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Au Québec, scandaleux échec scolaire lié à la langue française

On se réfère ici à une lettre ouverte diffusée en septembre 2008, du Canadien Jacques Parizeau. Cette lettre est intitulée "Le gâchis scolaire", elle analyse les statistiques des résultats scolaires à Montréal. Elle est très facile à trouver sur internet, un lien est donné ci-dessous.

A la fin de l’année scolaire 2007, pour les jeunes de Montréal, le pourcentage d’élèves qui obtiennent normalement leurs diplômes au bout de cinq ans d’enseignement secondaire est de 36 % pour les garçons francophones contre 67 % pour les anglophones. Pour les filles, le pourcentage de diplômées est de 46 % pour les francophones contre 71 % pour les anglophones.

A la même date, pour ceux qui ont commencé leurs études secondaires un an plus tôt et qui ont donc éventuellement redoublé une fois, les pourcentages de diplômés sont de 43 % pour les garçons francophones contre 69 % pour les anglophones et de 54 % pour les filles francophones, contre 82 % pour les filles anglophones.

En prenant cette fois la tranche de jeunes entrés dans l’enseignement secondaire encore un an plus tôt, soit sept ans auparavant, ça permet de prendre en compte ceux qui ont redoublé deux fois. Les pourcentages de diplômés sont alors de 49 % pour les garçons francophones contre 79 % pour les anglophones, et de 63 % pour les filles francophones contre 86 % pour les anglophones.

Autrement dit : "Après sept ans, plus de la moitié des garçons francophones n’ont toujours pas de diplôme, contre à peine plus de 20 % des élèves anglophones" (Jacques Parizeau).

Le handicap des francophones est confirmé en Belgique et en Suisse

Naturellement, nos médias français ne risquaient pas de le présenter comme ça, mais la crise belge actuelle est due au fait que les Flamands ont des revenus supérieurs d’environ 20 % à ceux des francophones et qu’ils ont décidé qu’ils en avaient assez de payer pour tout le monde au niveau de l’Etat.

Une autre chose qui serait cocasse si elle n’était pas sérieuse : en Belgique, l’espérance de vie est supérieure pour les Flamands, comparés aux francophones, "et pas de peu", selon le site internet du ministère belge de l’Intérieur. L’écart est de trois ans pour les hommes et d’un an et demi pour les femmes, et il va en augmentant au cours du temps. Il est vrai que ces écarts sont eux-mêmes nettement inférieurs aux écarts globaux entre hommes et femmes.

Toujours en Belgique, aux tests scolaires comparatifs internationaux, les Flamands se placent parmi les meilleurs, alors que les francophones (Wallons) sont dans les derniers.


Pour la Suisse, on ne trouve pas de comparaison entre romands et alémaniques pour la longévité, ni pour les résultats scolaires. Pour ce qui est des salaires, un premier décalage entre la France et la Suisse romande est suffisamment motivant pour attirer un grand nombre de travailleurs frontaliers. Mais à ce premier décalage s’en ajoute un deuxième, au niveau de la limite entre la Suisse romande et la Suisse alémanique.

Des explications à vérifier

Ce second décalage pourrait bien traduire un handicap lié à la langue française, dans un pays où les règles sont les mêmes pour tous. Quant au décalage observé de part et d’autre de la frontière franco-suisse, il pourrait bien traduire le fait qu’une norme d’écriture très particulière régentant notre langue a dû logiquement induire une mentalité un peu particulière pour les relations sociales et politiques, une mentalité qui fait la part belle à la manipulation, au bluff, au mensonge, aux esbroufes et à l’agitation impuissante.

En Belgique, les programmes scolaires des Wallons subissent réforme sur réforme, avec les résultats que l’on sait, tandis que ceux des Flamands sont stables. Au Québec, selon Jacques Parizeau : "Depuis des années, par le truchement d’une succession de ministres des deux bords, dans un charabia brumeux, avec la complicité des facultés d’éducation, on s’est servi des jeunes comme de cobayes, on a imposé aux enseignants des contorsions intellectuelles étonnantes".

Voilà bien qui fait penser aux aventures de notre Education nationale.

Jacques Parizeau exige des explications de son ministère "devant le gâchis que ses propres chiffres révèlent".

Il risque de les attendre longtemps. Mais il les connaîtrait depuis longtemps si l’information concernant la francophonie et destinée au public francophone était réellement contradictoire.

Depuis longtemps, Joseph Maire, ancien professeur de français, multiplie les conférences sur le thème : "l’orthographe est un cancer qui détruit notre jeunesse, notre école, notre langue et notre avenir dans le monde".

Pour charger le présent document au format PDF sur une page A4, cliquer ici :

http://www.alfograf.net/ortograf/images/tract/d498-809-soft-1p-echec-qebec-tract.pdf

Pour le problème québécois, cliquer ici :

http://www.canoe.com/archives/infos/general/2008/09/20080911-083058.html




par ortograf-fr (son site) vendredi 3 octobre 2008 - 76 réactions
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  • Par Tristan Valmour (---.---.---.116) 3 octobre 2008 13:16

    Monsieur,

    Je ne doute pas de votre sincérité mais de votre déficit d’information. Ayant pour projet de rédiger un article qui montrera, preuves irréfutables à l’appui (issues de différents types de source) que les évaluations internationales PISA, PIRLS, TIMSS (…) sont biaisées, je ne vais pas tout livrer ici.

    Et si je ne connais pas bien le système Canadien (un peu quand même) pour ne pas travailler avec ce pays, le système Belge ne m’est nullement étranger.

    J’évacue le problème de la langue excepté pour les évaluations internationales : les élèves sont confrontés aux mêmes énoncés dans les mêmes conditions, y compris pour le temps imparti. Or, il appert effectivement que le libellé en français contient 14 à 19% (je cite de tête, donc permettez-moi une marge d’erreur) de signes en plus ! Là se situe le seul problème issu de la langue.

    D’autres facteurs que la langue sont bien plus prégnants : répartition d’allochtones de première et seconde génération (en Belgique : 24% d’allochtones 1er et 2è génération confondues chez les francophones ; 8 % chez les néerlandophones. Je cite toujours de tête, donc risque de petites erreurs), politique du redoublement, problème de filières (orientation), francophones qui font moins d’efforts que les autres et sont moins sérieux (je l’expliquerai dans un autre article), vision de l’erreur (culturellement, l’erreur est considérée comme une faute chez les francophones ; comme une étape nécessaire chez les autres, donc les francophones osent moins répondre aux évaluations que les autres) etc. Trop de facteurs à énoncer.

    Mais surtout : la Flandre, les pays anglophones et les pays asiatiques ont fait le choix de baser leurs pratiques pédagogiques sur la compétence, à savoir que l’école poursuit une mission utilitariste. Les élèves sont considérés comme des outils que l’on prépare pour le marché du travail. Ils adoptent une pédagogie applicative.

    Le modèle français (et plus largement francophone) considère l’accès à la connaissance comme un moyen de se réaliser et méprise la vision utilitariste. En cela, elle est d’origine humaniste. Les pratiques pédagogiques dans le secondaire inférieur (le collège en France) sont essentiellement applicatives (on demande aux élèves d’appliquer) alors que dans le secondaire supérieur, elles sont plus explicatives (on demande d’expliquer, de démontrer) que dans le secondaire inférieur.  

    Aucun système n’est supérieur à l’autre ; ils sont d’essence différente. D’ailleurs, ceux qui ont poursuivi leurs études dans le système francophone trouvent du travail dans les pays à système anglophone ! J’affirme même, que parce que le modèle francophone est plus académique que l’anglophone, les francophones sont très recherchés pour les tâches complexes.

    Les évaluations internationales sont fabriquées par les tenants de l’utilitarisme, de l’application. On compare donc un kilo de plume avec un kilo de plomb. Les chiffres que l’on agite comme un chiffon rouge cachent la réalité. Derrière tout cela, il y a une ambition politique de ne proposer qu’un seul système. Un système qui fait des élèves de gentils robots au service du dieu Economie.

    Je n’ai plus le temps de développer. Je dis juste qu’il faut faire attention avec ces effets d’annonce, et voir dans le détail. Or, on s’aperçoit que les écarts, quartiles par quartiles, sont très négligeables ! Ce qui signifie que même un modèle académique peut réussir dans une société dominée par le modèle utilitariste. Encore une fois, les francophones qui trouvent du travail à l’étranger en apportent la preuve.


    Cordialement

  • Par Krokodilo (---.---.---.119) 3 octobre 2008 11:11
    Krokodilo

    Article obscur, parsemé de sous-entendus, je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
    "le fait qu’une norme d’écriture très particulière régentant notre langue a dû logiquement induire une mentalité un peu particulière pour les relations sociales et politiques, une mentalité qui fait la part belle à la manipulation, au bluff, au mensonge, aux esbroufes et à l’agitation impuissante."

    Le français favoriserait le bluff et le mensonge ? Vous avez probablement raté la guerre d’Irak , basée des mensonges gros comme des centrales nucléaires ?
    Expliquer les revenus supérieurs des Flamands en Belgique ou les avantages des anglophones au Québec par des faiblesses de la langue française, c’est écarter d’emblée toute raison d’ordre politique ou social !

    Par ailleurs, j’ai fait récemment un article sur la réforme de l’orthographe de 1990, dommage que vous n’y ayez pas participé, même si je ne plaide que pour une réforme modérée, contrairement à vous.
    http://www.agoravox.fr/article.php3...


  • Par pseudo (---.---.---.228) 3 octobre 2008 16:15
    pseudo

    Dans le même genre je connaissais :

    Tous les chats sont mortels
    Or Socrate est mortel
    Donc Socrate est un chat

    Et maintenant nous avons /

    Les canadiens francophones sont ignares
    Or Ils parlent tous français
    Donc parler français rend ignare

    CQFD

    Quelle brillant syllogisme  !

    On attend avec impatience la prochaine démonstration. Avec les fils d’ouvriers peut-être ? Je suis sûre qu’ils sont moins nombreux à avoir le bac que les fils de cadre supérieur...

     smiley

  • Par faxtronic (---.---.---.45) 3 octobre 2008 13:16
    faxtronic

    Encore un con qui dessert la cause qu’’ il defend. Mais qu’’ il est con cet article 

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