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Accueil du site > Actualités > Santé > Finissez vos assiettes !

Finissez vos assiettes !

La faim dans le Monde n’est pas une nouveauté, et si elle est dénoncée régulièrement par les ONG, il faudrait aussi s’interroger sur nos habitudes de consommation, générant un gaspillage épouvantable, lequel pourrait théoriquement faire cesser le scandale de la faim dans le monde, à condition que nous prenions les bonnes décisions.

C’est la F.A.O, cette organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, qui, le 11 septembre 2013, a de nouveau poussé un cri d’alarme, en publiant un rapport accablant concernant nos pratiques alimentaires.

Constatant que notre gaspillage alimentaire génère dans le monde une perte annuelle de 750 milliards de dollars, l’organisation des Nations Unies, ajoute qu’il porte atteinte au climat, aux terres et à la biodiversité.

En effet, la quantité de nourriture produite sans être consommée s’élève à 1,3 milliards de tonnes de nourriture, soit le tiers de la production mondiale, et provoque un gaspillage d’eau équivalent à 3 fois la quantité d’eau du Lac Léman, ou au début annuel de la Volga, provoquant une émission de gaz à effet de serre considérable de 3,3 gigatonnes.

José Graziano da Silva, directeur général de la F.A.O ajoute : « nous ne pouvons tout simplement pas permettre qu’un tiers de toute la nourriture que nous produisons soit gaspillée, ou perdue, à cause de pratiques inadéquates lorsque 870 millions d’être humains sont affamés chaque jour ».

En 2008, toutes les 5 secondes un enfant mourait de faim dans le monde, soit 6 millions de morts par an (lien), et la situation ne s’est pas arrangée depuis.

Au printemps 2008 des émeutes de la faim secouaient 35 pays dans le monde, et il ne semble pas que ça ait ému grand monde. lien

Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l’ONU, et directeur exécutif du PNUE (programme des nations unies pour l’environnement), emboitant les pas de la FAO a déclaré : «  le PNUE et la FAO ont reconnu les pertes et gaspillages alimentaires comme une grande occasion pour les économies du monde entier d’effectuer la transition vers une économie verte inclusive, sobre en carbone et reposant sur une utilisation rationnelle de ressources  ».

Il a donc lancé un défi « Faim Zéro », avec comme slogan « pensez, Mangez, Préservez, réduisez votre empreinte ».

Alors que c’est en Asie que les pertes de céréales, concernant surtout le riz, sont les plus élevées, c’est dans les pays a revenus élevés et en Amérique du sud que le gaspillage de viande est le plus catastrophique, atteignant le chiffre effarant de 67%.

Quant au gaspillage de fruits et légumes, il touche principalement l’Europe, mais aussi l’Asie et l’Amérique latine.

On peut tout de même s’étonner que ce rapport ne mentionne pas dans sa liste les Etats Unis, pourtant selon la revue scientifique PLOS One, 40% de l’alimentation disponible aux Etats-Unis est jetée, ce qui représente depuis le premier janvier près de 23 milliards d’euros, soit en moyenne 32,5 milliards annuels, (35 millions de tonnes annuels) ce qui correspond aux besoins de 500 millions d’humains. lien

Les experts de la FAO ont analysé dans leur rapport les causes de ce gaspillage, pointant du doigt les critères esthétiques concernant les fruits et légumes, lesquels poussent les commerçants à se débarrasser de grande quantité d’aliments parfaitement comestibles, mais moins beaux.

Ils ont aussi critiqué les règles trop rigides appliquées à nos aliments notamment sur les dates limites d’utilisation optimale.

Ils dénoncent la pratique des consommateurs qui achètent trop, incapables de planifier leurs courses, piégés par les techniques commerciales des grandes surfaces, qui les poussent à acheter ce qu’ils n’avaient pas prévus. lien

A coup de promotions, du style un produit gratuit pour deux achetés, à coup de têtes de gondoles, de modifications de l’emplacement des produits, poussant le consommateur a faire le tour du magasin, et plaçant habilement bonbons et chocolats près des caisses, sachant que les enfants impatients dans la file d’attente, pousseront les parents à en acheter, tout est mis en place pour encourager le client à dépasser largement la liste de ce qu’il avait décidé d’acheter.

L’organisation alimentaire a donc édité un guide pour une meilleure consommation portant sur 3 niveaux d’action :

D’abord améliorer l’adéquation de la production et de la demande afin de ne pas produire des quantités de nourriture non nécessaires, tout en optimisant les pratiques des producteurs.

Si, malgré tout, il y a production excédentaire, il y est préconisé de trouver des débouchés secondaire ou de faire don aux plus démunis des surplus, encourageant aussi à l’utiliser pour l’alimentation animale, si elle n’est plus adaptée à la consommation humaine.

Si ces aucune de ces deux solutions ne sont possibles, la FAO propose d’opter pour le recyclage et la récupération, en produisant de l’énergie afin de récupérer d’énormes quantités de méthane, gaz à effet de serre 23 fois plus polluant que le Co².

Ce méthane, une fois transformé en carburant, permettra en achetant moins de pétrole, de rééquilibrer la balance économique de nombreux pays : ce qui ne serait pas « méthanisable » pouvant faire l’objet de compostage.

En effet, la production des denrées non consommées produisent autant de gaz à effet de serre que produisent en 6 mois les Etats Unis ou la Chine.

Le rapport rentre dans le détail en conseillant aux commerçants de ne pas exposer en rayon un trop gros volume de nourriture, ceux-ci étant convaincus que ça booste les ventes, et leur demande de ne pas jeter la nourriture dès qu’elle approche la date limite de consommation.

Le rapport constate aussi que les agriculteurs jettent entre 20 et 40 % de leurs produits frais, pour ne pas être sanctionnés par leurs acheteurs.

Constatant que déjà certaines grandes surfaces vendent à prix plus bas des fruits et légumes de moins bonne apparence, les rapporteurs de l’organisation, encouragent les autres à emprunter ce logique chemin.

De gros progrès pourraient aussi être faits, notamment concernant la nourriture redistribuée aux banques alimentaires, qui n’est qu’une maigre partie de ce qui sera jeté. La FAO préconise donc de songer à une hausse des taxes appliquée aux produits mis en décharge, afin d’encourager les commerçants au don aux plus démunis. lien

Les experts de la FAO conseille aussi aux consommateurs de revoir leurs habitudes, en préparant des menus hebdomadaire, en achetant des fruits et légumes « imparfaits », en apprenant à mieux accommoder les restes.

D’ailleurs, de nombreux ouvrages ont été publiés sur la question des restes, certains proposant même d’aller plus loin en cuisinant les épluchures !...

Sonia Ezgulian a publié aux éditions de l’épure, un livret d’une quinzaine de pages, proposant 10 façons d’accommoder les épluchures : des cosses de petits pois farcies, en passant par les tuiles de caramel à la peau de pêche, crème de pépins de courgettes au curry, la morue au fumet de noyaux d’olives, les écorces de melon vinaigrées aux oignons grelots, jusqu’au gaspacho de peaux de tomates et de poivrons rouges, elle ne manque pas d’imagination.

Ce petit livre, proclamé meilleure série de livres de cuisine de l’année 2009 pour la France, par le jury des Gourmands World Cookbook Awards, vous coutera 6,65 € (plus le port) si vous voulez l’acquérir (lien), ce qui est une bonne affaire puisque ce petit livre culte se négocie en occasion jusqu’à 45 €. lien

Cette cuisinière lyonnaise est lucide, expliquant que « acheter des aliments de bonne qualité consommés à 98% est plus rentable que de se procurer des produits de qualité moyenne qui finiront pour moitie à la poubelle  ».

Elle est donc très attentive à la qualité de ces produits, et tient à être certaine de leurs origines, afin de savoir s’ils ont subi des traitements, ce qui serait dangereux. lien

Et puis elle ajoute que la peau des fruits et légumes abritent souvent une grosse partie des vitamines et des fibres, d’où l’intérêt d’acheter des produits qui n’ont pas subi de traitements chimiques. lien

Voici une recette de son livre, celle du Gaspacho :

Mixer les peaux et pépins de 8 tomates, celles de 6 poivrons rouges, un concombre non épluché coupé en petits morceaux, 2 échalotes épluchées taillées en 4, un piment oiseau, du concentré de tomate, et passez au chinois.

Servez ce gaspacho très frais, après en avoir rectifié l’assaisonnement, accompagné de dés de légumes (courgettes, carottes, asperges, voire même avocats), et bon appétit.

Si les hasards d’un voyage vous mènent à Lyon, elle y a ouvert un restaurant, Oxalis, 23 rue de l’arbre-sec, à coté de l’Hôtel de ville, dans le 1er, signalé par Gault et Millau. lien

Pour revenir au rapport de la FAO, on ne sait pas quel sera le sort que nos dirigeants lui réserveront, mais nous pouvons déjà, sans attendre leurs décisions, l’appliquer chaque jour.

Comme dit mon vieil africain : « Le fou est l’échelle du sage ».

L’image illustrant l’article vient de « cassoulek.canalblog.com »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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50 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 17 septembre 2013 10:08

    voici 12 mythes qui ont la peau dures sur le probleme de la faim dans le monde...

    voir : DOUZE MYTHES SUR LA FAIM


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 11:31

      robert Gil

      merci d’avoir proposé cette analyse.
      dommage que je ne l’ai pas eu avant, je pense qu’elle aurait permis un débat encore plus large.
      mais mieux vaut tard... comme vous savez !
       smiley

    • gaijin gaijin 17 septembre 2013 10:19

      un autre point avec ce détestable « finissez vos assiettes » :
      on conditionne les enfants a manger au delà de ce qui est nécessaire .........ce qui fait le lit de futurs problèmes de poids

      il vaut bien mieux cuisiner les restes !


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 11:34

        gaijin

        c’est pas faux, mais je pense que les problèmes d’obésité sont surtout dus aux choix alimentaires.
        le sucre ajouté dans tous les produits transformés est pour grande partie responsable, mais pas que...
        l’hygiène alimentaire, et la qualité des produits sont les facteurs déterminants.
        merci de ton commentaire

      • gaijin gaijin 17 septembre 2013 12:26

        oui bien sur
        mais ça c’est connu,
        par contre on oublie systématiquement de dire que le fait de manger régulièrement en trop grande quantité distend l’estomac ........et conditionne a manger plus
        une nourriture effectivement trop riche en sucres ( qui est une drogue addictive )
        mais en plus en grande quantité


      • Demian West 17 septembre 2013 10:53

        @ Olivier Cabanel,


        alors là 100% soutien au rédacteur de cet article qui a dégainé en légitime défense pour défoncer la fuite de ces salauds de la grande distribution et des petits consommateurs minables qui jettent à la poubelle le gâteau d’anniv du dernier qui n’aime pas la crème au citron brûlée sur le dessus.

        J’ai même visité des pauvres qui jetaient à la poubelle le reste de leurs assiettes non vidées. Une pratique que je ne commence jamais même quand je suis seul caché chez moi et que je pourrais m’adonner à tous les vices les plus trashés illustrés par tous les sites interdits aux obèses.

        Il faut dire que je ne mange aucun produit transformé bourré d’additifs dont on sait que le mix produit des cancers pour payer les villas-piscines des grands toubibs vus à la télé quand ils vont au Père Lachaise.

        Je fais ma propre cuisine et tous les jours c’est le goût retrouvé de la tarte aux pommes de maman et des plats quand on ignorait qu’on vivait dans le meilleur des mondes du futur qui était maintenant.

        Celui qui jette sa bouffe, même un peu, il n’a jamais eu faim, et faim il faut avoir eu pour avoir faim de la vie et vivre vieux. Ca ne s’enseigne pas à l’école ni dans la rue, ça s’apprend devant son assiette.

        Bonne journée

        Demian West

        • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 11:34

          Demian

          je partage totalement et remercie.

        • Lemaïsjekiff R Nesto’r 17 septembre 2013 10:54

          Salut Olivier ...

          À l’heure ou on nous parle de guerre si il en a bien une à mener c’est bien celle-là ... La lutte contre la faim dans le monde ...

          Du gaspillage d’un coté et d’autres qui n’ont rien, création de pollution inutilement, gaspillage de l’eau puis réchauffement pour rien car un pourcentage de produit ne fini jamais dans les assiettes ou y reste parfois pour finir dans la poubelle ... T’as bien résumé la situation ...

          Après ça on s’étonne que ces personnes quittent leur terre natale pour trouver de meilleurs cieux ...

          Mourir de faim c’est sûrement atroce, mais voir ses enfants mourir de faim doit l’être encore plus ...

          Vivement que ce monde change, si aux informations télévisées ils en parlaient plus souvent voir constamment avec des images choques peut-être que les gens auraient plus de compassion et serraient plus attentif sur ce sujet ... Les gens ne sont pas méchants ce qui les rend méchant et aveugle c’est le manque d’informations sur ce sujet ... Allez contraste ... 6mn30 de réflexion ...


          • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 11:35

            merci Nestor

            je partage !
             smiley

          • nico31 17 septembre 2013 20:18

            Je suis l’heureux père d’un enfant adoptif qui n’a pas toujours mangé à sa faim jusqu’à ses 5 ans, age auquel je l’ai adopté.
            Je n’ai pas honte de le dire : mon fils m’a éduqué. Il ne gaspille RIEN !
            Depuis que je le connais, le gaspillage alimentaire me fait horreur !
            Quand j’étais petit, ma mère me disait « pense aux petits chinois qui meurent de faim » : je ricanais ! « maman, tu n’as qu’a leur envoyer ma soupe par la poste ».
            Maintenant, je vous jure, quand je vois de la nourriture gaspillée, je pense à mon fils et à ses camarades d’orphelinat et ça me met en colère !


          • foufouille foufouille 17 septembre 2013 11:55

            la FAO a oublié les traders. pour faire monter les prix, il suffit de laisser pourrir quelques tonnes de riz. le transport dans certains pays qui est trop long


            • ZenZoe ZenZoe 17 septembre 2013 12:04

              Idéalement, ce gaspillage monstrueux ne devrait même pas se produire. On dirait que les gens (certains) ne se rendent pas compte de la valeur de la nourriture et ce qu’il a fallu de sueur et de peine pour la produire. Beaucoup de nos produits viennent d’ailleurs, de pays non-occidentaux, où les cultures locales, variées et adaptées aux conditions, et qui permettaient de nourrir les autochtones, ont disparu. Elles ont fait place à des monocultures intensives uniquement pour l’export, où triment à présent les autochtones justement, réduits à l’état d’esclaves ou pas bien loin, et qui crèvent de faim ou de maladies pendant que les mafias agroalimentaires s’enrichissent. Tout ça pour que les consommateurs puissent trouver en grande surface des produits « au meilleur prix », qui sont tellement au meilleur prix au final qu’ils atterriront dans la poubelle.
              On marche sur la tête ? Pas vraiment. Tant que les mafias trouveront leur compte dans ce système, il continuera. Je ne compte pas trop sur les consommateurs non plus, qui en redemandent même.

              En ce qui concerne le recyclage, déjà je trouve scandaleux que des gens ne puissent pas manger à leur faim ici même, dans un pays où la richesse existe bel et bien. Je trouve scandaleux qu’il y ait besoin de restos du coeur, des soupes populaires, qu’il y ait des marchés de biffins, qu’il y ait des épiceries solidaires « pour pauvres ». Tout le monde a droit à un revenu décent qui devrait lui permettre de vivre décemment sans quémander à droite à gauche.


              • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 13:13

                ZenZoe

                tout à fait d’accord...
                c’est la logique du revenu universel qui est au coeur du problème.
                mais en même temps, c’est à nous, au niveau individuel de faire les bons choix.
                acheter mieux et moins.
                pas de produits transformés, favoriser les circuits courts.
                un bon produit n’est jamais (ou rarement) jeté.
                merci de ton commentaire.

              • soi même 17 septembre 2013 13:54
                Finissez vos assiettes ! En quoi cela va arrêter la faim dans le monde ?

                Que par une maturité que le soit économe en se qui concerne notre consommation alimentaire et des resources est une bonne chose, je l’accorde.

                Cela ne résous rien, si par ailleurs les interrogations ne sont pas suivie d’une remise en causse des pratiques par les Gouvernements.

                Un bon début pour se poser des questions :

                L’Afrique fantôme de Michel Leiris

                et de Jean Zieller !

                • Les Seigneurs du crime : les nouvelles mafias contre la démocratie, Seuil, 1998.
                • Le Livre noir du capitalisme, co-auteur, Le Temps des cerises (éditions), 1998.
                • La Faim dans le monde expliquée à mon fils, Le Seuil, 1999 (Réédité en 2011).
                • Les Nouveaux Maîtres du monde et ceux qui leur résistent, Paris, Éditions Fayard, 2002.
                • Le Droit à l’alimentation, Paris, Éditions Fayard, 2003.
                • L’Empire de la honte, Paris, Éditions Fayard, 2005.
                • La Haine de l’Occident, Paris, Albin Michel, 2008. Prix littéraire des droits de l’homme16.
                • Destruction massive. Géopolitique de la faim, Paris, Le Seuil, 2011

                 


                • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 16:31

                  soi même

                  il y a un problème avec tes liens...
                  et je pense que tu voulais écrire jean Ziegler ?
                  à+

                • soi même 17 septembre 2013 19:29

                  Bien sur que c’est lui, jean Ziegler .


                • alinea Alinea 17 septembre 2013 14:35

                  Trop à dire, j’abandonne ! En tout cas personne ne s’est bougé le cul pour transformer la PAC ; on en a repris pour x années !
                  Je ne jette rien, rien de rien car même ce que jettent les autres, je le récupère, c’est pour les chiens, les poules ou les chevaux ! Je n’ai aucun emballage... bouh, ça ne sert à rien  smiley
                  les plus pauvres en sont encore à ne pas vouloir manger deux fois de suite la même chose, et jeter parce que accommoder les restes, pouah ! mais ça non plus ce n’est rien, le gaspillage à la maison, c’est peanuts !
                  Alors basta...


                  • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 16:32

                    bravo Alinea

                    pareil pour moi
                     smiley

                  • oncle archibald 17 septembre 2013 15:20

                    Quand on connait le nombre de personnes qui dans le monde ne peuvent pas manger à leur faim et qu’on soulève le couvercle des poubelles des habitants des pays européens on ne peut être que scandalisé ... 

                    Enfant j’ai appris le symbole du pain, qui après avoir été la base de l’alimentation des pauvres est devenu l’image de la nourriture dans son ensemble .. jamais il n’était autorisé de jeter du pain. Une tranche entamée devait être obligatoirement consommée, si les adultes avaient coupé trop de pain avant de mettre la corbeille sur la table il repartait à la cuisine, était mis dans un torchon, et devenait tartines pour le petit déjeuner du lendemain .. Si par extraordinaire il y avait du pain dur il était mis de coté pour les poules ... Il était absolument impensable de jeter du pain, et pour moi en 2013 rien n’a changé, sauf que n’ayant pas de poules je le garde pour un voisin qui en a ..

                    Il y a quelques jours mon fils « exilé chez les chtis » était en vacances chez nous « dans le midi » pour quelques jours. Ma belle fille chti s’extasiait parce qu’il a fait soleil tous les jours et aussi par ce que ma femme « ne jette rien » et notamment parce qu’elle récupérait dans un tuper la partie trop claire d’une sauce faite avec les tomates du jardin pour le mettre au congélo et en faire une soupe cet hiver .. Scotchée qu’elle était ... Et nous tout aussi scotchés de voir que les assiettes servies à notre petite fille repartaient à la cuisine quasi pleines. Avec l’aval de ses parents elle bouffe des biscuits et autres gourmandises à longueur de journée et n’a donc pas faim au moment des repas. Chez eux à Lille la direction pour ces « restes » est clairement la poubelle ... Chez nous c’est le chat qui les consommait ... 

                    Autre temps autre moeurs, certes mais pas seulement .. Chez notre fille qui vit avec le fils d’un immigré italien, il est hors de question de jeter de la nourriture. Lorsqu’un enfant demande a être resservi par gourmandise alors qu’il n’a visiblement plus faim on le prévient .. tu es sûr que tu vas le manger ?? Je te préviens, si je te le sers tu le manges ... Réfléchis .. Et si c’était un caprice, ou s’il avait eu « les yeux plus gros que le ventre » tant pis pour lui : il ne sort pas de table tant qu’il n’a pas fini son assiette ... 

                    En gros tous ceux qui ont connu des conditions difficiles soit eux mêmes soit par leurs ancêtres dont ils connaissent bien l’histoire sont plus enclins à respecter la nourriture et ne « jettent pas » car ils en connaissent la valeur. Ils savent ce qu’elle a coûté de sueur à celui qui est allé travailler pour pouvoir l’acheter avant d’arriver sur la table ...

                    • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 16:33

                      cher oncle

                      merci de ce joli témoignage
                       smiley

                    • foufouille foufouille 17 septembre 2013 18:20

                      @oncle
                      le bon pain est plus difficile à trouver qu’avant


                    • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 18:43

                      foufouille

                      le plus simple, c’est de la fabriquer, son pain.
                      en temps additionné, ça prend au fond très peu de temps.
                      moins de temps qu’il n’en faut pour prendre sa voiture, et aller à la boulangerie.
                       smiley

                    • foufouille foufouille 17 septembre 2013 20:06

                      j’en ait déjà fait mais il faut deux mains en bon état
                       smiley


                    • Demian West 17 septembre 2013 20:19

                      Une fois qu’on a fait son propre pain, on ne peut plus manger cette pâte à papier sans goût qu’on nous présente et avec un goût uniforme pour tous.


                      Faire un bon pain, ça prend une demi-heure de boulot plaisant et 2 heures de repos pour la pâte. Si on ne sait pas faire ça, c’est qu’on passe à côté de la vie tout simplement.

                      D’ailleurs, un vrai pain tu n’as même pas besoin de l’accompagner avec quoi que ce soit, il se consomme sans rien, brut, car il est aussi bon qu’un repas à lui seul.

                      Et je ne parle pas de l’économie qui est réalisée. C’est pareil pour les pâtes, et tous les gâteaux etc. On peut se goinfrer mieux que dans les meilleurs restos et pour une paille. Car les produits de base sont très bon marché.

                      Il y a même des enseignes discount qui vendent du pain sous plastique qui sent la merde, je ne plaisante pas, et les gens mangent ça en pensant qu’ils font des économies, alors qu’ils ruinent leur corps et leurs moyens financiers plus encore. Car si tu manges mal, tu vis mal, tu sens mal, tu bouges mal, tu te soignes mal, bref tu coules.

                    • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 23:18

                      Demian

                      une demi heure ? pour moi bien moins que ça !
                      moins d’une minute pour mélanger l’eau et le levain (salée auparavant au sel marin gris) (faut attendre que le sel fonde...mais on peut faire autre chose en attendant.
                      3 minutes de pétrissage pour rendre le mélange farine et eau,
                      puis 3 autres minutes pour faire retomber la pâte, et la mettre en forme
                      ensuite, tout dépend de la chaleur de la pièce, mais quand la pâte a doublé de volume, on enfourne et on attend.
                      en principe 45 minutes max, suivant la chaleur du four
                      mais on peut faire autre chose en attendant.
                      bref, pour faire un pain, il faut 7 minutes.
                       smiley

                    • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 23:22

                      foufouille

                      bien sur
                      il n’est pas interdit de se faire aider.
                       smiley

                    • foufouille foufouille 18 septembre 2013 08:32

                      ta méthode de faire du pain me parait trop rapide


                    • foufouille foufouille 18 septembre 2013 08:34

                      en plus le levain n’est pas simple a nourrir, ni a faire


                    • Demian West 18 septembre 2013 08:53

                      @ Cabanel,


                      Oui c’est plus court vous avez raison. Mais regardez les étapes, c’est quand même du sérieux. smiley

                      En revanche, ne conseillez jamais à un novice de mettre du sel dans l’eau avec la levure boulangère, car le sel empêche l’action de la levure, il la tue.

                      Demandez à tous les boulangers. Il faut ajouter le sel bien après que l’eau à la levure boulangère a été mélangée à la farine.

                      1 il faut d’abord mélanger un peu d’eau avec la levure boulangère et fouetter pour faire buller. Attendre dix minutes.

                      2 mélanger dans un grand bol, 500 grs de farine T45 en y ajoutant une petite cuillère de sucre. Puis mélanger l’eau avec la levure avec la farine.

                      3 malaxer 5 minutes pour que la pâte sois bien élastique et ne déchire pas. Y ajouter du sel mais un peu vers la fin du pétrissage.

                      4 laisser reposer dans le bol recouvert d’un linge humide et dans une température douce, pendant 1H30.

                      5 retravailler le pâton pendant quelques minutes en le repliant plusieurs fois pour y ajouter de l’air, et ajouter du sel pendant cette étape.

                      6 poser le pâton sur une plaque pour le four et un papier sulfurisé.

                      7 laisser reposer 1h puis lacérer le pâton avec un cutter pour y faire des coupes qui permettront au pain de bien gonfler encore et de ne pas éclater pendant la cuisson. Puis laisser reposer une demi heure...

                      8 avant de mettre au four, humidifier la surface du pain avec de l’eau salée pour augmenter le brillant de la croûte.

                      9 mettre au four à 220° pendant un quart d"heure, puis baisser la température à 145° pendant 20 mns. Et là il devient inratable.
                      Mettre un peu d’eau dans le four pendant la cuisson dans un récipient. 

                      Dégustez.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 18 septembre 2013 11:38

                      demian

                      pas d’accord sur tous les points.
                      je n’ai jamais eu de problèmes de levage de pain en salant l’eau dans laquelle j’ai mis la levure...
                      le coup de pinceau d’eau froide se fait lorsque le pain sort du four...pas avant...
                      ç’est juste une histoire d’aspect, histoire de faire briller la croute...c’est vrai aussi que ça la rend croustillante.
                      tous les boulangers pratiquent ainsi.
                      le premier mélange que je fais doit être pas trop liquide, le mélange doit tenir autour de la spatule, preuve que l’équilibre farine et eau est bon,
                      je prend de la farine complète, la 45 manque de pas mal d’éléments nutritifs... le germe par exemple
                      je ne malaxe pas trop longtemps, je malaxe vraiment avant le dernier levage, c’est celui là qui est essentiel
                      je laisse repose toute la nuit dans un tuper fermé hermétiquement
                      je ne remet pas de sel dans le dernier pétrissage.
                      je n’utilise pas de papier sulfurisé, je graisse seulement le plat qui va au four
                      c’est dans cette étape essentielle que j’attends que le volume ait doublé avant d’enfourner, à 180 °. (220 ° me parait excessif) ..le temps de levage dépend surtout de la température de la pièce...
                      il suffit d’attendre. plus le levage est lent, meilleur sera le pain.
                      pour les coups de cutter, je n’en fais pas, et mon pain n’éclate pas.
                      j’ai toujours pratiqué ainsi, et jamais n’ai connu de déception...
                      enfin, c’est vous qui voyez
                       smiley


                    • Demian West 18 septembre 2013 11:43

                      @ Cabanel,


                      Merci pour ces infos.

                      Si ça marche c’est que ça doit marcher comme dirait l’autre. smiley

                      En tous les cas, le pain n’est pas difficile à faire et il est inutile d’acheter des machines à pain qui sont une pompe à fric pour rien. 

                      Il y a meilleur que le pain c’est la fougasse, qui est faite comme une pâte à pizza mêlée d’olives et gratinée sur le dessus avec du gruyère, c’est délicieux. Mais vous connaissez certainement, j’écris ça pour le lecteur du Nord smiley

                      Bonne journée.

                      DW

                    • rocla+ rocla+ 18 septembre 2013 11:56

                      Un truc pour avoir du pain saisi , je veux dire un pain qui va se développer 

                      sous l’ influence de la chaleur c ’est le transfert .

                      jesseplike :

                      le façonnage du pain consistant à lui donner la dernière forme , soit 
                      pour l’ exemple en forme de patite baguette , on farine une serviette de 
                       cuisine bien sèche et on dépose ce pain sur la farine pour une dernière 
                       fermentation qui va durer entre une demie heure à une heure . 

                      C ’est maintenant que c’ et mariole : 

                      Le four ET la plaque sur laquelle on va enfourner est idéalement à 250 °
                      pour un four de ménage . 

                      Quand tout est prêt , avec une petite planchette de bois légèrement farinée 
                      on saisit le bout de la serviette et on transfert la baguette à cuire sur la 
                      planchette . Avec une lame de rasoir faire la scarification . 

                      Glisser le tout sur la plaque , régler la température 220 et cuire environ
                       20 à 25 Minutes . 

                      Voilà

                    • Demian West 18 septembre 2013 11:59

                      Bon Rocla,


                      Faut que tu m’initie à toutes ces joyeusetés pour que je devienne un vrai chef.

                      Je vais installer une vraie cuisine de chef dans ma maison en Normandie et j’ai besoin de tes conseils. smiley

                      demianwest@live.fr

                       smiley

                    • rocla+ rocla+ 18 septembre 2013 16:55

                      @Demian  :—))


                    • rocla+ rocla+ 18 septembre 2013 16:56

                      ça-comme   smiley


                    • Doume65 17 septembre 2013 17:00

                      Bonjour.
                      Je fais partie de ceux qui jettent très très peu.
                      Mais ça ne donne rien de plus à ceux qui ont faim, pas plus que l’eau que je consomme ne fait s’agrandir le désert.


                      • olivier cabanel olivier cabanel 17 septembre 2013 18:44

                        Doume

                        vous faites partie d’une minorité.
                        si c’était le cas de tout le monde, il y aurait moins de gaspillage.
                        en effet, le consommateur est pointé du doigt, mais pas seulement.
                        si vous avez bien lu l’article, le producteur et le commerçant sont aussi montrés du doigt dans le rapport de la FAO

                      • nico31 17 septembre 2013 20:09

                        Ne croyez pas ça.
                        En ne gaspillant pas votre nourriture vous contribuez moins qu’un autre à l’exploitation des ressources et les ressources que vous ne gaspillez pas servent à d’autres.
                        En ne gaspillant pas vous donnez plus à ceux qui ont faim !
                        Continuez !


                      • nico31 17 septembre 2013 20:06

                        Ces recommandations de bon sens sont généralisable à TOUTE les consommations.

                        Un argument qui portent avec les enfants : prenez soins de vos vêtements, papa et maman pourront ensuite les donner à d’autres enfants dont les parents ont des difficultés.

                        Les enfants grandissent avant de grossir : un pantalon trop court, coupé et ourlé peut faire un short très acceptables pour courir dans la nature en été.

                        Moins de vêtement fabriqué = moins de coton cultivé = des économies environnementales.

                        Et les exemples se multiplient à l’infini presque !

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