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Accueil du site > Actualités > Société > Chiffres scientifiques sur les violences sexuelles sur mineurs dont (...)

Chiffres scientifiques sur les violences sexuelles sur mineurs dont l’inceste

A la suite de l’article du Figaro sur l’enquête IPSOS/AIVI concernant l’inceste, je souhaite préciser quelques chiffres scientifiquement établis, et fiables.

RAPPORT PINHEIRO ONU 2006 VIOLENCES SUR LES ENFANTS
http://www.violencestudy.org/IMG/pdf/French.pdf

La violence sexuelle au sein des foyers est de plus en plus reconnue. Il est ressorti d’un examen des études menées dans 21 pays (développés pour la plupart) que 7 % à 36 % des femmes et 3 % à 29 % des hommes avaient été victimes de violences sexuelles durant l’enfance et la majorité des études ont révélé que le taux de maltraitance des filles était de 1,5 à 3 fois supérieur à celui des garçons.

Guide OMS 2007 prevention de la maltraitance sur les enfants : selon des études effectuées dans le monde entier, environ 20 % des femmes et 5 % à 10 % des hommes déclarent avoir été victimes de violence sexuelle étant enfants.

Pr. Jean-Yves Hayez, lors d’un colloque au Théâtre de Poche à Uccle : " Si nous estimons à 10 ou 15 % le nombre d’enfants victimes d’abus sexuels en Belgique, cela nécessiterait des hopitaux grands comme des villes entières pour soigner ces enfants. Mais aussi des prisons psychiatriques pour soigner les prédateurs, elles aussi grandes commes des villes entières. Économiquement et financièrement impossible et impensable : alors on étouffe tout !

La moitié des violeurs d’enfants ou d’adolescents sont aussi mineurs, selon les statistiques pour 2007 publiées par le groupe de protection de l’enfance de Zurich. En 2005, ce taux était encore de 25%.

"A contre-coeur - A contre-corps Regards pluriels sur les abus sexuels d’enfants" Dr D.S. Halpérin Les Editions : Médecine et Hygiène (Genève) - 1997. Sur 1’116 adolescents participants à l’étude, 192 filles (33.8%) et 60 garçons (10.9% )ont rapporté au moins un abus sexuel. Parmi eux, 122 filles (63.5%) et 25 garçons (41.7%) en ont parlé à quelqu’un.

 D’après l’enquête ENVEFF faite en l’an 2000, our 60 millions que regroupe la France métropolitaine, si on compte 6 % de victimes d’abus sexuels incestueux, ce qui est le plus bas de la fourchette, cela fait au moins 3 Millions six cent mille victimes ; les agresseurs se comptent donc plus probablement en millions Qu’en centaines de milliers.

http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/conf&rm/conf/confvictime/experthtml/hayez.html
conférence de consensus sur les agressions sexuelles france 2003.

Les violences sexuelles concernent plus souvent les enfants de moins de 9 ans (45%), avec une proportion plus marqués pour les 3 – 6 ans qui sont désignés dans 22% des cas.

MALTRAITANCES SEXUELLES PENDANT L’ENFANCE
L’ensemble de ces études définissent, en Europe, pour les filles des taux qui s’étagent de 6,8% (Pedersen, 1995 ) à 33,8% (Bouvier, Halperin et al., 1999) et pour les garçons de 4,6% (Jaspard et al., 2000) à 10,9% (Bouvier et al., 1999). Les études nord-américaines et canadiennes corroborent peu ou prou ces chiffres, avec souvent des taux moyens plus élevés que les nôtres. 

http://www.laprovence.fr/articles/2007/06/19/75687-UNKNOWN-Un-reseau-contre-la-maltraitance.php

Publié le mardi 19 juin 2007 à 05H32

Un peu plus de 1000 signalements d’enfants répertoriés, en 2006, sur l’ensemble du Vaucluse

En 2000, les chiffres de la maltraitance sur mineur en Vaucluse indiquent que dans 46% des cas, les pères sont responsables contre 25% les mères et 9% les beaux-pères.


http://aivi.org/modules.php?op=modload&name=Downloads&file=index&req=viewdownload&cid=6

L’Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et
de négligence envers les enfants
Printemps 2001 :
Les cas corroborés d’abus sexuel se répartissaient ainsi :

- attouchements et caresses (68 % des cas d’abus sexuel)

- relation sexuelle et tentative d’avoir une relation sexuelle (35 %)

- exhibitionnisme (12 %)

Institut national d’études démographiques (Ined) 2006 France 12,9 % des femmes et 4,1 % des hommes rapportent des attouchements, souvent survenus avant l’âge de 11 ans. En général suivis d’une tentative de viol.

Jean-Pierre Escarfail, président de l’Apacs(Association pour la protection contre les agressions et les crimes sexuels), in QUOTIDIEN : mercredi 10 octobre 2007
motif d’incompréhension et de colère pour les victimes : la correctionnalisation des viols. Sur 10 000 plaintes, plus de 6 000 voient l’auteur identifié et jugé : 1 600 aux assises, le reste en correctionnelle. La transformation d’un crime en délit n’est-elle pas un déni de justice entraînant de lourdes conséquences pour la victime : négation par la société de ce qu’elle a subi, moindre préjudice ?

ETC ETC

LES CHIFFRES SCIENTIFIQUES IL Y EN A PLETHORE, ET LES SCIENTIFIQUES ET SOIGNANTS LES CONNAISSENT : MAIS LE TABOU FONCTIONNE ET L’OPINION PUBLIQUE LES IGNORE.


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38 réactions à cet article    


  • Philou017 Philou017 29 janvier 2009 16:01

    Merci pour cet article bien plus objectif et sensé que l’autre qui parait aussi aujourd’hui.

    Pr. Jean-Yves Hayez, lors d’un colloque au Théâtre de Poche à Uccle : " Si nous estimons à 10 ou 15 % le nombre d’enfants victimes d’abus sexuels en Belgique, cela nécessiterait des hopitaux grands comme des villes entières pour soigner ces enfants. Mais aussi des prisons psychiatriques pour soigner les prédateurs, elles aussi grandes commes des villes entières. Économiquement et financièrement impossible et impensable : alors on étouffe tout !

    C’est pour cela que je pense que la solution de ces problemes ne passe pas en premier par le judicaire. de toute façon, les tribunaux sont sur-encombrés et les prisons débordent.

    Ces problemes viennent de déséquilibres profonds dans la société. Ils sont le résultats de grandes périodes d’obscurantisme et de repression sexuelle. Ils sont le résultat de gens frustrés, qui vivent mal, d’une société qui véhicule nombre d’interdits et d’hypocrisie, où les hommes et les femmes ne se parlent pas assez, où les problemes amenent souvent à la haine et au conflit. Bref une société qui manque profondément d’amour.


    • Thierry Zureck 17 mai 2013 09:48

      @ Philou017

      D’autant que des tarés congénitaux, amateurs de chair fraîche, se bousculent déjà au portillon de l’indécence et de l’amoralité : en tous points conforme à l’actuelle politique de bas étage conduite par des branquignoles socialistes sans conscience. Voir, nous sommes en 2013, le mariage pour tous, la PMA... etc.

      Vous parlez d’amour, ce qui est tout à votre honneur... Personnellement, j’y adhère plein pot !

      Sauf que, demain, peut-être, nombre d’enfants marchandisés - devenus alors objets de maquignonages divers, seront exposés à la dépravation des plus fêlés et disponibles à de monstrueuses ventes publiques sur tous les étals de la convoitise sexuelle.

      Très bientôt - et à ce train là, toute conscience remisée sur les rayons d’un mercantilisme faisandé, gageons que les ventres à louer ; alignés sur la corruption morale de ce temps, ne manqueront pas d’alimenter les « stocks »...


    • aquad69 29 janvier 2009 16:16

      Bonjour Aude Guignard,

      l’étude que vous mentionnez paraît pertinente et, si les chiffres indiqués décrivent une situation réelle, ils sont préoccupants, assurément.

      Mais, à en prendre connaissance aujourd’hui, je me pose deux questions : 

      1) Est-ce nouveau, ou celà a-t-il toujours existé ?

      2) Pourquoi soulève-t-on maintenant le problème et pourquoi le Figaro a-t-il choisi précisément cette période pour sortir son reportage ?

      Celà aurait-il un rapport avec les évènements économiques actuels et les risques d’explosions sociales, et nous inciterait-on à porter ailleurs notre attention ?

      Quoiqu’il en soit, très rapidement, si je me fonde sur le chiffre de trois millions six cent mille victimes que vous mentionnez, celà laisserait croire qu’il existerait à peu près autant d’agresseurs sexuels dans ce pays.

      Si je croise celà avec l’autre article d’aujourd’hui sur Avox qui traite du même sujet, et qui appelle à développer encore le pénal en la matière, j’en conclus donc que l’effort de construction de prisons supplémentaires par notre gouvernement est méritoire et justifié !

      Et devant le tableau que dessinent vos chiffres, ne serait-il pas pertinent de mettre systématiquement toutes les parents de ce pays sous surveillance, voire d’interdire peu à peu toute vie en famille ?

      L’élevage et l’éducation de nos enfants pourraient-être tellement mieux exercés par une structure d’Etat dédiée, industrielle, et composée de professionnels, plutôt que laissés à des milieux familiaux malsains, opaques, et tellement dangereux .

      Et d’ailleurs, pourquoi une structure d’Etat ? Le multinationales privées nous offriraient des potentiels encore plus immenses...

      Bon sang, mais c’est bien sûr ! La voilà, la solution à la crise...

      Thierry


      • aude.guignard 29 janvier 2009 19:10

        Bonjour aquad69

        1/ n’ayant pas vécu sous Louis XIV ni Vercingétorix, je ne peux vous répondre sur le problème de savoir s’il en a toujours été ainsi.Ce qui est tout à fait vrai, c’est que le périmètre de l’inceste (qui commet un inceste, soit une agression sexuelle intrafamiliale sur mineur/qui commet une agression sexuelle extrafamiliale) varie d’une culture à l’autre selon les règles de parenté, et de majorité sexuelle.
        2/ Le Figaro a sorti son article ce jour là pour être synchrone avec la remise du rapport de la Mission parlementaire sur l’inceste, et coller à l’actualité.
        Je peux vous assurer que cela n’a rien avoir à ma connaissance avec les risques d’explosion sociale, pour ce coup là. 
        Il ne s’agit pas de détourner l’attention de la part du gouvernement, il s’agit du résultat d’une lutte de longue haleine des associations spécialisées, commencée il y a déjà des années, et ponctuées par les promesses de deux gardes des Sceaux, et une mission Raffarin sur l’introduction de l’inceste dans le Code Pénal. Mais vous n’étiez en aucune manière tenu d’être au courant de cela, la lutte contre l’inceste étant un travail de l’ombre, en raison du tabou : donc vous cherchez une raison plausible en fonction de vos connaissances, ce qui est tout à fait légitime.
        De toute manière l’attention envers les victimes d’inceste ne durera pas assez longtemps pour être un moyen significatif de lutte contre la crise ! (hélas !)


      • antireac 29 janvier 2009 19:45

        L’inceste à toujours existé , existe et exitera sans doute toujours...

        Certaines civilistions ont su palier à ce problème en créeant des lois sacrées (les tabous) qui fonctionnaient plutôt bien.

        Des nos jours ce problème ressurgit en plein jour uniquement grâce à la puissance des média





      • Céphale Céphale 30 janvier 2009 08:57

        Témoignage personnel

        J’ai connu il y a une dizaine d’années un jeune couple avec 2 enfants. La mère avait été violée par son père pendant une grande partie de son enfance, et la fille de 13 ans avait été violée par son grand-père, le même homme, l’année précédente. La grand-mère savait, mais elle a fermé les yeux.

        Ils ont porté plainte pour la petite fille, pas pour la mère car il y avait prescription.

        L’affaire a traîné deux ans, puis s’est terminée par un non-lieu. Le frère du violeur était un artiste connu, protégé du président de la République. Le violeur lui-même était honorablement connu dans les beaux quartiers parisiens. En est-ce la raison ?


      • appoline appoline 29 janvier 2009 18:09

        Nous ne pouvons connaître les chiffres réels de ce fléau. Dans certaines régions reculées où la consanguinité a fait rage, c’est monnaie courante de coucher avec sa fille et rien ne se dit, rien ne filtre. Par contre, ce qui surprend, c’est le nombre de gamins placés en IME puis en CAT.
        Même en zone urbain, beaucoup ne parlent pas. Alors les chiffres en amont du tribunal, je n’y crois pas trop.


        • aude.guignard 29 janvier 2009 19:19

          bonjour appolline, vous posez un réel problème. Cependant les très nombreux scientifiques qui se sont penchés sur la question ont su poser des jalons, tourner longuement autour de cette question, et la résoudre en grande partie, par divers moyens scientifiques : comparaison des chiffres des tribunaux, des chiffres de la police, des chiffres des services sociaux de protection de l’enfance, des chiffres médicaux, comparaison avec les résultats des enquêtes de victimation, recoupement entre diverses sources.
          Il est tout à fait vrai que l’inceste est commis dans tous les milieux sociaux, les pervers des milieux aisés sachant mieux se protéger peut-être en face de la machine judiciaire, grâce à leur éducation juridique et à leurs capacités financières à payer de bons avocats pénalistes, face à une victime traumatisée, habituée depuis l’enfance à l’impuissance face à l’adulte incestueur, et ne sachant où s’adresser pour se faire entendre.
          Pour le silence familial autour des cas d’inceste, il est connu que dans 90% des cas, la famille fait taire la victime, et/ou l’expulse , la laissant complètement isolée et démolie.


        • Thierry Zureck 17 mai 2013 10:23

          @aude.guignard

          Perversité familiale et machiavélisme sans frontières...

          L’exemple, parfois, vient de haut. Combien d’hommes politiques, d’écrivassiers de tout poil, notoirement connus, passent au travers de la « passoire » du deux poids, deux mesures judiciaire ?

          Le critère absolutoire : le « Fric » et le Pouvoir ! Vous avez raison de le souligner.


        • Fergus fergus 29 janvier 2009 18:47

          Une question n’est pas abordée dans l’article : les milieux sociaux concernés.
          Sauf erreur de ma part, je crois, hélas !, que TOUS sont touchés par ce fléau, comme j’ai pu le constater à travers les témoignages de professionnels et de familles d’accueil d’enfants de la DDASS.
          Cela démontre qu’il ne s’agit pas d’un problème d’éducation, et donc pas d’une question d’obscurantisme comme le dit Philou, mais d’un problème de construction psycho-affective infiniment plus difficile à solutionner car il touche au plus profond de l’individu.


          • aude.guignard 29 janvier 2009 19:30

            Bonjour Fergus, vous avez tout à fait raison, je n’ai pas cité de chiffres ni d’études sur la question. Cependant toutes les études et enquêtes aboutissent au résultat suivant : l’inceste est commis dans tous les milieux (voir mon commentaire à appoline) . Les personnalités des pervers-ses pédophiles (qu’ils-elles soient intra ou extrafamiliaux) sont souvent proches de celles des gens qui aiment le pouvoir, car l’inceste est d’abord et avant tout un abus de pouvoir sur un être faible l’enfant. 

            je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait qu’un-e pédophile s’est construit sa personnalité psycho affective de manière viciée, il faut généralement trois générations pour qu’un inceste soit commis : l’enfant incesté, l’incestueur-e adulte, et les parents qui ont élevé de manière dysfonctionnelle l’incestueur-e, et l’ont modelé -e en pervers. Si l’incestueur est un-e cousin-e ou un -e membre de la fratrie de la victime, deux générations suffisent , bien entendu. Mais même dans ces cas là, si on cherche, on va trouver bien souvent que les parents eux même sont très probablement victimes de la génération d’au dessus. L’inceste existe car les familles sont dysfonctionnelles de manière transgénérationnelle. (je ne parle PAS d’hérédité, mais de transmission d’une génération à l’autre des troubles de la personnalité).


          • Philou017 Philou017 29 janvier 2009 19:35

            La construction psycho-affective devrait selon moi faire pleinement partie de l’éducation des jeunes. Elle devrait même en être la trame principale, au lieu de les abrutir de données assis sur des banc d’école.

            La peur de l’autre (homme-femme), la repression sexuelle sont des signes d’obscurantisme qui ont fait pas mal de dégats ces deux derniers siecles. Et la qualité de l’ééducation n’a strictement rien à voir avec le niveau social. Les névroses se trouvent et se transmettent dans tous les milieux.
            Les parents transmettent immanquablement certaines de leurs névroses à leurs enfants, consciemment ou inconsciemment.


          • aude guignard 17 mai 2013 12:28

            c’est tout à fait exact : tous les milieux sont concernés, et les deux sexes également. parmi les auteurs de violences sexuelles incestueuses les victimes citent leur mère dans 15 à 18 % des cas. mais le chiffre officiel tourne autour de 2 % de femmes criminelles ; plusieurs écrits et colloques récents ayant attiré l’attention là dessus, ce chiffre officiel va certainement croitre, car les personnels vont prendre cronscience que la mère n’est pas toujours une sainte. et les mères ne violent pas que leur garçon ! les grands mères et les grandes soeurs sont aussi citées comme auteurs de violences sexuelles par les victimes. ce qui n’entre pas facilement dans la conception des policiers, des magistrats ni des personnels sociaux. 


          • christel christel 10 février 2015 19:46

            Bonjour, personnellement ,j’ai été abusée par mon frère qui est mon ainé de 3ans et demi, à partir de l’âge de 8 ans jusqu’à 15 ans, il était mineur quand il a commencé, cela a été miminisé par la famille , de plus en parrallèle ,j’ai régulièrement été agressée sexuellement par le fils d’une amie de la famille, quand cela s’est su , ma mère a eu pitié de son amie, et donc pas de plainte. Difficile pour moi d’en parler en famille, dois je en parler à ma belle soeur ? celle ci a beaucoup de problème avec mon frère du fait de son immaturité toujours présente, j’ai des réactions bizzarre pour eux, mais trop dur de parler de çà car ,cela va etre resentis comme une violence . Si j’en parle à ma mère elle va culpabilisé et avoir une réaction de colère ! Ce qui me fait peur car elle a des problèmes de coeur, je suis dans une impasse, et ne sais plus quoi faire, cordialement à tous ! Christel


          • biotope 29 janvier 2009 18:56

            Je m’étonne, sans m’étonner, de ne pas voir mentionné les mutilations génitales rituelles, notamment la circoncision.

            Ou bien faudra-t-il cesser de parler de violence sexuelle quand l’enfant violenté aura été anesthésié avant d’être sexuellement abusé ?

            Suffit-il d’anesthésier une femme pour pouvoir lui fracasser la tronche ?

            Non ? Pourtant n’importe quel perverse peut traiter le sexe de « son fils » de laid, de sale, de puant, d’impur, avant de demander à un type de l’amputer d’un de ses parties que nul n’ose enlever aux filles.

            Donc voilà, quand j’assiste à cette mascarade de la violence sexuelle faite aux enfants, je n’ai que mépris pour tous ceux qui ne voient pas l’utilité ou la justification d’ajouter le crime de circoncision. Mais peut-être ces individus considèrent-ils que sodomiser un enfant n’est rien d’autre qu’une mesure hygiénique comme le moucher.


            • Fergus fergus 29 janvier 2009 19:13

              Vous mélangez les problèmes, Biotope. La circoncision, l’excision ou l’infibulation sont des pratiques à caractère rituel (vous l’avez souligné vous-même) qui n’ont rien à voir avec des pulsions sexuelles et des rapports imposés à ses propres enfants.
              Cela n’enlève rien à la barbarie de l’excision ou de l’infibulation, le plus souvent pratiquées à vif sur des fillettes, mais qui sont hors du sujet traité ici.


            • antireac 29 janvier 2009 19:53

              L’inceste à probalement était aussi un rituel .
              Dans certaines civilisations il suffit de se pencher sur contes iranien comme Mille et et une nuits par exemple.


              • biotope 29 janvier 2009 21:37

                C’est le cas, par exemple en Inde, où les adolescentes sont dépucelées par des prêtres hindou. officiellement c’est désormais interdit, mais cela se pratique encore. les gens le savent mais se taisent.

                et que je sache, les réseaux pédos sont des réseaux rituels, où les viols d’enfants sont ritualisés. les gens qui font ça, y compris dans les « familles », procèdent par actes rituels, compulsifs pour exorciser quelque chose (leurs abus personnels, etc.), pour se donner une dose quotidienne ou hebdomadaire de « pouvoir » (sur personne soumise, faible). etc.

                boire un café, aller au ciné, aller aux putes, tirer son coup... ne sont-ce pas des actes rituels pour la plupart des gens ?


              • Fergus fergus 30 janvier 2009 08:19

                L’écrasante majorité des actes d’inceste n’a strictement rien à voir avec les réseaux pédophiles et ne répond donc à aucun rituel alibi.


              • masuyer masuyer 30 janvier 2009 09:06

                Fergus,

                je vous trouve bien patient de répondre à ces deux crétins, qui un peu embêtés par le sujet essaie de détourner l’attention en distillant leur petite prose raciste. "Les pédocriminels c’est les autres, rien de ca chez nous". Pathétique smiley


              • aude.guignard 30 janvier 2009 09:20

                Vous avez tout à fait raison ! commis en secret derrière la porte close du foyer, il est beaucoup plus difficile à repérer et à prouver que les actes commis en réseau (preuves informatiques, par exemple).


              • antireac 30 janvier 2009 12:11

                @ mas...

                En matière de prose raciste je crois que tu connais un rayon

                Cest l’histoire de la paille et de la poutre


              • masuyer masuyer 30 janvier 2009 13:00

                Oui j’en connais un rayon. Mais as-tu des exemples mon petit supereac ?


              • biotope 30 janvier 2009 18:50

                on peut aussi dire qu’il n’y a pas de rituel dans les formes contemporaines de circoncision. les demandeurs agissent sous le coup de pulsions ; pulsion de mort. leur comportement est induit, soit pas la propagande, soit par la haine de l’autre sexe, par le désir féministe de revenche sur le mâle, le désir de pouvoir, etc.

                rituel ou pas, il s’agit d’une démarche malsaine. et voir avec quel mauvaise foi nombre d’idiot-es, de pervers-es, se plaisent à surfer sur le monothéisme pour justifier l’amputation de garçons qui ne st même pas adeptes du monothéisme, en arguant de prétexte hygiéniste, culturel (« les américains le font »), etc. est plus que douteux.

                les femmes entretiennent volontiers la bestialité humaine, notamment celle des « hommes ». il n’est que justice que cette bestialité se retourne contre elles.


              • biotope 29 janvier 2009 21:20

                « ous mélangez les problèmes, Biotope. La circoncision, l’excision ou l’infibulation sont des pratiques à caractère rituel (vous l’avez souligné vous-même) qui n’ont rien à voir avec des pulsions sexuelles et des rapports imposés à ses propres enfants. »

                et qu’est-ce qui se cache derrière les rituels ?

                et prétendre que les violences sexuelles relèvent de pulsions sexuelles, c’est de pas connaître le sujet.

                les mutilations génitales rituelles, comme les autres agressions sur les organes génitaux, relèvent d’une volonté de négation de la personne, de domination, d’atteinte à la personnalité, à l’intégrité physique et morale, etc.

                je ne prétends pas être un expert mais acceptez l’idée que vous avez besoin de reconsidérer votre conception de l’agression sexuelle.

                avant que la chose publique ne déclare la négligence, l’abandon, le manque de soin, comme de la maltraitance, vous auriez sans aucun doute dit qu’il ne s’agit pas de violence comme des coups, et pourtant les effets sont identiques.

                il en est de même pour la circoncision.

                les abrutis répètent à l’envie qu’il n’y a pas d’effets négatifs visibles à la circoncision, mais ces effets sont pourtant flagrant : ils sont ceux qui plongent le monde dans la barbarie, la perversité, la bestialité sanguinaire.

                J’ai dit ce que je voulais dire. Il est vain de chercher à faire comprendre. Pour comprendre ce que l’on ne comprend pas, il faut accepter de sortir de soi, de son histoire, et se mettre à la place des autres. Peu nombreux st ceux qui sont disposés ou capables de faire cela. Plus nbreux st ceux qui se contentent d’appréhender les choses intellectuellement. Et ils croient ainsi comprendre, mais ils ne comprendre rien.


                • phil2nim phil2nim 30 janvier 2009 06:49

                  Biotope
                  l’article traite de données scientifiques et non de préjugés ni d’amalgames à l’emporte pièces.
                  Pour que votre remarque intéressante soit recevable ; il faut l’ argumenter avec quelques études sérieuses... Parce que là, je comprends pas.


                • biotope 30 janvier 2009 18:55

                  Mouais, des études financées par les coupeurs de verge, ça c’est du sérieux, comme les études de l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique, et autres.

                  le sujet est largement documenté dans le monde médical. cette pratique perdure pour une seule raison : elle est imposée par la violence, l’intimidation, la désinformation, à des personnes en étant de faiblesse physique, morale, mentale, intellectuelle, sociale, financière. cette pratique perdure comme perdure tous les autres crimes.

                  libre à vous de la considérer comme chose à part, la seule et dernière chose qui doit distinguer l’homme et la femme. il y a suffisament de site, de livres, d’articles, qui expliquent les dégâts provoqués par cette pratique. je ne peux que me réjouir que tous ceux qui supporte cette pratique ignominieuse subissent la violence portée par la culture de la circoncision.


                • Romain Desbois 30 janvier 2009 08:05

                  Ha moi aussi je m’étais égaré dans un article qui était censé parler du même sujet mais qui cachait un autre objectif.

                  Merci de votre article objectif.

                  Cependant les chiffres bruts peuvent manipuler hors de leur condition de recueil.
                  Par exemple vous citer les chiffres du Vaucluse tirés d’un journal :

                  "Sur les 1000 signalements d’enfants maltraités répertoriés par le conseil général, en 2006, 20% ont fait l’objet d’une saisine de l’autorité judiciaire, 80% ont été ponctués d’un classement sans suites ou d’une intervention professionnelle dans les familles. Stable par rapport à 2005"

                  Déjà il serait interessant de voir pourquoi seulement 20% des 1000 signalements ont faits l’objet d’une saisine judiciaire ! Est-ce parceque les signalements sont abusifs ou parcequ’une incurie des services sociaux que seuls 200 cas ont abouti à un réglement judiciaire ?
                  Nous savons tous que de plus en plus souvent les juges pour enfant ont à traiter des plaintes injustifiées de parent qui par vengeance ou pour s’approprier l’enfant lors d’une séparation.

                  SI SEULEMENT 200 CAS SUR LES MILLE SIGNALES SONT REELS POURQUOI AFFICHER CE CHIFFRE DE MILLE

                  Plus loin vous signalez une étude canadienne. Celle-ci disent-ils à été réalisée sur une cohorte de CENT VICTIMES !

                  Comment peut-on se fier à des études aussi peu fiable ?

                  Néanmoins vous remarquerez que les chiffres sont stables ce qui ne veut rien dire car signalement ne vaut rélité. juste tout au moins un indice et encore.

                  Mais je pense que les viols d’enfants sont en baisse (pensons aux petits porteurs d’eau du XIXe siècle dont les chroniques de l’époque relatent leur triste condition "de travail")
                  Si la société en parle plus , c’est qu’elle n’accepte plus ce scandale qui naguère était de la sphère privé (il y a trente ans encore , ma mère qui souhaitait signaler le témoignage d’un petit voisin, s’est vu rétorquer par la police qu’"elle (la police) ne se mélait pas des histoires de famille" sic).

                  Les prisons sont de plus remplies par ces pédocriminels, preuve que la société française a décidé de ne plus fermer les yeux. Effet miroir pervers qui donne l’illusion que ces crimes augmentent.
                  Mais la publicité à ces crimes est utile et salutaire car cela envoie aussi le message aux pédocriminels d’occasion (dans le sens l’occasion qui fait le larron) qui peuvent être sensibles et résister à une impulsion passagère. Effectivement si le viol est le plus souvent commis sur un proche , c’est parce que c’est plus facile, parcequ’il y a plus de probabilité lié à la promixité que cette pulsion s’assouvisse avec un proche.
                  Beaucoup hélas de ces viols sont liés à la pauvreté sexuelle que par une perversité. J’écris hélas car celà signfie que la solution est bien plus à notre portée qui n’est pas faite que si c’était tous des malades pervers.

                  en même temps cela reste un espoir, si l’on ne tient pas compte du fait que nombre de violeurs ont été violés dans leurs enfance (je ne sais pas si vraiment on peut se fier à cette info).

                  Avez vous une info là dessus ? (Pardonnez moi mais j’avoue ne pas avoir tout lu vos liens)

                  Pardon pour ce long commentaire.




                  • aude guignard 17 mai 2013 12:17

                    La réponse est la suivante : les signalements sont majoritairement le fait des services sociaux (les 1000 ) ; les réponses à ces signalements (les 80% des mille ) sont faites soit par des procureurs (la justice, car pour qu’il y ait classement sans suite par la justice il faut qu’il y ait eu auparavant saisine de la justice ), soit par les services sociaux eux même (visites dans les familles ).

                    Les signalements ne sont pas établis à la légère par les services sociaux. Ni d’ailleurs par des personnes individuelles. Effectivement les personnes n’ont pas besoin d’apporter la preuve qu’un tel est coupable pour signaler, mais doivent motiver leurs craintes. elles ont besoin de courage pour le faire, car il y a beaucoup de conséquences personnelles graves à la suite d’un signalement.

                     les services sociaux quant à eux sont désespérés pour la plupart de ne pas être suivis par la justice pour les enfants qu’ils signalent au procureur, et qu’ils voient en grand danger. Mais la réponse judiciaire est négative, la raison invoquée la plus fréquente est l’absence de preuves matérielles ;

                    le budget de la justice est tel que les TGI n’ont plus d’argent dès la moitié de l’année. un procureur (perpignan) m’a expliqué en 2007 que sur 60.000 plaintes reçues par son tribunal chaque année, ils étaient obligés de n’en retenir que 6.000, et là encore d’écrémer pour arriver au nombre de 3.500 susceptible de pouvoir être géré par ses services.

                    voilà !

                    quant aux faux signalements, ils sont très peu nombreux. Par exemple : les fausses allégations d’abus sexuel de la part d’un parent sur l’enfant lors d’une séparation conflictuelle, sont d’après les données françaises et internationales comprises entre 7 pour mille et 4 pour cent selon les enquêtes. le syndrôme d’aliénation parentale est une compréhension perverse du fait bien normal que le parent protecteur est mis dans un état desespéré lorsqu’il découvre les abus sexuels commis sur son enfant par son conjoint. Le rapport à l’ ONU de Juan Miguel Petit de la situation française est très clair là dessus. (riche littérature scientifique internationale sur le sujet). D’ailleurs ce symptôme n’en est pas un scientifiquement, il a été refusé par le DSM V : la France est en retard sur les USA là dessus. il faut savoir que ce syndrôme a été construit par un (faux : ancien militaire sans diplôme validé) psychiatre propédophile.

                     

                    pour le nombre de violeurs qui ont été violés dans l’enfance, il s’établirait à environ 30% des cas de violeurs, donc 70% ne reproduiraient pas les violences sexuelles subies.

                    si on cherche les chiffres de récidive, pour un même violeur, il s’établit à 35% des cas environ, mais après une condamnation par la justice, il n’y aurait récidive que dans 13 % des cas (chiffres Dr Coutanceau).


                  • Fergus fergus 30 janvier 2009 08:37

                    A Romain. La différence chiffrée entre les cas de maltraitance signalée et ceux qui donnent lieu à poursuites tient à l’extrême difficulté d’établir la réalité des faits. Et un traitement judiciaire entraîne ipso facto le placement des enfants dans une famille ou une structure d’accueil de la DDASS, ce qui peut également se révèler très pénalisant pour l’équilibre de l’enfant, du moins à court et moyen terme.

                    Il convient donc de choisir, entre deux mauvaises solutions, celle qui paraît la moins traumatisante. Sans doute fut-il voir là l’explication de la prudence des autorités. Et l’affaire d’Outreau n’a fait que renforcer la prudence en la matière. A cet égard, ma soeur et mon beau-frère qui peuvent accueillir 5 enfants de la DDASS ont régulièrement en charge des enfants victimes d’inceste ou de maltraitance et je peux vous affirmer, pour avoir été en contact avec ces enfants, qu’il n’existe pas deux cas identiques.


                    • Fab 30 janvier 2009 11:27

                      juste une petite question en passant.

                      En parlant d’inceste en ce moment, on fait évidemment référence à des abus sexuels sur mineurs pas ascendant.

                      Cependant si on prends la définition basique, l’inceste concerne des relations sexuelles entre personnes de la même famille. Hors, deux majeurs consentants peuvent avoir des relations sexuelles, ce n’est dans ce cas à prioris pas illégal.

                      N’y a t-il pas une erreur linquistique à forcemment associer l’inceste à un abus sur mineur ?



                      • faxtronic faxtronic 30 janvier 2009 12:02

                        oui, il y a un abus. Ce qui revoltant c est l abus sur personne par autorite, et specialement par autorite parentale, pas que les victimes et les boureaux soient apparentes.

                        Neanmoins, il est toujours bon de connaitre les chiffres miroirs de notre societes, pour pouvoir l ameliorre. D ici a vouloir foutre en prison 10% ou plus de la population, il y a un pas qu il ne faut pas franchir.


                      • masuyer masuyer 30 janvier 2009 13:48

                        Ben alors un grand gars viril comme toi devrait se réjouir de la circoncision. Ta victoir sur les "allogènes" sera d’autant plus facile !!!

                         smiley smiley


                      • masuyer masuyer 30 janvier 2009 16:01

                        Tiens Shaw,

                        j’ai trouvé ca ici  :

                        " la différence de couleur n’est que la manifestation physique du contraste qui existe entre deux modes de vie inconciliables, entre la barbarie et la civilisation, entre le paganisme et le christianisme... ", justifie, en 1948, le chef du gouvernement sud-africain.

                        C’est dingue comme cela ressemble à des trucs que l’on peut lire sur les fils


                      • oncle archibald 30 janvier 2009 12:52

                        Vous indiquez : "La moitié des violeurs d’enfants ou d’adolescents sont aussi mineurs, selon les statistiques pour 2007 publiées par le groupe de protection de l’enfance de Zurich." Compte t-on dans les chiffres de l’inceste les "jeux d’enfants" un peu poussés entre cousins ou entre frère et soeur et ou se situe la frontière entre l’inceste forcé et le jeu un peu "poussé" qui pourrait plutot ressembler à des travaux pratiques de l’éducation sexuelle ... 


                        • aude guignard 17 mai 2013 12:22

                          non, on ne compte pas dans ce chiffre les jeux du docteur.

                          il y a violences sexuelles lorsqu’un enfant n’est pas consentant, me^me s’il est incapable de dire non, à cause de la sidération et de la paralysie qui l’envahit dan scette situation particulièrement traumatisante à laquelle il ne comprend rien, n’étant pas suffisamment mature ( pour le viol, le traumatisme est classé dans la même catégorie que les camps de concentration traumatisme de classe 1 )


                        • aude guignard 30 janvier 2009 18:47

                          Pour que les choses soient claires, je me dois de souligner combien ces chiffres tirés d’enquêtes scientifiques confortent très largement les chiffres du sondage IPSOS/AIVI, qui leur sont d’ailleurs généralement inférieurs : alors que certains les mettent en doute, pensant que les chiffres IPSOS/AIVI sont surévalués ! Le mérite du sondage IPSOS/AIVI est d’avoir, avec une méthodologie sérieuse, donné les premiers chiffres français.
                           


                          • Naja Naja 1er février 2009 01:17

                            Merci Aude pour ces références.

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