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Accueil du site > Actualités > Technologies > Les blocs des pyramides furent coulés sur place !

Les blocs des pyramides furent coulés sur place !

Le 30 Novembre 2006, la revue scientifique internationale de référence « Journal of the American Ceramic Society » a publié les résultats d’une recherche scientifique(1) effectuée sur des pierres des pyramides d’Égypte. Elle confirme la théorie développée par le professeur français Joseph Davidovits selon laquelle ces pierres seraient artificielles et faites d’un calcaire aggloméré comme un béton (fausse pierre).

La construction des pyramides égyptiennes pose un sérieux défi à la science moderne. Qu’on en juge : la pyramide de Kheops, construite pendant le règne de vingt ans du pharaon du même nom, est constituée d’environ 2,5 millions de blocs d’un poids moyen de deux tonnes. Certains pèsent même jusqu’à 30 tonnes et ne se trouvent pas à la base de la pyramide, mais environ quarante mètres plus haut. Comment une civilisation ne possédant pas la roue a-t-elle pu réussir ce tour de force ?

Le professeur Joseph Davidovits est le père d’une nouvelle branche de la science des matériaux appelée géopolymère. Il a effectué des recherches dès le milieu des années 70 pour développer des matériaux ignifuges à partir de résines minérales faciles à mettre en œuvre et capables de supporter une température de 1 000 à 2 000 °C. Aujourd’hui, ce domaine de recherche est en pleine expansion. De nombreuses universités et sociétés privées de par le monde s’activent à développer ces nouveaux matériaux dans des applications nombreuses et très diverses. On peut citer comme exemple des ciments « écologiques » réduisant jusqu’à 90% le dégagement de gaz à effet de serre lors de leur fabrication comparé aux ciments actuels, le stockage des déchets radioactifs ou encore la fabrication de matériaux composites ignifuges pour l’industrie des transports.

C’est en s’intéressant à la technique perdue de mise en œuvre des mortiers anciens utilisés par les Egyptiens et les Romains qu’il en est venu à émettre cette théorie révolutionnaire pour expliquer le mode de construction des pyramides et des temples de l’Ancien Empire : les blocs n’ont pas été taillés et transportés mais ils ont été coulés sur place.

L’avantage de cette approche est qu’elle permet de résoudre instantanément un ensemble de problèmes que la théorie des pierres taillées n’explique pas. En plus de la question du transport des blocs sur une échelle de temps si courte déjà présentée plus haut, on peut citer les problèmes suivants :

- Les égyptiens de l’Ancien Empire n’auraient eu à leur disposition pour tailler avec une telle finesse un calcaire grossier (contenant une fraction importante de coquilles et de squelettes d’organismes marins) que des outils rudimentaires en silex ou inadaptés en cuivre (un métal particulièrement mou).

- Les carrières suspectées d’avoir servi à la taille des blocs ne contiennent pas les centaines de milliers de tonnes de cailloux concassés, sous-produits des activités de la taille.

- Si l’on s’imagine que les blocs ont été coulés puis ont durci côte à côte, le mystère de la disposition parfaite des blocs entre eux, avec dans certains cas la présence de joints courbes de moins de 2 millimètres de large, s’évanouit.

L’explication détaillée, donnée par le professeur Davidovits, est la suivante : les ouvriers égyptiens ont extrait le matériau dans des carrières de calcaire relativement tendre, puis l’ont désagrégé avec de l’eau, mélangé cette pâte de calcaire à de la chaux et des ingrédients comme l’argile kaolinitique, le limon et le sel natron égyptien (carbonate de sodium) formant des tecto-alumino-silicates. La boue de calcaire (incluant les coquillages fossiles) fut transportée dans des paniers puis versée, tassée ou compactée dans des moules (faits de bois, pierre, argile ou brique) placés sur l’aire des pyramides. Ce calcaire réaggloméré durcit en blocs de grande résistance.

Les preuves de cette théorie sont nombreuses :

- Les coupes des échantillons des blocs de pyramides montrent la disposition complètement anarchique des squelettes, coquillages et des grands fossiles d’organismes marins. Une roche sédimentaire naturelle se constitue par couches et donc les fossiles sont disposés suivant un ensemble de plans parallèles. Les observations permettent également de mettre en évidence la présence de bulles d’air, de fibres organiques, d’os et de dents d’animaux, des matériaux étrangers jamais trouvés dans le calcaire naturel.

- Ces mêmes échantillons contiennent des microconstituants contenant des quantités appréciables de silicium en combinaison avec des éléments, tels que le calcium et le magnésium, dans des rapports qui n’existent dans aucune des sources potentielles de calcaire et sous des formes inconnues dans les pierres naturelles.

- D’un point de vue historique, deux stèles égyptiennes très anciennes indiquent que les artisans possédaient “une connaissance secrète” pour fabriquer des statues en pierre, pas en les taillant mais en les formant dans des moules.

- Enfin cette théorie permet d’expliquer la fabrication de très vieux vases et objets égyptiens en pierre extrêmement dure.

Pour l’heure, le secrétaire général des antiquités égyptiennes, le docteur Zahi Hawass, nie la validité des conclusions des diverses études en prétextant l’origine douteuse des échantillons présentés comme provenant de blocs des pyramides. Si la confirmation officielle de ces travaux risque de prendre encore quelque temps, elle ne fait plus aucun doute aujourd’hui d’un point de vue scientifique.

Pour plus d’informations :

www.geopolymer.org

La Nouvelle Histoire des pyramides, Joseph Davidovits, Ed. J.C. Godefroy, Paris, (oct. 2004)

Ils ont bâti les pyramides, Joseph Davidovits, Ed. J.C. Godefroy, Paris (sept. 2002)

(1) Barsoum, M. W., Ganguly, A. & Hug, G. (2006), Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Journal of the American Ceramic Society 89 (12), 3788- 3796


Moyenne des avis sur cet article :  4.44/5   (72 votes)




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90 réactions à cet article    


  • mclerc 29 mai 2007 10:27

    Je ne veux pas le jurer, mais il me semble bien avoir lu une thèse analogue il y a plusieurs années. Il n’y a, du reste, pas d’autres explications à la construction des pyramides.


      • alberto alberto 29 mai 2007 13:39

        Décidément, Marsu, tu as vraiment de bonnes lectures : je suis comme toi un visiteur attentif du site de JPP.

        Pour ce qui est des blocs des pyramides : affaire à suivre...Ce qui m’étonne est que, si avérée, cette technique se soit perdue : Grecs et Romains, eux, les taillaient au burin leurs blocs !


      • Nicolas Nicolas 29 mai 2007 17:08

        « Grecs et Romains, eux, les taillaient au burin leurs blocs ! »

        et le panthéon, c’est quoi alors !!?


      • LE CHAT LE CHAT 29 mai 2007 10:48

        intéressante théorie , en effet ! mais qui a donné la technique de fabrication aux egyptiens ? peut être bien les atlantes , allez savoir smiley


        • alberto alberto 29 mai 2007 13:48

          Le Chat : les atlantes appelés aussi « télamons », sont, en architecture, des statues scultées pour décorer les soutiens de toitures : des Chats - piteaux en quelque sorte...


        • Yannick J. Yannick J. 29 mai 2007 11:03

          « Pour l’heure, le secrétaire général des antiquités égyptiennes, le docteur Zahi Hawass, nie la validité des conclusions des diverses études en prétextant l’origine douteuse des échantillons présentés comme provenant de blocs des pyramides »

          Je suis curieux de savoir pourquoi cette personne serait génée des conclusions de cette étude ??? après tout jusqu’à maintenanton ne pouvait évaluer cet état de fait donc personne n’en soufrirait bien au contraire, cela tendrait à prouver que les égytiens étaient plus en avance qu’on ne le pense...


          • L'enfoiré L’enfoiré 29 mai 2007 17:09

            @Yannick, Le docteur Zahi Hawass nie la validité de beaucoup de conclusions et cela quand cela ne vient pas de lui. Il vaut mieux savoir. Il est considéré comme le « pharaon de l’égyptologie ». Il est vrai qu’il faut un homme fort à la tête des égyptologues qui s’assemblent en rangs serrés. J’ai lu que bientôt, il empêcherait les touristes d’aller voir les tombes dans la vallée des Rois. Trop de transpiration, trop de détériorations des peintures. Oui, mais il ferait peut-être une exception pour les gens qui auraient 10.000 dollars en livres égyptiennes pour les voir. Une repro à la « Lascaux » est envisagée et je trouve que ce serait beaucoup mieux.


          • Asp Explorer Asp Explorer 29 mai 2007 22:43

            Le professeur Hawass est un fort honnête homme qui veille à bon droit sur le patrimoine de l’Egypte. En tant que scientifique, il est légitimement fondé à contester les assertions de personnages plus ou moins farfelus.


          • Asp Explorer Asp Explorer 29 mai 2007 23:21

            Il est difficile de répondre de façon exaustive à tant d’élucubrations, aussi me permettrai-je de ne soulever que les objections les plus évidentes :

            Les égyptiens de l’Ancien Empire n’auraient eu à leur disposition pour tailler avec une telle finesse un calcaire grossier (contenant une fraction importante de coquilles et de squelettes d’organismes marins) que des outils rudimentaires en silex ou inadaptés en cuivre (un métal particulièrement mou).

            Le cuivre est un métal mou lorsqu’il est pur. Toutefois, le cuivre égyptien n’était pas pur. Tout comme l’or qui est mou lorsqu’il est en lingot mais dur lorsqu’il sert à la joaillerie (parce qu’on lui adjoint d’autres métaux, cuivre et argent). Des expériences d’archéologie expérimentale ont conclu qu’il était parfaitement réaliste, et même plutôt facile, de tailler du calcaire égyptien avec un ciseau de cuivre et une masse de bois.

            - Si l’on s’imagine que les blocs ont été coulés puis ont durci côte à côte, le mystère de la disposition parfaite des blocs entre eux, avec dans certains cas la présence de joints courbes de moins de 2 millimètres de large, s’évanouit.

            en quoi ? Expliquez-moi comment vous faites pour couler deux blocs de béton l’un à côté de l’autre en ne laissant que 2mm entre les deux. Lorsqu’on coule du béton sur du béton déjà sec, il se colle sans joint. Accessoirement, se pose le problème du coffrage. De nos jours, on utilise des parois en acier, mais ce métal étant inconnu à l’époque, il devait s’agir de cloisons de bois. On devrait donc retrouver un peu partout les empreintes des veines des planches, des noeuds, etc... Or, on n’en trouve nulle part. Du reste, pour fabriquer tant de coffrage, il aurait sans doute fallu abattre des forêts entières. Or, l’Egypte ne se caractérise pas particulièrement par sa couverture sylvestre. Autre problème : certains blocs pèsent des dizaines de tonnes. Parmi ces titans, des blocs en chevrons, placés à 45° pour protéger les pièces sous-jacentes contre la pression. Comment diable les Egyptiens auraient-ils monté des coffrages étanches en bois, capables de supporter 30 tonnes, à l’oblique, et le tout à 40 mètres d’altitude, au beau milieu d’un chantier actif ? Voici un défi d’ingénieur qui ne me semble pas beaucoup plus simple que tailler lesdits blocs dans une carrière et le monter tout entiers au même endroit.

            L’explication détaillée, donnée par le professeur Davidovits, est la suivante : les ouvriers égyptiens ont extrait le matériau dans des carrières de calcaire relativement tendre, puis l’ont désagrégé avec de l’eau, mélangé cette pâte de calcaire à de la chaux et des ingrédients comme l’argile kaolinitique, le limon et le sel natron égyptien (carbonate de sodium) formant des tecto-alumino-silicates.

            La chaux antique était produite en carbonisant de la pierre à chaux, ce qui dans le cas de la pyramide de Khéos, aurait nécessité des quantités de pierre à chaux se comptant en centaines de milliers de tonnes. Où sont les carrières ? Et encore une fois, où diable les Egyptiens ont-ils trouvé les centaines de milliers de tonnes de bois à brûler ?

            Accessoirement, on peut se demander pour quelles raisons les anciens Egyptiens se seraient compliqué la vie à extraire des cailloux, à les concasser, à les liquéfier (on attend toujours une démonstration pratique de la faisabilité), puis à les couler en altitude, alors que les traîner jusqu’en haut était - et c’est prouvé expérimentalement - tout à fait possible. Il ne faut pas oublier que si quelques blocs sont de taille cyclopéenne, ils ne représentent qu’un fragment infime de la masse de la Grande Pyramide, l’essentiel étant constitué de blocs relativement modestes, de 2 ou 3 tonnes.


          • vachefolle vachefolle 30 mai 2007 09:04

            Les egyptiens sont particulierement « sensibles » et « fiers » de leur passé. Il est probable que l’histoire de milliers d’egyptiens travaillant pour leur pharaon est plus romantique que l’invention du beton.


          • caramico 29 mai 2007 11:09

            A mettre en parallèle avec un autre article du jour d’Agoravox dénigrant Science et Vie, qui a publié depuis longtemps déjà un article sur le sujet des pierres moulées des pyramides. Comme quoi il y en a pour tous les goûts.


            • bozz bozz 29 mai 2007 11:22

              @ l’auteur :

              « Si la confirmation officielle de ces travaux risque de prendre encore quelque temps, elle ne fait plus aucun doute aujourd’hui d’un point de vue scientifique. »

              comment pouvez vous dire une telle ânerie ? avez vous au moins lu l’article de barsum et al ? êtes vous géologue spécialisé en micromorphologie ?

              j’ai fait l’effort de lire cette publication et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est d’un niveau très faible !! les échantillons sont fournis par davidovits (donc nous tournons en rond) Dès l’introduction les auteurs racontent n’importe quoi par exemple que les outils de l’époque ne peuvent pas permettre d’avoir des ajustements de surface « si planes » or il existe de nombreux contre-exemple comme les temples incas qui avec des moyens techniques similaires y arrivent plus que bien.... les références utilisées pour réfuter les contre-arguments avancés sont légères ! (un obscur bouquin de davidovit que vous citez aussi mais qui n’a jamais fait l’objet d’un reviewage sérieux) les formules utilisées ne sont même pas équilibrées ! (niveau 3ème en france !!) c’est tout de même étrange pour des spécialistes surtout qu’avec la méthode utilisée on ne peut pas identifier les groupements OH (qui sont pourtant donnés dans leur formule !! franchement comment ont-ils pu laissez passer de telles erreurs ? niveau minéralogie, c’est très faiblard !!

              Ils trouvent du kaolin dans le calcaire en question mais ne font aucune analyse complète ni de description or le kaolin se retrouve dans le calcaire de Gizeh mais chut cela dérange apparemment nos auteurs... le reste est du même tonneau avec une liste de minéraux sans rien de plus à se mettre sous la dent à part que les « rhomboèdres de calcites sont des cubes » !!! (très drôle !!)

              Bref pour simplifier pour les non spécialistes : pour qu’une analyse minéralo soit fiable il faut qu’elle soit répétable au moins une dizaine de fois or ici rien et vu le nombre d’incohérences ils auraient dû en faire un grand nombre mais ils n’en parlent pas donc ils n’en n’ont pas fait d’autres....très étrange faire des analyses quantitatives sur des grains de 1µm est là aussi très étrange...

              de toute manière pour faire ce béton, les égyptiens ont du utiliser de l’eau or cette eau est facilement identifiable par analyse isotopique : mais là rien dessus idem pour des lames minces, des analyses de porosité etc... il y a pleins de méthodes pour vérifier cette affirmation mais là non on utilise de mauvaises méthodes pour prouver ce qu’on veut prouver et en plus il y a des erreurs partout !!

              ce « béton » a exactement les mêmes carcatéristiques que le calcaire des carrières d’à côté : c’est quand même amusant de savoir qu’ils ont si bien copié ces calcaires précisément...

              Donc monsieur l’auteur apprennez à lire un article et à garder votre esprit critique avant d’annoncer des affirmations foireuses !! et ne croyez pas toujours ce qu’écrit science et vie !!!!


              • jef88 jef88 29 mai 2007 15:44

                Pour appuyer le commentaire : Si je coule du béton, je le coule dans un coffrage.

                Chaque coffrage peut être réutilisé au moins en partie.

                Donc mes blocs devraient être entre semblables et identiques.

                Comment expliquer, alors, la disparité de masse et de forme des constituants des pyramides ?


              • pixel pixel 29 mai 2007 17:35

                oui, et pourquoi s’embêter à faire d’aussi grand blocs il aurait été plus simple de faire des blocs style parpaings.


              • bozz bozz 29 mai 2007 17:38

                et pour réaliser tout cela, il aurait fallu beaucoup de bois ... évidemment on n’en retrouve pas la trace aujourd’hui


              • Paradisial Paradisial 29 mai 2007 18:10

                jef88,

                Très pertinente question, qui laisse supposer pour qu’une théorie soit recevable il faudrait que l’on puisse confectionner autant de cofrages que de pierres (sortant de tels moules), à défaut de quoi faudrait disposer de cofrages modulables (sollution d’ailleurs difficile à envisager pour éllaborer des parallélépipèdes, et de plus en de très grands nombres).

                A supposer quand même que l’on y parviendrait, plusieurs autres question s’imposeraient :

                - combien de telles pierres liquéfiées prennent-elles de temps pour se solidifier complètement (et devenir suffisament résistantes pour supporter le poids de la partie supérieure de l’édifice qu’elles subiront) ?

                - le fait que la durée d’un tel séchage devant être suffisement longue rendrait impératif l’usinage de telles pierres en de très très grandes quantités, et leur emagasinage sur des superficies très très étendues dans l’attente de leur solidification complète ;

                - une pierre liquéfiée ne saurait se solidifier en dehors de son moule (et donc nous revenons vers la question soulevée par jef88) ;

                - un tel usinage en grandes quantités de parallélépipèdes de tailles modulables requiert la connaissance - d’avance - de la forme et volume finaux de la pyramide et de ceux initiaux propres à chaque pierre usinée (comme si on reconstruirait un chateau à partir de la maquette et pièces disponibles dans la boite de légo) ;

                - taillées ou coulées, les pierres des pyramides doivent être manipulées (et transportées), on ne saurait imaginer les ouvriers égyptiens coulant de grosses pierres au niveau de chaque étage, et attendre longuement leur séchage et solidification sur place, pour passez tardivement à l’étage suivant (après les avoir remanipulées).

                Il est drôle comment un peuple si ancien puisse nous narguer nous.

                Nous avons pu naviguer dans les entrailles de l’atome, mais restons encore incapables de comprendre les mystères d’une « simple » grosse pyramide.

                Est-ce l’histoire qui est humble, ou bien serait-ce nous qu’elle appelle à la modestie ?!! smiley


              • Shakti 29 mai 2007 19:43

                @ Jef88 :

                Remarque intéressante mais je crois qu’ elle manque de consistance (le prenez pas mal, lisez la suite d’ abord SVP). Effectivement, le coffrage peut être réutilisé si le protocole est assez bon mais je crois que cela n’ est pas une obligation. J’ ai plus loin évoqué aussi cette histoire de coffrage du point de vue des nécessités par rapport aux matériaux. C’ est à dire que je pensais notamment au développement de l’ imprimerie mécanisée : les caractères étant utilisés très souvent et frappés avec force devaient être assez solides mais il fallait aussi les fabriquer (au début et quand un caractère s’ use). D’ où besoin de les couler dans un moule après fusion. mais là se pose la question de retirer le caractère du moule sdans l’ abimer d’ où fusion du moule d’ où besoin de choisisr un matériau fondant à une température bien moindre que celle du métal utilisé pour le caractère. Mais il se pose aussi la question de pouvoir réaliser ce moule à partir d’ un caractère « matrice » et donc de choisir des éléments convenables par leurs propriétés.

                Tout ceci pour dire que votre remarque est juste si on considère un protocole suffisamment efficace pour utiliser un moule développé afin d’ être réutilisé or cela n’ est pas assuré notamment pour la fabrication de caractères d’ imprimerie où longtemps (peux rien assurer pour maintenant) le moule n’ était pas réutilisable car fondu (le développement de ce protocole de frappe et le choix des matériaux a, lui, demandé un certain temps). Il existe d’ ailleurs de nombreux protocoles de fabrication pour lesquels le moule est toujours fabriqué à chaque fois (comme par exemple les usines métallurgiques fabriquant les filtres de conduit d’ évacuation de douches (vous savez le petit couvercle métallique troué) qui fabriquent un moule de sable (il me semble) compressé pour chaque fournée de N éléments (moule de N éléments) que l’ on casse ensuite pour récupérer les produits).

                Comme exemple de protocole de moule non-réutilisable, on peut pour commencer se poser la question de mouler dans un moule en bois : il pourrait alors suffire de foutre le feu au moule pour le sortir tranquille sans trop d’ efforts mais alors le moule ne saurait être réutilisé. (d’ autres problèmes se posent aussi, je sais, comme la question de la flexibilité du bois et de l’ éventuelle humidité du mélange à faire durcir.


              • Paradisial Paradisial 30 mai 2007 15:19

                Shakti,

                Avez-vous conscience que vous comparez l’incomparable ?!!!!


              • jef88 jef88 1er juin 2007 16:23

                La comparaison avec le moule du caractère d’imprimerie me fait rire...

                Le caractère pèse quelques grammes le bloc de « pierre » quelques tonnes. Il ne s’agit pas d’un simple emballage en bois, il faut aussi le moyen de bloquer quelques tonnes de mélange pâteux. En l’absence de métal pour bloque, etayer, fixer les parois le coffrage ne peut tenir que par miracle...

                Ce sera peut-être l’objet d’un nouvel article ?


              • Shakti 2 juin 2007 05:47

                Ne vous méprenez pas sur mon commentaire.

                J’ ai parfaitement conscience que, de par les contraintes, la fonte de caractères d’ imprimerie n’ est pas comparable avec la coulée de blocs de béton.

                J’ ai réagi à ce post après avoir écrit une autre réponse et n’ ai pas jugé utile de rappeler ce que j’ y avais écrit à savoir « (je penses au fait qu’ il lui faut un coffrage assez résistant pour supporter le poids du bloc mais assez léger et peu solide). » (.... pour être manipulé sans trop d’ efforts).

                Mon commentaire n’ a d’ autre objectif que, pour compléter le post de Jef88, d’ émettre la remarque que l’ on ne sait rien de l’ éventuel protocole de cette coulée de blocs et de manière générale de dire que cette question est inévitable si on débat de la probabilité de cette thèse. Je veux dire : c’ est bien beau de faire des réflexions sur les conséquences « visibles » de ce procédé (ce qu’ on considérerait comme preuve d’ un bord ou l’ autre) mais on ne sait rien de l’ éventuel protocole utilisé et la question ne se pose apparemment même pas.

                Je n’ ai évoqué entre-autres la fonte de caractères que pour comme exemple de ma contradiction portée envers la remarque de Jef88 sur le fait que tous les blocs devraient être identiques si coulés en béton, ceci afin d’ étoffer cette contradiction et éviter de débattre sur un niveau puéril (je veux dire simplement en disant « menteur » ou « faux » sans rien apporter comme preuve de ses arguments).

                Veuillez donc, je vous prie, oubliez quelque peu ma malheureuse comparaison pour retenir surtout ma remarque sur l’ éventuel protocole (inconnu et légèrement oublié du débat).


              • Shakti 2 juin 2007 16:09

                Vu que j’ ai pu vérifier depuis que le point que je cites est étonnament loin d’ être clair pour tous, je vais le préciser afin que vou sne vous mépreniez pas sur mon post.

                Jef 88 ecrit : "Pour appuyer le commentaire : Si je coule du béton, je le coule dans un coffrage.

                Chaque coffrage peut être réutilisé au moins en partie.

                Donc mes blocs devraient être entre semblables et identiques.

                Comment expliquer, alors, la disparité de masse et de forme des constituants des pyramides ?".

                Déja, j’ aimerais que Jef 88 précise la nature de ces disparités car il me semble que l’ existence de ces disparités est lion d’ être en contradiction avec l’ idée de blocs coulés en béton. En effet, pour que ces blocs aient mêmes caractéristiques (taille, poids, densité) il faut et que le même moule soit toujours réutilisé (voir en dessous) et que la composition chimique du produit à sécher soit toujours la même. L’ histoire du moule est explicitée en dessous mais je dois dire que le fait que les égyptiens aient toujours utilisé un produit de même composition chimique est aussi très loin d’ être assuré et qu’ au contraire, on est capable de déterminer des différences de composition chimique dans 2 poteries distinctes venant d’ un même atelier, ce qui à mon avis tend à infirmer votre remarque.

                Je fais moi remarquer que le principe de réaliser un objet à partir d’ un moule n’ implique aucunement la conservation de ce moule de façon obligatoire. Rien ne nous permet de dire que les egyptiens, si ils ont coulé leur blocs, ont toujours utilisé un même moule ou jeu de moules et, pour ma part, je sertais plutôt porté à penser l’ inverse.

                En effet, mettez-vous à la place des personnes qui auraient coulé ces blocs. Vous avez donc devant vous un moule, de cerrtaines caractéristiques, contenant un bloc de béton de plus d’ une tonne dans son moule. Vous devez démouler ce bloc sans trop l’ abimer, je me fondes sur le fait que les blocs étant destinés au roi, ils allaient pas accepter ’ importe quel bloc fissuré ou instable. Donc déja, au vu du fait que le bloc doit être séché assez longtemps, les fabricants de blocs devraient avoir une certaine expérience et, vu le besoin de garder les blocs en l’ état, j’ aurais tendance à penser qu’ ils essaieront de trouver des techniques qui n’ impliquent psa la mort des ouvriers au démoulage (ce qui impliquerait une perte de productivité du au fait de devoir former de nouveaux ouvriers). Mais bon, admettons que c’ était de vils esclaves dont on se foutait. Il reste qu’ il leur faut démouler le bloc sans le briser. Jef 88 souhaite que le moule soit préservé et je ne vois moi que 2 possiblités : ou on fore un trou au sommet pour y attacher un palan et soulever le bloc à l’ aide de ce palan tout en essayant de maintenir le moule au sol, ou on retourne le moule et on essaye de faire jouer la gravité pour séparer moule du bloc sans trop de casse. Vu que lors du séchage, le produit est soumis à la gravité, se concentre au fond et donc colle au moule, aucune de ces 2 idées ne me parait réalisable ni logique. Cette thèse a été développée pour parer au fait que les égyptiens devaient être emmerdés pour manipuler ces blocs, donc cela ne change rien pour le démoulage vu qu’ alors la manipulation de ces blocs es nécessaire. On peut considérer que n’ étant que de vils esclaves, les fabricants y allaient à la galérien et manipulaient les blocs simplement grâce à leurs muscles mais le procédé est alors trop « dangereux » pour la pierre : si les porteurs flanchent, ils risuqnet de lacher la prierre ou faire une erreur et risquent d’ abimer la pierre. C’ est pour quoi je ne suis pas convaincu que les fabricants aient été en mesure de démouler si efficacement leurs blocs. D’ autant plus que cela demanderait, à mon avis, bien plus de temps de manipuler délicatement l’ ensemble moule+bloc que de détruire directement le moule pour récupérer rapidement le bloc et c’ est encore pourquoi, au vu du nombre de pierres, de la durée d’ élévaion de la pyramide citée...., je suis loin d’ être d’ accord pour dire que le moule devait obligatoirement être conservé et réutilisé.

                Les contraintes de fabrication étant trop génantes dans le cas d’ un moule réutilisé, je ne suis donc aucunement convaincu que les égyptiens aient nécessairement utilisé un tel procédé et suis plutôt porté à considérer que le moule était brisé au démoulage (si bloc coulé en béton). C’ est même le seul principe recevable car cette thèse est censée expliquer pourquoi il n’ a pas été si difficile aux batisseurs de réaliser la grande pyramide, le problème étant la question de savoir comment ils ont pu manipuler ces blocs, or cette question revient si on considère un moule réutilisable et n’ est réellement négligeable que si on considère que le moule était brisé à chaque fois. C’ est pourquoi je proposais comme première approximation l’ idée d’ utilser un coffrage en bois qui serait le plus facilement manipulable en précisant que cela poserait néanmoins la question d’ autres contraintes pour réaliser ce coffrage en bois, questions que je n’ ai pas posées car me contentant de crtitiquer la remarque de Jef 88.

                Donc, si ma malheureuse comparaison vous fait rire, le fait de dire que les blocs ont du tous être réalisés dans un même moule ou jeu de moule sans justifer que les égyptiens ont été en mesure de manipuler suffisament facilement ce bloc (de quelques tonnes) moulé dans son coffrage sans risquer de nuire ni aux blocs ni au moule et donc déclarer (sans justification ni explication) que le moule ait pu être conservé sans trop de contraintes sans raison me fait lui aussi bien rire ainsi que les personnes de ma connaissance ayant déja coulé un béton.


              • jef88 jef88 3 juin 2007 15:27

                Pour fabriquer des blocs de cette taille, il est impensable d’utiliser des moules monoblocs. La seule technique évidente est celle du coffrage. Elle implique la possibilité de récupération de tout ou partie du moule et par conséquence une certaine standardisation des blocs.

                MAIS !! dans l’état de la technique de l’époque, comment faire tenir les morceaux du coffrage entre eux ??? La question se pose d’ailleurs aussi pour les moules monoblocs. Cette idée de calcaire réconstitué est donc impratiquable : il est plus facile de faire monter les blocs sur une rampe avec des rouleaux. (pour la petite histoire il y a qq années j’ai fait parcourir, sur une légére pente avec sol de prairie, 50m à un bassin en béton de 600kg avec l’aide de ma fille agée alors de 10 ans)


              • zOoO zO 29 mai 2007 11:24

                Ah ! les mystères de l’Egypte susciterons toujours de multiple interrogations.

                Merci de nous donner des informations sur cette théorie, peu connue, mais déjà ancienne et contestée.

                La théorie de Jean Pierre Houdin sur la rampe intérieure http://www.construire-la-grande-pyramide.fr/enter.htm est elle aussi très intéressante.


                • ZEN zen 29 mai 2007 12:14

                  @ Le Furtif Salut Je reconnais là ta vigilance egyptologique...

                  Pharaoniquement à toi


                • latours 29 mai 2007 11:41

                  Et voici une magnifique réalisation en 3D de la théorie de la rampe intérieur de Houdin fait par Dassault Systemes.

                  http://khufu.3ds.com/introduction/revealed

                  A+


                  • zOoO zO 29 mai 2007 12:03

                    Merci pour ce lien que je ne connaissais pas.

                    Excellent !

                     smiley


                  • Nicolas C. 30 mai 2007 00:06

                    Le plugin necessaire n’est pas disponible sous Linux...


                  • bozz bozz 29 mai 2007 12:24

                    c’est assez amusant de faire une petite recherche sur l’auteur et son lien évident avec la parapsychologie, on apprend qu’il est aussi spécialiste du suaire de turin ... avec de telles références nous comprenons maintenant mieux votre rigueur (sic) scientifique.


                    • LE CHAT LE CHAT 29 mai 2007 14:41

                      D.W

                      je vais te demander des copyrights smiley j’étais le premier sur les atlantes ....


                    • LE CHAT LE CHAT 29 mai 2007 14:43

                      C’est quand même dingue de penser que les egyptiens avaient déjà des mako moullages !


                    • maxim maxim 29 mai 2007 13:56

                      je me souviens ,quand j’étais sur le chantier de la pyramide de Chéops ,il y avait Bouygues avec ses bétonnieres et ses ouvriers Portugais .....

                      blague à part ,quelques soient les méthodes utilisées ,pour l’époque ,les ingénieurs et architectes touchaient une sacrée bille,je ne sais meme pas si le fil à plomb et le niveau existaient ...

                      j’avais lu quelque part que l’utilisation des esclaves etait une invention ,etant donné que c’etaient les ouvriers agricoles ,qui au moment des crues du nil ne pouvaient rien faire et se muaient en bâtisseurs .....

                      bien pour l’article ,très interessant .......


                      • Jojo2 29 mai 2007 15:15

                        Tout ça c’est bien expliqué dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Un très bon documentaire.


                      • moniroje moniroje 29 mai 2007 14:02

                        alberto : j’ai vu une émission télé sur la Rome antique et rien que pour le Colysée, les Romains usaient de bétons plus ou moins denses selon la hauteur de l’édifice.


                        • alberto alberto 29 mai 2007 16:44

                          Moniroje : oui, du béton de scellement sans doute, mais les blocs sont en vraie pierre ?


                        • pixel pixel 29 mai 2007 17:26

                          La coupole est entièrement en béton ce qui en fait son originalité pour l’époque.


                        • pixel pixel 29 mai 2007 17:27

                          Je parle de la coupole du Panthéon.


                        • Jojo2 29 mai 2007 14:38

                          Je voudrais savoir en quoi faire le moule d’une statue (surtout d’une grande statue) est plus facile que de sculter la statue elle même.


                          • Lartiste Lartiste 29 mai 2007 15:53

                            Et les Elephants ?

                            Oui, j’ai vu l’autre jour qu’on faisait appel en Inde à des éléphants domestiqués, pour tirer des pierres. Ces mêmes éléphants se relayant pour déplacer à l’aide de leur trompes les troncs de bois, servant au glissement de ces mêmes pierres.

                            Les éléphants, on en parle peu et pourtant ils ont eu de grandes influences au cour de l’histoire. Qu’il s’agisse de la défaite d’Alexandre à la Frontière de l’Inde (voir le Film) ou encore du passage des Pyrénés par Annibal.

                            Il ne fait aucun doute que la clé des Pyramides, c’est un animal terrestre monstrueux à l’image du Sphynx, mais ici c’est l’éléphant... smiley

                            En conclusion pour une partie des ouvrages les pierres étaient coulées et pour l’autre tirées en parti par les Elephants.

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