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Commentaire de Mathilda

sur Critique de « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb (compétition officielle du Festival de Cannes 2010)


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Mathilda 8 juin 2010 17:26

@ armand

« Différence de taille - les USA parlent dans leurs films de guerres à l’étranger, qui n’impliquent pas un morceau de territoire américain.... »

Vous plaisantez je pense ??? Je vous invite à visionner plusieurs westerns depuis les années 50 qui sensibilisaient au point de vue indien, jusqu’à Soldier Blue et Little Big Man , pour corriger votre grave erreur... Ceux-là remontent à il y a 40 ans !!!

En outre, VOUS estimez apparemment que l’Algérie n’était pas l’étranger !!! Point de vue purement français de l’époque coloniale, qui méprise totalement celui des Algériens qui l’ont subie (et le point de vue de leurs actuels enfants)...

Depuis 50 ans, aucun film français à gros succès qui ait dénoncé les ignominies de notre histoire la plus récente. Quand des étrangers comme Stanley Kubrick osaient s’en mêler, le film sortait en 1958 partout en occident......sauf en France, interdit jusqu’en ......1975 ! Interdit de dénoncer un passé de notre histoire, qui remontait pourtant.....à 1918 !!!!

Mais c’est l’inaptitude actuelle à l’honnêteté qui est encore plus scandaleuse : comparez les contenus de Wikipedia en anglais PUIS le vide en français sur Paths of Glory, moi les bras m’en sont tombés.

A vous lire, on pourrait en conclure que vous estimez moins préjudiciable pour un pays de dénoncer ses récentes et violentes velléités de domination mondiale, que ses plus anciennes. Je vais donc rajouter l’exemple de l’Angleterre : Gandhi (1982) a eu un succès retentissant autant là-bas qu’ailleurs à sa sortie, de même que In the Name of the Father , et Le vent se lève par exemple.

Les media français ont encensé ces films bien évidemment. Par contre, quand il s’agit de NOTRE histoire, comme de tout autre sujet qui divise l’opinion, c’est le recours systématique à cette lâcheté redoutable, en se repassant unanimement le seul mot alors permis : “Tabou” .

Implacable euphémisme pour mieux occulter le mot qu’il est interdit de prononcer : (auto-) censure.


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