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Accueil du site > Actualités > Technologies > Qui tient le « Cloud », tiendra la Gouvernance

Qui tient le « Cloud », tiendra la Gouvernance

Le « Cloud computing », dont on parle de plus en plus, est une révolution beaucoup plus importante, pour l’Internet, que le Web2.0. Celui-ci est une révolution des usages, alors que le Cloud computing  (informatique dans les nuages) est une révolution dans les infrastructures.

Le « Cloud computing », dont on parle de plus en plus, est une révolution beaucoup plus importante, pour l’Internet, que le « Web 2.0 ». Celui-ci est une révolution des usages, alors que le Cloud computing (traduisons : « informatique dans le Nuage  », mais, malheureusement, la langue française perd sa capacité à exprimer des concepts technologiques nouveaux...) est une révolution dans les infrastructures.

Les deux se situent donc à des niveaux différents et se confortent mutuellement. C’est en grande partie parce que le web2.0, par son côté convivial, a achevé de populariser l’internet et a séduit des non-professionnels et le grand public, que les entreprises ont découvert de nouveaux marchés de masse et que les infrastructures du Réseau doivent s’adapter.

Le Cloud (puisqu’il faut parler ainsi), en effet, permet de faire plus et mieux, pour moins cher, sur Internet. Il permet d’éviter le gaspillage des ressources (humaines, financières et environnementales) que représente l’augmentation exponentielle de la puissance des ordinateurs personnels, rendue obligatoire par l’empilement permanent de nouveaux outils et logiciels.

Avec le Cloud, l’intelligence est désormais dans le réseau. De très nombreux utilisateurs peuvent faire fonctionner à distance, en même temps, les mêmes logiciels. Mais pour y parvenir sans embouteillage aux heures de pointe, l’hébergement de cette puissance logicielle doit d’être assurée de manière mutualisée : des techniques nouvelles permettent d’aller chercher la puissance de calcul et l’espace disque des serveurs là où il est disponible à un moment donné, dans le « Cloud ».

Il est clair que la possession ou la maîtrise de telles infrastructures est stratégique. Le Cloud est d’abord source de croissance et d’emploi : il existe des besoins nouveaux, qui ont leur marché, du fait du web2.0 et d’autres phénomènes comme l’internet des objets et l’internet mobile. Mais le contexte de crise financière freine les investissements. Le Cloud, qui permet d’être plus efficace pour des coûts inférieurs, permet donc de faire sauter l’un des verrous qui empêche le retour de la croissance dans les TIC (qui représentent elles-mêmes la moitié de la croissance en Europe).

Derrière l’économie, la politique

Comme toujours, derrière l’économie, il y a la politique. Tout d’abord, pour les Etats, la capacité à encourager la création de cette nouvelle infrastructure, orientera la localisation de la croissance et des emplois. Les Etats-Unis sont à l’origine du lancement d’Internet première génération. Et la croissance des Google, Yahoo, Ebay et autres, ainsi que des Microsoft, IBM, etc, qui ont pris le train en marche, a d’abord bénéficié à l’Amérique du Nord. Nous sommes dans une situation analogue aujourd’hui.

Mais le Cloud amènera tôt ou tard des questions de gouvernance, c’est à dire d’organisation juridique et politique de l’Internet. C’est un sujet crucial, mais difficile à médiatiser, qui semble rebutant et technique à beaucoup. La plupart des internautes pensent que l’Internet, « ça marche tout seul » et que « c’est gratuit ». Deux opinions courantes, aussi fausses l’une que l’autre et qui permet à l’ICANN, émanation du gouvernement américain, et à son prestataire, la société Verisign, d’opérer dans la plus grande opacité.

Avec le Cloud, les questions vont revenir, avec encore plus d’insistance et concerner des intérêts encore plus stratégiques : qui contrôle les données hébergées ? Quelle confidentialité pour les données personnelles ? Quel est leur statut juridique ? Quelle loi s’applique ? Le Cloud est-il « neutre » (c’est-à-dire est-ce que toutes les technologies, tous les formats, y sont acceptés sans favoritisme) ? Comment y pourchasser les contenus illicites ?

Il se pourrait bien que prochainement la gouvernance « classique », de l’Internet, incarnée par l’ICANN, perde peu à peu de son importance réelle. Nous en serons immédiatement informés. Le jour ou les américains diront aux européens et au reste du monde : « rentrez dans l’ICANN, chers amis, et partageons la gestion des noms de domaines et autres questions annexes ». Ce jour-là, c’est certain, le vrai pouvoir sera ailleurs.

Article publié sur le site tuviens.fr de Nathalie Kosciuszko-Morizet, en réponse à la question "Quelle gouvernance internationale pour Internet ?" 


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36 réactions à cet article    


  • Echo Echo 5 décembre 2009 08:12

    Plutôt que l’affreux « Cloud », pourquoi ne pas puiser dans les ressources de la langue française et utiliser, en l’érigeant au rang de substantif, l’adjectif « nébulaire ».

    L’adjectif, lui, sonne assez bien et « informatique nébulaire » n’a rien de rebutant.

    Quand au « Nébulaire » (substantif masculin avec un grand N), il me parait très approprié pour désigner cette importante évolution.

    Que fait l’Académie Française ?


    • no_move no_move 5 décembre 2009 15:46

      j’imagine tres bien amazon vendre ses services de « cloud hosting » sous l’appellation « hébergement nébulaire ». C’est très sexy et surtout très commercial. lol


    • AnonymousCoward 5 décembre 2009 18:53

      C’est joli comme mot « nébulaire » mais trop proche à mon goût de « nébuleux » pour une utilisation courante, les mauvais jeux de mots vont pleuvoir.


    • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 5 décembre 2009 12:08

      Très joli. On pourrait parler d’informatique nébulaire. Il est vrai que de très nombreux concepts ou termes informatiques n’existent pas ou plus en français : Open source, mail, spam, reload, no-reply, etc...D’autre part la bataille pour l’utilisation des accents dans les courriers électroniques n’est jamais complètement gagnée.
      Le français n’est déja plus une langue de publication scientifique, et cesse d’être une langue d’expression de la technologie.
      Vous me direz qu’il suffit d’un peu de volonté ou d’imagination, pour utiliser les mots correspondants. Ca n’est pas toujours efficace pour se faire comprendre. Hélas !


      • no_move no_move 5 décembre 2009 15:52

        ce débat sur la francisation des termes informatiques est vraiment stérile et ridicule. Quand on a à disposition des termes simples compris universellement, je vois pas pourquoi il faudrait aller compliquer la chose.

        Franchement vous trouvez ça joli de dire : « Ma boite méls est pleines de courriers indésirables » ?? 


      • PhilVite PhilVite 5 décembre 2009 16:53

        « Franchement vous trouvez ça joli de dire : »Ma boite méls est pleines de courriers indésirables«  ?? »

        Ben euh... c’est ce que je dis, moi. Et c’est moche ?

        Contrairement à ce que vous semblez penser, l’incapacité d’une langue à exprimer la réalité, fût-t-elle technique, est lourde de conséquences pour son avenir de langue vivante. Son rôle d’outil de conception (au sens de représentation globale) du monde s’en trouve complètement oblitéré.


      • HASSELMANN 5 décembre 2009 13:04

        Encore un remarquable billet qui comme d’autres va passer in aperçu dans le fatras d’articles qui encombrent AV, mais je concéde qu’il en faut pout tous les goûts !
        Oui le CLOUD COMPUTING est l’échelon au dessus, et je pense que T CROUZET a beaucoup à dire, car la technique ou la technologie c’est bien, mais au service d’une idéologie innovante c’est mieux.
        Bravo pour l’INFORMATIQUE NEBULAIRE, mais sur ce sujet je vous invite a faire un tour sur www.aximark.fr/blog créé et animé par l’un des plus fins connaisseurs du marketing innovant, on y parle d’ENERGIE DIGITALE, on y parle de tissu numérique, de fin des organisations en silos, et surtout d’une révolution, qu’on ne pressent pas encore totalement, car cachée par la crise mais qui fait au quotidien changer les hommes et les femmes, qui eux feront changer les entreprises et les organisations figées.
        LIBR’ACTEURS pensent qu’au premier rang de ce qui changera on trouve les partis politiques historiques, le personnel politique cumulard de mandats, et également le syndicalsime tel que nous le connaissons.


        • plancherDesVaches 5 décembre 2009 13:44

          Hhmm... Encore le même débat. Concepteurs vs utilisateurs.

          Certes, gogole gagne de l’argent grâce à son exploitation particulièrement vicieuse de l’information.
          Certes, de plus en plus de personnes se servent de l’internet.
          Cela peut faire pencher la balance vers l’externalisation.

          Mais... pensez-vous vraiment que malgré la vitesse que peuvent atteindre certaines connexions, l’application locale, pérenne et surtout complète ne soit pas meilleure à tout point de vue... ???
          (je ne tire cette conclusion qu’à l’appui du constat de la quasi disparition des terminaux passifs pour des terminaux actifs...)

          Données, tiens, parlons-en.
          Vous me voyez confier des données commerciales et techniques sensibles à un réseau dont je ne contrôle pas chaque entrée et sortie... ??
          (Pour la propre sécurité des données de mon entreprise, l’intranet est séparé PHYSIQUEMENT de l’internet...)

          Le cloud semble donc est plus une opération commerciale qu’autre chose.
          Nous ne sommes plus à une opération publicitaire près, me direz-vous.


          • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 5 décembre 2009 14:23

            (pardon : mauvaise localisation de mon message, mais je répond aussi à certaines objections qui suivent)

            Objections sérieuses, auxquelles le vais tenter de répondre :
            On ne va pas supprimer les applications locales du jour au lendemain, ni même jamais complètement. Tout est une question d’équilibre entre le local et le Cloud. Les netbooks, « clients légers » conserveront une puissance minimale, qui leur permettra de travailler sous les deux modes, selon les besoins en puissance de calcul. C’est ce type de partenariat qui est recherché par jolicloud.
            Les terminaux passifs ne sont pas derrière nous, mais devant nous, avec par exemple, les terminaux mobiles ou l’internet des objets. Ces clients « ultra-légers », si l’on peut dire, auront besoin du Cloud.
            La localisation des données, et donc la confidentialité, est une question cruciale. Plusieurs réponses :
            Vous pouvez très bien créer votre propre cloud, avec plusieurs serveurs, installés physiquement chez vous ou chez un prestataire de confiance, le cloud êtant simplement la faculté d’optimiser la capacité entre plusieurs serveurs.
            Pour des données absolument pas confidentielles (ça peut arriver) on peut s’adresser à un opérateur lambda, sans exiger de garanties. C’est le low cost. Votre but est uniquement de faire des économies.
            Mais à mon avis, il existera aussi des solutions à mi-chemin entre les deux extrêmes : un cloud labellisé, garanti, certifié « hébergement des données en France » ou plus probablement « en Europe ». Libre à vous de choisir la solution qui vous convient, en croisant les critères de confidentialité et de prix...ce sera de toute façon moins cher que l’hébergement classique.
            Coup de publicité ? Si on n’avait pas fait de publicité pour le premier ordinateur, l’humanité s’en serait bien passé...
            Comme je l’explique néanmoins, le Cloud arrive à point nommé pour faire face à un surcroit de demande informatique, en période de pénurie financière.


          • AnonymousCoward 5 décembre 2009 19:00

            On peut confier au cloud des données non stratégiques, il y en a des tonnes.
            Mais au fait par où passe les emails de l’entreprise ? Comment faites vous pour contrôler tous les intermédiaires susceptibles de lire les précieuses données qui y transitent ? Et puis les routeurs ? Les techniciens qui travaillent chez votre provider sont, bien sûr au dessus de tout soupçons ?

            Rappelons aussi que les trois quart des fuites de données proviennent de l’intérieur.

            Tout ça pour dire que je suis en partie d’accord avec vous sur l’importance de maitriser son sujet, de ne pas faire n’importe quoi, de de pas démissionner de ces responsabilités, mais d’un autre côté, j’ai quand même l’impression que c’est un combat d’arrière garde que de dénigrer l’approche cloud, tout simplement parce que ça permet de faire la même chose qu’aujourd’hui, en plus grand et surtout en moins cher.

            Votre entreprise paye ses précieux serveurs sur des coût fixes, théoriquement dans le cloud, on doit pouvoir payer à l’usage. Vous n’utilisez pas de ressource à 4 heure du matin ? vous ne payez pas cette tranche de temps.


          • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2009 13:55

            @L’auteur,
             « une révolution beaucoup plus importante, pour l’Internet, que le Web2.0. »
            Absolument. Cela devrait même occasionner quelques bonnes choses mais aussi quelques petites catastrophes. Les netbooks qui vont sortir seront tourner avec l’OS de Google sur l’internet et les softwares installés uniquement à destination. Plus de force de calcul (500 MHz suffisant) nécessaire en local. Les serveurs assureront.
            Le problème, il faudra une connexion internet, sinon, c’est bernique. Une coupure et c’est la panne. Le particulier peut assumer. Une société pas.
            Source de croissance ? Tout dépend pour qui. Le gaspillage des ressources ? Les ressources humaines ne seront jamais épuisées, cher Monsieur. La customisation vous l’oubliez et ça aussi une entreprise ne peut l’éviter.
            Ne plus avoir ses bases de données à disposition, c’est pas demain la veille. Le coût cela n’est rien. Vous oubliez la sécurité, celle de la confidentialité. Le pouvoir se déplace, en effet, avec le commun des mortels, jamais avec les organisations et les empires financiers.
            Foi d’informaticien de 40 d’expériences.
            Mais si vous en voulez des preuves allez sur ma Grande gaufre


            • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 5 décembre 2009 14:05

              Un article jargonneux et creux en diable, sans sujet bien défini, écrit pour surfer sur la dernière connerie à la mode en matière d’internet.

              Typhon


              • plancherDesVaches 5 décembre 2009 19:11

                Jargonneux certainement pour beaucoup. Mais...

                Regardez de quelle façon des fortunes se créent par les moteurs de recherche et les applications de « socialisation ».

                L’auteur traite d’un sujet qui aura de plus en plus d’importance mais dont nous ne pouvons mesurer son impact actuellement.
                Et, c’est pour cela que je suis critique.
                Car au niveau sécurité, il y aura toujours des gars comme moi pour contourner les protections. Et encore, je connais des beaucoup plus vicieux...
                (je précise que je suis rangé, maintenant. Mais reste parano. )


              • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 5 décembre 2009 14:19

                Objections sérieuses, auxquelles le vais tenter de répondre :
                On ne va pas supprimer les applications locales du jour au lendemain, ni même jamais complètement. Tout est une question d’équilibre entre le local et le Cloud. Les netbooks, « clients légers » conserveront une puissance minimale, qui leur permettra de travailler sous les deux modes, selon les besoins en puissance de calcul. C’est ce type de partenariat qui est recherché par jolicloud.
                Les terminaux passifs ne sont pas derrière nous, mais devant nous, avec par exemple, les terminaux mobiles ou l’internet des objets. Ces clients « ultra-légers », si l’on peut dire, auront besoin du Cloud.
                La localisation des données, et donc la confidentialité, est une question cruciale. Plusieurs réponses :
                Vous pouvez très bien créer votre propre cloud, avec plusieurs serveurs, installés physiquement chez vous ou chez un prestataire de confiance, le cloud êtant simplement la faculté d’optimiser la capacité entre plusieurs serveurs.
                Pour des données absolument pas confidentielles (ça peut arriver) on peut s’adresser à un opérateur lambda, sans exiger de garanties. C’est le low cost. Votre but est uniquement de faire des économies.
                Mais à mon avis, il existera aussi des solutions à mi-chemin entre les deux extrêmes : un cloud labellisé, garanti, certifié « hébergement des données en France » ou plus probablement « en Europe ». Libre à vous de choisir la solution qui vous convient, en croisant les critères de confidentialité et de prix...ce sera de toute façon moins cher que l’hébergement classique.
                Coup de publicité ? Si on n’avait pas fait de publicité pour le premier ordinateur, l’humanité s’en serait bien passé...
                Comme je l’explique néanmoins, le Cloud arrive à point nommé pour faire face à un surcroit de demande informatique, en période de pénurie financière.


                • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2009 19:30

                  @L’auteur,

                   Je sais qu’il y a des discussions au « sommet » à ce sujet. Je ne connais pas les décisions. Le cloud peut s’entrevoir pour de petites applications périphériques. Le problème, c’est le lien qu’ils peuvent avoir avoir les bases de données qui resteraient en local avec les ’pieds’ non dans les nuages. Les interfaces, ce n’est pas une mince affaire. Si les systèmes satellites ne sont pas intégrés, c’est bonjour les dégats en temps et en recherche pour consolider le tout.
                  L’équilibre, une question qui n’est pas seulement « y a qu’à ».
                  Je ne sais ce que vous entendez par terminaux passifs. La technique par objets en programmation n’a pas attendu ni Internet, ni le cloud. Les serveurs Oracle non plus. Les serveurs sont aux Etat-Unis et non plus en Europe. Pour qu’ils aient un intérêt, il faut que la customisation avec les procédures de validation des inputs en fonctions des bases de données qui ne sont pas dans le cloud.
                  Savez-vous qu’il existe encore beaucoup de firmes qui font leur exploitation en Cobol ?
                  Le rêve d’un de HAL, ordinateur central et mondial., Cela reste de la fiction même avec les puissance de calcul d’aujourd’hui. Dans le domaine scientifique, cette force de calcul est bien loin de satisfaire les ingénieurs.
                  « ...le Cloud arrive à point nommé pour faire face à un surcroit de demande informatique, en période de pénurie financière. »
                  Peut-être, mais ce n’est pas la machine qui coute le plus cher, ce sont ceux qui travaillent autour pour la faire fonctionner.
                  Et cela je ne vois pas la raison de faire l’inverse.


                • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 6 décembre 2009 11:38

                  Juste sur un point : je ne parlai pas de programmation objet, mais de l’Internet des objets, basé par exemple sur des puces RFID.
                  J’avais d’ailleurs fait un lien vers la page wikipedia.


                • no_move no_move 5 décembre 2009 14:55

                  « Vous pouvez très bien créer votre propre cloud, avec plusieurs serveurs, installés physiquement chez vous »

                  il me semble que la notion de cloud suppose une répartition géographique des serveurs afin de pouvoir assurer une haute disponibilité. ça ne serait pas le cas en faisant ça chez soi :)


                  • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 5 décembre 2009 15:12

                    Non, je ne crois pas, la dispersion géographique des serveurs s’ajoute au Cloud et peut être utile, mais n’est pas indispensable au Cloud.
                    Vous pouvez d’ailleurs avoir plusieurs de vos propres serveurs, Cloud ou pas, installés physiquement en plusieurs endroits.


                    • no_move no_move 5 décembre 2009 15:24

                      pourtant la plupart des services de cloud mettent en avant que les serveurs sont situés physiquement dans des datas centers différents. Ce n’est certes pas obligatoire comme vous le dites, mais ça parait essentiel pour tout cloud qui se respecte.


                    • PhilVite PhilVite 5 décembre 2009 15:18

                      Pas très convaincu de l’avenir radieux de « l’informatique nébulaire » (très chouette ’nébulaire’, merci Echo !).
                      Vu les risques engendrés pour la confidentialité des données, leur disponibilité, la fiabilité techniques des réseaux, la fiabilité des opérateurs de ces mêmes réseaux...etc. Le manque de confiance ne sera-t-il pas un frein considérable ? Voire même un blocage ?

                      [ Pour en revenir à la perte de capacité de la langue française à exprimer les concepts nouveaux, c’est une réalité consternante et dramatique, résultat de la défaillance de nos ZZélites à la défendre. Quand une langue perd sa fonction d’outil conceptuel, elle est en bonne voie de « trivialisation » (’trivial’ pris au sens anglais du terme bien sûr , c’est-à-dire ’insignifiant’, ’sans importance’.)]


                      • no_move no_move 5 décembre 2009 15:40

                        "Vu les risques engendrés pour la confidentialité des données, leur disponibilité, la fiabilité techniques des réseaux, la fiabilité des opérateurs de ces mêmes réseaux."

                        la confidentialité des données sur internet reste un mirage, cloud ou pas. Quant à la disponibilité elle est accrue dans une infrastructure en cloud bien plus redondante qu’une infra classique. Je pense que c’est un avantage et un gain de temps pour le prestataire, et des possibilités d’évolutions quasi instantanées et illimitées pour l’utilisateur.


                        • SysATI 5 décembre 2009 16:29
                          « Hermann Rorschach : Un article jargonneux et creux en diable, sans sujet bien défini, écrit pour surfer sur la dernière connerie à la mode en matière d’internet. »

                          Je ne suis pas très loin de penser la même chose....

                          Ou alors je n’ai rien compris au film...

                          Si j’installe un serveur de base de donnée sur une machine A,
                          Un serveur web sur une machine B,
                          Un serveur FTP sur une machine C.

                          C’est un bon vieux réseau à la web 1.0.

                          Si le traffic web explose, la machine B est sur les genoux et le fait que les machines A et C soit totalement inoccupées et bourrées de réserves de puissance ne sert strictement à rien.

                          La notion de « cloud » permet de mettre en commun ces CPU / disque durs etc etc sans se préoccuper de savoir quelle machine fait quoi.

                          In finé on a toujours un serveur de BDD, un serveur FTP et un serveur web, mais dont la puissance est puisée dans le « cloud ». Donc si A a besoin de puissance mais que B et C ne font rien, A peut pomper toute la puissance disponible et se retrouver « virtuellement » avec une puissance équivalement à une, deux ou même trois machines.

                          Tout ça est compliqué à réaliser techniquement, a souvent des noms ronflants, mais de nos jours cela ne pose aucun problème à mettre en oeuvre.

                          La question qui me turlupine est la suivante : en quoi une solution purement technique peut elle influer sur la politique ?

                          Que je branche mes piles en parallèle ou en série fera peut être que ma lampe éclairera plus ou moins bien, mais la lampe ne fera toujours que de la lumière et jamais du café ?!

                          Vous êtes en train de nous dire quoi exactement ? 
                          Que Google, qui a compris cela met ses machine en parallèle, et est de ce fait beaucoup plus efficace qu’IBM qui continue à les mettre en série ? Que Google gagne donc de plus en plus d’argent et IBM de moins en moins ? Et que donc Google va demain racheter IBM ? C’est de la bête sélection darwinienne appliquée à l’économie... Le plus apte a plus de chances de survivre...

                          Encore une fois : et alors, nous internautes, keskonenafout ????

                          Il y a des problèmes autrement plus « politiques » plus graves et plus importants que la structure technique d’un data center : 
                          - la mainmise de l’ICANN sur les noms de domaines,
                          - l’IPV6 et la possibilité de hiéarchiser le traffic IP, 
                          - les accords de peering qui deviennent de plus en plus monétaires et de moins en moins réciproques et pouvant occasionner par la même une « prise de pouvoir » d’un fournisseur sur l’autre...

                          etc etc etc...

                          PS à l’auteur : Je suis vraiment désolé d’être perpétuellement critique vis-à-vis de vos écrits mais je n’ai vraiment pas compris ou vous vouliez en venir. Et cela n’a rien à voir avec St François d’Assise et sa religion :)

                          • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2009 19:55

                            SYSATI,
                             Tout à fait d’accord.
                             IBM s’est reconverti d’ailleurs en entreprise de services.
                             Où l’auteur veut en venir ?
                             Je suppose qu’il a un projet à défendre de low cost.
                             Ca, on aime entendre, mais ce n’est pas eux qui réalisent les projets.


                          • zelectron zelectron 5 décembre 2009 17:09

                            Le « Cloud » c’est la version « remarketinguisée » du « grid »


                            • AnonymousCoward 5 décembre 2009 19:10

                              @l’enfoiré
                              Houlà, c’est une réaction d’entreprise riche ça !!! Il faut tout gérer nous même parce que nous maitrisons mieux les choses que les gens de l’extérieur. Peu importe si ça coûte trois fois plus cher.

                              Je suppose que vous avez aussi un gros groupe électrogène dans votre cave parce que s’il n’y a pas d’électricité, bernique plus d’informatique.

                              Je ne comprends pas pourquoi tout le monde se focalise sur cette histoire de base de données. Vous pouvez utiliser la technologie du cloud et maitrisez vos bases de données même si elles sont à l’extérieur.

                              Les gros sites de commerces ne sont en général pas hébergés en interne mais chez un prestataire spécialisé qui offre plus de garanties (connectivité, infrastructure, support, matériel, etc).

                              Idem pour le cloud, je pense que les applications seront plus en sécurité si elles sont gérées par des professionnels compétents.


                              • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2009 19:49

                                AnonymousCoward,

                                 Sorry, vous n’avez pris qu’une petite partie de mes contestations.
                                 Les entreprises sont ce qu’elles sont. Elles vont de la PME au multinationales.
                                 L’informatique a fait évolué le potentiel de l’homme et ce n’est pas aujourd’hui que l’avance s’arrêtera pour des problèmes de restrictions de monnaies.
                                 Un groupe électrogène dans ma cave ? Pourquoi faire ? Les conditionnements d’air ne sont même plus existants.
                                 Savez-vous ce que coûte une entreprise à l’arrêt pour cause de problème dû à n’importe quelle panne ? Que ce soit des virus, ou des coupures de lignes.
                                 Le problème avec le cloud computing serait multiplier par 3, également.
                                 Les supports externes, j’ai connu cela bien avant vous.
                                 J’en connais les défauts majeurs.
                                 Une autre chose. J’ai lu quelque part ce que devra payer en compensation CO2 pour l’utilisation de ces serveurs centralisés. Croyez-vous vraiment qu’en période de crise pendant laquelle la pub est réduite au maximum, que le payement des services ne sera pas facturé sur mesure ? 
                                 Je répète pour les PME, cela peut se justifier, plus loin, c’est bonjour les dégâts programmés.
                                 L’avenir, ce n’est pas que dans les nuages.


                              • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2009 20:00

                                « Professionnels compétents »
                                J’ai été voir ce que c’était ceci. Voilà, où ils sont.... évidemment.


                              • AnonymousCoward 5 décembre 2009 19:12

                                La définition du cloud elle-même n’étant pas complètement figée, rien n’est sûr. Mais globalement pour la compréhension que j’en ai, le cloud ne suppose pas forcément une dispersion géographique des serveurs (même si c’est effectivement souhaitable), mais plutôt la capacité de consommer de la ressource à la demande.


                                • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2009 19:56

                                  Ca, c’est incontestable.


                                • HELIOS HELIOS 5 décembre 2009 21:04

                                  Désolé pour tous les petits, jeunes, moi qui suis un vieux chnock, ce que vous appelez le « cloud » existe depuis longtemps.

                                  Ce qu’il se passe c’est que cela marchait tres bien du temps ou il y avait de grosses machines, tournant sous « VM » (recherchez ça chez IBM, c’est pas le moment de tout vous raconter...)

                                  Donc cela existe depuis tres longtemps et cel portait le nom de ’informatique repartie« .

                                  A cette epoque, les taches soumises a une machine, que l’utilisateur ne connaissait pas, pouvait etre soumise a une autre pour equilibrer les charges. Seules les donnees necessitait des »canaux« pour transiter d’un point a un autre et pour gerer les problèmes de contention.

                                  Le cloud connait exactement les mêmes problèmes et en fait fait exactement la ^meme chose, sauf qu’il n’y a plus »VM« mais des unix epaulés par des serveurs d’applications... qui... devinez quoi... equilibrent les charges eux aussi. !

                                  Alors, sincerement, en français il n’est pas necessaire de trouver d’autres termes pour expliquer ce que nous connaisssons depuis plus de 20 ans.

                                  L’informatique répartie !

                                  Alors, les nouveautés anglo saxonnes, cela me fait bassement rigoler, tant au point de vue technique que de langage. Et je rigole encore plus quand j’entends tous ces fins esprits se gargariser de mots anglais, eux qui ne connaissent même pas les technologies, sauf celles que les articles pseudo techniques, mais reelement publicitaires auquels ils se refent...


                                  Mais c’est vrai... »cloud« , ça fait bling-bling... c’est d’actualité !

                                  Allez regarder les miss, c’est plus au niveau de la majorité des »journalistes" qui nous bassinnent depuis quelques temps avec ça...


                                  • L'enfoiré L’enfoiré 6 décembre 2009 08:56

                                    Hélios,

                                     Je vous aime !!! Bravo pour avoir remis les pendules à l’heure.

                                     La Machine Virtuelle, comme vous le dites,
                                     Après successivement la multi-programmation, le mutli-tasking, la micro-programmation, le multi-threading, le temps de partage était venu avec beaucoup de noms. Qui se rappelle encore des programmes qu’il fallait tenir réentrants, c’est-à-dire non modifiés par eux-mêmes ?
                                     Les sous-programmes, les modules, les macros, les objets, les libfairies DLL, les applets et les classes de java, les API, les sont arrivés l’un après l’autre au niveau de la programmation.
                                     Il fallait répartir les tâches en client et réseau. Choisir aussi entre langage compilé ou interprété. Emuler, parfois aussi.
                                     Au début, le « Time Sharing » a comblé les trous de l’utilisation au niveau temps externe.
                                     La machine virtuelle était utilisée au niveau du 370. Les PC ont attendu des années avant jusqu’à NT pour avoir cette chance de ne pas perdre une seconde du processeur qui lui perdait son temps à attendre les périphériques et les autres programmes.
                                     Comme les machines coutaient très chers, on venait travailler de nuit (très souvent) pour amortir les prix. On vendait l’heure d’utilisation.
                                     En fait, les révolutions n’existent plus. Ce ne sont que des évolutions du langage.
                                     Comme vous dites, il faut rester « bling-bling » pour ne pas paraitre ringard.
                                     Le « cloud computing » dans une conversation, cela fait « in ».
                                     Au niveau processeur des PC, comme les rendre de plus en plus puissant, consommait de plus en plus d’énergie (chauffait), et que pour les miniaturiser demandait de plus en plus d’investissements, on a penser mettre en parallèles de plus petites entités plus spécialisées.
                                     Les dual (multi) core d’aujourd’hui sont une autre étape.
                                     Le cœur a ses raison que la raison n’oublie jamais.
                                     Non, vraiment, 40 ans d’histoire, cela me donne quelques petits souvenirs impérissables.


                                  • Nethan 5 décembre 2009 23:16

                                    Le « Cloud Computing » n’a pas l’avenir que l’on dit partout.

                                    Ce ne sera bien entendu pas un système de puissance à la P2P, mais de grosses infrastructures chargés à ça. Or un ordinateur n’est pas limité qu’aux logiciels... Les jeux vidéos, notamment les MMORPGs, se développent bien, or ça nécessite considérablement plus de puissance que des logiciels classiques. Il existe des services pour jouer à distance à WoW ou autre, mais ça ne tiendra jamais la charge de millions de personnes... S’il faut paier pour accéder au service, ça reviendrait à acheter le matériel informatique minimal pour jouer...

                                    Même avec la mutualisation des ressources d’un serveur, il y a une limite à ce qu’il peut supporter, d’autant que le monde entier n’est pas encore connecté et qu’il y a donc assez de stocks de clients à relier pour surcharger n’importe quoi à l’avenir.

                                    L’auteur pose aussi de bonnes questions à la fin et qui font déjà très mal pour une adoption massive... Encore que, vu que l’individu moyen se moquera probablement des considérations sécuritaires (« qu’est-ce que tu as à te reprocher ? » <<< Ce que je peux HAIR les gens qui ont cette remarque)...

                                    Le Cloud Computing est parfait pour le marché des personnes nomades, qui pourront utiliser wifi et divers dans le train ou ailleurs pour avoir des portables à forte autonomie car peu puissants, Internet faisant le boulot, et avec la garantie que les données ne seront pas n’importe où ou en danger en cas de perte (juste ne pas se faire pirater sa connexion ^^).

                                    Excépté ça... Pour le particulier, à part celui qui prend des mini PC genre EEE Box, l’intêret est limité.

                                    Sinon pour ma part, il est absolument hors de question que je perde le contrôle de mes données et de mes logiciels, donc les produits de ce type seront peu utilisés de mon côté.


                                    • L'enfoiré L’enfoiré 6 décembre 2009 09:19

                                      Nethan,
                                       Exact. On décentralise en interne. Le processing se retrouve partout dans les cartes graphiques. La carte mère a beaucoup d’enfants.
                                       En fait, le cloud computing, c’est du service bureau qui utilise la standardisation comme outil de persuasion et de minimisation des coûts. Plus de sauvetage des données pour le commun des mortels et plus de pertes d’info pour raison de disque dur qui rend l’âme.


                                    • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 6 décembre 2009 11:31

                                      Je ne pensais pas que le Cloud donnerait lieu à une telle levée de bouclier. Mea Culpa. J’ai pêché par trop d’optimisme. Je tente de résumer les critiques :
                                      Le Cloud computing est un terme rébarbatif qui semble cacher une arnaque ango-saxonne.
                                      Le Cloud est un nouvel habillage pour quelque chose qui existe depuis toujours, l’informatique répartie
                                      Ou, au contraire, c’est une trahison de l’Internet qui, par construction, repose sur l’intelligence dans les extrémités du réseau. C’est une recentralisation d’Internet.
                                      Le Cloud présente un problème de plus pour la sécurité globale des systèmes d’information.
                                      C’est un phénomène de mode, un coup de pub qui passera
                                      On ne sait pas très bien ce que c’est
                                      J’en ai oublié ?
                                      Ma conclusion provisoire : le Cloud va s’adapter à ces différentes critiques ou s’imposer à nous de l’extérieur, sous l’influence des géants américains. Pour l’instant, c’est encore la deuxième hypothèse la plus vraissemblable. D’où mon appel à travailler pour adapter le Cloud à nos besoins.


                                      • AnonymousCoward 6 décembre 2009 14:31

                                        Moi j’ai surtout l’impression que c’est une espèce de remake des « anciens » contre les « modernes ».

                                        Dès que quelque chose change, bon ou mauvais, il y a beaucoup de réaction négative de la part des gens qui ont ramé pour acquérir de la compétence, du pouvoir, de l’argent ou quoi que ce soit sur le système en passe d’être remplacé.

                                        Les critiques que je lis ici sont plutôt orienté : « de mon temps c’était mieux » ou « on va se faire manger tout crus par des grosses multinationales ».

                                        Bien sûr cela ne veut pas dire que le changement est forcément bon, il peut être mauvais et il faut lutter contre. Mais d’une manière générale, je ne vois pas beaucoup de propositions constructives.

                                        J’en conclu : les principes du cloud font peur à beaucoup de monde, cela veux dire qu’il y a potentiellement beaucoup de changement à prévoir.

                                        De toute façon, il faut changer des tas de choses et je suis plutôt partisan de la démonstration par l’exemple.

                                        Tous à nos claviers ! smiley


                                      • L'enfoiré L’enfoiré 6 décembre 2009 18:29

                                        Bon résumé et bonnes conclusions.
                                        Que ce soit les anciens ou les modernes qui fassent le futur, le plus important c’est que les bénéfices soient partagés et pas uniquement une petite partie d’entre eux.
                                        Mon expérience me permet de dire qu’il y eu peu de révolutions et de tournants qui ont transformé le monde.
                                        Déjà au début, on produisait la même chose. Facturation, comptabilité et quelques autres.
                                        Ce qui a changé, c’est l’accès à l’information qui s’est accru et le « user friendliness » qui a suivi.
                                        La machine restera un outil pour les hommes et réalisé par les hommes.
                                        L’histoire que j’en ai faite dans ma gaufre, est justement un parallèle entre les deux, vu par l’intérieur et non pas par l’histoire des machines seules. 
                                        Seul l’invention permettra de progresser.
                                        Quelques hommes seulement ont fait l’histoire et l’ont manipulé en fonction de leurs rêves et aussi de leurs profits.
                                        Beaucoup d’erreurs sont du voyage.
                                        Une philosophie qui a existé dans d’autres domaines, mais pas avec autant de vigueur et d’espérance.

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