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Accueil du site > Actualités > Société > Projet école : Un cautère sur un membre grangréné

Projet école : Un cautère sur un membre grangréné

Sauvons notre école

Vidéo pas très utile :

« Cessons de dire, qu'il faut absolument lire et écrire à la fin du primaire."

« Cessons de dire, qu'il faut absolument lire et écrire à la fin du primaire. » Voilà ce qu'affirma sans rire une des responsables de la vaste concertation sur l'école, présidente du projet : « La réussite pour tous ! ». Avec de telles idées, nous sommes certains que nous ne courons plus à la catastrophe, nous y sombrons corps et biens ! Des responsables publics remettent en cause le socle incontournable, je préfère écrire pour éviter la confusion avec ce mot trop commun évoquer la mission sacrée de l'école primaire : Lire- écrire, parler, compter. Nos anciens hussards noirs se retournent sur leurs estrades, les pays voisins (et les écoles privés hors-contrat) se frottent les mains, la France cesse d'être une grande nation de la culture.

Ainsi, il n'y aurait pas d'urgence à acquérir ces outils d 'émancipation et de savoir, il n'y aurait pas nécessité d'intégrer très jeune les savoirs de base qui donnent à tous ceux qui les possèdent cette liberté de réfléchir par lui-même, de comprendre le monde et d'en devenir un acteur conscient et libre. L'enfant roi ne doit avoir ni contrainte ni obligation, ni devoir ni contrariété. La belle commission refuse la pression de l'apprentissage, celle de l'échec ultérieur n'est sans doute rien.

On devine bien les intentions sournoises qui se cachent derrière cet abandon scandaleux de ce qui a fait l'essence même de notre école primaire. Puisqu'on ne parvient pas à remplir la mission de base, supprimons-la, c'est certainement la meilleure manière de retrouver des statistiques encourageantes, des résultats probants. Ne demandons plus l'impossible, contentons-nous du superflu. C'est beaucoup moins cher !

Et le superflu saute aux yeux, l'école doit favoriser les desseins des professionnels du tourisme en proposant un zonage de toutes les vacances, tout en rendant la vie plus facile aux couples divorcés (ce qui doit être désormais la norme sociale) en libérant les chers petits le samedi matin. Travailler quatre jours et demi est une évidence, conserver le mercredi semblait une nécessité mais l'enfant n'est que l'otage des intérêts des adultes.

Pourtant nos chers socialistes n'y vont pas par quatre chemins dans les bonnes intentions. Après l'enfant au centre du système, cette inénarrable farce des années d'utopie, ils changent tout juste de forme en proclamant en faire un acteur de ses connaissances dans une pédagogie de projet. Voilà du bel ouvrage de maître en communication, hélas c'est si loin de nos réalités et de nos batailles quotidiennes.

On se gargarise de concepts pompeux, de mots savants et d'idées creuses. Le ministre veut allonger le tronc commun, il oublie de se préoccuper de la tête. Si la suppression du redoublement confirme simplement l'inutilité de cette mesure, il faut réfléchir au devenir de ces mômes qui n'apprennent pas et qui vont continuer de traîner leur misère au fond des classes. Dans le même temps, il faut alléger la pression du résultat, ne pas mettre les élèves en situation d'échec, éviter de trop leur en demander. L'ambition, donc, est de ne plus avoir d'ambition pour les enfants de l'école républicaine.

La suppression des devoirs, c'est encore le serpent de mer de l'école qui pointe à nouveau le bout de son hypocrite nez. Bien sûr que les devoirs accroissent les inégalités (surtout quand ils servent à palier aux défaillances de l'école), bien sûr que c'est une manière adroite de confier les véritables apprentissages aux parents qui en ont les moyens, bien sûr que c'est une aberration après des journées trop longues si elles sont vraiment remplies d'un travail réel. Mais que se passera-t-il vraiment ? La réponse du ministre : « Créer un service public des devoirs » relève de la bouffonnerie dans le contexte économique du moment.

Il y aurait tant à faire pour sauver une école qui ne remplit absolument plus sa mission, qui devient un espace d'irrespect et de violence. Il faudrait d'abord du courage pour contraindre les professeurs à bouger, à ne pas rester toute leur carrière dans un poste confortable, à se remettre en cause, à rester plus longtemps sur le lieu de travail, à travailler ensemble, à partager leur pouvoir, à faire des stages durant quelques jours de vacances plutôt que pendant l'année scolaire, à enseigner plusieurs matières dans nos collèges qui vont si mal, à se former à la gestion d'un groupe.

Mais les socialistes ne peuvent froisser la base de leur électorat. Ils ne feront rien qui contrariera ce corps conservateur dès qu'il s'agit de ses prérogatives et avantages. On laissera cette anomalie incroyable dans le monde réel, les professeurs les mieux payés sont ceux qui travaillent le moins et qui s'offrent des heures supplémentaires à des taux scandaleux. Ils ne bougeront pas les lignes, n'imposeront pas une mobilité réelle pour tous, sans les incontournables passe-droits, ne mettrons pas les professeurs les plus expérimentés devant les élèves les plus difficiles. Ce serait la révolution et le parti socialiste n'a jamais été un parti aventureux.

Ils n'imposeront rien non plus aux parents, souvent déserteurs devant leurs obligations pour certains et parfois si intrusifs pour d'autres. Il faut revoir leur place, cessez de leur donner des pouvoirs factices et exiger d'eux une collaboration non négociable. Le contrat entre l'école et la famille doit être repris avec des garde-fous d'une grande rigueur. Mais qui osera taper du poing sur le bureau dans la maison France ? Ils continueront à exiger que des élèves ingérables soient accueillis dans des classes livrées alors à la tyrannie de ces petits caïds faute d'être capable de financer les structures spécialisées qui ne cessent d'être fermées.

Il ne se passera rien et ce qui était censé être le grand chantier du quinquennat va se transformer, une fois encore, en ravalement de façade, en jolis effets d'annonce sans intervention sur les fondations d'un édifice qui branle de plus en plus du chef. Tout ça pour rien ! L'école est à l'agonie et le gouvernement met un cautère sur un membre gangréné. Le remède n'est pas à la hauteur de l'urgence.

Scolastiquement leur


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44 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 10 octobre 2012 11:38

    Bien sûr la solution consisterait dans le chèque éducation qui rendrait le pouvoir à la société, à la mise en concurrence des établissements rendus autonomes sous la responsabilité d’un patron.

    Pas pour demain.

    Mais pour demain la destruction de notre éducation.


    • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 13:18

      Le péripate


      Vous évoquez la pire des solutions.
      Il ne peut y avoir concurrence dans le monde éducatif car les publics ne sont jamais les mêmes. Pourquoi tous les sous iraient aux meilleurs

      Les élèves en difficulté ont aussi besoin de moyens et de talents

      Il faut repenser la système dans sa diversité et non dans une dimension mercantile

    • Le péripate Le péripate 10 octobre 2012 18:14

      Il ne peut y avoir de concurrence dans l’éducation car les publics ne sont pas les mêmes...

      Je ne suis pas arrivé à trouver un sens à cette phrase.

      Mercantile.

      Là, c’est le pompon. Je vous rappelle à toutes fins utiles que cette éducation si défaillante est le premier poste de dépenses de l’état et que tout citoyen est en droit de demander compte à un agent de l’administration de sa gestion.
      Alors oui, ça coute et il faut parfois faire des choix entre un pantalon et une leçon de maths.

      Gardez votre morgue d’intellectuel pour vos réunions scouts : les citoyens demandent compte de leur argent.
      Que ça vous plaise ou non.


    • ZEN ZEN 10 octobre 2012 20:36

      La bible péripatique ne ment pas...


    • Le péripate Le péripate 10 octobre 2012 20:56

      On juge l’arbre à ses fruits... vieille branche.


    • JL JL 10 octobre 2012 11:57

      Bonjour Nabum,

      c’est le moment de se souvenir de ce que disait Édouard Glissant : « Le libéralisme économique préside tous les imaginaires »

      Le PS n’est pas épargné, bien au contraire.

      Et le libéral de service, le ci-dessus péripate, en rajoute une couche, et sans vergogne en plus : au lieu de pester la destruction de l’école, il s’en réjouit et prépare déjà la ’relève’.

      Je me demande si nous avons lu le même article : par exemple, cette phrase, je cite Nabum : "l’école doit favoriser les desseins des professionnels du tourisme en proposant un zonage de toutes les vacances, tout en rendant la vie plus facile aux couples divorcés (ce qui doit être désormais la norme sociale) en libérant les chers petits le samedi matin.

      Moi j’y ai vu du second degré ; péripate, non !


      • Le péripate Le péripate 10 octobre 2012 12:05

        Vous souffrez de dissonances cognitives mon ami JL.


      • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 13:20

        JL


        Peripate ou pas, ça ne pas pas très fort et les postulats qui président à cette réforme sans encore de nature si c’était encore possible à agraver la situation.

        Mais je ne suis qu’un péripate sans doute et qui de surcroit s’ignore !

      • JL JL 10 octobre 2012 13:35

        Nabum,

        ne me dites pas que la dissonance cognitive dont évoquée par le libéral de service, le ’ci-dessus’ précisément nommé péripate, s’appliquerait à vous ? C’est de lui que je parlais dans mon com !!!


      • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 14:06

        JL


        Je n’aime pas en matière d’éducation les querelles qui veulent que telle pédagogie soit de droite, telle pensée de gauche

        C’est bien plus complexe et l’inovation n’est pas nécessairement nécessaire à tout moment, les méthodes traditionnelles ne sont pas toujours efficaces.

        Il faut un savant dosage entre classicisme et modernité, nouvelle technologie et vieilles pratiques. Je me suis un peu importé pensant l’offense à moi destinée.

        Ce n’est pas très grave du reste. Merci

      • JL JL 10 octobre 2012 14:12

        Nabum,

        ne vous y trompez pas : les libéraux non plus, ne sont ni de droite, ni de gauche ; mais ils sont pour la casse de notre école.

        Bien à vous.


      • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 14:14

        JL


        C’est bien ce que je viens d’évoquer dans un commentaire plus bas

        Casser pour brader ensuite
        On peut casser par l’asphyxie façon Sarkozy ou bien par démagogie façon Hollande


        • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 13:23

          L’enfoiré


          Mais savez-vous qu’ils se sont inspirés des finlandais

          Supression des redoublements
          Ébauche de co-enseignement

          Mais c’est du soupoudrage. On prend, on garde, on ne fait pas.

          Un modèle se prend dans son ensemble avec toutes ses composantes ou ce n’est qu’une farce.

        • yoananda 10 octobre 2012 13:35

          Je sais bien que c’est sujet tabou en France et ici sur AV mais il faut bien parler de ce qui ne va vraiment pas.

          http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=IMMFRA12_d_D2_scol

          L’INSEE confirme quantitativement ce que chacun sait qualitativement : l’école républicaine est détruite de l’intérieur par les élèves récalcitrants des enfants d’immigrés, principalement maghrébins.

          La France à cela de spécifique qu’elle a adopté le regroupement familial. On peut observer que les immigrés maghrébins combinent plusieurs caractéristiques :
          ils sont les plus nombreux, les plus jeunes, les plus pauvres, parmi les moins diplômés, et ont plus d’hommes que de femmes.

          D’ou la masse de chômeurs sous diplômés sans perspective sexuelle (mariage)


          • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 14:09

            yoananda


            À ceci près qu’ils sont français que les statistiques ethniques sont interdites dans ce pays et que vous avancez des données qui ne sont pas censées exister.

            Maintenant sur le terrain on peut observer qu’il y a un problème réel avec les enfants issus des familles éclatées, des niveaux culturels très bas et en difficulté économique. Naturellement dans le lot, il y a ceux que vous ne voulez plus voir mais pas seulement

          • yoananda 10 octobre 2012 16:17

            Non car votre raisonnement reviendrait a dire qu’a chances égales, tout le monde est égal. Ce qui est faux.


          • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 21:01

            yoananda


            Les temps de l’eugénisme arrivent
            Puis il y aura ceux de la sélection et de son corollaire si néfaste

            Je ne serai pas en poste sous le joug de cette idéologie, c’est certain !

          • tf1Goupie 10 octobre 2012 13:56

            Bravo pour cet excellent article qui montre à quel point cette « refondation de l’école » est de la poudre aux yeux.
            Par exemple les redoublements sont déjà devenus rares, sans que ce soit officiellement dit, car sur le terrain les enseignants se sont rendus compte que c’était presque toujours contre-productif.

            Mais réformer en profondeur l’école, en France c’est mission impossible.

            C’est un sujet beaucoup trop sensible dans un pays incapable de consensus.

            Une vraie refondation mettrait tout le monde dans la rue : les syndicats qui par principe disent toujours non, les parents, les grands-parents, même ceux qui n’ont pas d’enfants, tout le monde irait de sa critique.

            La réforme de l’école restera ad-vitam aeternam le « baton de merde » que tous les gouvernements successifs se refileront pour éviter de se mettre tout le monde à dos.

            Et pourtant, quitte à défiler dans la rue, ce serait plus utile que les citoyens protestent contre cette fausse refondation plutôt que contre le TSCG ou « pour l’emploi ».


            • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 14:11

              TF1Goupie


              De la poudre aux yeux tandis qu’on fait passer le traité européen. Aucun rapport ? peut-être pas ?

              Tout sera commerce, tout sera à vendre bientôt au nom d’une doctrine imposée par une dictature de cadres européens L’école doit entrer dans le secteur marchand, avant, il faut raser les murs .. pour brader le prix de vente

            • tf1Goupie 10 octobre 2012 15:33

              Non ! l’Education se doit d’être efficace, comme n’importe quelle activité humaine qui coûte de l’argent, sinon elle finit par boire le bouillon. C’est incontournable ...

              Il y a des gaspillages énormes dans l’E.N. et ça ne s’arrange pas, et vous en êtes certainement le témoin régulièrement. (je peux vous donner des anecdotes, mais j’ai pas fini !).

              Quand un service public fonctionne mal et utilise mal ses ressources, il y a deux solutions :
              - soit on le réforme pour qu’il soit plus « productif », et ça n’en prend pas le chemin, entre autre parce qu’en France la logique de l’Entreprise c’est vilain pas beau,
              - soit on s’en décharge sur le secteur Privé qui, lui, naturellement se préoccupe de cette notion de productivité que trop de fonctionnaires trouvent « sâle ».

              Et au final, quoi qu’on en dise, c’est le citoyen, épaulé significativement (mais inconsciemment) par les syndicats qui réclament toujours plus, qui pousse à cette « marchandisation ».

              Et ça se passe également dans la santé, et d’autres domaines publics.

              A demander toujours plus, au final on a rien.


            • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 15:46

               tf1Goupie


              L’éducation ne peut se dissoudre dans la notion de rentabilité

              Éviter le gaspillage, se montrer plus soucieux des dépenses, qu’elles soinent effectivement au service de l’enseignement et non de l’administration (une tendance de plus en plus réelle), d’accord

              Maisl’école doit rester un service public sinon, nous savons très bien que les inégalités ne feront qu’exploser. 

            • tf1Goupie 10 octobre 2012 15:56

              Vous voyez vous restez dans l’affectif : vous parlez de « rentabilité » ... Je n’ai pas dit rentable, j’ai dit « efficace ». C’est différent : être efficace c’est utiliser ses moyens du mieux possible.

              Mais si vous refusez de vous penchez sur ce critère vital, alors vous aurez quoi que vous fassiez, l’école que vous ne voulez pas : une école à 2 vitesses.

              Car vous n’êtes pas réaliste : si vous etiez réellement détaché de la notion de « rentabilité », alors vous-mêmes travailleriez gratuitement, n’est-ce pas.

              Et bien ça c’est une belle solution : si tous les enseignants acceptent de travailler gratuitement, l’école publique fonctionnera sans difficulté...


            • ZenZoe ZenZoe 10 octobre 2012 15:07

              Et si ?
              Et si c’était voulu tout ça ? Voulu de manière inconsciente, sourde, perverse même ?
              Toute une population qui sait lire, en français et même en anglais souvent, qui sait compter, qui sait réfléchir et tirer des conclusions, c’est bien beau, mais est-ce que ça fait vraiment les affaires de ceux qui sont aux manettes ? Ceux-ci ont du se rendre compte que le bon peuple ne se laissait plus raconter n’importe quoi et ceci est profondément inquiétant pour eux
              La France est un pays profondément élitiste, dont toutes les institutions sont structurées de manière à profiter à une minorité seulement. Et ça marche. Après l’illusion d’un ascenseur social qui n’aura de tout façon duré qu’une petite trentaine d’années, il serait peut-être temps, pour cette minorité, de revenir à l’époque où chacun savait rester à sa place au lieu de réclamer sans cesse son dû ! On peut ainsi envisager la possibilité que de nombreuses résistances internes sont à l’oeuvre insidieusement pour creuser encore plus l’écart entre ceux d’en bas et ceux d’en haut, comme le disait si élégamment le bon vieux Raffarin.


              • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 15:50

                ZenZoe


                Là, honnêtement vous faites fausse route

                Cette hypothèse était pertinente du temps de Sarkobande. La volonté de détruire, le désir de construire un sous-prolétariat inculte était dans les plans de la troupe au service d’un patronnat infâme.

                Par contre, le parti socialiste est plein de bonnes intentions, c’est pire encore car ils foncent dans le mur en pensant appuyer sur le frein. Bien sûr, ils ne sont pas idiots pour leurs enfants, ils s’organisent autrement. Ils devinent qu’ils font mal mais ils ne voient jamais pourquoi !

              • tf1Goupie 10 octobre 2012 15:50

                Le système français est élitiste mais il n’est pas « destiné » à une élite, c’est différent.

                Parce qu’en France on est obsédés par la culture et les diplomes.
                On veut pas être sélectif, moralité il y a près de 50% d’échec en première année de Fac : ça donne une idée du gaspillage !!

                En France le système est super-rigide, donc au final il ne « profite » qu’aux meilleurs (scolairement parlant).
                Le système Allemand est plus souple (même s’il a aussi ses défauts) : là-bas on peut démarrer l’apprentissage dès 14 ans, alors qu’en France c’est « au mon dieu quelle horreur ! ».

                Moralité j’ai presque tous les ans dans mes classes des élèves qui dorment, au sens propre, sur leur table ... pour un coût de 7000 euros par an ... et en plus ils finissent par régrésser : ils désapprennent à compter par exemple.
                Quelle bêtise, mais ça soulage les ideologues.
                ça fait longtemps qu’on sait que le « bac pour tous » est une abberration, et qu’est-ce qu’on a changé ?

                Alors tant qu’on accepte cela, tant qu’on est pas réalistes, et bien on a l’école qu’on mérite.
                Ne pas faire de choix c’est en fait faire le plus mauvais des choix.


              • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 16:02

                TF1Goupie


                Je vais finir par me fâcher

                Bien sûr que c’est absurde et contre-productif de ne penser qu’en terme de diplôme. Je suis bien placé pour comprendre qu’avec mon petit bac, je ne suis rien dans cette école de diplômés. Pourtant quand je me compare, parfois ça m’amause.

                Mais nous n’en sommes plus là mon cher. J’évoque les milliers de jeunes qui sortent de l’école sans les savoirs de base, qui dix ans plus tard ne sauront plus lire ni écrire, qui ne savent déjà plus caculer et qui sont incapables de valider un résultat obtenu par calculatrice.

                ceux-là mon cher, ils ne seront jamais en mesure de se réaliser par le travail, le monde professionnel. Il leur manquera ce savoir de base qui est incontournable. Et c’est encore une fois ce problème, cette catastrophe humaine qu’on va accroïtre par des mesures débiles. Vous pouvez bien tout confier au privé, ils ne feront pas mieux avec ces mômes dans le contexte actuel et c’est un drame humain et une gabgie économique.

              • tf1Goupie 10 octobre 2012 16:43

                « Je vais finir par me fâcher » ... c’est pas un peu excessif comme réplique ?

                D’abord dans mon message auquel vous répondez je ne parle absolument pas du privé, alors pourquoi m’en parlez-vous ici ?

                Moi je vous parle justement de ces élèves qui quittent le collège sans les savoir minimaux, justement parce qu’on veut les forcer à suivre ce cursus unique qui consiste à les emmener en troisième là où ils apprennent le calcul litteral alors qu’ils ne savent même pas compter.
                Il est là entre autres le gaspillage, vous me suivez ?

                Ce gaspillage est dû au blocage des syndicats qui refusent que l’on ré-oriente ces élèves vers un cursus plus adapté, de type apprentissage, dans le cadre du public, avec un programme allégé qui leur permettrait :
                - de ne pas détester l’école,
                - de se concentrer sur les savoir de bases.

                Si on ne veut pas faire évoluer le public de manière pragmatique alors il perdra toute crédibilité et ce sera une aubaine pour le Privé.

                Vous voyez moi je préfère reformuler si je n’est pas été clair, plutôt que me facher.

                Neanmoins je ne suis pas tout à fait d’accord pour dire qu’on ne pas se réaliser dans le travail si on n’a pas acquis tous les savoirs minimaux, du genre savoir vérifier un calcul à la calculatrice.. Je connais un certain nombre de contre-exemples.


              • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 16:58

                TF1 Goupie


                J’aime bien l’idée des contre exemples

                Trouvez moi désormais des analphabètes qui réussisent dans la vie. 

                Il y a bien le secteur de la délinquance (qui est de plus en plus intégré dans le secteur concurrenciel) mais à part ça, je ne vois pas comment ils peuvent s’en sortir.

                Les savoirs de base sont indispensables.

                Pardon pour la formule malheureuse !

              • tf1Goupie 10 octobre 2012 18:01

                Analphabète : qui n’a jamais appris à lire et à écrire.

                Est-ce que vous ne tombez pas la caricature ici, juste pour avoir raison ?
                Combien de milliers en France ?
                Est-ce qu’on n’est pas ici dans une toute petite frange de la population ?
                Avant d’avoir une super solution pour ceux-là ne pourrait-on pas, d’abord, s’intéresser aux centaines de milliers de non-analphabètes qui posent déjà problème ?
                Voyez-vous c’est cela que j’appelle le réalisme.

                Est-ce qu’un dyslexique est un analphabète, est-ce que quelqu’un qui a du mal à compter est un analphabète ? etc ...
                Peut-être êtes-vous un peu trop polarisé sur votre vision SEGPA ?

                Vous voyez si vous êtes comme beaucoup trop d’enseignants à vouloir tout tout de suite, c’est-à-dire un système parfait, SINON RIEN, alors on n’avancera jamais.
                Et dans ce cas vous pouvez être faché parce que je n’aime pas ces gens-là qui entretiennent le pourrissement de l’école,car ils se bornent à faire des constats, très vrais certes, mais ne proposent rien à part la Lune.


                • C'est Nabum C’est Nabum 10 octobre 2012 18:38

                  TF1Goupie


                  Vous faites bien de me reprendre Ils ont appris et ont eu si peu l’usage qu’ils l’ont oublié. Une étude récente prétend que c’est un fléaut en France pour le monde du travail et qu’il touche 3 millions d’individus. Ils sont passés dans nos écoles et ont oublié, c’est terrible et j’en parlait à mes élèves ce matin même.

                  J’agis chaque jour pour aller ailleurs que sue La Lune, dans un monde possible de lecture et de sens. je ne respecte pas les injonctions, je vais mon chemin pour que l’école s’amméliore, que les enfants sortent de l’assinagnation à l’échec dans laquelle on a placé mes élèves.

                  Je ne suis pas comme ces autres , je peux vous l’assurer, sinon quel sens auraient mes textes ?

                • tf1Goupie 10 octobre 2012 19:22

                  Attendez, quand vous parlez de 3 millions, il ne s’agit pas d’analphabètes ?

                  Si vous parlez des élèves qui sortent de l’école avec des savoirs de base « incomplets », je vous ai donné mon avis un peu plus haut : ce sont des élèves qu’on pousse jusqu’à la fin du collège à faire un niveau d’études trop élitiste, c’est-à-dire trop exigeant pour eux.
                  Et alors il se braquent contre l’école, et ils désapprennent.

                  Il faudrait couper le collège en 2 filières, et pourquoi pas la primaire, pour se concentrer sur les savoirs fondamentaux pour une filière, et un niveau plus élevé pour l’autre.
                  Ou bien faire des modules facultatifs comme en Allemagne.

                  Mais alors il faudrait sortir de l’ideologie égalitariste...


                • ricoxy ricoxy 11 octobre 2012 01:19

                  L’école pour apprendre à lire et à écrire ? Tiens, quelle idée saugrenue... Il vaut mieux des stages en entreprise.


                  • C'est Nabum C’est Nabum 11 octobre 2012 06:05

                    ricoxy


                    Rassurez-vous, le projet école y pense

                    L’entreprise est le lieu magique de cette scoiété du profit

                    Et il n’y a aucun profit à savoir lire

                  • ricoxy ricoxy 11 octobre 2012 11:29

                    Un citoyen sachant normalement lire et écrire se perd déjà dans les dédales de textes juridiques, économiques ou même politiques. Quand il y aura une majorité d’illettrés ou même d’analphabètes (analpha-bêtes), nozélites pourront se frotter les mains : on ne comprendra plus rien à leurs directives.


                    • C'est Nabum C’est Nabum 11 octobre 2012 12:47

                       ricoxy


                      Nos élites viennent de brader le pays.

                      Nous devrions en profiter pour les brader à leur tour. Les députés sont désormais indignes de porter le titre de représentants du peuple Ils ne représentent que l’oligarchie europénne. Dehors !

                    • ricoxy ricoxy 11 octobre 2012 12:53

                      NE VOTEZ PLUS ! Grève des votes. Tel est le mot d’ordre que je suggère.


                      • C'est Nabum C’est Nabum 11 octobre 2012 12:59

                        ricoxy


                        Votons blanc pour montrer que nous voyons rouge et que nous avons une peur bleue de l’arrivée du FN

                        Le drapeau est en danger !

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