera dans les urnes, pas dans la rue. Leur réponse à la mobilisation bretonne en est une nouvelle illustration.

                Pour une issue progressiste
                Face au danger réel de récupération et de dévoiement de la colère des opprimés, il y a une bataille politique à mener, qui consiste à défendre dans le mouvement une perspective politique «  à gauche  », progressiste, contre les politiques libérales, pour le partage des richesses, pour que la population prenne ses luttes et ses affaires en main. Une politique qui a de façon spectaculaire été refusée par le Front de gauche et la CGT.

                Le NPA a milité dans le cortège pour faire entendre une voix anticapitaliste. Avec des organisations comme Attac, l’Union démocratique bretonne (gauche bretonne), les Alternatifs et Breizhistance, nous avons agi pour la constitution d’un «  pôle de gauche  » posant clairement des revendications sociales. Il ne fallait pas laisser le terrain aux droites, aux réacs de toute espèce, au patronat qui veulent contrôler ce mouvement et en détourner la colère afin d’éviter qu’elle ne vise les possédants, les vrais responsables de la crise. 

                La lutte de classe se mène à partir des mobilisations existantes, avec les gens qui se révoltent, au jour le jour. La révolte bretonne montre concrètement la nécessaire et urgente construction d’une opposition de gauche à ce gouvernement et à ses alliés. Pour la suite, nous militons pour que les organisations syndicales, associatives, politiques de la gauche radicale pèsent ensemble de tout leur poids dans le mouvement social pour la perspective d’une riposte unitaire, d’une mobilisation générale du camp des exploités.

                Philippe Poutou


              • @lbireo @lbireo 15 novembre 2013 22:31

                je peux voir vôtre colère au travers des quelques fautes de frappe de votre commentaire. mais peut-être (j’ose l’espérer), certains membres du MEDEF et de la FNSEA se sont ils mobilisés contre les suppressions de postes ? ce n’est pas parce qu’on adhère à un mouvement que l’on en partage toutes les idées. ne dit-on pas que personne n’es parfait ? ensuite si les hauts placés décident de s’approprier l’action, ce n’est pas tout en bas de l’échelle que l’on peut y faire quelque chose, malheureusement.


              • Pilule rouge Pilule rouge 15 novembre 2013 14:29

                Les « bonnets rouges » manisfesteront le 30 novembre à Carhaix.

                Manifestation organisée dans la même ville que le contre-rassemblement de Mélenchon.

                C’est moi, ou ça ressemble à une quenelle ?


                • Loatse Loatse 15 novembre 2013 15:42

                  Vu le 11 novembre sur les champs elysées, un bonnet rouge d’une cinquantaine d’année avec... un keffieh (foulard palestinien) noué autour du cou..

                  Surement un catho fasciste d’extrème droite homophobe... smiley


                  • bakerstreet bakerstreet 15 novembre 2013 16:37

                    J’ai bien peur que le port du bonnet ne nous apporte pas grand chose !


                    Bien mauvais filtre pour l’eau, toujours autant chargé de pesticides !

                    Quand le biniou s’éteint, le robinet, lui, continue à couler
                    Si j’osais je vous parlerais encore des algues vertes
                    Mais je sais vous me direz cela n’est pas le propos. 

                    De quoi on parle au fait
                    De la formidable unité des bonnets rouges
                    On peut déchirer un drapeau français
                    Mais alors un peu de cohérence, il faudrait alors aussi refuser les subventions

                    United colours of gwenn ah du
                    Ruz boned ?....
                    « Beaucoup de bruit pour rien ! » Aurait dit Shakespeare
                    Tout cela ne tient qu’à un gros fil lié à une colère brouilonne et à une addition de petits intérets, ne regardant pas par dessus la haie du bocage, quand il en reste !

                    Mais enfin la droite a donné son autorisation pour manifester !
                    On peut enmener les enfants comme à la manif du mariage pour tous

                    Pour la manif, enmenez votre bouteille d’eau
                    Mais mieux vaut l’acheter au supermarché, si vous ne voulez pas vous empoisonner !


                    • @lbireo @lbireo 15 novembre 2013 23:13

                      les algues vertes sont en effet un problème. c’est moche, ça pue et c’est toxique.

                      la qualité de l’eau est aussi importante, surtout pour nos enfants. mais êtes vous sûr que toutes les usines de traitement de l’eau ne sont pas à la hauteur ?

                       et concernant ce commentaire :

                      United colours of gwenn ah du
                      Ruz boned ?

                      la grogne contre l’écotaxe ne concerne plus seulement la bretagne.

                      United colours of gwenn ah du ? ça fait du gris
                      Ruz boned ? ben oui c’est rouge.
                      si on mélange le tout ça fait du rouge un peu plus foncé, et c’est tout.

                      Shakespeare à écrit aussi d’autres phrases célèbres.

                      et la colère est peut-être brouillonne, mais bien réelle pour ceux qui vont perdre leur emploi. y a-t-il une citation de ce gentleman qui pourrait leur redonner espoir ?


                    • bakerstreet bakerstreet 16 novembre 2013 08:43

                      ibero


                      J’avais oublié d’ajouter dans la marmite la couleur des deux autres bonnets, d’ AOC non controlée, le jaune et le bleu......
                      Non, la qualité de l’eau en bretagne est si détéstable que la plupart des gens achètent leur eau en bouteille plastique, ce qui n’est pas le best pour l’écologie il faut le reconnaitre
                      Eau pourtant surfacturée, puisqu’’elle est une des plus chères, en france. 
                      De savants dilution des sources de captages, permettent donc de véhiculer cette eau contestable, que mon chat refuse de boire, préférant l’eau de pluie ( parfois carrrément de couleur marron).
                      Les normes il y a 1 an ont été relevé, afin de pouvoir la rendre toujours potable....

                      Mais le déni et la désinformation, face à la FNSEA qui veille au grain, font que l’image d’une bretagne eau pure a longtemps perduré, en harmonie avec son ciel, ses plages. 
                      Scandaleux, car l’eau au départ est très bonne, excempte de calcaire. 
                      Malheureusement, le sous sol granitique breton n’a que des eaux de surface, ce qui accélére et potentialise la pollution, le lessivage comme on dit, d’une façon pudique, en incriminant les eaux de pluie, quand il arrive que le lisier déborde des fosses de rétention. 

                      Evidemment le prix du porc et du poulet minable n’est pas cher, mais s’il fallait calculer le retentissement sur le durable, et la santé des usagers, on pourrait le multiplier à l’infini, si tenté le prix de la santé peut être monayé

                      At last but nos least, les algues dont la putréfaction morbide et mortifère est bien à mettre aussi en corrélation avec ces phénomènes. 
                      La aussi les phénomènes ne peuvent être isolés les uns des autres. 
                      On peut mettre des baillons, la vérité est hurlante. Il serait temps de quitter cette politique de gribouille incapable de répondre aux grands enjeux, à l’avenir de nos enfants, au lieu d’être crispé sur le cout terme. 

                      D’abord il faudrait défnir des axes prioritaires infranchissables : La santé, la sécurité, et ensuite développé les moyens. 
                      En faisant du ménage dans la coordination décisionnaire : Commençons à supprimer les départements, ces anachronismes pour donner un vrai poids aux régions. Stoppons tous ces doublons, cette invasion buraucratique digne des anciens pays communistes, pour soutenir des status quo et des positions que certains considèrent comme acquises. 

                      Mais là aussi nous nous contentons que de dilultions

                    • @lbireo @lbireo 16 novembre 2013 15:37

                      du coup on a la colère comme moteur, les idées comme roues, toujours pas de pétrole mais on peut rouler électrique...

                      seulement on ne peut pas rouler car il nous manque la clé et l’embrayage.

                      bien triste tout ça...


                    • @lbireo @lbireo 16 novembre 2013 17:07

                      et c’est albireo, c’est marqué sur mon image bien que vous ne soyez ni le premier, ni le dernier à vous tromper. (soupir)
                      ma faute d’avoir mis un @ à la place du a par pur esthétisme.


                    • geraldine21 15 novembre 2013 19:27

                      l’écotaxe est payée par les allemands depuis 2005, sans problèmes !!! évidemment les français ne sont pas d’accord, il faut aussi arrêter de penser que les français sont plus taxés que les autres, c’est faux, la suède, l’allemagne, et même l’espagne sont lus taxés que nous - il y au moins 10 pays européens plus taxés que nous -
                      les patrons bretons qui vont faire tuer leurs porcs par des exploiteurs allemands qui paient leurs empolyés 4 euros de l’heure, ne devraient pas faire les intéressants, j’ai honte pour eux !! ras le bol de tous ces gens qui s’en mettent plein les poches et ne sont jamais d’accord pour participer à l’effort national.
                      Et si les patrons ferment leurs boîtes, ne pas s’en prendre à hollande, mais aux patrons voyous !!! et si la France est dans cette situation voir le gouvernement précédent !!! et l’europe gouvernée par la droite


                      • asterix asterix 15 novembre 2013 19:42

                        Bonjour Robert,

                        Les bonnets rouges ne sont que des bonnets. De pauvres zigs qui se sentent abandonnés de tous, des NO FUTURE. Connaissant ton honnêteté intellectuelle à défaut de partager toutes tes positions, tu as au moins le mérite d’avoir été sur place. Mais bon, vous les dogmatiques de gauche, vous êtes ainsi faits : il faut récupérer, se donner les raisons de récupérer, trouver des raisons pour récupérer. Je ne pense pas que ce soit l’esprit de ceux qui manifestaient leur ras-le-bol. Ils me semblent plutôt ne croire en rien, sinon l’abandon dans lequel ils se trouvent. Lorsqu’une foule part en chauffe, elle n’a pas vraiment idée de ce qu’elle est venue défendre. Elle doit exprimer un NON ! c’est tout.
                        En revanche, je me permets de te signaler quand même une chose : lorsque tu cites Guevara, le si lumineux Guevara, tu pourrais quand même garder en tête que c’est lui qui a organisé l’épuration post-révolutionnaire à Cuba. Et qui faisait-il exécuter tous les matins à Villa Marista ? Les riches ? Les patrons ? Les mafieux ritals ? Mais non, ceux-là, on les a laissés foutre le camp après les avoir déplumés et c’était une bonne chose. En revanche, sont passés au Paregon ( le poteau d’exécution ) quelques flics basiques de l’ancien régime et des ploucs à Batista. Mais surtout tous les délégués syndicaux cubains qui n’étaient pas communistes.ou faisaient partie du mouvement du Llano.
                        C’est tout le danger de la récupération. Dès qu’une révolte est canalisée, les bourreaux arrivent, font place nette et quinze ans plus tard, c’est la dictature - une leçon de l’Histoire.
                        Même le mot anarchiste, vous le récupérez. Finalement, vous êtes - et c’est dommage - aussi dangereux que ceux que vous êtes sensés combattre. En quoi êtes-vous le peuple ? Pourquoi vous déterminez-vous comme étant le peuple ?


                        • amipb amipb 15 novembre 2013 20:18

                          Comment pouvez-vous parler de la Manif pour tous alors que vous n’y êtes jamais allé ?


                          • Gandalf Claude Simon 15 novembre 2013 20:26

                            J’étais également à cette manifestation, pour diverses raisons.


                            - défense conjointe salariés/patrons de l’appareil économique de la région Bretagne contre le pouvoir parisien et bruxellois ;
                            - mettre un terme à une n-ième lubie écologique, surtout quand, connaissant les lâches qui nous gouvernent, seules les contraintes idéologiques sont réservées aux plus faibles ou moins conscients des nuisances politiques que l’on va encore leur faire subir afin de justifier de beaux métiers bien néfastes ;
                            - 57% de prélèvements obligatoires, il est temps d’arrêter les compteurs, sachant les déficits creusés de 600 milliards par la précédente administration aux petits soins du lobby financier ;







                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 novembre 2013 20:26

                              1000 entreprises qui déposent le bilan en 2013, cela fait 1000 patrons + des milliers de salariés au chômage.

                              Si vous les mettez dans la rue, cela fait beaucoup de mécontents, certes.

                              Les patrons de la malbouffe bretonne, à qui Bruxelles a supprimé les subventions à l’export, avaient depuis 2004 pour réorienter leurs productions, ce qu’ils n’ont pas fait. Ils ont fait du profit sans rien changer à leurs méthodes de pollueurs et de malbouffe.

                              Doux a quand même empoché pendant ces 10 ans, 63 millions de nos impôts européens..., sans rien changer à son mode de production :

                              « Bonnets rouges ou chapeaux ronds »

                              Que demandent-ils ? Encore plus de subventions !
                              On va voir combien les plans de Le Foll vont encore coûter aux contribuables...

                              Les organisations de Gauche et les Syndicats sur le terrain proposent-ils autre chose aux salariés ?

                              Demandent -ils de sortir de l’ UE et de l’euro pour dévaluer le franc de 25% pour faciliter les exportations sans subventions ?

                              Demandent-ils de retrouver la souveraineté pour mettre des normes hautes aux importations de malbouffe venue d’ailleurs ? Et de développer une agriculture de qualité, sans Monsanto ?

                              De remettre en place le contrôle des capitaux pour empêcher les fonds de pension d’acheter les entreprises françaises, comme Doux, avant de les liquider, comme Pleyel ?

                              L’UPR aussi était à Quimper, mais avec des pancartes pour sortir de l’ UE et de l’euro. 


                              • Gandalf Claude Simon 15 novembre 2013 21:02

                                Faux, 


                                Tilly-Sabco a lancé une chaine de distribution, où les frais de distribution et de marketing sont très faibles, cela s’appelle ecomiam (http://ecomiam.com/).
                                hélas, cela n’est pas suffisant pour se retourner face à la fin des subventions.
                                Nous sommes désormais tous conscients de l’hameçonnage bruxellois, les nouveaux prétendants à l’UE devraient y prendre garde.

                                Quand aux produits de qualité, sachez que l’agro-industrie capitalistique financiarisé par le crédit patate s’y essaye. Mais cela n’est pas toujours, loin s’en faut, un succès.

                                Il peut arriver que ses produits de qualité, arrivés à Rungis, soient moins rémunérés que ses produits standards, pour des coûts de production très supérieurs. Donc, la mantra qui consiste à exiger une montée en gamme lorsque la paupérisation de la société est orchestrée, ça va un temps.

                                Les connaissant, ils n’ont pas tous conscience des mécaniques économiques que vous soumettez, et ils ont raison, ce n’est pas leur problème.

                              • @lbireo @lbireo 15 novembre 2013 22:57

                                les crêpes, de la malbouffe ? cela dépend peut-être de la recette, ou de ce qu’on y met. il en existe qui sont équilibrées au niveau apport nutritionnel.

                                et dans l’agriculture bretonne, d’autre produits existent qi n’ont rien à voir avec la malbouffe !

                                les artichauts sont ils mauvais pour la santé ? le cidre contient-il plus d’alcool que le vin ?

                                d’accord le breizh cola contient beaucoup de sucre, mais il en existe du light au stévia (édulcorant d’origine naturelle) !

                                si on était le 2 février, ce commentaire vous aurait valu beaucoup d’ennemis. gastronomiquement parlant.

                                sortir la france de l’euro ? pourquoi pas ? mais seulement si les prix des produits ayant été multiplié par six retrouvent leur prix d’antan. pouvez vous nous garantir que ce sera le cas ?

                                nb : oui, je me considère comme breton ! mais avant celà, je suis surtout gourmet, ce qui explique la diversité de mes recettes de cuisine, et le fait que pour partager du plaisir, j’ai élaboré une recette de pâtes carbonara pour ceux qui ne mangent pas de porc. ceux qui y ont goûté les ayant trouvées délicieuses, je n’ai pas à en avoir honte.


                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 novembre 2013 08:55

                                Claude Simon,
                                Je n’ai pas compris votre réponse, qu’est-ce qui est faux ?

                                Toute la production agricole française soumise à la concurrence au niveau européen (pas de SMIG agricole en Allemagne, bas salaires en Espagne), et à la concurrence avec des pays à bas salaires du reste du monde, pas seulement en Bretagne.

                                C’est pareil dans l’industrie française soumise à la même concurrence...

                                En France, les Centrales d’achat mettent les producteurs français en concurrence mondiale.

                                C’est l’ UE qui nous a mis de plein pied dans la mondialisation.

                                Plus de frontières, plus de contrôle des changes, ni de contrôle des capitaux, normes sanitaires et de qualité imposées, la politique agricole ne relève plus des Etats, mais des « compétences exclusives » de Bruxelles, et les articles 38 &39 des Traités qui imposent une agriculture intensive, avec le moins possible de salariés et le plus possibles d’intrants, (Chimiques et en matériels)

                                L’agriculture bretonne est dans la même mouise que tous les agriculteurs de France, et que toute l’industrie française. Les subventions à l’export existaient dans toute la France.

                                Pourquoi en faire une spécificité bretonne qui divise, alors que c’est toute la production française qui est dans la même situation ?


                              • Gandalf Claude Simon 16 novembre 2013 15:38

                                Car le breton a sans doute la force de faire respecter sa dignité au travail, car culturellement, il le respecte.


                                Lorsque le paysan breton consacre 70-80h de sa semaine au travail pour si peu (6 euros de l’heure), ceci explique sans doute cela.

                                Je suppose que vous souhaitez politiser le débat, avec l’upr. Mais celui-çi est strictement inconnu au bataillon du monde agricole, qui, dès qu’une manifestation est réglée, retourne se battre à 1 contre 16 pour obtenir les parcelles de ceux qui partent en retraite, sans successeurs.

                                Politiquement, le monde agricole préfère s’en tenir aux promesses de l’ump, à la compétitivité merkelienne , et psychologiquement, à tout ce qui réussit en général (la Chine par ex).

                                Politiquement, l’upr et dlr sont trop peu présents dans les merdias pour ne pas tenter un rapprochement, je pense.







                              • @lbireo @lbireo 16 novembre 2013 15:49

                                c’est vrai, ce n’est pas un spécificité bretonne. il se trouve juste que c’est l’endroit où ça a pété au départ...

                                je ne sais plus quel politique, il y a quelques jours, a proposé d’exclure de l’écotaxe tout le secteur de l’agriculture.

                                ça pourrait être un début.

                                même si je suis sûr qu’un quelconque grincheux va se pointer pour trouver quelque chose à y redire...


                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 novembre 2013 09:07

                                Claude Simon,

                                Si j’ai bien compris, il n’y a que les Bretons qui bossent, qui travaillent pour 6 euros de l’heure et qui sont confrontés à la concurrence ?

                                Faut sortir de vos menhirs le dimanche !

                                Tant que les entreprises agricoles françaises qui travaillaient à l’export touchaient des subventions, elles étaient hors concurrence, maintenant elles tombent sur les lois du marché concurrentiel « libre et non faussées » (par les subventions).

                                C’est ce qui est arrivé au textile, à l’habillement, à la sidérurgie, aux chantiers navals, à l’ameublement etc...

                                L’UMP vous a vendus à l’ Europe et à la mondialisation, comme le PS a vendu les salariés au libre marché.

                                Quand Asselineau discute avec les agriculteurs, bizarrement, ils sont d’accord avec lui...

                                « Asselineau au salon de l’ Agriculture »


                              • Gandalf Claude Simon 17 novembre 2013 16:35
                                Vous auriez tout intérêt à rester correct, surtout lorsque l’on procède à de l’offre politique. Vous parlez à quelqu’un qui a perdu 17 emplois ou entreprise du fait de la mondialisation, que ce soit dans la distribution, l’agriculture ou l’informatique.
                                Les conditions de vie de l’agent economicus dans l’UE, je connais, merci.

                                Et d’ouvrir un peu les yeux lorsque l’on cherche à moquer ou culpabiliser sur des accusations infondées, puisque sur le fond, nous sommes d’accord.

                                Je sais parfaitement que des tas d’industries ont été sacrifiées en France, notoirement le textile et ses 1 million 5 d’employés.

                                Mais ils n’ont pas eu gain de cause.


                                Par contre, défendre les 40 000 employés de la finance, là, pas touche.

                                Différence de traitement suivant le métier, c’est bel et bien scandaleux.

                                Mais l’asymétrie des puissances des corporations je n’en suis pas responsable.

                                Que croyez-vous qu’il puisse arriver si les bretons n’ont pas d’autre choix que de filer le poulet qu’ils vendaient aux saoudiens ou iraniens pour le mettre dans des assiettes européennes largement pourvues (sauf en Grèce, d’accord) ? Une crise. 

                                Les subventions à l’export pour corriger l’euro fort sont un scandale, j’en conviens très bien.
                                Une politique économique qui passe son temps à plâtrer ses effets pervers est le signe qu’elle est à bout de souffle.

                                Cependant, Asselineau passe trop de temps à critiquer et n’est pas suffisamment explicite sur ses propositions.
                                Si sa radicalité est rassurante, son manque d’exposition médiatique m’incite à devoir gérer sans les promesses qu’il incarne.

                              • Gandalf Claude Simon 15 novembre 2013 21:25

                                L’écotaxe allemande n’était pas très écologique :



                                D’ailleurs, savez-vous ce que Guillaume Pepi répond lorsqu’on lui parle de fret ? « Faites du camion ».

                                • Irina leroyer Irina leroyer 15 novembre 2013 23:01

                                  l’ecotaxe :


                                  sous pretexte d’ecologie, c’est un nouvel impots pour financer toutes les erreurs qui coutent cher au pays

                                  pauvre France

                                  Irina

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Robert GIL

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