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Ondes électromagnétiques : l’industrie se réfugie dans la négation et le CRIIREM l’entérine

L’intolérance aux ondes électromagnétiques est une question décriée dans la communauté scientifique. Au mieux, il faudrait être indifférent aux souffrances des électrosensibles. Au pire, les envoyer en psychiatrie. Les choses changent mais très lentement. La raison ? Le jeu trouble des industriels mais également celui d’organisations supposées défendre les électrosensibles. Révélations.

Un constat accablant

Celui-ci est posé par le professeur et toxicologue Paul Héroux, directeur du programme de santé au travail à la faculté de médecine de l’Université McGill (Canada).

Que dit-il ? Il existe depuis 50 ans une bataille continue entre les physiologistes, qui savent de quoi ils parlent, et les industriels, qui veulent maintenir des seuils très élevés concernant les normes, simplement pour faciliter le déploiement des technologies.

Or, en 2001, le centre international de recherche contre le cancer (CIRC), dépendant de l’Organisation mondiale de la santé, a reconnu qu’il y a une connexion entre les champs électromagnétiques de basse fréquence et la leucémie chez l’enfant, connexion confirmée depuis. En 2011, ce même CIRC démontre la connexion entre l’exposition à long terme aux ondes cellulaires et le cancer, notamment le cancer au cerveau. De fait, Paul Héroux avance que tout le spectre électromagnétique est en cause.

Dès lors, quelles ont été les réactions des autorités politico-sanitaires ? Aucune ! Paul Héroux dit quelque chose de très juste : l’industrie préfère se réfugier dans l’ignorance et la négation. Il est ainsi plus simple (rentable…) de garder des normes anciennes et des préjugés qui collent à notre intérêt plutôt que d’essayer de comprendre ce qui peut devenir le scandale sanitaire de ce siècle.

La guerre des lobbies

Il est vain de raconter, une nouvelle fois, les manœuvres du lobby des opérateurs de téléphonie mobile pour minimiser le Grenelle des ondes en 2009 tout comme la proposition de loi de la députée EELV Laurence Abeille en 2013.

L’entrisme de France Telecom dans les allées du pouvoir, à l’image de celui d’EDF concernant les questions nucléaires, est tel que tout débat ou législation pour contrecarrer un futur désastre sanitaire est voué à l’échec.

Mélange des genres, création de pseudo comités scientifiques indépendants, regroupant généralement les mêmes personnages : le connaisseur n’a pas besoin qu’on lui rappelle les états de service du docteur André Aurengo, membre de l’académie de médecine et chef de service à la Pitié-Salpétriêre, tour à tour membre du conseil d’administration d’EDF, du conseil scientifique de Bouygues Telecom et de l’Association française des opérateurs mobiles. Rien de tel pour émerveiller les ministres et conseillers en charge des questions de santé publique.

Tout ceci est connu mais il apparaît un nouveau genre de compromission : celui d’organisations censées lutter aux côtés des électrosensibles.

Le jeu de dupes

La journaliste scientifique Annie Lobé a levé plusieurs lièvres en suivant les débats de l’Assemblée nationale concernant l’adoption obligatoire du compteur Linky, les 20/21 mai.

Pour résumer, la manière dont se déroule le vote est assez effarante, réalisée en quelques minutes alors que l’enjeu est de si grande importance. Les députés sont suivistes. Le travail de lobbying, de phagocytage des pensées a été réalisé bien en amont par les industriels. Les parlementaires votent à l’unisson, à gauche comme à droite. Où est la prise en compte des effets sanitaires des ondes ?

Les amendements déposés, notamment par EELV, sont retoqués même s’ils sont très édulcorés… par les députés eux-mêmes ! En effet, Annie Lobé précise bien, en prenant l’exemple de la députée écolo Barbara Pompili, que celle-ci omet de parler des radiofréquences comme cancérogène possible (d’après le CIRC) quand elle prend la parole. Or, « c’est pourtant la donnée cruciale qui engendre un risque judiciaire pour les législateurs du Linky ! Le jour ou l’affaire de santé publique éclatera, ni Barbara Pompili et ni aucun autre député EELV ne pourra dire qu’ils "ne savaient pas", puisque c’est écrit dans l’amendement déposé en leur nom ! »

Mais là n’est pas le pire… En effet, la députée PS et rapporteur de la loi, Sabine Buis, s’est prévalu d’une expertise réalisée par le bien connu CRIIREM pour le compte du SIPPEREC (Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Electricité et les Réseaux de Communication) pour demander le retrait des amendements parlant des effets sanitaires des ondes.

Et que dit cette étude (que personne n’a pu lire, d’ailleurs) ? Qu’il n’y a ni risque sanitaire ni rien à craindre du développement du Linky ! Or, cela laisserait à penser que le CRIIREM joue double jeu. Ce Centre de Recherche et d’Information Indépendant aurait-il, lui aussi, cédé aux sirènes des lobbies ? S’institutionnaliser, recevoir des financements publics, bref, jouer la caution « morale », celui qui défend les électrosensibles mais qui, à la fin, se rallie aux industriels… Belle évolution depuis sa création. Mais est-ce si étonnant ?

A regarder le CRIIREM de près, on y retrouve quelqu’un de bien connu des mouvements antinucléaires : Michèle Rivasi, fondatrice de la CRIIRAD, qu’elle a su installer dans le paysage et qui joue actuellement plus un rôle de faire-valoir à EDF-AREVA qu’un vrai opposant au système nucléariste, ce qu’elle était à l’origine. Quant à Madame Rivasi, elle est devenue entre-temps députée européenne sous l’étiquette EELV : une véritable sinécure…

En clair, le vote de la loi a permis de révéler des alliances contre nature (sans parler des combinazione entre le PS et EELV), les faux nez des industriels, les intérêts cachés des uns et des autres, se rejoignant à la fin, sans honte. Quant aux électrosensibles, ils attendront !

djuVSondes


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24 réactions à cet article    


  • lsga lsga 23 juillet 2015 16:38

    vu que les électrosensibles se reproduisent moins que les électrorésistants, on peut gager qu’en quelques générations l’espèce humaine sera devenue globalement électrorésistante. 


    • christophe nicolas christophe nicolas 24 juillet 2015 12:05

      @lsga


      C’est du Lyssenkisme ? Il faut relire Aristote...

    • JFC JFC 23 juillet 2015 18:18


      Pour éviter toute diffamation et des ennuis à Agoravox, on va préciser que :

      le Professeur Aurengo a été membre bénévole du conseil scientifique de Bouygues Telecom, donc sans lien commercial et sans être rémunéré ce qu’il a toujours précisé. Il a été pendant 10 ans au comité d’éthique d’EDF après y avoir été nommé par l’état en tant que son représentant et non rémunéré.


      • sarcastelle 23 juillet 2015 19:05

        Encore un article dérisoire. 


        • JFC JFC 23 juillet 2015 19:24

          selon Mr Héroux :
          "en 2001, le centre international de recherche contre le cancer (CIRC), dépendant de l’Organisation mondiale de la santé, a reconnu qu’il y a une connexion entre les champs électromagnétiques de basse fréquence et la leucémie chez l’enfant, connexion confirmée depuis. En 2011, ce même CIRC démontre la connexion entre l’exposition à long terme aux ondes cellulaires et le cancer" .

          Le problème est que Mr  Héroux interprète de manière inexacte et abusive le classement du CIRC (sur les ondes) comme étant une indication de danger ou de cancérogénéité ce qu’il n’est pas !

          Le CIRC a classé les CEM de basses fréquences en 2001, puis de hautes fréquences en 2011 dans la catégorie 2B « peut-être cancérogène » (CIRC communiqué 208) . Auparavant ils étaient classés dans la catégorie 3 « inclassable ». 
          Or, la catégorie 2B du CIRC signifie que l’on vise à évaluer le caractère éventuellement cancérogène d’un agent et non déclarer qu’il l’est. C’est une question que l’on pose. S’il est reconnu cancérogène, alors l’agent pourrait être classé selon le cas dans le groupe 2A « probablement cancérogène », ou le groupe 1 « cancérogène ».

          Comme personne ne vérifie l’information, cette interprétation s’est répandue dans le public. Pour faire bonne mesure des associations militantes ont annoncé sur leurs sites que les ondes en 2011 avaient été classées « probablement cancérogène » ce qui relève de la désinformation.

          Le mieux est de s’adresser au CIRC, Jacques Estève est ancien directeur de l’unité de biostatistiques du CIRC de Lyon :
          http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1856


          • V_Parlier V_Parlier 23 juillet 2015 22:00

            Les effets des hyperfréquences pulsées sur la perméabilité de la barrière hématoencéphalique sont indiscutables depuis une vingtaine d’années (Université de Lund en Suède en 1999, parmi d’autres). Effets à long terme prévisibles, étant donné le rôle important de cette barrière contre la libération de toxines dans le cerveau : Dégénérescence du cerveau (Alzeimer, etc...). L’avantage c’est que çà vient bien plus tard donc çà permet de conclure qu’il n’y a pas d’effets reconnus de nos jours.
            Pendant ce temps, on continue de noyer le poisson autour du thème du cancer pour occuper le beau monde. (C’est comme quand on ne parle que du réchauffement climatique pour occulter la plastification de la mer où tout crèvera dans 15 ans, et nous avec). Et chacun pense qu’il a fait le tour de la question. Les lobbies industriels (qui ont ajusté les niveaux « tolérés par l’organisme » en fonction des besoins en puissance pour que les GSM puissent fonctionner) doivent bien rigoler. Ils ont gagné, là encore, plus que jamais. Et surtout par le fait que pratiquement personne aujourd’hui n’oserait passer pour un marginal en restreignant son usage des appareils dits « connectés ». La victoire est totale, même si on venait à présent à reconnaître officiellement les dangers encourus !


            • JFC JFC 23 juillet 2015 22:47

              @V_Parlier

              Indiscutable les études de Salford sur la BHE ?
               
              Extrait du rapport Anses 2013 p154  :
              La controverse s’est jouée principalement sur les données du groupe de Salford en Suède qui, en 2003, a montré que l’exposition à des ondes électromagnétiques altérait l’intégrité de la BHE. Depuis, les travaux publiés par ce groupe ont plus ou moins confirmé leurs données originales, alors que d’autres laboratoires ne sont pas parvenus à répliquer l’expérience initiale. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que ces derniers ont corrigé certains des biais méthodologiques et points faibles de l’étude de Salford et al. (2003), à savoir, l’utilisation d’animaux d’âges très différents, l’absence d’habituation des rats au système d’exposition ou encore l’absence de dosimétrie. (...) Considérant l’absence de reproductibilité de leurs propres résultats depuis 2003, et l’échec de leur réplication par d’autres laboratoires, les auteurs ont examiné l’impact possible des champs magnétiques basses fréquences générées par le ventilateur de leur système d’exposition sur les résultats de l’étude. etc..

              7.1.2.2 Conclusion sur la barrière hématoencéphalique
              Aucune donnée publiée depuis 2009 ne permet de remettre en cause les conclusions du précédent rapport (Afsset 2009) à propos de l’innocuité des radiofréquences, en dehors d’effets thermiques, sur la BHE dans les divers modèles biologiques testés. À ce jour, à l’exception des études du groupe de Salford, l’ensemble des études expérimentales chez l’animal ne mettent en évidence aucun mécanisme d’action des RF sur la BHE. Après 10 ans de recherche d’un effet délétère des RF sur la BHE chez l’animal, on peut conclure que le débat est clos par l’article de Nittby et al. (2011).


            • V_Parlier V_Parlier 24 juillet 2015 14:33

               @JFC
              Ca c’est gonflé ! Donc ils sont tous des menteurs peut-être ci-dessous ?
              http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22047463
              http://www.ursi.org/Proceedings/ProcGA02/papers/p1043.pdf
              http://betweenrockandhardplace.wordpress.com/2015/05/18/cell-phones-and-blood-brain-barrier-chinese-scientists-confirm-findings-of-swedish-salford-group/

              J’allais critiquer votre rapport Affset 2009 où la moitié des experts bossaient pour des opérateurs téléphoniques ( https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2007et0007Ra.pdf ) mais c’était aller trop vite en besogne car finalement, même s’ils ne sont pas aussi catégoriques que dans mes liens précédents ils sont loin de dire que « le débat est clos » et qu’il n’y a pas d’effet..En moins poli, vous êtes un menteur et c’est intentionnel.


            • JFC JFC 24 juillet 2015 18:51

              @V_Parlier
              Donc ils sont tous des menteurs peut-être ci-dessous ?
              Absolument personne ne dit cela. Des études on en trouve en nombre avec différentes conclusions. Mais il n’est pas sérieux de choisir celles que l’on veut (biais de sélection). Il est nécessaire de procéder à leur évaluation pour vérifier la conformité à la méthodologie Scientifique, la présence de biais possibles etc. Pour cela on réalise des méta-analyses en prenant toutes les études en compte (expertise collective). La preuve est que l’étude du groupe suédois Salford et al sur la BHE a été prise en compte et évaluée. Vous avez vu qu’elle présentait des faiblesses telles qu’elle ne peut pas être considérées comme valide. 

               Ensuite vous tombez dans l’attaque personnelle ! Plutôt que de vous en tenir aux arguments vous vous en prenez aux personnes ! 
              la phrase LE DEBAT EST CLOS etc.. n’est pas de moi ! Elle fait partie des conclusions du rapport Anses 2013 page156 

              On peut ajouter le rapport du SCENIHR (Commission Européenne) publié en 2015, voici ce qu’il écrit au sujet de la Barrière hémato-encéphalique :
              Prises ensemble, les études récentes sur l’intégrité de la BHE ne corroborent pas que l’exposition à un téléphone portable, RF à SAR valeurs inférieures ou égales à 2 W / kg entraîne une altération de la BHE.
              On peut constater aussi que le groupe Suédois Salford et al en prend pour son grade : extrait page 128 : Studies of blood brain barrier (BBB) permeability after exposures to permissible RF EMF levels have previously received some interest after findings reported by a Swedish group that suggested increased permeability to albumin in the rat brain during some treatment combinations (Salford et al. 2003 ; Eberhardt et al. 2008). The change was observed after a 2 h exposure to whole body SARs from 0.01 mW/kg to 0.12 W/kg, and remaining two but not four weeks after exposure. These findings were previously not supported by results from other research groups. Since the last SCENIHR Opinion, three independent studies have been published that were designed to reproduce the conditions employed by the Swedish group. In these “replication” studies (Masuda et al. 2009 ; McQuade et al. 2009 ; Poulletier de Gannes et al. 2009) animals (male Fischer 344 rats) were exposed to a 915 MHz GSM signal at whole body SARs between 0.0018 to 20 W/kg, which gave head SARs of 0.14-2 W/kg, for 30 min or 2 h. Assessment was done immediately after exposure or after 2-7 weeks. None of the studies could find any effect of RF exposure on albumin extravasation, number of “dark neurons”, or other neurodegenerative markers, whereas the used positive controls caused increased BBB permeability.


            • JFC JFC 24 juillet 2015 20:00

              @JFC

              On peut ajouter une autre expertise collective relativement récente, celle de la HPA, Health Protection Agency l’agence sanitaire britannique. April 2012
              https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/33 3080/RCE-20_Health_Effects_RF_Electromagnetic_fields.pdf

              extrait des conclusions sur la Barrière Hémato-encéphalique p136 :
              The majority of recent studies investigating effects on the blood-brain barrier have reported robustly negative results. Importantly, the observations of Salford and colleagues could not be confirmed by three independent research groups, and the positive results have been largely attributed to technical shortcomings and the presence of artefacts. Overall, the evidence for low level effects on the blood-brain barrier has grown substantially weaker since 2003, and it now seems far less likely that low level fields are capable of causing detrimental changes.  


            • fred.foyn Le p’tit Charles 24 juillet 2015 08:14
              CRIIREM et châtiments...ou la « G-Gêne » silencieuse...On arrête plus le progrès...

              • sarcastelle 24 juillet 2015 08:59

                Puis-je faire une suggestion d’un grand intérêt économique ? Après les travaux d’isolation obligatoires définitivement votés hier même pour ceux qui ne se chauffent pas, je propose l’obligation de refaire tous les circuits électriques domestiques en câblages blindés. L’emploi est à ce prix. 




                • Andromede95 Andromede95 24 juillet 2015 15:31

                  Fuyant les produits Monsento, nos abeilles trouvent refuge en ville malgré une concentration d’ondes électro-magnétiques nettement plus importante...


                  • Aristide 24 juillet 2015 20:31

                    Extrait de l’article :


                    Or, en 2001, le centre international de recherche contre le cancer (CIRC), dépendant de l’Organisation mondiale de la santé, a reconnu qu’il y a une connexion entre les champs électromagnétiques de basse fréquence et la leucémie chez l’enfant, connexion confirmée depuis. En 2011, ce même CIRC démontre la connexion entre l’exposition à long terme aux ondes cellulaires et le cancer, notamment le cancer au cerveau. De fait, Paul Héroux avance que tout le spectre électromagnétique est en cause.

                    Extrait du Rapport de 2011 du CIRC Rapport ici

                    Tittre : LE CIRC CLASSE LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES DE RADIOFREQUENCES COMME « PEUT-ETRE CANCEROGENES POUR L’HOMME » 

                    Résultats 

                    Les données ont été passées en revue de façon critique, et évaluées dans leur ensemble comme étant limitées 2 chez les utilisateurs de téléphones sans fil pour le gliome et le neurinome de l’acoustique, et insuffisantes 3 pour être concluantes pour les autres types de cancers. Les données des expositions professionnelles et environnementales mentionnées plus haut ont également été jugées insuffisantes. Le Groupe de Travail n’a pas quantifié ce risque ; cependant, une étude rétrospective de l’utilisation du téléphone portable (jusqu’en 2004), a montré un risque accru de 40% de gliome chez les plus grands utilisateurs (moyenne rapportée : 30 minutes par jour sur une période de 10 ans).
                    2 Indications de cancérogénicité limitées’ : une association positive a été établie entre l’exposition à l’agent considéré et la survenue de cancers, et le groupe de travail estime qu’une interprétation causale de cette association est crédible, mais il n’a pas été possible d’exclure avec suffisamment de certitude que le hasard, des biais ou des facteurs de confusion aient pu jouer un rôle. 
                    3 Indications de cancérogénicité insuffisantes’ : les études disponibles ne sont pas d’une qualité, d’une concordance ou d’une puissance statistique suffisantes pour permettre de conclure à l’existence ou non d’une relation de cause à effet entre l’exposition et le cancer, ou bien aucune donnée sur le cancer chez l’homme n’est disponible.

                    Voilà donc comment on transforme un rapport qui établi l’impossibilité de conclure ou mieux l’insuffisance pour conclure à un relation de cause à effet en démonstration de connexion.

                    Bizarre présentation à qui prétend dire la vérité cachée par tous les méchants industriels et .... etc etc ...

                    • JFC JFC 24 juillet 2015 23:30

                      @Aristide
                      Oui, cette méprise est même documentée :
                      Do People Understand IARC’s 2B Categorizationof RFFields From Cell Phones ?

                      Peter M. Wiedemann, Franziska U. Boerner, Michael H. Repacholi
                      Bioelectromagnetics Volume 35, Issue 5, pages 373–378, July 2014
                       Mobile phones may cause cancer, warn world health chiefs : After years of contradictory claims, an authoritative verdict. ”This and similar news headlines were published in May 2011 after the International Agency for Research on Cancer (IARC) issued their official report, concluding that cell phone usage was “possibly carcinogenic to humans” [Baan et al., 2011]. (...) in many languages, the difference between “possibly carcinogenic ”(2B) and “probably carcinogenic” (2A) either does not exist or is difficult to explain. IARC is an international agency for cancer research, not a public health agency. Therefore, the categorizations made regarding human carcinogens were not supposed to be interpreted as public health messages, as they have been used recently.
                      etc.


                    • Aristide 25 juillet 2015 14:07

                      @JFC

                      Le « peut être » du titre n’est pas le seul élément qui détermine qu’il n’y a aucune certitude, voilà les commentaires plus clair dans le document du CIRC, le document officiel et non pas l’interprétation d’un autre organisme, les conclusions sont claires, il n’y aucune certitude scientifique :

                      Indications de cancérogénicité limitées’  : une association positive a été établie entre l’exposition à l’agent considéré et la survenue de cancers, et le groupe de travail estime qu’une interprétation causale de cette association est crédible, mais il n’a pas été possible d’exclure avec suffisamment de certitude que le hasard, des biais ou des facteurs de confusion aient pu jouer un rôle.

                      Indications de cancérogénicité insuffisantes’ : les études disponibles ne sont pas d’une qualité, d’une concordance ou d’une puissance statistique suffisantes pour permettre de conclure à l’existence ou non d’une relation de cause à effet entre l’exposition et le cancer, ou bien aucune donnée sur le cancer chez l’homme n’est disponible.

                      Vous pouvez essayer de transformer le doute en certitude, ce n’est plus du domaine de la science mais de la foi. Et sur ce sujet de la foi, tout le monde peut dire n’importe quoi de préférence ...

                    • JFC JFC 25 juillet 2015 16:55

                      @JFC
                       certaines personnes ne lisant pas l’anglais et pour éviter toute ambiguïté, je précise que j’ai surligné l’introduction Mobile phones may cause cancer dans le contexte du texte en anglais dont le sens est ON RACONTE QUE les téléphones mobiles donnent le cancer. 

                      Le texte doit être lu en entier et montre que le fait de dire que « le portable cause le cancer » est une grave erreur.


                    • djuVSondes djuVSondes 28 juillet 2015 08:11

                      au delà des argumentaires montrant le caractère avéré ET malsain des ondes, l’article démonte surtout le rôle trouble (voir plus que ça) du CRIIREM. jeu de dupes et escroquerie intellectuelle. c’est des vendus. ils voulaient se cacher mais la vérité a éclaté. et c’est que le début


                      • JFC JFC 28 juillet 2015 21:26

                        @djuVSondes
                        La vérité ? Soyons franc. De toute évidence on se sert du thème de la santé et des ondes pour exprimer implicitement l’idée que les industriels productivistes nous empoisonnent ! Est-ce qu’on fait-on une bonne affaire ? Pas sûr ! Autant je comprends que l’on dénonce les pollueurs, les financiers, les productivistes et tous ceux qui pourrissent la planète... Autant je pense que l’on commet une grave erreur en se servant des ondes dans un combat idéologique et politique. On s’est emparé du thème des ondes parce qu’il était question de doutes sur la santé en pensant très fort à l’amiante (vrai ou faux ?). Mauvaise pioche ! Les faibles expositions aux ondes ne présentent pas vraiment de danger. Tout comme la température, c’est une question de dose. Reviendrait-il à quelqu’un de dénoncer « la température » tout court ? ce serait absurde ! Ce qui est grave est surtout que l’on falsifie l’information scientifique et que l’on créer des effets collatéraux chez les personnes fragiles. Extrait des conclusions du rapport Afsset 2009 : 4.4.3.6 électrosensibilité : « Les études suggèrent un effet nocebo et des facteurs neuropsychiques individuels. »


                      • dobertou 14 septembre 2015 13:53

                        @djuVSondes 
                        Je pensais m’adresser au crirem pour faire des mesures, mais dans votre article vous dites qu’ils ne sont pas indépendants, mais à qui
                        nous pouvons nous adresser pour faire des mesures ?

                        Vous pouvez me dire s’ils ont des liens avec les opérateurs, car si c’est le cas, il serait intéressant que tout le monde dispose des informations en votre possession, car ici, je reste sur ma faim. Je ne comprends pas, c’est pourtant bien Rivasi qui a créé le criirem comme le criirad.


                      • djuVSondes djuVSondes 15 septembre 2015 08:53

                        @dobertou moi je ne dis rien. je fais la publicité des manoeuvres mises en lumière par le fantastique travail d’annie lobé qui a justement soulevé un lièvre que ni le criirem, ni rivasi ne se sont pris la peine d’expliquer.

                        concernant Rivasi, regardez son parcours ces dernières années ou encore celui du criirad. copain copain avec l’état et les pronucléaires, discours insipides... le fric anesthésie.

                        rien d’étonnant à tout ça, les pontes d’EELV sont nombrilistes, focalisés sur leur pouvoir et le pognon qui va avec.


                      • dobertou 19 septembre 2015 22:33

                        @djuVSondes Je vois surtout que vous vous réfugiez derrière Annie Lobé, et que vous éludez mes questions à savoir s’ils ont des partenariats avec les opérateurs ou les industriels. Sauf que je n’ai rien trouvé. Sur internet j’ai vu que les compteurs linky utilisaient du CPL (courant porteur) sur les lignes électrique, et pas des micro-ondes. J’ai trouvé la page 3 de ce lien de février 2015
                        http://autreinfo.free.fr/CRIIREM.Transmission%20n%B018.pdf
                        et un autre lien du juin 2015
                        http://autreinfo.free.fr/Linky.Mensonge.par.Omission.du.ministere.de.l.%27ecologie.htm
                        finalement je vais faire mes mesures avec ce Criirem, puisqu’ils font des rapports d’expertise, comme vous le signalez dans votre article, ce qui m’intéresse pour faire des mesures sur le relais en face de chez moi.


                      • Marc Filterman 8 octobre 2015 17:45

                        @ djuvsondes -Déjà pour commencer quelques questions :

                        1) Où avez vous vu que le CRIIREM touchait des subventions ?

                        2) Quelle preuve avez-vous des liens entre le CRIIREM et l’industrie ? Cette question vous a été déjà posée à ce que j’ai vu dans cet article par un certain Dobertou à qui vous n’avez pas répondu d’ailleurs.

                        3) Pourquoi ne citez vous dans votre article que le CRIIREM, qui lui ne touche aucune subvention de l’état, ni des collectivités locales ou élus, contrairement à d’autres assos et fondations qui elles touchent des subventions, et participent aussi à ces « débats tronqués »  ?
                        4) Pouvez vous nous expliquer comment fonctionne le Linky  ?

                        Vous avez visiblement des intérêts pour attaquer le CRIIREM, alors qu’il est fortement impliqué dans dossier des zones blanches pour les EHS, et dans le projet Dubon, que vous avez peut-être intérêt à faire capoter par vos multiples attaques.

                        En plus pourquoi attaquez-vous ici le CRIIRAD, qui a lui aussi mis en évidence des défaillances dans les rapports de l’état sur les mesures des niveaux de radioactivité par le passé. En somme vous attaquez tous ceux qui font de l’expertise indépendante opposable en justice.


                      • Mmarvinbear Mmarvinbear 30 juillet 2015 20:57

                        La seule chose de certaine, c’est qu’a chaque installation d’antenne relais, certains se plaignent des symptômes même quand ces dernières ne sont pas encore branchées au réseau électrique et sont donc incapables d’émettre le moindre milliwatt.


                        Si problème il y a, il est avant tout psychosomatique.

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