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Accueil du site > Actualités > Société > Les banques : jusqu’à l’écœurement

Les banques : jusqu’à l’écœurement

D’agissements malhonnêtes en escroqueries organisées, les banques se croient tout permis en toute impunité. Pourquoi se gêner ? De toute façon, c’est l’Etat actionnaire qui paie.

Depuis deux semaines, il ne se passe pas une journée sans que émerge un nouveau scandale financier. Des bonus réservés à ses traders par BNP Paribas aux investissements de ce même banquier dans le système Madoff, en passant par les prêts sans contrepartie accordés à eux-mêmes par les administrateurs de Kaupthing… Sans oublier l’interminable saga Fortis. Jusqu’où peut-on aller trop loin ? Ce devait être la fin d’une époque, la fin d’un système sans queue ni tête, bref, la fin de la bulle spéculative qui avait mené les banques à la ruine, contraignant l’Etat à sortir des milliards de son chapeau pour sauver l’épargne des honnêtes gens. Mais voilà : comme lors des élections, les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Et ceux qui ont cru les promesses de moralisation des banques en sont aujourd’hui pour leurs frais.

L’assourdissant silence de l’Etat belge

Le « Fortisgate » n’est pas fini, loin s’en faut. L’inculpation de la juge Schurmans et la mise en cause d’Ivan Verougstraete, deuxième président de la cour de Cassation, en témoignent. Aux Pays-Bas, des investisseurs floués ont déposé plainte au pénal contre les anciens patrons de la banque, Maurice Lippens, Jean-Michel Votron et Michel Mittler. Dans cette ambiance survoltée, on apprenait jeudi dernier que BNP Paribas, désormais propriétaire de Fortis Banque, promettait une enveloppe de 1 milliard d’euros à ses (très) chers traders – ceux-là même par qui la crise financière est arrivée. Or, cette banque a reçu une aide de 5 milliards de l’Etat français, sans même évoquer les 12 milliards mis par l’Etat belge dans la recapitalisation de Fortis, entré dans le giron du banquier français. Alors que des petits épargnants ont tout perdu dans la crise, principalement à cause de l’activité spéculative dont les traders sont les opérateurs, alors que des dizaines de salariés perdent leur emploi, alors que les caisses des Etats sont vides et que la solidarité sociale est remise en cause, est-il concevable d’assister sans hurler à une telle annonce ? Si BNP fait des bénéfices, ne devrait-elle pas commencer par rembourser l’Etat ? Et à verser des dividendes à ses actionnaires de référence, dont l’Etat belge - qui a avancé pour Fortis le double de ce qu’il en a reçu ? Au Cabinet du ministre des Finances, on « ne souhaite faire aucun commentaire ». Et de renvoyer aux services du Premier ministre, qui sont aux abonnés absents. Dommage, c’aurait pu être intéressant. Cela témoigne pour le moins d’un certain embarras. Un Etat ne s’improvise pas acteur capitaliste du jour au lendemain…

« Fortis, quel beau cadeau ! »

Du côté de Me Mischael Modrikamen (photo), le défenseur emblématique des petits porteurs Fortis, on préfère rappeler que cette dernière a rapporté 261 millions de bénéfices à BNP au cours du dernier trimestre, « Très proche des rentabilités prévues dans l’optique du stand alone », précise l’avocat. Et d’y voir une confirmation du « Beau cadeau offert par le gouvernement et le Conseil d’administration de la banque à BNP Paribas, qui a fait une très bonne affaire – contrairement aux actionnaires ! ». En ce qui concerne les bonus, Me Modrikamen se veut plus nuancé : « Evitons les discours populistes… Le problème est plus vaste. Les bonus récompensent les bénéfices, mais aussi la prise de risque. Ce qui est choquant, c’est que l’activité à risque se greffe sur l’activité bancaire, alors qu’il faudrait que ces deux métiers soient séparés. C’est ce qu’on a fait en 1935, pour éviter que le marché spéculatif ne mette en péril les banques » - dont le métier est le crédit et l’épargne. Me Modrikamen ne veut apparemment pas prendre le risque d’un discours anti-capitaliste, admettant toutefois qu’il est « bizarre de distribuer des bonus aux traders alors que les garanties d’Etat n’ont pas été remboursées » et, répondant à notre question, qu’aux yeux des contribuables, les banques sous perfusion ne devraient pas agir de la sorte. 

La BNP, complice d’escrocs internationaux

Dans son édition du 29 juillet, le journal en ligne français Mediapart.fr révèle que BNP Paribas a investi, sans les prévenir, l’argent de ses riches déposants dans un fonds géré par… Madoff ! Oui, celui-là même qui vient d’écoper de 150 ans de prison après avoir monté l’escroquerie du siècle portant sur 50 milliards de dollars… Une info que la presse belge n’a pas relayée, on se demande bien pourquoi. Car, faut-il le rappeler, l’Etat belge est actionnaire de référence de cette banque qui gonfle ses bénéfices en trompant ses clients ! Les faits interpellent : en 2007 et 2008, des Français fortunés ont demandé à BNP Paribas de leur trouver un bon placement pour des montants relativement élevés, de l’ordre de 500.000 à 700.000 euros. L’enquête de notre confrère démontre de façon limpide que la souscription faite par BNP (via sa filiale BNP Paribas Services Luxembourg) auprès de la Sicav de droit luxembourgeois Luxalpha était assortie d’une clause de non responsabilité. Autrement dit, les déposants n’avaient aucun recours en cas de problème. Ce dont BNP s’est bien gardé de les informer en leur faisant signer, avec un cynisme confondant, ce placement suicidaire. Et ce qui devait arriver arriva. Certes, BNP Paribas n’était pas censé savoir que Luxalpha allait réinvestir cet argent dans un mystérieux fonds implanté à Tortola, dans le paradis fiscal des Iles vierges britanniques, et que ce fonds était l’une des tentacules de la pieuvre Madoff… Mais la seule clause de non responsabilité aurait dû inciter le banquier à avertir ses clients d’un risque qu’ils ignoraient. Il ne l’a pas fait et les investisseurs, ruinés, attaquent à présent Luxalpha via le cabinet international d’avocats Orrick Rambaud Martel, bien connu dans la haute finance. On est curieux de voir si cette affaire remontera jusqu’à BNP Paribas...

Criminels en col blanc

Comme si cela ne suffisait pas, on apprenait en début de semaine dernière que, peu avant la faillite de la banque islandaise Kaupthing, les administrateurs se sont prêté à eux-mêmes et à leurs petits camarades de jeux (financiers) des sommes rondelettes, sans aucune contrepartie ni caution. Les clients belges de la filiale luxembourgeoise, qui ont cru tout perdre dans cette banqueroute, apprécieront. On ne parle pas de clopinettes, mais de montants équivalents au budget annuel de l’Etat islandais, soit 5 milliards d’euros. Ce qui s’appelle, dans le jargon fleuri de la justice, un abus de biens sociaux caractérisé. Parmi les bénéficiaires, l’homme d’affaires britannique Robert Tchenguiz, administrateur de l’actionnaire principal de Kaupthing, Exista, endetté à ce moment-là de 450 millions d’euros auprès de la banque. Un peu plus ou un peu moins… Tchenguiz lui-même allait perdre 1,4 milliard dans la faillite de Kaupthing, nationalisée en catastrophe – et en vain – début octobre 2008.

BNP, Fortis, Kauthing : à qui le tour ?

Où reste la régulation promise ?

En une semaine, les simples citoyens ont vu défiler comme un mauvais polar tous les vices dont le système bancaire est capable. Ils ont aussi constaté que rien n’a changé dans leur comportement, que c’est « business as usual » et que les mâles déclarations sur la « moralisation du capitalisme » n’étaient que de la poudre aux yeux. Les réactions, écœurées, ont fusé de toutes parts. Mais seront-elles suivies de mesures contraignantes, de lois, de règlementations, bref de ce qu’on nous promet depuis un an : un marché régulé ? On aimerait tant le croire…


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80 réactions à cet article    


  • Michel DROUET Michel DROUET 14 août 2009 16:14

    J’ai déjà eu l’occasion d’écrire que vouloir moraliser le capitalisme c’était comme essayer de parler de démocratie dans une dictature.
    Quant à la régulation promise, ce qui arrive aujourd’hui montre bien que ce n’était qu’agitation médiatique destinée à faire se rendormir le bon peuple.
    Bientôt, les banquiers, tirant la leçon de la divulgation de la provision de 1 milliard pour les traders de la BNP, demanderont et obtiendront que ces provisions ne figurent pas dans leurs comptes mais soient versées sur des comptes à part en transitant par des paradis fiscaux (qui existent toujours malgré les rodomontades des dirigeants politiques).


    • Christoff_M Christoff_M 14 août 2009 16:18

      les escrocs ne connaissent pas la crise...

      Natixis aidé par l’état fait des bonds sur ses valeurs 6 mois après « une crise » qui ressemble à la pandémie de la grippe !!

      La crise 2009 est une bonne opération de communication, les proposition de crédits pour la France d’en bas coulent à flot, amis madame Lagarde est sans doute en vacances pour les controles des attributions !!


      • matou38 14 août 2009 16:30

        Notre monde appartient aux banquiers ... Et plus nos etats s’endettent plus il appartiendra au banquier, et aux financier. Moraliser le capitalisme il n’en a jamais été question, nos politiques sont ridicules quand ils s’insurgent contre ces pratiques et rapelle le code « de bonne conduite » !!! Un pauvre qui vole un supermarché il va en prison, un patron qui volent ses milliers d’employés on lui rapelle le code de bonne conduite ...
         Aujourd’hui dans le monde.fr un « expert de OCDE nous explique que les paradis fiscaux c’est fini grace au G20. Leur liste noire est vide, et les pays sur la liste grise trouvent des »arrangements" ( j’essayerai de trouver un arrangement avec le Fisc au moment de payer mes impots mais j’ai comme un doute).
        Mais qui croit encore à ces conneries serieusement ? Qui crois madame Lagarde avec son bronzage tous neuf (365 jours par ans ...) quand elle part en croisade contre patrons voyous ? Qui crois que le G20 peux changer quelque chose ?
        Moi ce que je vois c’est qu’une partie de la population est soumis à des textes de lois, des amendes, à des caméra de surveillances, des empreintes ADN, et majoration de 10% pour retard de payement. Tandis qu’une autre est soumis à des codes de bonne conduite et cherche des arrangements avec le Fisc ...
        Liberté,Egalité, Fraternité et mon cul c’est du poulet ...


        • TARTOQUETSCHES TARTOQUESCHES 14 août 2009 16:52

          pas mieux...

          et les libéraux de s’écrier :
          « Gloire à St Friedman, c’est au moment où il paraitra vaciller que le libéralisme finira par triompher »

          Misère...


        • Prêtresse Prêtresse 14 août 2009 22:55

          Le principe de la démocratie se corrompt, parcequ’on perd l’esprit d’égalité.


        • Leo29 Leo29 16 août 2009 16:34

          Les Bourgeois, depuis ces deux derniers siècles, ont voulu nous faire croire que l’Histoire des inégalités en France s’était définitivement arrêtée en août 1789....C’est ce qu’apprennent nos jeunes dans les écoles....aujourd’hui encore.
          Mais force est-il de constater que la trilogie liberté, égalité, fraternité n’a plus beaucoup de sens maintenant, tant elle est éloignée de la réalité de nos concitoyens.Les abus dénoncés sur tous les forums, l’indécence de la France d’en haut ne finira certainement pas par le biais d’une révolution de velours sur le web....
          Il faudra que nous tous, Peuple Français, voire à plus grande échelle, nous prenions notre destinée en main.
          Les paroles c’est bien, mais si elles ne sont pas ponctuées par des actes, alors ceux qui nous gouvernent ont des beaux jours devant eux.....
          La révolution de 1789 n’est pas un aboutissement. Elle a eu ses bienfaits mais elle a montré ses limites, celles d’aujourd’hui.....
          Le plus gros reste à faire et il nous appartient, à nous ou aux générations futures d’ agir !


        • simplementflo 14 août 2009 17:06

          Et en plus on nous fait le coup de l’enfumage « djeunes et cités » ! En quelques jours les accidents et échauffourées se multiplient, en tout cas dans les médias, détournant l’attention des citoyens qui se sentent plus menacés par la violence dans les rues que par celle, moins visible mais largement plus destructrice, des finances. Ils sont bien utiles ces délinquants ! Encore de la répression à venir dans la France d’en bas alors que rien n’est fait dans la France d’en haut. Il serait intéressant un jour de voir réaliser une étude comparant le coût à la société de la délinquance des « djeunes » et de celle des cols blancs. J’ai comme une vague idée du résultat...


          • simplementflo 14 août 2009 17:13

            délinquance et amoralité, j’entends


          • L'enfoiré L’enfoiré 14 août 2009 17:09

             Bonjour Gil,

            Compatriote, je suppose, vu le sujet traité.

            Je ne suis pas pour les banques, loin de là, mais les banques ne sont que le reflet de la cupidité de nos sociétés.

            On n’a rien appris de la crise, ni d’un côté ni de l’autre de la barrière.

            C’est ce que j’exprimais dans mon article « La bonne nouvelle et la mauvaise  ». Il date de mars.

            C’est un peu le jeu du chat et de la souris. L’histoire de l’oeuf et de la poule, vu sous un autre angle.

            D’un côté le chat qui connaît les règles et qui en abuse. De l’autre, la souris qui ne veut pas apprendre, et qui se laisse prendre avec du fromage sur la trappe.

            La souris veut le plus de fromage avec le moins de trous. Le gruyère sec, c’est bon pour les sages.

            Non, il faut du pourcentage, avec une trappe sans risque. Je suppose que vous avez suivi ceci.

            L’histoire de Fortis a généré au bas mot près d’une dizaine d’ouvrage qui ont essayé d’expliquer ce qui s’est passé. Cela à fait tombé 2 ministres, qui reviennent par la grande porte par après, pas d’inquiétude. Modrikamen a eu son dû et c’est normal, il s’est battu contre vents et marées. Il a gardé la confiance. Les banques, elles, récupérent une odeur de sainteté. L’éthique n’est toujours pas à bord des demandeurs de rendements. Alors, pourquoi, croyez-vous que Ducros se décarcasse ?


            • Ecométa Ecométa 15 août 2009 10:15

              @ enfoiré

               Je ne suis pas pour les banques, loin de là, mais les banques ne sont que le reflet de la cupidité de nos sociétés. ...
              mais tout de même !

              P
              ar ailleurs, « la société serait cupide » : en partie peut-être, mais en même temps tout est fait pour alimenter ce travers ; personnellement je ne me sens pas particulièrement cupide et des tas de gens sont comme moi... et il y a certainement moins de gens cupides, de gens qui savent rester à leur place, certainement plus que de gens cupides !

              Vous avez certainement entendu parler de « Gouvernance  », c’est à dire que les « Etats » sont dirigés comme de véritables entreprise et non comme des sociétés civiles qu’ils sont pourtant, surtout en régime démocratique : le vivre ensemble !


              Gouvernance : assez généralement, quand les choses ne vont pas dans une entreprise, ne vont vraiment plus, c’est rarement la faute des services opérationnels, mais plutôt celle des « Dirigeants », de leurs incurie à résoudre les vrais problèmes ! J’en sais quelques chose car je me suis occupé de « management qualité » dans les entreprises !

              C’est trop facile de culpabiliser le citoyen, ou la société, et d’exonérer les Dirigeants ! Les difficultés auxquelles nous sommes confrontées, celles environnementales, qui comme par une prise de conscience subite, intéresse beaucoup de gens, comme celles plus sociétale : politique et économiques, qui, visiblement comme par un fatalisme systémique, intéresse beaucoup moins ; ces difficultés sont largement à mettre au crédit, ou plus exactement au débit des dirigeants de toute sortes ! Bien sûr il y a partage de responsabilité car nous sommes en démocratie et nous avons le droit de vote ; mais le système démocratique, et pas que lui, aussi l’ensemble de notre savoir et de notre culture, sont largement manipulateurs ! Le partage de responsabilité serait certainement de l’ordre de 20 / 80, voire 30 /70, dont 80 % ou 70 %  pour la responsabilité des Dirigeants et certainement pas de 50 /50 !

              Vous dites encore « C’est un peu le jeu du chat et de la souris. L’histoire de l’oeuf et de la poule, vu sous un autre angle ».

              Il n’y a aucun rapport entre l’histoire du chat et la souris et celle de l’oeuf et de la poule qui n’est d’ailleurs pas une histoire mais plutôt un paradoxe pour certains ; pour certain car en fait il n’y a pas de paradoxe du tout, sauf à nier l’évolution ! En effet, le paradoxe de l’oeuf et de la poule est une affaire d’évolution ! Il ne vous à pas échappé que l’oeuf n’est pas propre à la poule mais aus ovipares et que l’oeuf était là bien avant la poule !

              En ce qui concerne nos problèmes de société et de démocratie, il n’y a pas de problème d’oeuf ou de poule ; il y a simplement un problème de prise de conscience des priorités sociétales et non de celles purement économiques et qui plus est purement économiques financières ! 


            • L'enfoiré L’enfoiré 15 août 2009 14:04

              Ecomédia,

              D’abord, merci de relever le défit que je lançais avec ce commentaire.

              Je savais très bien que je n’allais pas avoir les « félicitations du jury » à la suite d’un article comme celui-ci.

              L’« mais tout de même ! », ce n’est pas moi qui l’ai ajouté, c’est une extrapolation de votre part.

              Mes échos, je les reçois de l’intérieure, des professionnels des banques qui vendent ce que les clients demandent. Et là, vous allez déchanter.

              La « cupidité » existe bel et bien. L’éthique est inexistante. La plupart des clients ignore quelle est la différence entre une action et un obligation. Pour une obligation, quand les taux montent, ils s’apprêtent à vendre leurs titres. En fait, ils n’ont pas essayé quoi que ce soit de comprendre le « système ». Je me souviens de forums et des questions posées à des spécialistes. Plus idiotes parfois les unes que les autres. L’appât du gain est bien plus fort que la raison. Et cela il faut le savoir. La Gouvernance utilise cette méconnaissance, c’est tout à fait vrai. On n’aime pas trop trouver des gens trop futés.

              J’ai fait aussi du management. Je connais parfaitement le middle-management. Si AV me prette vie avec mon prochain article, je vais en parler. Ce sera sur mon site de toute manière.

              Culpabiliser le citoyen ? Comment pouvez-vous ne pas y penser quand on remarque le travail et les dépenses d’énergie pour gagner de l’argent et remarquer le peu de soucis pour comprendre tous les maillons de la chaîne.

              Le droit de vote n’a rien avoir avec ce que je viens de dire. La démocratie n’existe toujours pas dans les affaires extra-élections politiques. Ne mélangeons donc pas.

              L’évolution continue son œuvre, absolument et je l’espère bien. Je ne connais pas le nombre de crises qu’il faudra encore pour le message passe.

              L’économie financière fait partie de nous que vous le voulez ou non. L’histoire du chat et de la souris n’est pas un mirage, même si l’œuf de la bêtise ne contient pas toujours les germes du progrès.


            • L'enfoiré L’enfoiré 15 août 2009 14:51

              Juste encore un question : MiFID, c’est pour protéger qui ? Le client ou la banque ?
              Si vous ne savez pas ce que c’est, je vous laisse le lire ici 
              La spéculation, je dois dire que je l’ai étudié un petit peu avant de placer mon premier franc. Si vous en voulez des preuves, allez lire le petit cours « Spéculons en paix », le « Spéculte »
              Et si vous n’êtes toujours pas satisfait, un thriller « Le Grand Maître virtuel » 


            • L'enfoiré L’enfoiré 15 août 2009 15:25

              Petite erreur d’URL « Spéculons en paix »


            • Ecométa Ecométa 16 août 2009 11:53

              @ L’enfoiré

              je ne suis pas Ecomédia mais « ecometa »

              Bien sûr que c’est moi qui ai ajouté le « mais tout de même » ; et visiblement je n’extrapolais rien... j’étais plutôt « juste à propos » étant donné la suite de votre discours !

              Le fait d’ignorer la différence entre une action et une obligation n’a rien à voir avec l’éthique, ni même la cupidité, mais plutôt avec l’ignorance ! C’est au banquier d’informer le client, d’éventuellement de combler ses lacunes en matière de placements financiers.... ce que prévoit le MIFID.  Je connais les techniques de ventes des banques pour les avoirs apprises et pratiquées ; notamment cette technique consistant à poser des question dites fermées, qui, immanquablement, amèneront le client, là, où le vendeur à décider : signer ! Il est impossible pour un vendeur honnête de satisfaire à la fois, le client, son employeur et lui-même ; et souvent, par pure cupidité du professionnel, et non celle du client, du professionnel et de celui qui l’emploi et qui fait les règles, le client passe au troisième rang, et, forcément, il est insatisfait !

              Si, j’ai bien compris, vous êtes de nationalité belge, et, en Belgique, ce sont les clients qui manqueraient d ’Ethique et pas les banquiers ; la Belgique serait alors une exception au monde ! Vous allez bientôt nous dire que les « subprimes » sont une pure invention, que « Madoff » n’existe pas, que l’argent qui fait de l’argent c’est du bidon ...

              Bien sûr qu’il existe des gens cupides, mais ce n’est pas la majorité ou alors seulement en Belgique ; les nombreuses crises du capitalisme ne sont pas le fait de citoyens cupides, mais le fait du « capitalisme », usage paroxysmique du capital : un capitalisme, qui, par nature est crisique !

              Quant à l’économie financière qui ferait partie de nous... personnellement je pense que la finance fait partie de l’économie, lui appartient, et ne doit être considérée comme une entité à part de l’économie, comme un élément pouvant se suffire à lui-même ! La finance doit être considérée comme un élément économique et non purement financier : un élément financier devant satisfaire à la logique économique et non à une logique qui lui serait en propre !

              Vous tombez mal, car, tout comme vous, il me semble, je viens précisément de la banque et aussi de l’assurance : de la banque assurance ! Dans les années 70 j’ai tout fait dans banque de dépôt, j’ai même été « employé de bourse » ; époque ou le terme de « Bourse » avait encore du sens : tout son sens ! A la fin des années 80, j’ai oeuvré au coeur du capitalisme financier, j’ai été détaché auprès de grandes banques international désireuses de s’implanter en France pour le démarrage de leur activité financière, et plus précisément de leur « back office salle des marchés » ; je vous l’assure, et vous le savez : ont fait de l’argent avec de l’argent !

              Demandez à un « broker » ou à « trader », ou un « simple « agent » ou « conseil financier », de vous expliquer l’ontologie de la bourse... tout simplement sa raison d’être à l’origine (bien incomplète de ce que j’ai lu de votre part), et les règles de déontologie qui devraient en découler, car « ontologie » et « déontologie » doivent être intimement liées : ils en seraient bien incapables ! Ils n’ont aucune connaissance en économie, pour la simple et mauvaise raison, qui confine au simplisme, qu’ils considèrent le marché financier en dehors de l’économie. Ils vendent des produits que des ingénieurs financiers ont concocté et auxquelles ils ne sont comprennent rien, incapable de comprendre, et encore moins leur responsable ni même leur patron ; de même pour les prêts qui seraient devenus, il paraît, des produits sophistiqués... alors que ce sont de belles embrouilles : du bonneteau financier !

              Des métiers que j’ai quittés pour faire du « management qualité », car il m’était devenu impossible de continuer de pratiquer ces métiers en mon âme et conscience : de réellement servir les intérêts du client. Non pas de la faute des clients mais plutôt la faute de pratiques bancaires et assurantielle sans aucune ontologie, sans aucune déontologie, sans aucune éthique, sans aucun altruisme !

              Vous dites :

              « Une fois la Bourse rendue plus éthique, les actionnaires plus conscients, nous pourrons peut-être spéculer en paix les yeux mi-clos ».

              « Mais en fait, entourer la bourse, n’est-ce pas n’avoir ni queue ni tête ? »

              « Si la bourse vous fait « ch... », vous avez raison, il vaut mieux avoir la bourse par devant que par l’arrière ! »

              Déjà, et d’une part, il n’est plus réellement question de « BOURSE »... mais exclusivement de « marché financier » ; je crois que c’est ce que vous avez tenté d’expliquer ! D’autre part on ne spécule jamais en paix... c’est d’ailleurs, là, aussi, ce que vous expliquez ! Assez généralement vous dites d’ailleurs tout et son contraire : solution de facilité pour ne pas prendre position ! Vous « pétez » même les plomb... c’est généralement ce qui arrive quand on dit tout et son contraire : qu’en on est dans la pure contradiction !

               
              De l’éthique dans la finance ... même avec le MIFID (MIFID mi raisin) j’attends de voir pour y croire ; je pense à toutes ces « Chartes » empreintes d’humanité, remplies de bonnes intentions, celle onusienne et autres comme celles de l’U. E., dont tous les dirigeant se moquent éperdument ! Quant aux actionnaires plus conscients, il y a actionnaire et actionnaire : les petits porteurs dindons de la farce, du bonneteau financier, et les gros porteurs ; et que dire des « zinzins » qui seuls utilisent tout l’arsenal (l’ingénierie financière) pour se couvrir d’une façon ou d’une autre !


            • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2009 14:25

               Ecométa,

              Oui, je suis belge et oui, les clients ne s’inquiètent pas de la destination de leur biens du moment que leurs placements rapportent plus. L’éthique est loin de faire l’unanimité.

              Vous avez eu le courage de lire l’article le Spéculte, et je vous en remercie.

              L’occasion fait le larron que ce soit du côté banque ou client. Il faut seulement voir avec un certain recul. La fausse banque qui en période de crise que des étudiants avaient ouvertes pour le fun proposant des taux hors normes mais en ajoutant d’emblée que les placements n’étaient pas trop éthique, birmans, et autres pays qui ne respectent pas les droits de l’homme.

              Vous avez absolument raison, les gens ne sont pas fondamentalement cupides. Ils cherchent à être bons et rentables pour la société et pour eux-mêmes.

              Ce sentiment n’est pas lié à un pays. La Belgique ne fait pas dans l’exclusive, du tout.

              Je ne tombe pas mal. J’aime les gens de métier. Je ne suis pas du métier. Si vous avez été lire mon « A propos » vous avez pu le constater.

              Par contre, les travers qui sortent franchement des banques, je connais.

              Lehman Brothers était une banque de tout haut prestige. Je ne vous dit pas qui était à la tête. L’Etat américain n’a pas réagi quand elle demandait de l’aide, croyant que les « copines » allaient le faire. Les autres n’allaient guère mieux. Ce qui ignorait l’Etat américain. Vous connaissez la suite.

              J’ai bien souris quand j’ai vu un article dans mon journal qui avait pour titre « Surtout ne dites pas que je suis un trader ». Les traders font ce que pourquoi ils sont fait. Faire de l’argent. Et ils brasse en embrasse. C’est dans leur contrat.

              La Bourse dans ses bases, sont parfaitement saines. Le problème, et c’est celui-là qu’il faut casser. Ce sont les extrapolations dans les techniques. La banque n’est pas comme en 40 une entreprise de dépôts d’argent. Elle est là pour faire du « double digit » comme toutes les entreprises d’aujourd’hui.

              Peu importe le comment on fait du bénéfice. En augmentant les revenus de préférence, en diminuant les coûts en éliminant le personnel qui représente le plus gros poste, mais du même coup hypothéquant son avenir.

              Il y a eu des traders repentis, je n’ai plus nom en tête, il a commencé à écrire des articles sous le convers d’un pseudo. Des dénonciations et en finale un bouquin. Il est brûlé pour la profession mais il se sent bien mieux dans sa peau aujourd’hui. Quand on présente les choses, il vaut mieux allez jusqu’au bout.

              Dans ce que j’ai écrit, j’expliquais partiellement ce qu’était la Bourse en faisant un pas dans monde plus secret de « marché financier ». Vaut mieux connaitre tous les acteurs.

              Si je pète les plombs, c’est que les plombs devaient péter. Parce que justement il y a à boire et à manger dans ce qui tourne autour de l’argent. Ce sera le sujet d’un de mes prochain roman. J’en connais un bout sur le sujet. Cela n’a plus rien à voir avec les banques heureusment.

              Quand à MiFid mi raison (j’utilise exactement le même moyen mnémotechnique pour m’en rappeler) , ce n’est qu’une étape qui peut être un cou dans l’eau. Absolument. Vous ne pourrez jamais aller contre le désir d’un client qui ment sur son potentiel ou contre la banque, qui se trompe de niveau de son adversaire.


            • Ecométa Ecométa 17 août 2009 11:23

              @l’enfoiré

              Je ne parviens pas à savoir qu’elle est réellement le fond de votre pensée : ce qu’il y a réellement dans votre tête !

              Vous dites être : « Réaliste, pragmatique, plus qu’idéaliste » ; « Spéculons en paix » : je dirais « plus réaliste et plus pragmatique qu’idéaliste » et que c’est le problème !

              - « Iconoclaste à mes heures ». Pas trop souvent apparemment : plus réaliste, plus pragmatique, qu’idéaliste ; ne fait pas bon ménage avec le fait d’être iconoclaste. La spéculation est une plaie pour l’économie au même titre que l’inflation ; l’époque est à la spéculation financière sur tout : ce mot d’ordre « spéculons en paix » n’a rien de très iconoclaste !

              Réalité n’est pas vérité ! L’erreur est humaine même éminemment humaine : réalité humaine n’est pas vérité mais simplement construction humaine avec toutes les possibilités de réussites, mais également d’erreurs et même de risques que l’action humaine comporte ! Certes il nous faut être réaliste et pragmatique, mais pas au sens trivial (s’adapter à l’immédiat) ni irréaliste au sens trivial (se soustraire au contraintes de la réalité), il importe d’être réaliste au sens complexe : comprendre l’incertitude du réel, savoir qu’il y a du possible encore invisible dans le réel ! Il faut savoir interpréter la réalité avant de connaître où est le réalisme ; et là nous arrivons à des incertitudes sur la réalité qui frappent d’incertitudes les réalismes et révèlent parfois que d’apparent irréalismes étaient réalistes.

              Vous critiquez tout, l’individu est un crétin, la société est conne, le système est crétin ; en fait : rien ne trouve grâce à vos yeux ! Où se trouve alors la solution ? Que faire pour que les choses s’arrangent un tant soit peu ?

              Vous dites que votre
              caractère obstiné ne s’assouplit qu’après une démonstration claire, précise et incontestable. Alors allons y !

              Pour résoudre u problème il faut déjà le poser, admettre qu’il existe !

              Mon constat est simple et sans appel ! Rationaliste et scientiste en diable ; c’est-à-dire : épiphénoménologique dans ses approches et paroxysmique dans ses applications ; spécialisé au spécieux, manipulateur, fallacieux, factuel, artificiel, voire de plus en plus virtuel, surfait au superfétatoire ; hypocrite, sophiste, cynique, indifférent, inconséquent, devenu totalement paranoïaque et schizophrénique : ce monde est savamment, délibérément, même académiquement malade !

              Totalement indépassable, c’est la raison qui fait la logique, qui elle même fait le savoir qui fait la culture et la société, voire la civilisation, et la réalité dans lesquelles nous vivons ! A raison, logique, savoir et culture paranoïaques et schizophréniques : culture, civilisation et société forcément paranoïaques et schizophréniques !

              On ne gère pas les contradiction comme disait le faire notre « Premier Ministre » français « F.F » ; en matière de savoir les contradictions doivent être lever... autrement c’est que notre savoir ne vaut pas tripettes ! Personnellement, je déteste les contradictions, et devant un certain nombre de contradictions flagrantes, auxquelles j’ai été confronté toute ma vie active comme banquiers et comme qualiticien, et également dans ma vie sociale, j’ai identifié qu’elles étaient les raisons, les logiques, et les méthodologies qui présidaient cette société paranoïaque et schizophrénique de fuite en avant économico technoscientiste !

              A l’évidence, une autre raison, une autre logique, un autre savoir et une autre culture s’imposent… et que tout ceci soit un peu plus ouvert sur les principes même de démocratie et d’humanité. S’impose alors une autre raison que la seule raison rationaliste paroxysme de rationalité et plus simple rationalité ; surtout lorsqu’elle est appliquées sans vergogne à l’humain car elle est alors une véritable négation de l’humain ! S’impose aussi une autre logique que la logique dichotomique sans nul doute veille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal ou du plus récent manichéisme ; une logique qui oppose à l’antagonisme tout ce qui pourtant, partout et toujours, participe, collabore et s’entretient ! S’impose un autre savoir que celui de l’exclusive scientifique car tous les savoirs ne sont pas, ne peuvent pas et ne seront jamais de nature exclusivement scientifique ; des savoirs autres, mis sous le boisseau, qui pourtant nous sont utiles si nous voulons réellement comprendre la complexité du monde dans lequel nous vivons ; si nous voulions réellement comprendre la réalité, les réalités au lieu de les manipuler !  S’impose également une autre culture que celle de l’individualisme paroxysme d’individualité et plus individualité !

              Tout collabore, tout participe, tout s’entretient : tout est système et écosystème ; ce sont les conclusions concernant la nouvelle réalité de la plus récente physique : la quantique ! Il n’y a que dans notre petite cervelle d’humains rationalo technoscientiste que les choses s’opposent à l’antagonisme ; je propose donc, au lieu de penser et raisonner exclusivement en termes de dichotomie, je le redis, vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal, voire du plus récent manichéisme ; je propose de raisonner en termes d’association, de complémentarité, comme sont les choses dans la Nature !  Et là tout change, de nouvelles perspectives s’ouvrent réellement à nous !

              Le problème c’est que l’ancien système qui défend des intérêt très particuliers, comme en économie, fait de la résistance et qu’il faut donc se battre : ce que je fais !

              http://metaecosystemie.blogspot.com


            • fonzibrain fonzibrain 14 août 2009 17:24

              Travailler le dimanche,le bouclier fiscal,hadopi et consort,argent public reversé à des banquiers,et aux big pharma,les médias aux mains d’une poignée d’amis du président,la vente de nos autoroutes,la dette contractée à des banquiers internationaux,les tafs à 1000 euros,les maniplations d’al quaida,la fausse peur,l’empoisonnement avec la nourriture ,le nucléaire,le pétrole,les chemtrails…,il y a des milliers de raisons pour se révolter,des raisons qui DOIVENT IMPÉRATIVEMENT NOUS FAIRE AGIR,sinon nous sommes coupables de non-assistance à personne en danger,de toute façon,moralement,humainement nous nous devons d’agir,surtout nous qui sommes informés de la tournure des évènements.

              L’Italie légalise les milices de quartiers,vous vous rendez compte,et oblige la délation,non mais c’est pas gravissime,d’autres pays vont faire pareil et avec les technologies d’aujourd’hui,le maillage sécuritaire sera très sérré.

              Profitons de l’histoire de la grippe pour mettre un masque et aller manifester ou faire d’autres choses incognito.

              An minimum,il faut tracter des infos vérifiables et qui font réfléchir,genre “pourquoi les laboratoires sont protégés de toute poursuites en cas de pépin,cela vous donne t-il confiance dans ce vaccin fait à la va vite ?”

              il faut absolument résister,informer,s’activer tout en évitant les pièges de l’état

              http://fonzibrain.wordpress.com/


              • monbula 14 août 2009 17:39

                Et l"argent placé directement dans l’économie réelle, c’est pour quand ?

                Un proverbe provençal ;

                Lorsque tu craches dans le vent, il te revient à la figure...

                Ceux qui ont placé leur fric dans du vent idem.

                Economie réelle, où es-tu ?


                • monbula 14 août 2009 17:47

                  Un immeuble de rapport sans être gourmand avec ses locataires rapporte 5% nets.

                  Un spécialiste sur la loi Robien serait le bienvenue sur le site. Loi Robien qui est aussi une arnaque souvent réalisée sur des petites gens..


                  • karquen karquen 14 août 2009 19:06

                    Ce bon article donne des noms et c’est bien.
                    Les Banques, semblent aujourd’hui des outils fondamentaux à l’instauration d’un consensus mondial basé - non sur l’évolution humaine - mais sur le « mitage » ou la parcellisation de l’humanité en vue de la diviser, et de rétablir si ce n’est déjà fait le moyen age avec ses seigneurs, ses cerfs et ses vassaux, et son clergé qui de partout se renforce ; quid dans l’islam, les chrétiens, les sectes...tout en oubliant le spirituel biensur. Il faux croire mais ne pas penser !

                    Les banques sont les piliers de la fondation d’un... NOEI... que l’on appelle le mondialisme aujourd’hui, philosophie destructrice qui a pour but d’organiser une bande de tribus primaires sur une sphère où la démographie est une aubaine et un luxe de pouvoir !

                    Tant de chaire humaine prête à se vendre pour travailler à leurs monde ! c’est magnifique !

                    Ils s’en privent pas : ils délocalisent. Pas cher la chaire ! « à qui le tour ? »
                    La relocalisation en France se fera lorsque les français seront aussi pauvres que le Cambodge. On remettra des industries lorsque les gens travailleront pour un CDD de 3 mois à... voyons... au court mondial de la chaire actuelle c’est 7 euros par jours mais en 2090 ça serai de l’ ordre de 9 ou 10 euros /jours.
                    Et pour renforcer un peu le système, ceux qui ont un peu d’argent deviennent des actionnaires ou des « petits porteurs » renforçant leurs processus. Madoff n’est que le haut de l’iceberg ! C’est un lampiste livré en pâture aux médias ! Histoire de calmer un peu ceux qui peuvent profiter de cette brèche...

                    Au final, La France aussi aura ses Boat-People en direction de l’Asie... Tueries et massacres ethniques orchestrée, Via l’Europe en proie à ses caricatures géopolitiques et surtout économiques.
                    Les banques, ça sert à ça.
                    le seul moyen temporaire, c’est de retirer toutes liquidité des banques à chaque salaire ou versement assedic, et encore...quand la BCE jovialement dit : en trois jours nous avons soutenu le marché avec 378 milliards d’euros fourni aux banques et nous pouvons encore tenir 10 jours...

                    petit « lol ».

                     

                     


                    • Yann Gré Yann Gré 14 août 2009 19:07

                      Je confirme que les investissements de type DE ROBIEN sont particulièrement risqués et que de très nombreux contentieux sont en cours.

                      Cf. cet article que j’avais publié sur AGORAVOX il y a quelques mois :

                      Les dangers des crédits immobiliers à taux variable

                      www.yanngre.com


                      • herve33 14 août 2009 19:22

                        L’auteur met le doigt sur les banquiers responsables de cet arnaque mais il faut bien comprendre que rien de tout cela serait possible si les autorités n’avaient pas mis en place le dérégulation des marchés et la mondialisation qu’on a vendu comme le meilleur des mondes , et la seule alternative possible .
                        Et comme dit l’auteur , partout où on fouille dans les placards de la finance , on trouve des cadavres . Et on est sans doute bien loin d’avoir tout vu .

                        Dans ces conditions , il ne fait nul doute que la reprise , n’est que du vent , tant qu’on ne touchera aux règles du jeu du capitalisme , le monde n’ont seulement ne sortira pas de la crise mais continuera d’aller de crises en crise , chacune de plus en plus grave , jusqu’à l’effondrement total .


                        • karquen karquen 14 août 2009 19:56

                          la crise me semble structurelle et voulue.

                          C’est simplement un processus de transfert relativement bien coordonné sur une base planétaire, pour organiser une philosophie que les peuples ne partagent pas.
                          Maintenant, il semble clair que les personnes « éclairées » lutteront ardemment pour favoriser la liberté de tous. On dit que 2012 sera une date charnière... allez savoir...
                           


                        • Alexis69 Alexis69 14 août 2009 19:38

                          Tout à fait d’accord avec les commentaires rédigés ci-dessus.

                          On parle beaucoup, mais on agit peu. Impuissant face à notre tragique avenir...

                          Pour les jeunes de demain que j’ai sondés ( lycéens pour la plupart ) pensent que les crises sont lointaines, que le réchauffement climatique, la monté des eaux, les systèmes banquier non régulés, l’économie qui sombre, toutes ces crises ( faible extrait des nombreuses qui nous attendent ), les jeunes les pensent loin...

                          Tradeur & escros : Après 1789, 2009 !


                          • karquen karquen 14 août 2009 20:17

                            Ils n’ont peut être pas tords.
                             Ces jeunes font preuves de logiques et surtout d’abstractions. Ils ne sont pas idiots et de plus ont une capacité d’analyse de type « hors sujet » qui sont les fondamentaux lors de phénomènes importants incalculables. C’est presque une force motrice d’évolution, tout en calmant les ardeurs qui partent en quenouilles !

                            C’est leurs mondes, ils l’aperçoivent du bout de leurs adolorgnettes... pour n’en faire qu’un monde où ils s’aperçoivent qu’ils ont été leurrés ! Sans justice ni utopies ! Ceux qui ne rentrent pas dans le consensus ne deviennent pas des leaders. Alors ils s’en prennent plein la tronche : violences urbaines, vols, matérialismes, défonces à toutes drogues...

                            C’est très violent.
                            C’est la volonté structurelle.
                            Le mondialisme est une philosophie qui tue et qui fait mal.
                            La mondialisation elle, c’est l’ensemble des rêves et la bonté de tous au profit des êtres humains.

                             


                          • Croa Croa 14 août 2009 23:14

                            « On parle beaucoup... » Même pas !

                            Tu as cette impression parce que tu fréquentes AgoraVox... mais quelle proportion de la population jeune et même non-jeune lit ou échange ici ? (ou sur des sites du même genre ? )

                            A moins que tu confondes propagande et intentions si tu penses qu’il faudrait y assimiler les palabres médiatiques ?


                          • SURVEYOR 14 août 2009 19:57

                            Tout ceci me donne envie de vomir, tous ces gros malins qui nous bouffent la laine sur le dos : la misère et la maladie sur eux et leurs descendances. La tout de suite vous me donner un bouton sur lequel appuyer pour qu’ils crèvent en série tout de suite j’appuie et j’appuie et encore et encore.......


                            • karquen karquen 14 août 2009 20:43

                              Pas de mal et pas de haines... tout ceci est un programme. Ie bon sens commande d’avoir justement aucunes réactions : et attendre le moment où une faille se présente, et agir avec un effort minime pour recréer une sérénité sur la base fondamentale du respect de la démographie et de l’humanité.
                              pour l’instant nous allons celon Dante vers... l’ignorance des styx.


                            • tchoo 14 août 2009 20:01

                              Nationnalisation des banques
                              Récupération par les Etats de la création de la monnaie
                              interdiction stricte de toute spéculation financière

                              En dehors de ça, tout reprendra comme avant, jusqu’a une déflagration violente, qui ne résoudra rien.


                              • Alexis69 Alexis69 14 août 2009 21:06

                                «  défonces à toutes drogues... » comme dit kargen, sa commence déjà en Carlifornie !

                                Un monde faux, puis ébauches de vrai, de cycle en cycle va le monde, à chaque cycle ses partisants, ses opposants.

                                De crises en crises ont croit tout pouvoir résoudre. Mais jusqu’où ?

                                La population augmente follement, l’éconnomie facille, le réchauffement ne demande qu’a avoir sa place parmis tout ça, mais heureusement ... Heureusement que les drogues vont sauver les Carliforniens... -_*


                                • Croa Croa 14 août 2009 23:20

                                  « Heureusement que les drogues vont sauver les Carliforniens... »

                                  Sauver non, mais ça aide à oublier !

                                  Chez nous ça devrait aller aussi, avec nos gros rouges...  : )


                                • Alexis69 Alexis69 14 août 2009 21:17

                                  ... et renflouer la caisse vide !


                                  • karquen karquen 14 août 2009 22:08

                                    Oui Alexis69... renflouer des caisses... mais des caisses vides de sens !

                                    On ne saura jamais assez que l’argent est un moyen et pas une fin en soit !
                                    Ceux qui dirigent la chaire humaine le savent bien : et empêchent un malthusianisme nécessaire aujourd’hui pour une organisation logique sans capitalisme et sans outrages aux consommations, dans un respect d’évolution humaine libre ; des milliards de milliards d’euros... ça n’a aucune importance à cette échelle.

                                     La théorie quantique devrait être étudiée en CM1.... mais la chappe de plombs des conditionnements nous limitent à docilement pourrir sur branche de vécu selon des ordres établit par des niveaux, des tests, en culpabilisant volontairement ceux qui ont été induit dans l’erreur.
                                    Nous vivons un crime contre l’Humanité perpétuel ; mais comme c’est un consensus, personne ne dit mot. La peur est le principal atout. La démographie est un challenge avoué sur la direction esclavagiste programmée des futures générations.

                                    Par l’éducation et l’objectivité scientifique, sans religions ni poussières d’anthropomorphisme, nous pouvons encore changer ce monde vers une sérénité logique et evènementielle.


                                  • Canine Canine 14 août 2009 21:43

                                    Les banquiers sont des névrosés du pognon, qui ne se calmeront que lorsque des lois les y obligeront.


                                    • Croa Croa 14 août 2009 23:29

                                      « ...que lorsque des lois les y obligeront. »  NON, même pas !  C’est d’ailleurs structurellement impossible.

                                      Il faut carrément changer le système ou au moins nationaliser le crédit (totalement.)


                                    • JeanMarc 14 août 2009 21:58
                                      @Alexis69
                                      Je suis Callifornien et Francais, peux tu expliquer ce que veux dire au niveau des drogues ? Je ne vois pas bien le rapport. Quand aux caisses vides, sache que tout etat des Etats Unis se doit de presenter a l’etat federal un budget equilibre (comme si Bruxelles demandait un equilibre budgetaire a l France).
                                      Au dela de ca, je ne vois pas beaucoup de propositions dans tout cette suite de reactions (A part quelques remarques pronant l’anarchie ou la dictature comme la nationalisation des banques)
                                      Quand il y a un probleme general comme celui ci, ca ne sert a rien de faire de la polique economique de comptoir !
                                      A+

                                      • ykpaiha ykpaiha 14 août 2009 23:52

                                        Je souscrit a votre enervement,mais ,car il y a un mais, que reste t’il a part le comptoir ?
                                        Quiconque dans la corruption généralisée actuellle apporterait "LA’ solution serait immédiatement mis a l’index et éliminé a tout le moins médiatiquement.
                                        L’état se comporte en mafia, dont les parrains sont les financiers internationaux, les outils mediatiques, policiers et justice sont entre leurs mains avides.
                                        Tant que le jus sera a prendre il le suceront a la moelle sans aucune contrepartie.
                                        Ne nous reste que de compter les points, s’amuser de qui chutera et survivre jusqu’a que en bon prédateurs ils finissent par s’entretuer...


                                      • Alexis69 Alexis69 15 août 2009 12:13

                                        Je te réponds Jean Marc. Aucune critique aux Californiens dans mon poste plus tôt déjà par manque d’information, et de toute fason par manque d’experience.
                                        Même le gouvernement n’est « presque pas critiquable » finalement car dans un monde démesuré qui est celui des banques et des flux geantissime d’argent fictif, on ne peux leur en vouloir, pas plus qu’on ne leur en veux déjà.

                                        Pour que tu vois par toi même : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/cette-herbe-qui-fait-rever-les-60004

                                         ;D


                                      • Marc Bruxman 15 août 2009 01:22

                                        Le monde se sépare en deux catégories. Ceux qui gagnent et ceux qui geulent ! Et toi tu geules ! ! !

                                        Les étatistes qui jouissaient sur place il y a 6 mois croyant que le communisme allait redevenir fashionable découvrent qu’il se sont pris une belle carotte dans le cul ! ! !

                                        Il y a eu sauvetage des banques parce que les états n’avaient pas le choix. Maintenant les dettes des états vont forcer des réformes libérales. Comme je l’avais écris il y a 6 mois. Mais à l’époqe little bolchos dansait sur les cendres des capitalistes... C’est fou comme on se marre quand même...

                                        Allez un scoop ! Bientot crise economique 2.0, a base d’Option ARM et de crise de la dette publique... Ca va être sportif.


                                        • Ecométa Ecométa 15 août 2009 08:54

                                          Mondialisation financière oblige, ceci dans partout dans le monde, les Banquiers tiennent les Etats par les « valseuses » ; et, il se trouve, désormais, démocratie oblige, soi-disant : que l’Etat c’est nous ! Il serait temps que ces Banquiers nous lâchent la grappe !  Il n’y avait, et l n’y a  qu’une seule et vraie solution pour sortir de ce véritable cercle vicieux, pour arrêter tout ce cirque financier, ce jeu de bonneteau financier : en nationalisant les établissements financiers !

                                          D’où les Etats sortent-ils de l’argent sinon en l’empruntant sur les marchés financiers : un véritable cercle vicieux !

                                          Il faudra payer deux fois au citoyen, comme client des banques qui doivent reconstituer leurs fonds propres (augmentation des frais bancaires et du taux de marge sur les prêts... ce qui est déjà fait), puis comme contribuable, même si on leur dit que l’Etat, au bout du compte, serait gagnant et donc le contribuable ; ce qui est loin d’être gagné car tôt ou tard tout le système s’écroulera ! Il y a dix fois plus d’argent dans l’économie virtuelle, celle de la cavalerie que pratique les banques entre elles, et n’oublions pas les multinationales ; dix fois plus que dans l’économie productive réelle et à plus ou moins long termes c’est intenable !

                                          Faîtes ce que je dis mais ne faîtes pas ce que je fais ; c’est assez souvent le leitmotiv des puissants de ce monde d’humains : des dirigeants de toute sorte ! C’est ainsi qu’il peut y avoir deux poids et deux mesures ; c’est bien connu : selon que vous soyez riches ou miséreux... !

                                          Poussons le raisonnement jusqu’a bout !

                                          Imaginez que vous soyez, vous, individu ou entreprise lambda, en difficulté financière, limite en faillite personnelle, et, que, pour vous sortir d’affaire, il vous viendrait l’idée de faire de la cavalerie financière avec d’autres commerçants ; autrement dit : de vous faire escompter de faux billets de commerce pour vous financer sur des marchandises n’existant pas, comme on dit maintenant : des marchandises totalement virtuelles ! Croyez-moi, une fois au tribunal de commerce, ce qui est inéluctable, vous seriez considéré comme un tricheur tenu responsable de ses difficultés et lourdement condamné !

                                          Arrivez là, au bord de la faillite, imaginez, après avoir fait de la cavalerie financière, vous trouviez encore un « prête-nom » qui emprunte de l’argent à votre place et, qui vous prête cet argent à un taux usuraire, (2 fois le taux du moment relève de l’usure) C’est précisément ce qui se passe ! A l’évidence vous ne pourriez pas le faire, et surtout pas avec l’aide des institutions, qui, bien au contraire, se retourneraient contre vous et vous feraient payer très cher ce type de pratiques !

                                          C’est pourtant bel et bien ce qui se passe entre les banquiers et les Etats-Nations pour ce qui est du plan de soutien bancaire ; bel et bien ce qui se passe également entre Banques et autres Zinzins, sur les marchés financiers avec les contrats sur dérivés qui sont purement et simplement de la cavalerie financière car il n’y a jamais d’échange de marchandises ; les positions pouvant même être reportées ad vitam aeternam !

                                          De la recherche de capitaux et la possibilité de se procurer rapidement des liquidités en cas de besoins impérieux, ce qui était le rôle de la bourse ; de la satisfaction de ces besoins financiers mais réellement économiques, aussi et plus récemment de la couverture de risques somme toute légitime, à la spéculation pure et à grande échelle : il y a là un sacré détournement de moyens élaborés par de beaux larrons en foire sur les marchés financiers !

                                          Si les Etats mettaient autant d’énergie à lutter contre la spéculation que contre l’inflation la chose économique irait certainement bien mieux ;  en même temps iraient mieux : la politique et la démocratie ! Mais voilà, l’inflation coûte au capital, ceci, quand la spéculation, elle, lui rapporte !

                                          Le problème de l’économie, du système économique, c’est qu’il n’y a pas d’« ingénieur système », pas de vision et d’approche réellement globale du système... il n’y a que des spécialités ; plus exactement : il n’y a que des spécialiste qui tirent la couverture à eux !

                                          On pourrait logiquement penser que les politique pourraient être ces ingénieurs systèmes : visiblement non car ils trimbalent la même bêtise humaine que les économiste : en fait la même connerie !

                                          En écrivant ceci, il me revient en mémoire quelques pensées d’Albert Einstein qui me paraissent fort à propos :

                                          « La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, (ou réalité) c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi ! "
                                          (Albert Einstein) 

                                           
                                          Il parlait de la nouvelle réalité physique qui s’offrait au yeux des physiciens du début du 20 è siècle, de la « nouvelle physique », la quantique ; mais ceci est aussi valable pour l’économie ! Ces physicien durent élever leur conscience pour comprendre cette complexité qui s’ouvrait à eux ; les économistes, et tous les dirigeant de cette planète, seraient bien inspirer d’en faire autant !

                                          « L’imagination est plus importante que le savoir »
                                          . (Albert Einstein)

                                          Visiblement les économistes comme les politiques, tous bordés de savoir... du même savoir rationalo économico technoscientiste, manquent terriblement d’imagination ; c’est la raison pour laquelle il n’inventeront rein de nouveau mais s’accrocherons à leur savoir crétin surfait au superfétatoire !

                                          « Il y a deux infinis, celui de l’univers et celui de la bêtise humaine ; encore que pour l’univers la chose ne soit pas certaine… »  
                                          (Albert Einstein)

                                          Une bêtise humaine qu’il ne considérait pas comme relevant des petits gens mais plutôt de l’« Elite dirigeante » !

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