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Accueil du site > Actualités > Religions > Le pape François au coeur de la tourmente

Le pape François au coeur de la tourmente

De son Argentine natale, le pape François s’est retrouvé du jour au lendemain, il y a un peu plus d’une année, à la tête d’un État, l’État du Vatican, et à la tête d’une Église, toujours prisonnière d’une Institution ecclésiale encore profondément marquée par ses alliances impériales et les doctrines qui en surgissent. Les scandales de toute nature franchissaient la barrière du secret pour rejoindre les grands réseaux de communication. Les crimes financiers et sexuels s’étalèrent devant une opinion publique toujours plus surprise et scandalisée que de tels méfaits puissent exister dans une institution qui se présente comme la caution morale de l’Humanité.

Jorge Bergoglio sortit de la chapelle Sixtine avec le nom de François, cet homme à qui le Jésus des Évangiles avait demandé par des voies mystiques de rebâtir son Église. C’est en étant pauvre avec les plus pauvres que ce François du Moyen Âge rappela aux Princes d’une Église, envoûtée par les honneurs et les richesses de ce monde, que le Ressuscité les attendait, dépouillés de leurs grandeurs et de leurs richesses, là où sont les plus pauvres et laissés pour compte.

 En choisissant le nom de François, le nouveau pape donnait le ton et le sens de sa mission tout autant comme chef d’État que comme pasteur universel de l’Église.

Il s’est attelé à la tâche avec foi, humilité et un grand détachement de tout ce qui représente pouvoir, honneur et prestige. Il fait de Jésus de Nazareth, le ressuscité, le fondement de son être et des Évangiles la source première la source première de son enseignement. Il assume sans artifice sa condition de pécheur qui en fait un être fragile, mais aussi profondément humain. Son témoignage de vie donne à sa parole la crédibilité d’un pasteur humblement au service des Évangiles et des humbles de la terre.

Dans une entrevue qu’il accordait à un collègue jésuite, il se définissait lui-même comme quelqu’un de rusé, qui sait manoeuvrer, mais aussi comme quelqu’un d’ingénu et, plus que tout, pécheur. Il est fort probable que chacune de ces caractéristiques ait été à l’origine du choix de ses collaborateurs les plus rapprochés. Des interrogations surgissent lorsque nous regardons le profil de certaines de ces nominations avec ce grand objectif de rebâtir l’Église. Force est de reconnaître que le profil premier des personnes choisies n’est pas de nature à inspirer les grandes transformations qu’il s’apprête à réaliser. Un grand nombre de ceux qui ont accédé à des postes reliés à la réforme de la Curie romaine et de l’Institut des oeuvres pontificales (Banque du Vatican) viennent de l’Opus Dei en sont des amis rapprochés. On ne peut pas dire qu’il s’agit de l’organisation le plus d’avant-garde de l’Église. Pour le moment Il n’y a pas de véritables visages nouveaux qui émergent au niveau de la Curie romaine et qui marquent par leur vie et leurs engagements la voie pour retrouver une Église soutenue par l’Esprit de Jésus et les Évangiles. La grande majorité de ces nominations vont plus dans le sens de la continuité que dans celui de la transformation. Nous n’en sommes pas encore à une véritable conversion.

Je me permets de signaler, entre autres, le cardinal Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga du Honduras, nommé à la tête du G8, ce comité de huit cardinaux formé pour conseiller le pape sur la réforme de la Curie romaine. Il est le cardinal qui a soutenu le coup d’État militaire au Honduras, en 2009, chassant du pouvoir par les armes le président légitimement élu, Manuel Zelaya. Il est un personnage proche de l’Opus Dei et de Washington ainsi que des politiques interventionnistes de ce dernier en Amérique latine. Une nomination qui fut loin de donner une espérance au Continent latino-américain qui compte le plus de catholiques et d’où émergent des peuples et des gouvernements toujours plus indépendants économiquement et politiquement.

Il en va un peu de même avec la nomination de Pietro Parolin comme Secrétaire d’État du Vatican. Nonce apostolique au Venezuela, de 2008 à 2013, proche de l’Opus Dei, il n’était pas de nature à ouvrir une brèche dans les interventions des cupules épiscopales et de l’État du Vatican en Amérique latine et dans le monde. Nous connaissons particulièrement l’interventionnisme de la cupule épiscopale vénézuélienne contre la révolution bolivarienne et le rôle joué par celle-ci dans les tentatives de coups d’État contre Chavez et maintenant contre Maduro.

Sans faire le tour de toutes les nominations, j’ajouterai la confirmation dans ses fonctions du cardinal Marc Ouellet, nommé par son prédécesseur à la tête du Secrétariat d’État pour les évêques. Le choix des évêques est fondamental pour assurer la continuité des orientations idéologiques et doctrinales de l’institution ecclésiale. Déjà nous savons que la majorité des évêques en fonction dans le monde ont été choisis sous le règne du pape Jean-Paul II et de Benoît XVI. Ils répondent à un formatage d’une Église conforme aux visions de ces deux papes qui ont fait la guerre aux théologiens de la libération et qui ont couvert, par leur silence, l’Église des scandales qui la rongeaient. Le fait de maintenir le cardinal Marc Ouellet à la tête du Secrétariat d’État pour la sélection et la nomination des évêques, le papa François donne ainsi son aval à ce que ces nominations se réalisent avec le même formatage. Même si certaines directives ont été données pour des pasteurs proches des pauvres, la tendance déjà prises ne pourra que se poursuivre. On ne fait pas du neuf avec du vieux.

Le pape se retrouve pratiquement seul dans son entourage immédiat à promouvoir et à témoigner d’une Église ouverte aux périphéries tout en faisant prendre conscience que tous et toutes « nous sommes Église ». Cette dernière n’est pas l’affaire d’une institution ni d’une hiérarchie ecclésiale, mais d’une communauté de baptisés engagés et vivant de la foi et de l’Esprit de Jésus.

Il y a d’une part son engagement personnel, les gestes qu’il pose, les paroles qu’il prêche, ces millions de gens qui se reconnaissent en lui et, d’autre part, ceux qui poursuivent dans la continuité leurs engagement traditionnels au service d’une Institution ecclésiale hiérarchisée, préoccupée avant tout de doctrine et de droit canon. Les collaborateurs que sont les évêques et les cardinaux laissent le pape François avec ses homélies à Santa Marta et ses choix de vie personnelle sans toutefois mettre la main à la barre des changements profonds qu’il réclame. Pas surprenant qu’il se retrouve souvent seul à l’intérieur de l’Institution et parfois la cible de critiques acerbes. S’il est à la fois astucieux et naïf, il faut dire que la frontière entre les deux est parfois très proche. Déjà nous pouvons poser un certain nombre de questions.

Quel support reçoit-il de l’ensemble des épiscopats du monde ? Quelle place ont-ils accordée et accordent-ils à son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium ? Combien de ces évêques avec leur clergé ont diffusé largement dans leur diocèse les enseignements de cette exhortation apostolique ? Combien de ceux-ci se sont activés pour mobiliser leur communauté chrétienne en faveur de la paix lorsque le pape fit un appel solennel de prière pour la paix en Syrie ? Quelle place ces évêques ont-ils laissée aux catholiques de leur diocèse respectif pour faire connaître et discuter le questionnement du pape sur la famille ? Quels efforts ont-ils déployés pour diffuser le plus largement possible ce questionnement et en respecter l’intégralité des réponses apportées ?

Si certains diocèses se font un devoir de donner suite aux demandes du pape et à ses exhortations d’autres font plus souvent que moins la sourde oreille. Ils s’en tiennent à certains changements cosmétiques dans les attitudes et comportements, mais rien de radical ni de profond. Ils continuent à se comporter comme si l’Institution à laquelle les rattachent leurs fonctions étaient l’Église, celle qui sait et qui décide de tout et non, comme le dit à maintes reprises le pape François, d’humbles pasteurs, dépouillés de tout apparat, de retour auprès des pauvres pour servir et accompagner humblement les hommes et les femmes de notre temps. Des pasteurs qui portent en eux l’odeur des brebis avec qui ils sont et vivent. Des pasteurs témoins de la miséricorde et de la douceur de Jésus pour les hommes et les femmes de notre temps.

Si le pape François ne reçoit pas tout le soutien souhaité auprès des évêques et cardinaux, il le trouve par contre amplement auprès des catholiques, chrétiens et laïcs du monde. La flamme qu’il porte en lui est de nature à rejoindre au-delà les murailles institutionnelles et doctrinales des centaines de millions de personnes dans le monde. Ils sont de ceux qui élèvent la voix pour proclamer qu’ils sont Église et auxquels s’associe le pape François..

Comme un vase d’argile, le pape François porte en lui la flamme capable d’enflammer par son intérieur l’humanité entière. Elle est cette conscience pouvant donner vie à une Humanité nouvelle. Je crois en cet homme qui vit et dit vrai. Il est temps que les Évêques donnent la parole à tous les croyants et croyantes et qu’il y ait des plateformes libres de tout contrôle institutionnel qui favorisent cette prise de parole. Pour le moment la structure hiérarchique avec ses principaux acteurs gardent le plein contrôle des forums qui peuvent exister. Il est plus que temps qu’ils réalisent que l’Église c’est nous tous et toutes. Le « NOUS SOMMES ÉGLISE » doit s’imposer et devenir l’exclamation de joie de toutes les personnes de bonne volonté.

 

Oscar Fortin

Le 21 juin 2014

 


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75 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 24 juin 2014 10:27

    bof..il fait comme les autres...il cache les pédophiles de l’église..Aucun intérêt.. !


    • asterix asterix 24 juin 2014 12:04

      Vite dit celà ! Vous adorez la scandalite, Mr claude-michel mais votre argumentation dépasse rarement les deux lignes et se contente de lieux communs montés en épingle.

      A Mr Fortin que je salue, je répondrai que le Pape actuel ne peut pas chambouler toutes les structures de cette institution séculaire qu’est l’Eglise romaine en une fois, le spectre de Jean-Pol 1er est là pour le prouver. Sa tenacité jointe à son oecuménisme - je ne suis pas catholique - renverseront un jour tous les tabous. Une église et, a fortiori une basilique comme celle de Rome, ne s’est pas construite en un jour. Institution conservatrice, l’Eglise doit également supporter le poids du passé et déminer sa hiérarchie. Vous convenez d’ailleurs dans votre article qu’il y a déjà une grande différence de ton et de comportement entre François et ses prédécesseurs. C’est un Jésuite, donc un fervent de l’évolution à petits pas...


    • oscar fortin oscar fortin 24 juin 2014 12:19

      Merci Asterix pour votre commentaire et la compréhension que vous manifestez quant au rythme des changements amorcés. Tout ne peut évidemment pas se faire du jour au lendemain. Il s’agit d’une super église institutionnelle qui s’est construite sur des bases impériales, oubliant en chemin, les impératifs évangéliques. Ce n’est pas facile pour elle de passer d’un monde confortable et sécurisant à celui de Jésus de Nazareth qui invite à la radicalité d’un autre monde, celui de la pauvreté, du service, de la douceur et de la miséricorde, faisant de la justice et de la vérité des fondements à son engagement.


      Bonne journée à vous et à tous les vôtres

    • claude-michel claude-michel 24 juin 2014 12:21

      Par asterix...vous êtes comme lui..vous ne méritez pas plus de deux lignes..(bon faut que je trouve quelque chose pour atteindre deux lignes)...Bonne journée... !


    • laertes laertes 24 juin 2014 13:17

      @Oscar : oui ce n’est pas facile ! Elle a eu 2000 ans pour se réformer et elle ne l’a pas fait ! Elle a utilisé au contraire toutes les forces qu’elle avait (grâce à la complicité des puissances politiques) pour lutter contre toute réforme (cf : contre réforme). Ce n’est que parce que le monde a changé (malgré elle) qu’elle a perdu de sa superbe. Son niveau d’oxygène restant est trop faible pour que cela change !
      Pour qu’elle change, elle doit à présent DISPARAITRE !


    • oscar fortin oscar fortin 24 juin 2014 14:03

      @Laerte : Ce qui doit disparaitre c’est l’État du Vatican et toute cette nomenclature d’une institution qui s’est construite sur le modèle des empires et qui a substitué les impératifs évangéliques par des doctrines, souvent complice des puissances dominantes et donnant bonne conscience à ceux qui en bénéficient. Il ne s’agit plus de transformer une Église, mais de provoquer une authentique conversion de celle-ci. Quelque chose de radical doit se produire et pour le moment le pape François en indique la direction, mais il est toujours dépendant de cette institution et de ceux qui en contrôle les principaux leviers.

      Merci pour votre intervention et bonne journée




    • laertes laertes 24 juin 2014 14:16

      @Oscar : vous avez tout à fait raison mais comme on dit on ne peut faire pousser des fruits sains sur un arbre pourri.


    • CASS. CASS. 24 juin 2014 23:05

      c’est une jésuite ,mouai un pape noir.quand un Pape dira enfin la vérité entre autres et à propos d’un certain autoproclamé Isra el, mais ça n’est pas demain la veille , on sait ce que vaut l’église cathos romaine. no comment.


    • Aldous Aldous 24 juin 2014 11:54
      Vous avez remarqué l’abandon du sacre par les nouveaux souverains ?

      Felipe VI s’est contenté de prêter serment. 

      Benoit XVI a promulgué le 18 février 2013 l’Ordo rituum pro ministerii Petrini initio Romae episcopi.

      En français « ordre du rite pour l’inauguration du ministère de Pierre évêque de Rome. »

      De ce fait François Bergoglio n’a pas été sacré pape, il a « inauguré le ministère de Pierre évêque de Rome » . Le voilà votre « Pierre le Romain » de la liste des papes.

      Que signifie la disparition des cérémonies de sacre ? 

      Le tout premier sacre fut celui de Pépin le Bref en mars 751 à Soissons, 1260 ans avant « l’inauguration » de Francois Bergoglio.

      L’Apocalypse prédit totalement ces évènements. 1260 jours c’est la durée du séjour de la femme de l’Apocalypse dans le désert. Dans le désert il faut compter 1 an pour 1 jour nous explique le Livre des Nombres.
      Au bout des 1260 ans c’est la Grande Prostitué , « Babylone » qui apparaît sur la bête. Prostituée car elle à forniqué spirituellement avec les rois de la Terre.
      La prostituée est assise sur les 7 collines de Rome. Sa prostitution réside dans ses rapports avec les rois de la Terre, c’est à dire en la compromission du spirituel avec le temporel. En termes modernes on dirait qu’elle s’est mêlée de politique internationale au lieu de rester neutre.

      La bête a 7 têtes, qui sont les 7 chefs d’états du Vatican depuis sa création en 1929 (accord du Latran avec Mussolini)

      Ces 7 rois perdent leurs couronnes au profit des 10 cornes (puissances) qui règnent à tour de rôle pendant une heure (présidence tournante de l’UE) et ensuite Dieu met la haine dans le coeur des cornes car il a comme dessein de détruire la prostituée.

      Cette haine anti-Catholique déferle dans toute l’UE, avec des oeuves blasphématoires, le débat sur la loi Taubira, les Femens...

      Or ceci confirme la prophétie de Saint Jean de Pathmos à a lettre. 


      • oscar fortin oscar fortin 24 juin 2014 12:30

        Aldou : Pour apprécier à sa juste valeur le pape François il faut le faire avec la lorgnette des Évangiles et non celle des cultures et des civilisations. Par sa vie il essaie de se rapprocher de ce que Jésus a demandé à ses disciples. Par sa parole il reprend à temps et à contre temps les grands thèmes présentés par les Évangiles tels le sermon sur la montagne, le jugement dernier, les propos tenus par Jésus à l’endroit des scribes et des pharisiens entre autres, et par ses actions il se rend présent aux petits et aux humbles de la terre. Il est vrai qu’en tant que chef d’État, il se doit de recevoir des dignitaires du monde entier. À ce sujet, je vous dirai qu’il a commencé ces rencontres avec les les chefs d’État de l’Amérique latine et de façon spéciale de ceux de tous les pays émergents de cette Amérique latine. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour remettre cette Institution ecclésiale au service de l’Église et non l’inverse.


        Merci pour vos références et bonne journée à vous

      • laertes laertes 24 juin 2014 12:43

        @Aldous : vous oubliez la conclusion verset 16 du chapitre 17 sur le sort de la « prostituée » :"Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, elles la rendront solitaire et nue. Elles mangeront ses chairs et la brûleront au feu. »
        Je ne comprends rien à votre raisonnement. Si l’église catholique est la prostituée son sort est scellé selon l’apocalypse.
        Personnellement je crois que Jean de Patmos et vous avez raison en ce qui concerne l’église catholique « En termes modernes on dirait qu’elle s’est mêlée de politique internationale au lieu de rester neutre. » et le problème c’est qu’elle s’est TOUJOURS mise du côté des puissants reniant un principe chrétien fondamental.
        L’article d’Oscar Frotin est bien documenté mais sa conclusion est fausse car impossible. Comme disait le Christ c’est à leurs actes que vous les reconnaîtrez et il ne suffit pas de bien parler...Il faut AGIR et le bon manipulateur pape François aura beau pérorer................... le système au faîte duquel il se trouve et qu’il a CONFORTE .... fera que cette église ira vers sa disparition. Benoît XVI avait bien raison : il est impossible de réformer cette église. Qu’elle disparaisse !


      • Aldous Aldous 24 juin 2014 14:33

        @laerte


        Vous comprenez fort bien mon raisonnement puisque vous en avez formulé l’unique conclusion possible : l’UE hait le Vatican, elle le rend solitaire (plus personne ne l’écoute) et nue ( dévoilée et honteuse). Elle mange ses chairs (les fidèles) et la brûlera au feu (le sacrifice païen de l’holocauste).

        Elle a en effet pactisé avec les puissants reniant un principe chrétien fondamental. C’est bien pourquoi Saint Jean parle d’une femme (Eglise) prostituée (infidèle à son mari le christ). Mais celui qui organise sa chute
        , c’est Dieu. « Dieu a mit dans leur coeur ce dessein et un même dessein. »

        Bref, les chrétiens seront desemparés face à cette apparente defaite du christianisme. Mais ce n’est qu’une purification servant le dessein de Dieu.

      • Aldous Aldous 24 juin 2014 16:24

        @ oscar

        Je suis désolé mais je ne sais pas comment on peut penser hors de toute culture.

      • oscar fortin oscar fortin 24 juin 2014 16:44

        Aldous : Vous avez raison de dire que la pensée s’articule toujours dans le cadre d’une culture, d’une histoire. C’est le cas des Évangiles qui ont été écrite dans le cadre d’une culture et d’une histoire. En général l’historien et l’exégète se font les spécialistes pour nous apprendre à lire et à comprendre les textes anciens en les situant dans leur contexte historique et les cultures du temps. 


        Mon intervention va dans le sens de se dégager des enveloppes culturelles qui se sont substituées à celles qui donnent un sens originel aux Évangiles et à l’enseignement de Jésus.

        Vous avez raison de dire que la pensée se vit, se développe à l’intérieur de réalités culturelles. Elle peut toutefois transcender certaines influences culturelles pour rejoindre des formes plus près de l’origine des textes traités.

        Merci et bonne fin de journée

      • Aldous Aldous 24 juin 2014 17:01

        Vous avez raison il est essentiel de remettre les paroles du christ dans leur contexte hellénistique. C’est ce que je fais sur mon blog.

        En particulier je me penche sur la phrase « Pierre tu es pierre et sur cette pierre je bâtirais mon Eglise. » L’Eglise Catholique se focalise sur Pierre pour justifier sa suprématie, et elle zappe complètement l’essentiel : ecclésia (Eglise)
        Pourquoi Jésus ne fonde-t-il pas un temple ou une synagogue ?
        A l’époque, dans la culture hellenistique ecclésia c’est déjà un marque déposée ! 
        Et pas n’importe laquelle, c’est l’assemblée des citoyens d’Athènes du temps de Péricles. Tout le contraire d’une monarchie. Au lieu de se référer à Péricles, Rome a préféré déterrer le titre de Pontifex Maximux que portait César.
        Pourtant le christ a été limpide sur le gouvernement de l’Eglise :

        « Jésus leur dit : Les rois des nations les soumettent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. QU’IL N’EN SOIT PAS DE MÊME PARMIS VOUS. » Saint Luc 22:25



      • njama njama 24 juin 2014 12:51

        En tout cas le pape a fait une sacrée bourde en allant se recueillir sur la tombe de Théodore Herzl, geste éminemment politique, il ne peut y avoir d’autre signification.
        Le sionisme a reçu la reconnaissance papale.
        On peut même ajouter qu’avec tout le protocole qui entoure ce genre de visite officielle, c’était prémédité.
        Pourtant Herzl n’est ni béatifié, ni saint, ni prophète.


        • philouie 24 juin 2014 13:08

          vous voulez dire que le pape est un suce-boule ?
          mon dieu quel horreur.


        • njama njama 24 juin 2014 13:25

          @ philouie
          Oscar Fortin va nous expliquer ...

          Le pape prie devant le Mur des Lamentations , puis il plaide pour « la justice et la paix » ...
          ok tout ça pas de problème.
          Des partages de moments de prière en Orient, c’est monnaie courante à longueur d’année
          Il prie à Yad Vashem, ok.

          Il pouvait aller voir 100 sites différents en Palestine ...
          pourquoi la tombe de Herzl ?

          bon ok, il est latino, il avait la tête dans les favelas, il est peut-être inculte ou pas très au parfum de l’histoire du proche-orient, mais à ce degré de responsabilité (apostolique vu sa fonction), c’est incompréhensible !

          Le sionisme doit rester ce qu’il est, une idéologie politique qui n’a pas plus d’avenir qu’un « Etat Juif ».
          Qui est le spolié, et qui le spoliateur dans cette histoire ?


        • njama njama 24 juin 2014 13:27

          j’ai oublié, lire :
          puis il plaide pour « la justice et la paix » sur l’esplanade des mosquées ...


        • philouie 24 juin 2014 13:33

          c’est étrange en effet.

          un choix qui ressemble à un parti-pris.

          un parti-pris qui ne signe pas une volonté de paix.

          he ho monsieur le Pape, faut vous ressaisir là !
          y a un truc qui tourne pas rond dans cette histoire....


        • oscar fortin oscar fortin 24 juin 2014 13:55

          Njama : je suis bien d’accord avec vous. Son silence sur le sionisme est quelque chose que je lui reproche. Sur le site espagnol, Religion Digital, chaque fois qu’il condamnait l’antisémitisme, je lui demandais de nous dire ce qu’il pensait de l’antisionisme, à ne pas confondre avec l’antisémitisme. Dans un texte écrit, suite à l’annonce de son voyage en Terre sainte, je relevais cette nécessité de se positionner par rapport au sionisme. Avec cette visite au tombeau du fondateur de cette idéologie, c’est évidemment inquiétant quant à cette allégeance au sionisme que peut représenter cette visite à Theodore Herzl. Voici le texte que j’avais alors écrit avant ce voyage.



          Il s’agit d’une tache importante qui l’accompagnera jusqu’au jour où il clarifiera sa pensée sur le sionisme. Ceci dit, cette tache qui accompagne ce pécheur qu’il se dit être ne doit pas nous faire oublier tous les autres aspects de son activité de pasteur.

          Merci et bonne fin de journée

        • njama njama 24 juin 2014 14:16

          Si un certain nombre de Juifs prennent Théodore Herzl pour une sorte d’Esdras (vers 450 av. J.-C) c’est leur problème, pas celui des chrétiens, des musulmans, et même des non-croyants.

          Il faut les renvoyer à leur superstition qu’il convient d’ignorer.


        • njama njama 24 juin 2014 14:26

          très d’accord avec vous Oscar Fortin

          Je n’ignore pas la portée œcuménique de chaque voyage du pape en Orient, ou ailleurs, mais j’avoue être dans l’expectative d’une clarification rapide du Vatican sur ce geste « décalé » ou maladroit auquel on pourrait accorder qu’il fut un signe personnel de Jorge Mario Bergoglio envers cette communauté juive sioniste ... mais pas une direction apostolique chrétienne.
          Le pape François tout bonhomme et sympathique qu’il paraît risque de se discréditer très fort
          dans la suite de ce geste déplacé ...


        • philouie 24 juin 2014 20:38

          est-ce que ce ne serait pas une immense culpabilité qui a conduit le chef de l’église à ce geste ?
          parce que , quand même, deux milles ans d’antisémitisme , quand on en voit le résultat, je comprends que le chef de l’église ne soit pas fier.

          Il a été faire son acte de contrition sur la tombe de Herzl.


        • CASS. CASS. 24 juin 2014 23:22

          Je présume que ce pape sait que ce Israel des ashkénazes rothschildiens n’a rien de sémite.( voir les protocoles des sages de sion ( des jésuites) et leur imposture et escroquerie avec les rothschilds pharisAÏsés très prosélytes)


        • laertes laertes 24 juin 2014 14:13

          @Oscar : je ne vois pas où est le problème. Le pape Berdoglio fait seulement de la politique..............comme ses prédécesseurs. Il fait le parallèlogramme des forces et sait qu’il vaut mieux être du côté du plus fort...en l’occurence Israël dans ce cas précis. C’est le problème léthal de l’église catholique : son immixion dans la politique.
          Il aura fallu plusieurs siècles pour excommunier les mafieux.... Bon, pour les pédophiles on attendra ............ Rappelez vous les message chrétien : c’est à leurs actes que vous les reconnaîtrez ................ et ce qu’a dit le pape François : « on ne peut suivre l’enseignement du christ et rejeter l’église catholique ».......... Comment voulez-vous que cette église change ? François pronnoncera de belles paroles sur les pauvres, fera son mea culpa sur les erreurs passées et les choses continueront comme avant puisque le chef de l’église catholique, par ses actes ne peut que favoriser les puissants......


          • oscar fortin oscar fortin 24 juin 2014 16:20

            @Laerte : le problème n’est pas de s’impliquer dans des réalités qui sont de toute manière politiques, mais de s’associer à des idéologies de domination et d’exploitation de l’homme par l’homme. Dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium, le pape s’est clairement dissocier du système capitaliste et néoliberal, mais avant que cela ne se traduise par des gestes concrets et soit assumé par l’ensemble des épiscopats du monde, il y a encore beaucoup d’eau qui va couler dans la rivière.


            Merci pour votre intervention.

          • laertes laertes 24 juin 2014 19:09

            l’exortation apostolique « evangeli gaudium » peut être comparé aux « paroles » non suivies d’actes du message chrétien. Quand vous entendez la messe il est sans arrêt dit que l’argent est corrupteur bla blah blah................ et puis en même temps on réserve des places d’honneur aux puissants qui gagnent plein d’argent et ne suivent pas ce précepte, on les choie, on leur accorde des audiences (ça ce sont des actes), la communion (avant les autres) on renforce avec de l’eau bénite leur position et leur pouvoir. Vous vous moquez du monde ? Berdoglio aura beau laver tous les pieds des habitants des favelas ce ne sera que de la vulgaire communication face aux actes de soutien manifeste, ostentatoire à tous ceux qui sur une échelle planétaire foulent aux pieds les principes même de l’évangile.
            Cette religion a perdu toute crédibilité. Le temps des exhortations, encycliques et autres paroles enluminées est terminé depuis un certain temps !


          • CASS. CASS. 24 juin 2014 23:36

            le pape s’est clairement dissocier du système capitaliste et néoliberal, c’est pour ça qu’il baise les pieds à ce Israel , qu’il dise la vérité au lieu de demander de prier et donc de se soumettre et d’accepter les riviéres de sang, mais la cupidité au service de la cupidité et ce qui va avec le mensonge etc etc hein toujours la même histoire.


          • njama njama 24 juin 2014 14:55

            C’est l’occasion de ressortir cette Déclaration de 2006 qui n’a pas pris une ride.

            Le pape pourrait écouter un peu mieux ses collègues tout de même !

            Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien (existe en anglais, et en espagnol)

            par Mgr Riah Abu El-Assal, Mgr Swerios Malki Mourad, Sa Béatitude Mgr Michel Sabbah, Sa Grâce Mgr Munib Younan

            « Bénis soient les bâtisseurs de paix ils seront appelés les enfants de Dieu » Mathieu (5:9)

            Le sionisme chrétien est un mouvement politique théologique moderne qui adopte les positions idéologiques les plus extrêmes du sionisme, nuisant ainsi à l’établissement d’une paix juste entre la Palestine et Israël. Le programme chrétien sioniste fournit une vue mondiale où l’Évangile est identifié avec l’idéologie de l’empire, du colonialisme et du militarisme. Dans sa forme extrême, il met l’accent sur des évènements apocalyptiques conduisant à la fin de l’histoire plutôt qu’au vécu actuel de l’amour du Christ et de la justice.

            Nous rejetons catégoriquement les doctrines chrétiennes sionistes comme des enseignements faux qui corrompent le message biblique de paix, de justice et de réconciliation.

            De plus, nous rejetons l’alliance contemporaine des dirigeants chrétiens sionistes et d’organisations qui ont des éléments dans le gouvernements d’Israël et des États-Unis qui imposent actuellement leurs projets de frontières établies de manière préventives et unilatérales et de domination de la Palestine. Ceci conduit inévitablement à des cycles de violence sans fin qui sapent la sécurité des peuples du Moyen-Orient et du reste du monde.

            Nous rejetons les enseignements du sionisme chrétien qui facilite et soutient ces politiques comme elles prônent l’exclusivité raciale et la guerre perpétuelle plutôt que l’évangile de l’amour universel, de la rédemption et de la réconciliation enseignée par Jésus-Christ. Plutôt que de condamner le monde au destin d’Armageddon, nous appelons chacun à se libérer de ces idéologies du militarisme, de l’occupation. Au lieu de cela, qu’ils poursuivent le salut des nations !

            Nous appelons tous les chrétiens de toutes les Églises sur chaque continent à prier pour les peuples palestinien et israélien, tous deux souffrant comme victimes de l’occupation et du militarisme. Ces actions discriminantes transforment la Palestine en ghettos paupérisés entourés de colonies exclusivement israéliennes. L’établissement des colonies illégales et la construction du mur de séparation sur des terres palestiniennes confisquées réduit la viabilité d’un État palestinien de même que la paix et la sécurité de toute la région.

            Nous appelons toutes les Églises qui restent silencieuses, à rompre leur silence et parler de réconciliation avec justice en Terre sainte.

            Par conséquent, nous nous engageons à suivre les principes suivants comme voie alternative :

            Nous affirmons que toutes les personnes ont été crées à l’image de Dieu. Elles doivent à leur tour honorer la dignité de chaque être humain et respecter ses droits inaliénables.

            Nous affirmons que les Israéliens et les Palestiniens peuvent vivre ensemble en paix, justice, et sécurité.

            Nous affirmons que les Palestiniens sont un seul peuple, à la fois musulman et chrétien. Nous rejetons toutes les tentatives pour subvertir et fragmenter leur unité.

            Nous appelons tous les personnes à rejeter les vues étroites du sionisme chrétien et d’autres idéologies qui privilégient un peuple aux dépends des autres.

            Nous nous engageons dans la résistance non-violente comme le moyen le plus efficace de mettre fin à l’occupation illégale pour obtenir une paix juste et durable.

            Nous mettons en garde dans l’urgence sur le fait que le sionisme chrétien et ses alliances justifient la colonisation, l’apartheid et la construction d’un empire.

            Dieu demande que justice soit faite. Aucune paix durable, sécurité ou réconciliation n’est possible sans une base de justice. Les demandes pour la justice ne vont pas disparaître. Le combat pour la justice doit être poursuivi de manière diligente, et avec persistance, mais de façon non-violente.

            « Homme, on t’a dit ce qui est bien, ce que le Seigneur demande de toi : rien que de pratiquer la justice, d’aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu «  Michée 6:8

            C’est là que nous puisons notre position. Nous réclamons la justice. Nous ne pouvons rien faire d’autre. La justice seule garantit la paix qui conduira à la réconciliation avec une vie de sécurité et de prospérité pour tous les peuples de notre terre. En se tenant au côté de la justice, nous nous ouvrons au travail de paix – et travailler pour la paix fait de nous des enfants de Dieu.

            Mgr Riah Abu El-Assal, Évêque de l’Église épiscopale de Jérusalem et du Moyen-Orient.
            Mgr Swerios Malki Mourad, Archevêque du patriarcat orthodoxe syrien de Jérusalem.
            Sa Béatitude Mgr Michel Sabbah, Patriarche latin de Jérusalem (1987-2008).
            Sa Grâce Mgr Munib Younan, Évêque de l’Église évangélique luthérienne en Jordanie et en Terre sainte.


            • CASS. CASS. 24 juin 2014 23:44

              non les sionistes dits israeliens doivent retourner dans leurs patries et cesser de servir le mal. ce Israel terroriste et criminel sans frontiére n’étant qu’imposture mensonges et escroqueries, ce Israel n’a pas lieu d’exister.


            • njama njama 24 juin 2014 16:04

              le pape François porte en lui la flamme capable d’enflammer par son intérieur l’humanité entière.

              bon d’accord, il est charismatique, genre de la même étoffe que JP2, mais je vous trouve un peu trop lyrique sur ce coup-là , ou trop universaliste. « l’humanité entière », pas moins ?

              Vous avez dû être endoctriné Oscar dans vos jeunes années par le Christ-Roi au catéchisme, et vous n’êtes pas mieux que certains musulmans qui attendent le retour du Mahdi, ou les juifs le Messie.

              Faut laisser de la place aux autres Oscar,comme il est dit : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. » Jn 14/2
              Les apôtres étaient envoyés clairement à la nation d’Israël, « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis égarées de la maison d’Israël » (Mt 15:24). Avant cela, il avait donné la même explication à ses douze apôtres, quand il leur recommanda : « Ne prenez pas le chemin des païens et n’entrez pas dans une ville de Samaritains, allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Mt 10 : 5-6).. Les difficultés les ont poussés sur des terres étrangères ...

              On ne peut pas remonter le temps, maintenant il faut faire avec les conséquences des tribulations de Paul et des autres.
              L’église ferait mieux déjà d’essayer de mieux fonctionner, au lieu de poursuivre son prosélytisme clopin-clopant mondialiste étouffant et ravageur qui ressemble à la conquête de parts de marchés.

              Il faut mettre fin à cette expansion colonialiste du catholicisme, et du christianisme en général !

              conférence : « Lausanne 1 », Suisse, en 1974 :

              3. LE CHRIST UNIQUE ET UNIVERSEL :
              « Nous affirmons qu’il n’y a qu’un seul Sauveur et un seul Évangile, ... »

              http://www.lausanne.org/fr/tous-les-documents/la-declaration-de-lausanne.html

              C’est cette affirmation qui conditionne tout le prosélytisme chrétien (d’Occident particulièrement), or, elle ne repose que sur une interprétation de l’Évangile de Jean :  « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jn 14/6)

              Le Christ, incontournable !!! « nul ne vient au Père que par moi » ! ite missa est, Jean l’a dit !

              pas d’autres chemins ? toutes les autres croyances et religions seraient recalées d’office ?
              Nous sommes très clairement face à un dogme !

              « Nul ne vient au Père que par moi », ne veut pas dire « nul ne vient au Père que par le Christ ou Jésus Christ Sauveur », mais veut dire (le texte est pourtant TRÈS clair) "nul ne vient au Père [autrement] que par le chemin, la vérité, et la vie, c’est à dire par la Loi déjà dite dans la Torah, par l’accomplissement de la Loi.

              Dans le groupe attribut [le chemin, la vérité, et la vie], il y a de toute ÉVIDENCE UN ORDRE LOGIQUE, le chemin implique d’expérimenter la vie spirituelle, implique une direction, implique un déroulement dans le temps, une mise à l’épreuve, une connaissance puisque Jésus a dit (14/4) « vous en savez le chemin », et un discernement nécessaire qui ne peut conduire (en conséquence de la fidélité dans la Foi et de tout l’Enseignement reçu, et la justesse d’esprit) qu’à se diriger vers le « Vrai », et par suite aller vers la « Vie » (vers le Père = Dieu dans les sources juives).

              Ceux qui attendent le Christ, la Mahdi, le Messie, ... attendent le dieu du LOTO smiley


              • Aldous Aldous 24 juin 2014 16:45

                « Et Jésus leur dit : Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que Je suis, vous mourrez dans vos péchés. » Saint Jean 8:2


                « Jésus leur a dit : Amen, amen, je vous le dis, avant qu’Abraham ne naisse, Je suis. » Saint Jean 8:58

                Je suis = Yahvé 
                Ceux qui attendent Jésus attendent Yahvé.

              • njama njama 24 juin 2014 17:04

                Aldous

                ces Paroles Saint Jean 8:2 et 8:58 sont l’expression du Verbe comme dans (Jn 14 -10) : « Les paroles [le Verbe] que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père [Verbe] qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres ».

                comme le Verbe s’est exprimé parfois par d’autres Prophètes,le Verbe par lequel s’exprime l’Intention, le Volonté.

                Jean Chapitre I°
                Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
                Elle était au commencement avec Dieu.
                Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.
                En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

                Jésus, Second Fils de Dieu après Adam ...


              • Aldous Aldous 24 juin 2014 17:34

                Je sais ce qu’est le Logos des philosophes pré platoniciens, c’est à dire la raison primordiale préexistante à l’univers. Au début était la Raison Primordiale, et la Raison Primordiale etait orientée vers Dieu et la Raison primordiale était Dieu dir la Génèse et cela me convient tout à fait.

                Et Jésus est le Logos incarné. Il était avant Abraham.

              • njama njama 24 juin 2014 17:43

                Aldous était prévu dans l’univers de très longue date, comme Oscar Fortin, et Agoravox
                 smiley
                 


              • Aldous Aldous 24 juin 2014 17:52

                Et oui, ça s’appelle être inscrit au Livre de la Vie depuis l’aube des temps smiley


              • CASS. CASS. 25 juin 2014 00:10

                ben dit donc quand l’on sait ce qu’était ce yahvé/yahvo/mordekaï.... dieu sauvage au nom duquel était demandé des sacrifices humains au travers desquels étaient fait soi disant des miracles ,des guerres des génocides viols incestes etc entre autres atrocités, vols pillages.tout ça en échange d’une soit disante terre promise. ce sont les mitrhaïstes et zaratustra qui avaient mis fin à cette immonde ordurerie.Il faudrait peut-être le rappeler au lieu d’accepter que les sionards ce servent de cette monstruosité , hein le pape, l’église cathos n’y étant pas pour rien dans cette histoire, cette imposture et escroquerie.


              • oscar fortin oscar fortin 25 juin 2014 00:50

                @CASS : Vous pouvez exprimer votre point de vue sur Yahvé et le Jésus de Nazareth, mais un minimum de respect s’impose pour ceux et celles qui croient sincèrement en eux, comme c’est mon cas. Yahve saura s’arranger avec vous à sa manière et il en sera de même avec Jésus de Nazareth. Il y a moyen d’exprimer des désaccords sans entrer dans la vulgarité et les qualificatifs de toute nature. Libre à vous de ne pas croire et de ne pas aimer ces personnages, mais, dans ce monde, vous n’êtes pas seuls et surtout vous n’êtes pas seul à se prévaloir de l’intelligence et du jugement. 


                Avec tout mon respect, ce respect que nous nous attendons de vous



              • oscar fortin oscar fortin 24 juin 2014 16:34

                Njama : les disciples de Jésus et ses apôtres ont été envoyé dans toutes les nations (Mt 28,19)


                Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,

                Merci et bonne fin de journée

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