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Accueil du site > Actualités > Santé > Deepwater, la pression monte

Deepwater, la pression monte

Au-delà de la tentative d’obturation du forage, et dont le résultat n’est pas à ce jour définitivement probant, d’autres problèmes peu médiatisés surgissent.
Après avoir posé un nouveau « dôme entonnoir » de 40 tonnes sur le puits défectueux, espérant pouvoir récupérer le pétrole contenu, BP a du rapidement déchanter. lien
La société envisage maintenant de tenter de boucher définitivement le forage en question. lien
Ainsi que l’ont montré les robots manœuvrant au fond de l’océan, le sol est fissuré un peu partout, et BP craint qu’en colmatant le trou, la pression gigantesque qui s’exerce sur les failles provoquées, ne provoquent de nouvelles fuites. lien
Richard Hoagland, (connu pour son analyse controversée des attentats du 11 septembre) interviewé à ce sujet pense que les fissures qui se trouvent au fond de l’Océan, provoquées par la catastrophe, risquent de ne pas résister à la pression, et laissent échapper de nouveau pétrole et méthane. lien
Une rumeur évoquant une nouvelle fuite circule, ce qui ne devrait pas surprendre, puisque la limite des jauges est de 10 000 PSI, alors que la pression effective est quinze fois plus importante. lien
Sur cette vidéo, on peut constater l’étendue du désastre.
Depuis le 20 avril 2010, 630 000 tonnes de pétrole se sont répandues dans le Golfe du Mexique, soit 7 millions de litres par jour lien dont BP affirme avoir récupéré 145 000 tonnes. lien
A titre de comparaison, la catastrophe de l’Exxon Valdez n’avait perdu « que » 40 000 tonnes, et l’Amoco Cadiz avait atteint 223 000 tonnes. lien
Chacun sait que le Golfe du Mexique est aussi le berceau du Gulf Stream, lequel se déplaçant à 9 km/h, soit 216 km par jour, devrait bientôt avoir emmené l’énorme masse de pétrole qui se trouve entre deux eaux, jusqu’aux côtes européennes, avant d’atteindre l’Afrique. lien
Ainsi que l’a constaté Philippe Cousteau, le petit fils du célèbre commandant, une importante quantité de pétrole, et de divers polluants est présente à 100 mètres de profondeur. vidéo
Une étude menée avant la catastrophe par une équipe de « l’impérial Collège de Londres », publiée dans la revue « Water Research », réalisée entre autres, par Wimolporn Wainipee, portait sur l’arsenic lequel est naturellement filtré par les sédiments qui le maintiennent sur le fond. (lien)
La fuite du pétrole va non seulement augmenter la quantité d’arsenic, mais en recouvrant les sédiments, va bloquer le système de filtration actuel, ce qui aura des conséquences sur la faune marine.
En perturbant la photosynthèse sur les algues marines, l’arsenic provoquera la mutation génétique de la faune marine, et pourrait empoisonner ceux qui s’en nourrissent. lien
Comme le rappelle le Pr Mark Sephton, du département de la science et de l’ingénierie de la Terre à « l’Impérial Collège » : « notre étude arrive à temps pour rappeler que les marées noires pourraient créer une bombe à retardement, qui pourrait menacer la structure de l’écosystème marin dans l’avenir ».
Question finance, la facture atteint aujourd’hui 4 milliards de dollars pour BP, lequel pour éviter la faillite envisage de se séparer de plusieurs activités au sein de la branche, jugées peu rentables (le raffinage et la distribution).
BP bénéficie d’une protection venant du Oil Pollution Act qui fixe le maximum à 75 millions de dollars en responsabilité civile pour les dommages causés.
Il faut mettre ce chiffre en parallèle avec les 93 millions de dollars de profit que fait BP chaque jour. lien
Mais la facture définitive pourrait être autrement plus importante, puisque certains experts la place dans une fourchette de 1000 milliards à 3000 milliards de dollars. lien
Devant l’agacement citoyen des populations, le département de l’intérieur américain à décidé un moratoire sur les forages pétroliers en mer jusqu’au 30 novembre, et l’Europe se tâte pour envisager de prendre une pareille décision. lien
Aujourd’hui, ce sont plus de 44 000 personnes qui sont sur le terrain, avec 6563 navires, 113 avions, 1 bateau filtreur, 2 stations censées pomper au niveau de la fuite. lien
Les manœuvres de BP pour empêcher les poursuites sont diverses.
Ainsi on a appris que la compagnie avait proposé jusqu’à 5000 $ à chaque habitant touché par la catastrophe pour qu’ils abandonnent leurs poursuites judiciaires. lien
Les fonctionnaires de la FEMA (Federal Emergency Management Agency) envisagent la création d’une « zone morte » dans un rayon de plus de 300 km autour du site, nécessitant l’évacuation des populations. lien
En effet, le Corexit 9500, produit dispersant utilisé par BP, se mélange à l’eau, s’évapore, et produit des précipitations toxiques, lesquelles mettent en danger la vie des animaux, des plantes, des êtres humains.
Il faut rappeler que ce produit est interdit en Mer du Nord par la Grande Bretagne à cause de sa toxicité. lien
La femme d’un pécheur, Kindra Arnesen, témoigne des problèmes de santé qu’elle subit, elle et sa famille. Le visage de sa fille se couvrait d’éruptions cutanées, qui disparaissaient des qu’elle s’éloignait de la zone contaminée.
Elle a pu assister aux réunions internes de ceux qui tentent de gérer la situation, et à été scandalisée en apprenant qu’en douce, ils essayaient de « réduire les couts ».
C’est ainsi qu’elle a appris qu’un code avait été mis au point afin de dissimuler aux officiels en visite la réalité de la situation.
Elle ne comprend pas que ceux là même qui sont à l’origine de la catastrophe sont chargés des opérations, sans réel contrôle gouvernemental.
Elle raconte comment des personnes touchées manifestement par les gaz toxiques présents en quantité sur les lieux, ont été déclarés des cas « d’intoxication alimentaire ».
Elle pense qu’il faut faire évacuer le secteur, car les personnes sont sans protection contre les agressions chimiques de ces gaz.
Il faut absolument regarder ce témoignage poignant en allant sur ce lien
L’association PETA (people for the ethical treatment of animals) met tout en œuvre pour que BP soit accusé de cruauté envers les animaux, et lance une pétition, que l’on peut soutenir sur ce lien.
Depuis quelques jours, certains suspectent même que la catastrophe était prévue, voire qu’elle a été provoquée !. lien
Sans aller aussi loin, on peut quand même s’étonner de l’intuition de l’entreprise Halliburton (qui fournit ses services aux groupes pétroliers,) d’avoir acheté quelques temps avant la catastrophe l’entreprise Boots & Coots spécialisée dans le traitement des fuites de pétrole.
Un investissement de 240,4 millions de $ qui devient très rentable aujourd’hui.
Cette même entreprise qui a obtenu justement en 2005 le contrat de reconstruction de la Nouvelle Orléans, après le passage du cyclone Katrina.
Elle a aussi bénéficié de contrats juteux, dans des conditions douteuses, lors de la guerre d’Irak.
Et que penser de Tony Hayward, directeur général de BP, qui un mois avant la catastrophe à vendu ses parts de BP pour 1,4 millions de £ ?
Une coïncidence ?
Robert Kennedy Junior, dans un article paru le 10 mai dernier, dans « Huffington Post » évoque avec beaucoup de détails, les responsabilités des uns et des autres, impliquant l’administration Bush. lien
Comme le dit François Marginean, dans son blog « les nouvelles internationales », il est temps d’en finir avec l’ère du pétrole, et de se tourner enfin vers les énergies propres et renouvelables.
Sur ce lien, on peut lire l’analyse très complète et documentée qu’il fait de cette catastrophe.
Alors, le « bouchon » va-il-tenir, et stopper enfin la fuite, ou les fissures déjà présentes vont-elles s’élargir sous la pression laissant échapper de nouveau le pétrole et les gaz toxiques ?
Seul l’avenir nous le dira.
Car comme disait mon vieil ami africain :
« Tant qu’on n’est pas sauvé, il ne faut pas demander pourquoi on est tombé dans le puits ».

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96 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 26 juillet 2010 12:41

    Un autre couvercle semble également en train se s’installer , dans la communication : sur les vues aériennes, la tâche de pétrole a disparu. Il y a une dizaine de jours, elle occupait une importante superficie face à la presqu’ile de Louisiane, on voit qu’il n’en resterait que de petits bouts sur les côtes.
    Or, je pense que même si elle est « entre deux eaux », elle devrait apparaitre sur les images aériennes (?). Il n’en est rien.
    Soit elle descend vers le fond, soit ... les techniciens ont retouché l’image.


    • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 13:08

      Alpo47,
      bien sur,
      c’est vraisemblablement l’effet du produit dispersant.
      le célèbre « corexit 9500 » qui fait effet de dissolvant, et complique sérieusement la situation, car il provoque des problèmes sanitaires.
      des que le pétrole est traité, il n’apparait plus sur les images de surface, et d’autre part une importante partie de ce pétrole circule entre deux eaux.
      j’aimerais me tromper, mais je crains que la situation soit bien plus dramatique que celle que nous imaginons.
      le méthane (entre autres gaz) est invisible, mais est bien la.
      je prépare une suite,
      merci de votre commentaire.


    • BABAYAYA BABAYAYA 26 juillet 2010 15:25

      Bonjour Olivier, 

      tout d’abord merci pour l’article, 

      pour aller dans le sens de votre commentaire, je peux vous affirmer que oui on est pas prèt de savoir l’étendue des dommages, je ne suis pas expert en calculs mais :
      5 fuites (et non pas 3), du pétrole qui sort en moyenne à 250 bars de pression (250 kg/cm²...)
      dans des tuyaux de 16 pouces, soit environ 40cm de diametre... je vous laisse imaginer la quantité que cela fait... j’avais fait un calcul rapide, imaginez chaque jours un immeuble de 100m x 40 x 20........ 
      et comme il sort peu raffiné, il est toujorus entre deux eaux, ce qui arrive à la surface est ce qui peut le plus facilement etre « dispersé »...
      bien évidement BP ne veut pas que l’on connaisse exactement l’étendue des dommages...
      et comme par hasard, David Cameron commence à lever des fonds au cas ou pour sauver BP....
      Tout en sachant qu’il y a preuve d’une grande succession de négligences avant l’accident...
      et l’alarme coupée !!!
      enfin bref, on est pas sorti de l’auberge, surtout depuis que la napper titille le gulf stream....
      maintenant s’ils placent le couvercle, les canalisation péteront ailleurs, il faut le boucher à la source, pas à son arrivée... mais bon ils essayent encore de le récolter malgré tout...
      économies de bout de chandelle que tout cela............

      cordialement à vous...


    • Pyrathome pyralene 26 juillet 2010 12:42

      Article pertinent, Olivier !
      On ne peut absolument pas faire confiance à BP et aux autorités us, qui passent leur temps à dissimuler l’ampleur du désastre....
      L’histoire des vidéos trafiquées , quand BP essaye d’acheter des scientifiques...


      • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 13:10

        pyralene,
        au vu des conséquences de la catastrophe, on imagine facilement que d’énormes moyens soient mis en place pour tenter de dissimuler l’ampleur de la situation.
        merci de tes liens proposés.
        je prépare une suite, et ils seront utilisés.


      • olivier cabanel olivier cabanel 27 juillet 2010 07:55

        Pyralène,
        sur cette vidéo :
        http://www.conspipedia.fr/?p=1217#more-1217
        on découvre que l’eau des plages est tellement chargée en pétrole, qu’elle fait éclater les éprouvettes de prélèvement,
        et les enfants se baignent dans tout çà !
        effarant.
        un autre document prouvant que de nouvelles fuites ont été détectées :
        http://www.huffingtonpost.com/2010/07/19/oil-cap-leak-coast-guard_n_650851.html
        à+
        en attendant france inter affirme à l’instant que tout s’arrange !
        elle est belle notre presse.
         smiley


      • Hieronymus Hieronymus 26 juillet 2010 12:44

        merci a Cabanel pour cet article tres exhaustif
        cette pollution en cours du Golfe du Mexique est le vrai drame
        dont on ne parle presque pas, c’est tout de meme tres inquietant ..
        je trouve etonnament aphones les autorites americaines et leur president ?
        « Yes we can » n’a ete qu’un petard mouille !


        • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 13:14

          Hieronymus,
          un pétard mouillé ?
          pas sur.
          on a oublié un peu vite que BP a été l’un des plus gros financeur de la campagne du président américain,
          il doit être dans « ses petits souliers ».
          espérons qu’il finira par prendre les mesures qui s’imposent, mais c’est peut-être déja un peu tard.
          merci de votre commentaire.


        • Hieronymus Hieronymus 26 juillet 2010 14:38

          bah oui petard mouille
          parce qu’on nous a presente cet BHO comme omniscient et omnipotent
          apres l’abonimable « ere » Bush et on s’apercoit qu’il ne peut pas plus
          si ce n’est meme moins et en sus, on a l’impression que tout est fait
          pour occulter la realite de ce desastre, comme s’ils etaient complices ..


        • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 18:55

          Hyéronimus,
          complice, je n’irais pas jusque là, mais il y a peut etre la volonté de ne pas affoler les populations,
          obama ne se rend pas compte qu’il est peut etre en train de jouer sa carrière si çà tourne mal,
          ce qui est dans le probable, s’il faut en croire les experts.


        • Salsabil 26 juillet 2010 13:01

          Bonjour Olivier,

          Pardonnez-moi cet aparté, mais même si les chiffres ne sont pas aussi terribles, pourquoi donc ne parle-t-on pas de ceci ?

          http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/23/01003-20100723ARTFIG00503-la-chine-confrontee-a-une-terrible-maree-noire.php

          Bonne journée.


          • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 13:18

            Salsabil,
            vous êtes toute pardonnée.
            et remerciée, car je n’avais pas cette information.
            si, comme vous le dites, çà n’a pas l’importance de ce qui se passe dans le Golfe, c’est intéressant de se pencher sur cet autre problème.
            tout cela est lié à ce sacré pétrole,*
            combien faudra-t-il d’années pour que nos dirigeants comprennent que les énergies fossiles (charbon, pétrole, nucléaire) ne sont pas une bonne solution, d’autant que d’autres solutions existent.
            merci de votre commentaire.


          • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 13:24

            Franck2012,
            tout le problème vient du fait qu’il ne faut pas se cristalliser sur le forage central, mais plutot sur les fissures crées à la suite de l’accident,
            le gaz, comme le pétrole, suintent de tous les cotés, et le pire est à craindre.
            pendant ce temps, on évoque une bavure au niger, et notre pathétique président multiplie les déclarations.
            le karcher, les voyous, les terroristes...
            pendant ce temps il est probable que la pire des situations est en train de se préparer.
            gouverner c’est prévoir, disait je ne sais plus qui ?
            une chose est sure, sarkozy ne sait pas prévoir.


          • joletaxi 26 juillet 2010 14:15

            Le derviche tourneur de l’Armageddon a encore frappé..

            Normalement, cela aurait du être pire que dans le premier article,pas en forme sans doute
            Rappelez moi encore les chiffres de pression, cela me fait toujours rire...

            • Pyrathome pyralene 26 juillet 2010 14:35

              Entre 1500 et 7000 bars......tu cherches quoi au juste, à défendre qui  ?
              Ce qu’on raconte dans les médias sont de purs mensonges, c’est pas la peine d’en rajouter....
              ils ont été pris en flagrant délit de tromperie à maintes reprises....


            • BABAYAYA BABAYAYA 26 juillet 2010 15:28

              non non au pire, le puits le plus profond dans le golfe du mexique a une pression interne aux alentours de 400 bars (ce qui fait tout de même 400 athmosphères ou 400kg au cm²...).

              et la pression de l’eau est de 1 bars tout les 10 deprofondeur, ce qui dans le cas de deepwater fait 150 bars environnant un puit qui lui émane à 200/250 bars....
              ( a 1000 bars on découpe l’acier.....)..cordialement à vous

            • Harfang Harfang 26 juillet 2010 15:34

              A part que 150 bars, c’est la pression de l’eau au niveau de la tête de puits. Le pétrole se trouve quant à lui à 10000 m de profondeur sous le plancher océanique. En étant généreux et en comptant également 1bar tous les 10m (mais comme c’est de la roche, faut compter bcp plus en réalité) on en arrive à 1000 bars auquels il faut rajouter les 150 précédents. Mais comme je le disais, c’est une estimation excessivement optimiste : la roche est plus lourde que l’eau (sinon elle flotterait) donc, la pression est bien plus importante en réalité.


            • Pyrathome pyralene 26 juillet 2010 16:20

              Les images montrées sur le supposé « entonnoir » de 78 tonnes placé par BP sur la tête de puis sont des faux !....
              il n’y a rien d’existant qui puisse être placé sur de telles pressions .....ils mentent éhontément avec la bénédiction des autorités US, le pognon dépensé par BP ne sert qu’à la corruption et à acheter le silence des médias, des scientifiques , des autorités.....etc etc..
              ils ne cherchent qu’à gagner du temps sur la véritable ampleur du désastre et de l’écocide en cours, le golfe ,véritable sanctuaire pour la faune et la flore maritime est en passe de devenir un cimetière avec le risque d’extension ....


            • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 18:56

              joletaxi,
              c’est étrange, on a l’impression que vous cherchez à vous rassurer.
              àh, cette vieille méthode coué...
               smiley


            • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 19:11

              babayaya,
              les experts sont formels, la pression serait de 100 000 PSI,
              http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/deepwater-le-pire-est-a-venir-77555
              il n’y a plus qu’à espérer qu’ils se trompent.
               smiley


            • Croa Croa 26 juillet 2010 19:50

              Il faudrait savoir de quoi vous parlez, les gars !  smiley

              Les chiffres énormes annoncés correspondent probablement à la pression absolue dans la poche géologique. Elles n’ont rien d’anormal à cette profondeur et ce chiffre ne nous informe pas.

              La pression en sortie à la surface dépend largement du diamètre des tuyaux et ne correspond à rien sachant que si on arrive à couper ça va lacher bien avant que la pression soit établie de manière stable.

              L’info intéressante c’est la pression relative au fond = différence entre la pression du pétrôle au fond et la pression marine. C’est la seule à même de donner une idées des risques prits par les ingénieurs de BP et leurs patrons.  

               smiley Alors ? smiley


            • Croa Croa 26 juillet 2010 19:53

              et, En bars s’il vous plaît !

               smiley Les unités anglo-saxones ne nous intéressent pas ! smiley


            • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 20:35

              Croa,
              le plus simple est de savoir que l’installation était prévue pour résister à des pressions qui étaient largement insuffisantes,
              Lindsay william évoquait la pression en Livres et disait qu’une pression habituelle est de 1500 livres, et que celle connue dans le golfe du Mexique se situait entre 20 000 et 70 000 livres.
              http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/catastrophe-de-deepwater-un-autre-77010
              d’autres experts (ceux de Transocean) évoquaient le chiffre de 100 000 PSI alors que l’installation ne pouvait contenir qu’une pression de 1000 PSI.
              ils avaient annoncé çà une année avant le début du forage.
              http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/deepwater-le-pire-est-a-venir-77555
              quelles que soient les unités de mesure utilisées, les conclusions sont les mêmes : l’installation ne pouvait résister aux pressions rencontrées.
              que voulez vous de plus ?
               smiley


            • jjwaDal jjwaDal 26 juillet 2010 20:38

              @Harfang
              La pression à la base du puit de forage de BP était de 11000 psi (760 bars) ce qui explique que vu le poids de la colonne de mélange pétrole/gaz dans le tube de forage on attendait (les spécialistes) entre 8000 et 9000 psi en tête de puit. On a moins de 7000 (480 bars ) ce qui peut s’expliquer par ex par une densité imprévue du mélange dans le tube (sable mélangé par ex, fuite dans la conduite, etc) et fait donc une pression en sortie de (480 - 150) 330 bars.
              Regardez (dans la première minute) la vidéo officielle de BP (la tête de puit est à 5000 pieds et la nappe à 18000 (à 6000 m des bateaux) et donc les pressions cumulées (hydro et lithostatiques) se déduisent aisément.


            • olivier cabanel olivier cabanel 27 juillet 2010 07:31

              Pyralène
              quelques nouvelles du Golfe et des fuites de méthane en cours :
              http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5gIXWYBTpLtSayJtg41LKXpxSx VPAD9H1N4B05
              les choses ont l’air de se compliquer sérieusement !


            • Gollum Gollum 26 juillet 2010 14:49

              Ce qui est amusant (?) et symptomatique dans cette histoire, c’est que l’on nous parlait jamais de cette marée noire sur TF1 et autres, sauf quand BP a réussi (?) à installer son bouchon il y a peu.


               Alors là on a eu droit à quelques minutes triomphalistes. Tout allait bien, BP avait réussi à colmater le trou, TF1 et autres ont braillé à qui mieux mieux que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes...

              À part ça, on n’a pas droit à une information orientée.. smiley

              • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 18:58

                Gollum,
                c’est effectivement l’impression que j’ai aussi,
                ce qui signifierait qu’en haut lieu, on est totalement conscient de l’importance de cette catastrophe,
                pour Tchernobyl, ils nous ont joué la même carte.
                j’espère seulement que les experts se trompent...
                mais je crois que nous avons raisons d’être inquiéts.
                 smiley


              • Harfang Harfang 26 juillet 2010 15:03

                Compte tenu de l’énorme pression du pétrole, et des (micro ?)fuites secondaires, je vois mal comment il sera possible de contenir/stopper cette hémorragie... ajoutez à cela des opérations rendues plus complexes par le fait que la tête de puits se trouve à 1500 m de profondeur (donc pas de plongeurs pour allez directement sur place, mais uniquement des robots), et ça vire au cauchemar.

                Sauf gros coup de chance, il finiront sans doute par en arriver à la méthode russe (un forage en oblique du puits, une ogive nucléaire et « boum » on vitrifie le conduit)... avec les risques que cela implique.

                En attendant, je suis toujours ulcéré d’entendre parler de l’aspect financier (coût) de la marée noire, si élevé soit-il... je doute que l’écosystème détruit se console de savoir que BP (ou le contribuable américain) paiera. D’autant qu’argent ou pas, certains aspects de la catastrophe seront à jamais irréparables...


                • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 19:00

                  Harfang,
                  sauf que pour la solution nucléaire, elle est autrement délicate que celle qu’ont fait les russes à l’époque,
                  pour les russes, c’était sur terre.
                  et là, c’est bien plus complexe.
                  je doute qu’ils prennent le risque.
                   smiley


                • olivier cabanel olivier cabanel 27 juillet 2010 07:29

                  Harfang
                  des nouvelles du front Louisianais, et des nouvelles fuites de méthane :
                  http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5gIXWYBTpLtSayJtg41LKXpxSx VPAD9H1N4B05


                • zototo 26 juillet 2010 15:34

                  Merci Olivier !


                  J’ai d’autres doutes en tant que chimiste de l’environnement : les effets sur la population du corexit 9500 et des émanations gazeuses.

                  Je pense qu’il y a là un scandale hors-norme...

                  • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 19:01

                    zototo,
                    si vous pouviez nous donner plus de détails sur les effets du corexit 9500 ?
                    j’imagine que si il a été interdit dans la mer du Nord, c’est qu’il y a de bonnes raisons ?
                    merci d’avance.


                  • stephanie stephanie 26 juillet 2010 19:19

                    Vous pouvez nous en parler un tout petit peu plus ? Merci !


                  • joletaxi 26 juillet 2010 15:43

                    « puisque la limite des jauges est de 10 000 PSI, alors que la pression effective est quinze fois plus importante. » 


                    150.000 PSI, cela fait 10.300 bars
                    Cela ferait jaillir le pétrole à au bas mot 10 kms de hauteur avec une vitesse de plus de 300 kms/heure... ajouter quelques kgs de crottin de cheval et servir bien chaud....

                    sacré farceur va....


                    • Harfang Harfang 26 juillet 2010 15:49

                      Si tu fais les calculs à partir de la profondeur du pétrole, c’est cohérent. (cf ma réponse précédente)


                    • Harfang Harfang 26 juillet 2010 16:15

                      Pour ton histoire des 10kms de hauteur et 300km/h, je vois pas bien sur quoi tu te base... à priori tu ne tiens compte ni de la densité ni de la viscosité du pétrole, et encore moins l’effet de dispersion de la masse d’eau se trouvant au dessus. Sans compter que la dimension de la tête de puits (ou de fuite) joue inévitablement.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 26 juillet 2010 19:05

                      joletaxi,
                      vous avez le droit de contester le dire des experts, et si vous avez lu attentivement l’article précédent, il s’agit bien de 100 000 PSI.
                      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/deepwater-le-pire-est-a-venir-77555
                      maintenant, si pour vous c’est du domaine de l’humour, c’est à votre guise.
                      je doute qu’en Louisianne, cela fasse rire beaucoup de monde.


                    • plancherDesVaches 26 juillet 2010 16:19

                      Mitigé.

                      Dommage de dévaloriser les faits, qui sont déjà probants de recherche de rentabilité, avec des supositions de quasi-complot.
                      Il est clair que deux sécurités ont été ignorées.
                      Et lorsque je vois le luxe de sécurité que j’ai dû faire déployer pour des clients norvégiens, on mesure le GOUFFRE qui existe...
                      Mais nous n’étions pas en crise, peut-être... smiley

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