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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > L’appel du 22 juin 1940

L’appel du 22 juin 1940

Comme dit mon vieil ami africain : « si l’histoire était racontée par le lion, elle serait moins souvent à l’avantage du chasseur  ».

C’est un peu, à sa manière, ce qu’a dit à maintes reprises Henri Guillemin, démontrant que Napoléon était surtout un manipulateur, qu’Henri IV n’était pas si bon, et que rien ne prouvait que La pucelle d’Orléans ait subi le bucher.

Mais c’est au fameux appel du 18 juin que Guillemin nous propose de nous intéresser, car s’il y a bien eu un appel ce jour là, de la part du « grand Charles », il n’avait quasi pas été entendu, à la différence de celui que nous connaissons, et qui a eu lieu le 22 juin.

Sur le fond, cela ne change peut-être pas grand-chose, ce qui reste à prouver, mais c’est la preuve que l’histoire est bien souvent l’objet d’erreurs, voire de mensonges.

Rappelons que Charles de Gaulle avait quitté la France le 17 juin 1940 car le 16 juin, en revenant d’une mission officielle pour le gouvernement français à Londres, il apprend en atterrissant à Bordeaux qu’il n’est plus sous-secrétaire d’état, puisque le gouvernement auquel il appartenait, celui de Paul Reynaud a démissionné, et soupçonnant que le nouveau gouvernement, présidé par le maréchal Pétain va choisir l’armistice, et donc la collaboration, il décide de retourner illico à Londres. lien

Churchill, premier ministre britannique, ne le tient pas en grande estime, (lien) mais va quand même lui donner son aval afin qu’il puisse s’exprimer à la BBC.

Or si De Gaulle a bel et bien passé un appel le 18 juin, celui-ci n’a pas été enregistré, et il n’en reste donc aucune trace acoustique, celui que nous connaissons étant celui du 22 juin. lien

De plus le texte qui a été réellement lu n’est pas exactement identique a celui écrit par De Gaulle.

Le gouvernement de Churchill l’avait en effet modifié, car il n’était pas totalement sur que Pétain signerai l’armistice, et il était contreproductif à ce moment d’appeler à la résistance, alors que la l’armistice avec l’état nazi n’était pas actée : elle ne l’a en effet été que le 22 juin 1940.

Il avait écrit « des chefs, qui depuis de longues années sont à la tête des armées françaises ont formé un gouvernement, ce gouvernement alléguant de la défaite de nos armées s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat », mais, selon la BBC, il aurait réellement dit : « le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions pourrait cesser le combat. Il a déclaré que si ces conditions étaient contraires à l’honneur, il devait continuer ». lien

Il faut aussi se souvenir que le début de la guerre entre l’Allemagne et la France, alliée avec la Grande Bretagne n’a pas réellement commencé le 3 septembre 1939…cet épisode, qualifié de « drôle de guerre », a surtout été marqué par un attentisme étonnant des alliés : les allemands envahissaient la Pologne ; France et Angleterre attendant sagement que les nazis en aient fini avec la Pologne, campaient sur leurs positions sans réagir. lien

Ce n’est en effet que le 10 mai 1940 que la « bataille de France » a réellement commencé.

C’est l’occasion de se poser la question qui fâche : que se serait-il passé si les alliés s’étaient portés des septembre 1939 au secours des Polonais, au lieu d’attendre benoitement l’agression nazie sur le territoire français ?

Toujours est-il qu’un petit mois après le début de la bataille de France, c'est-à-dire le 14 juin 1940, les allemands par une guerre éclair occupaient Paris, la ville s’étant rendu sans combattre.

Puis le 19 juin l’armée nazie occupe Brest.

Le 16 juin, on sait que le maréchal Pétain devint président du conseil, et le 17 juin, il demandait aux français de cesser le combat : « c’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat », avait-il déclaré, alors même que l’armistice n’était pas négociée. lien

En prenant cette lourde décision, l’état français se désolidarisait de la Grande Bretagne, officialisant du coup la volonté de collaborer avec l’état nazi.

C’est l’occasion de découvrir un sujet peu connu : la montée du fascisme en France, qui est bien antérieure à la 2ème guerre mondiale, s’il faut en croire l’analyse précise et documentée qu’en a fait le grand historien Henri Guillemin.

Alors qu’une tentative pour réhabiliter la mémoire du Maréchal Pétain avait logiquement avorté, réhabilitation portée par Henri Amouroux, lequel tentait de convaincre le bon peuple que Pétain était un homme bon, qu’il avait seulement fait « don de sa personne à la France » (lien) en abandonnant le pays à Hitler uniquement pour obtenir de celui-ci qu’un peu moins de rigueur soit appliquée aux français, Henri Guillemin prend le contrepieds, preuves à l’appui, affirmant que la vérité historique n’est pas là.

En effet, dès 1934, il prouve que le maréchal Pétain avait résolu de modifier profondément la politique intérieure française, qu’il détestait la République, qu’il détestait aussi tout ce qui pouvait ressembler à du socialisme, et qui pensait qu’il fallait modifier complètement cette République, au besoin en passant par un désastre.

Pour bien comprendre ce qui s’est passé, Guillemin nous fait remonter en janvier 1875, aux débuts de la République, rappelant qu’en 1871, l’assemblée nationale était majoritairement royaliste : pour 750 députés, 600 étaient royalistes. lien

C’est à l’initiative de Thiers, le bourreau de la Commune, que nous devons paradoxalement cette République, car comme l’explique parfaitement l’historien, il avait convaincu ses amis royalistes, ou bourgeois, que c’était le moyen le plus sur de garder le pouvoir.

Il avait pris l’exemple de 1792, ou 1848, et d’autres dates historiques, démontrant qu’alors que le peuple était majoritairement fait des classes les plus pauvres, ceux-ci élisaient pourtant pratiquement toujours des notables, des nantis. lien

Mais revenons à Pétain.

Contrairement à ce que croyait Thiers, à plusieurs reprises, la gauche radicale était arrivée au pouvoir et le parlementarisme avait mauvaise presse, au point que certains mettaient sur leur voiture un calicot affirmant « je ne suis pas député  »…

Au début des années 30, la petite ligue d’extrême droite estudiantine « action française » crée en 1906, (lien) avait pris de l’ampleur, devenant importante et dangereuse, suivie par des groupes plus efficaces, les « croix de feu », qui voyaient d’un très bon œil les idées que développait outre-Rhin, un certain Hitler, et qui, sans de déclarer ouvertement fascistes, étaient clairement antirépublicains. lien

Dans ces temps sombres existait aussi la « ligue de la solidarité française », la « ligue des contribuables », (laquelle va se retourner contre la gauche, qui l’avait pourtant défendue), et ces ligues avaient des outils performants, 3 hebdomadaires très influents auprès de l’opinion française.

Candide, Gringoire, et « je suis partout », avaient tout de même 2 millions de lecteurs chaque semaine, poujadistes avant l’heure, qui marchaient contre la république. lien

La scandaleuse affaire Stavisky fut l’occasion pour ces antirépublicains de mener une fronde contre les radicaux-socialistes, sous la houlette d’un certain Philippe Henriot qui ne voulait rien d’autres que de « balayer la république ». lien

Tout cela abouti le 6 février 1934 à une énorme manifestation menée par Action Française, et les autres groupes, qui auraient pu prendre le pouvoir si les égos des différents meneurs n’avaient finalement fait capoter la volonté de renverser la République, afin de mettre en place un gouvernement plus ou moins fasciste, dixit Henri Guillemin.

A l’issue de ce drame, qui fit des centaines de blessés et provoqua la mort de 16 manifestant, Brasillach, l’un des meneurs, déclara : « le 6 février fut l’aube du fascisme en France  ». lien

Quelques jours après, le gouvernement démissionna, et c’est un homme de droite qui fut élu, un certain Gaston Doumergue, dans le gouvernement duquel on découvrait pour la première fois le maréchal Pétain. lien

 Pour la troisième fois, une chambre de gauche aboutissait a un gouvernement de droite, dans le droit fil de la théorie de Thiers.

En offrant, quelques années après, la France à Hitler, l’antiparlementariste Pétain était donc parfaitement cohérent, espérant que par la suite une autre France redevenait possible. lien

Mais revenons à ce fameux appel du 22 juin 1940.

Un épisode cocasse est assez mal connu concernant celui qui l’a lancé.

Alors qu’il est en Angleterre, menant le début de la résistance, aux cotés de Churchill, il reçoit un message du gouvernement français qui le somme de rentrer en France sous peine d’être jugé comme déserteur et De Gaulle fit, le 20 juin 1940, au Général Weygand, commandant des armées, la réponse suivante : « mon Général, j’ai reçu votre ordre de rentrer en France. Je me suis donc tout de suite enquis du moyen de le faire, car je n’ai, bien entendu, aucune autre résolution que de servir en combattant… »

D’aucuns vont même jusqu’à affirmer que c’est Churchill, qui en refusant de mettre en avion à la disposition du général, empêcha ce dernier d'honorer sa décision, faisant ainsi de lui le héros de la résistance un peu malgré lui. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « c’est toujours trop tard quand le poisson découvre l’hameçon ».

L’image illustrant l’article vient de « www.blogg.org&nbsp ;&raquo ;

Merci aux internautes de leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

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109 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 23 juin 2014 09:17

    ( car je n’ai, bien entendu, aucune autre résolution que de servir en combattant… )..cette petite phrase donne le fond de pensée du Général..« combattre » l’envahisseur..cela ne faisait aucun doute sur la position de Pétain envers l’ennemi..mais hélas c’est la capitulation et la collaboration qui fut choisi d’où l’appel de Londres a continuer le combat..Toute la différence entre De Gaulle et Mitterand..ce dernier préféra entrer au gouvernement Pétain (avec sa belle décoration reçu de Pétain..la francisque)..tandis que le général dans un environnement hostile devint le symbole de la lutte contre les nazis.. !

    De Gaulle avait des burnes...Mitterand n’était qu’un collabo de plus.. !


    • Olivier 23 juin 2014 10:17

      Il faudrait, concernant Pétain, arrêter de continuer à débiter les délires du politiquement correct, qui fait de lui un traître par vocation (tout en l’accusant de nationalisme excessif !).
      On se garde toujours de montrer les responsabilités des politiciens de la IIIème république. Ce sont pourtant eux qui ont déclaré la guerre pour « sauver la Pologne », sans rien faire d’effectif pour cela. Il est évident qu’il ne s’agissait que d’un prétexte, la meilleure preuve est qu’il n’ont nullement déclaré la guerre à l’URSS qui avait elle aussi attaqué ce pays.
      Ensuite ils n’ont pas préparé le pays à mener cette guerre et l’armée s’est écroulée dés que les opérations ont réellement commencé. Face au désastre ’est eux qui se sont débarrassé du pouvoir en le donnant à Pétain pour éviter d’affronter leur responsabilité.
      Voir dans Juin 1940 une espèce de complot des anti-républicains est absurde puisque ces milieux étaient opposés à la guerre.
      Quant à de Gaulle, il a passé la guerre dans un palace londonien à cautionner les bombardements alliés sur la France et le massacre de nos marins à Mers-el-Kébir.
      Il avait encore moins à refuser à Londres et Washington que étain à Berlin...


      • olivier cabanel olivier cabanel 23 juin 2014 11:54

        olivier

        le politiquement correct, c’est exactement le contraire, c’est continuer d’affirmer que dans le fond Pétain n’était pas si mauvais, et que le général de Gaulle était un homme sans faille...c’est donc manifestement vous qui etes dans le politiquement correct...
        vous aimez bien que votre croyance ne soit pas prise en défaut, et quand c’est le cas, vous accusez celui qui a tenté de vous ouvrir les yeux... en vain semble-t-il
         smiley
        désolé.

      • Alex Alex 23 juin 2014 12:15

        @ Cabanel

        « de Gaulle était un homme sans faille »

        Chacun homme a ses défauts, ses qualités ; jusqu’à présent, je n’en ai vu aucun « sans faille »... à part Oliver Cabanel, évidemment, et peut-être Alex.
        En ce qui concerne la Pologne, vous oubliez que Staline et son traité avec Hitler ont pu découragé une intervention.
        Mais je pense que deux autres éléments ont joué un rôle majeur :
        – en France, le souvenir des horreurs de la première guerre a certainement incité les pacifistes à ne pas intervenir alors que les Allemands voulaient se venger d’un traité de Versailles un peu inique on the sides ;
        – la puissance de feu extraordinaire de l’armée allemande, qui s’est révélée sur le terrain, n’était pas inconnue des militaires.
        Depuis que j’ai réglé ma corde de guitare la plus grave à 13,5 Htz (un diviseur de 432), je ne crains plus rien car les infra-sons me protègent de toute agression...
         smiley


      • Olivier 23 juin 2014 12:28

        Je ne dis pas que Pétain était parfait. Il ne l’était pas et on ne prend pas le pouvoir si on ne l’a pas voulu. Cela dit il ne faut pas lui attribuer une responsabilité qu’il n’a pas : la défaite et l’occupation ne sont pas de son fait, mais de ceux qui nous on lancé dans une guerre sans nous y préparer.
        Quant à la collaboration, si on suit votre raisonnement le fait même de la demande d’armistice était déjà en soi en quelque sorte un acte de trahison ; ce qui me paraît excessif. Ne pas faire d’armistice aurait signifié l’occupation intégrale de la France dés juin 1940 qui aurait alors été totalement au main d’un gauleiter.

        On a dit que Pétain s’est compromis ; sans doute mais avait-il le choix face à la situation dont il avait hérité ? On ne pouvait prévoir en juin 40 le débarquement de Normandie et la durée de la guerre. A l’époque cela aurait semblé utopique ; il fallait donc essayer de sauver ce qui pouvait l’être.


      • soi même 23 juin 2014 20:23

        @ Alex, Il y a sans doute trois causses profondes à c’est attentiste en 39 vis à vis de la Pologne. il s’avère que nous avions une brochette de Généraux enrubannés dans leurs gloires passer de 18 qui non rien comprit à ce qui c’est passer en Espagne et gardaient l’idée que l’on devaient reproduire ce qui avait fait leurs gloires.
        Leurs incapacité à projeter des forces armées sur le continent européen.
        Ambiguïté du Front Populaire lors de la guerre d’Espagne, à véritablement s’engager pour soutenir la république Espagnole .et surtout si l’on peut dire que l’extrême droite étaient virulente, c’est sans doute aussi pour masquer que les communiste n’étaient pas en reste qui à cette époque était l’oreille de Moscou et suivaient comme un chef ce que Staline jugeait bon de faire.
        Donc pour résumer la situation, une grande majorité de la population lassé de la guerre, une poigne d’agitateur d’extrême droite et donc un groupuscule était franchement pros nazis.
        Contrairement à la légende les Croix de feux n’était pas pro nazis, ils ambitionnaient juste à copier le modèle autoritaire qui à leurs yeux était une réussite social qui en apparence avait remis sur pied l’Allemagne. Et il ne faut aussi pas ce cacher la vue de l’action paralysante du Communisme qui était au ordre de Moscou qui ont beaucoup contribué à la paralyse de 39.

         Il faut lire Au Fil de l’Épée du Colonel De Gaulle,
         
        l’Étrange Défaite de Marc Bloch.

        Marc Bloch - L’Étrange Défaite ( EPUB et PDF gratuits )

        Et les travaux de Annie Lacroix-Riz, Le choix de la Défaite

        http://www.dailymotion.com/video/x5njza_le-choix-de-la-defaite-annie-lacroi_news

        qui n’a pas encore étudier comment les communistes ce sont comporter jusqu’en à l’invasion de l’URSS part les Nazis.

        Il y a eu un étrange attentisme de leurs parts.

        Et pour ôtes toute ambiguïté, je ne parle pas de cas personnel, mais bien du parti communisme et de leurs attentistes moscoviens !









      • alinea alinea 23 juin 2014 23:22

        Oui ! j’ai connu des croix de feu qui ont caché des juifs pendant une bonne partie de la guerre : ils étaient, en tout cas eux, très catho !!


      • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 24 juin 2014 10:33

        qui n’a pas encore étudier comment les communistes ce sont comporter jusqu’en à l’invasion de l’URSS part les Nazis.

        Elle cherche surtout à les laver de tous soupçons !


      • asterix asterix 24 juin 2014 11:16

        Et moi je tiens à vous dire que l’armée belge, du moins sa seule partie francophone car les Flamands se sont empressés de déserter a tenu seule 17 jours devant la Wermacht. Elle l’eut fait plus encore si une partie des susdits déserteurs n’avait pas empêché leur ravitaillement lorsque leurs tanks attendaient de pied ferme l’ennemi le long d’une rivière menant à l’Escaut ( fait de guerre connu sous le nom " bataille de la Lys sanglante ).
        Ce fait historique n’est jamais rappellé par les Flamands fiers de l’être. Seule une quantité infime d’entre eux s’engagèrent dans la résistance et furent ensuite impitoyablement décimés par leurs propres compatriotes et non les Nazis allemands. Les fils et petits-fils de la collaboration sont tous à la N-VA le parti ultra-nationaliste de Bart De Wever, l’historien révisioniste falsificateur de mythes ...actuel candidat Premier Ministre !


      • RaphN RaphN 24 juin 2014 15:15

        @Olivier 


        à propos des politiciens de la IIIème république que vous accusez : Pétain n’était-il pas l’un d’entre eux, et très influent ? Ministre en 34... 

        Écoutez donc Guillemin directement, c’est bien plus agréable qu’un article sur agoravox, même bon : 
        L’AFFAIRE PÉTAIN 
        Ça n’est pas la meilleure série de Guillemin, et pourtant elle reste PASSIONNANTE

        Écoutez ça et on en reparle smiley

      • bakerstreet bakerstreet 24 juin 2014 15:40

        « Quant à de Gaulle, il a passé la guerre dans un palace londonien à cautionner les bombardements alliés sur la France et le massacre de nos marins à Mers-el-Kébir. »


        Ce massacre comme vous le nommez a rendu un sacré service à Pétain, en diabolisant les anglais. La France libre de Londres vit d’ailleurs fondre ces effectifs à la suite de ce torpillage de la flotte française. 

        Ne pas oubliez la bêtise des amiraux alors présent, qui refusèrent les conditions données par les anglais qui avaient peur, évidemment que cette flotte ne batte pas bientôt sous pavillon allemand ; soit ils gagnaient la Martinique, ou encore les cotes anglaises ou américaines ( les usa n’étant alors pas encore en guerre. 

        Devant l’intransigeance, et la recherche évidente de gagner du temps pour prendre les bateaux britanniques à revers, ils coulèrent donc les navires français !

        .Coup de billard à trois coups ? 
        En tentant de rallier l’opinion aux forces de vichy, et de l’axe, puisqu’il faut appeler les choses ainsi, Pétain étant bien un allié des allemands, et non un otage, comme longtemps on a tenté de nous le faire croire.



      • olivier cabanel olivier cabanel 25 juin 2014 07:13

        raph

        si vous avez bien lu, c’est bien une des vidéo d’Henri Guillemin sur Pétain qui a servi de socle à mon article, 
        je l’ai d’ailleurs mise en lien.
        admirable Guillemin !

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 juin 2014 15:50

        Bonjour Olivier



        Je suis toujours étonné qu’on mette encore sous le boisseau ce qui est la theorie la plus probable. Petain et de Gaulle, amis et en parfait accord (Petain etait le parrain du fils de Gaulle ! ) décident que la meilleure solution pour la France est de blouser tout le monde.... De Gaulle ira a Londres parler de resistance, pendant que Petain gerera la difficile relation avec les Allemands. l’information passera dans tous les sens et, quoi qu’il arrive, la France aura été du côté du vainqueur.

         C’est du Louis XI, du Talleyrand... c’est habile et brillant. Churchill l’avait parfaitement compris, ce qui explique toute la suite, de Mers el Kebir à Darlan... 
         On eb n repar ;era... dans une vingtaine d’années.


        Pierre JC
         


      • jako jako 23 juin 2014 10:24

        Merci Olivier (Cabanel pas l’autre ci-dessus) allez voire ce petit club cela vaut son pesant de naphtaline, j’imagine qu’il ne doit plus y avoir beaucoup d’adhérents.
        Bonne journée


        • Olivier 23 juin 2014 11:04

          Degré zéro du commentaire. On recrache le catéchisme politiquement correct -ça permet évidemment de penser par soi-même...


        • jako jako 23 juin 2014 11:14

          Bonjour Olivier (pas Cabanel) avez vous lû sur ce site officiel le nom des adhérents et la petite note « L’A.D.M.P. n’a aucun lien avec quelque association ou groupement politique ou religieux que ce soit. », amusant non mais surement que vous connaissiez déja, la bonne nouvelle c’est qu’il ne se passe plus grand chose sur le site depuis 2013


        • olivier cabanel olivier cabanel 23 juin 2014 11:55

          jako

          merci de ce lien qui confirme ce que j’ai essayé d’expliquer : ils sont encore quelques uns à défendre la personnalité de ce pauvre Pétain.

        • jako jako 23 juin 2014 12:34

          De rien, je trouve curieux que certains pseudos comme olivier ressurgissent de temps en temps une ou deux fois par an, serait-ce les gardien de douaumont ? les alchimistes de la grand Naphtaline ? smiley


        • bakerstreet bakerstreet 24 juin 2014 15:52

          Oivier Cabanel


          Votre article est intéressant, et plonge au cœur de bien des questions. 

          Ceci dit, il n’aurait pas fallu attendre l’invasion de la Pologne pour intervenir, car il était déjà trop tard. C"’est en s’opposant aux allemands quand ils ont envahi la rhénanie, en 36, zone démilitarisée depuis le traité de Versailles, que les français auraient véritablement mis en échec la politique du reich.

          C’est un coup de bluff calculé, et la grande peur de Goering, en faisant ce blitz, est une réponse sur le terrain, car l’armée allemande est loin d’être prête. 
          Il sait qu’une intervention étrangère serait catastrophique pour le grand dessein qui se dessine, et dont chaque avancée est calculée, soupesée, et finalement risquée.

          Toute la politique allemande est calculée ainsi : Guerre éclair, manipulation, outrance. 
           Un politique de petits pas chaussés de bottes ferrées, et marchant au pas, avec un message induit parfaitement pervers : Nous sommes les forces de progrès qui materont ces communistes dont vous avez tant peur, le fer d’une nouvelle europe.

          Ne pas oublier que même des intellectuels comme Stephan Zweig fera l’éloge au début des années trente de ces forces neuves, qui incarnent une nouvelle jeunesse de l’europe. 
          Une déclaration qu’il tentera par la suite de faire oublier.

        • Txotxock Txotxock 23 juin 2014 10:36

          Tiens on retrouve les nostalgiques… de l’un ou de l’autre.
          Henri Guillemin, le casseur de mythes.


          • olivier cabanel olivier cabanel 23 juin 2014 11:58

            Txot

            il faut reconnaître au moins à Guillemin la volonté de faire de l’histoire comme on devrait toujours en faire, en menant des enquêtes, au lieu de faire du copié collé inlassablement, ce que faisait Michelet, et bien d’autres.
            pas étonnant dès lors que les historiens qui appartenaient à cette dernière catégorie aient choisi comme tete de turc le grand Henri Guillemin.
            merci de votre commentaire.

          • soi même 23 juin 2014 20:31

            Henri Guillemin le Sacha Guitry de l’Histoire, qu’est qui peut raconter comme connerie ce coco !


          • olivier cabanel olivier cabanel 24 juin 2014 11:09

            soi meme

            c’est vrai qu’en terme de « connerie » vous semblez être un expert...et personne ne doute de votre avis autorisé, ni de vos compétences en histoire.
             smiley

          • soi même 24 juin 2014 11:41

            Bien sur mon cher, derrière ton vernis bon teint de pacifiste écolos , il y a des douces effluves bellicistes d’un égocentrique bien trempé !


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 juin 2014 12:35

            Slu O,
            c’est courageux de réfléchir sur ces instants cruciaux de l’Histoire...et à quelques détails près on ne peut que constater quelques similitudes avec l’actualité mondiale au moins dans les mouvements. Le recul et la déclassification de documents nous permettent d’entrevoir les stratégies des généraux, Pétain, on feint de se rendre et fait le mort... De Gaulle, on réserve ses efforts pour l’assaut final...Eisenhower, on arrive après la bataille pour ramasser le pactole...
            En citant Brasillach, «  En accord avec la germanophobie répandue au sein de l’Action française, il est à cette époque extrêmement sceptique vis-à-vis de l’hitlérisme. Après avoir lu Mein Kampf, il écrit en 1935 : « C’est très réellement le chef-d’œuvre du crétinisme excité... Cette lecture m’a affligé »2. » tu risque de t’attirer les foudres des vrais résistants d’aujourd’hui qui roulent d’ailleurs déjà en Mercedes et rêvent d’un Empire européen... ce qu’ils feignent d’ignorer, c’est que Mein Kampf n’est pas crétin du tout mais la trame exacte du système actuel de publicigande médiatique quotidienne et permanente...
            Les délocalisations d’entreprises et mouvements décuplés d’exportation d’acier en M/tonnes entre 3O et 39, des USA vers l’Allemagne prédit clairement le conflit qui se préparait. Quand on voit les production métallurgiques des différents pays aujourd’hui : http://www.mpe-media.com/index.php?option=com_content&view=article&id=509:acier-production-monde&catid=37:actus-en-libre-acces&Itemid=18 La Chine pèse bien plus lourd que tous les roquets occidentaux...
            comme aime à dire mon bon ami indien, " En cas de victoire du taureau, les roupettes de toréador se comptent en grammes...Allez encore une couche !
             



            • olivier cabanel olivier cabanel 23 juin 2014 15:47

              bonjour Lisa

              il faut quand même ajouter que cette deuxième mondiale était prévisible, tant la précédente avait mis à genoux l’Allemagne, ne lui laissant après la défaite aucune solution pour en sortir un jour, ce qu’Hitler avait largement bien compris.
              chacun sait qu’une armistice inéquitable découle fatalement d’un nouveau conflit.
              merci pour ton commentaire, comme toujours lucide, et plein d’humour.

            • soi même 23 juin 2014 22:25

              Il ne faut pas oublier cette réalité bien dérangeante qui à sa clé dans le traité de Versailles.

              Nazisme et Communisme Financés par Wall street
              http://www.dailymotion.com/video/xutv8u_nazisme-et-communisme-finances-par-wall-street-banquiers-internationaux-et-industriels-l-elite-escla_news

               avec l’interversion déterminante du Président Wilson avec son funeste plan en 14 points pour l’Europe et le Monde !
              ( La première partie établit une charte pour une Société des Nations. Elle reprend l’idéal wilsonien d’une diplomatie ouverte, organisée par un droit international. La treizième partie pose les principes du Bureau International du Travail. Le reste du traité est essentiellement consacré aux conditions de la paix en Europe. Un principe, énoncé à l’article 231, structure l’ensemble : l’Allemagne et ses alliés sont déclarés seuls responsables des dommages de la guerre (que l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie avaient effectivement déclarée en 1914) )

              ( Autre source de ressentiments, la contradiction entre d’une part la proclamation solennelle du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », et d’autre part l’interdiction faite aux autrichiens germanophones de se rattacher à l’Allemagne, ou le refus de l’Entente de faire droit aux revendications de nations telle que l’Ukrainienne. )

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Versailles


            • soi même 23 juin 2014 22:28

              A lire ; Jacques Bainville, Les Conséquences politiques de la paix, Godefroy de Bouillon (réimpr. 1969) (1re éd. 1920)

              http://classiques.uqac.ca/classiques/bainville_jacques/consequences_pol_pai x/consequences_pol_paix.pdf


            • bakerstreet bakerstreet 24 juin 2014 15:59

              Lisa sion


              Brasillach a t’il lui la version complète de « mein kampf », ou la version expurgée. 

              Cette version était destinée à la france, et estropiée des passages les plus francophobes, qui nous traitaient de sous hommes à mater....mais je n’ai pas de touches pour faire des raccourcis sur les injures.......

              un éditeur sortit une édition complète, et se fit condamné par Hitler, pour .....Atteinte aux droits de l’auteur du droit de disposer de son oeuvre. 

              Qu’à cela ne tienne, cet homme courageux décida de passer outre, et envoya gratuitement un exemplaire à chacun de nos députes, sénateurs, etc...pour bien leur montrer ce qui nous attendait....Apparemment cela ne suffit pas pour les sortir de leur inertie.

            • jef88 jef88 23 juin 2014 16:08

              C’est vrai !
              la 2ème guerre mondiale était prévisible...
              et l’armé Française super préparée ... à recommencer la guerre de 14 !
              Eh oui ! la ligne Maginot ça vous dit ?
              et De Gaulle qui aurait voulu plus de chars ?

              La bêtise tue ....


              • olivier cabanel olivier cabanel 23 juin 2014 18:46

                jeff

                pas mieux !
                 smiley

              • soi même 23 juin 2014 20:36

                @ jef88, De Gaulle si il voulait plus de char, ce n’était pas non plus pour en faire de l’artillerie de campagne.


              • bakerstreet bakerstreet 24 juin 2014 16:11

                Jeff


                Contrairement à une légende, l’armement français était de très bonne qualité, et les chars étaient même supérieurs à ceux des allemands. Leur nombre presque équivalent, le problème venait qu’ils n’étaient pas comme l’avait d’ailleurs déploré De Gaulle, établis en divisons, mais divisés au sein des casernes.....

                Les avions étaient aussi très bons, quand ils n’étaient pas désarmés, l’état major semblant se méfier davantage des soldats communistes issus du front populaire, que des allemands. 

                La grande percée des Ardennes par les allemands avait bien été observé par des avions de reconnaissance français, ce qui était d’ailleurs facile : 
                Ils composaient e plus gros embouteillage de l’histoire, une colonne à l’arrêt qu’il aurait été on ne plus simple de bombarder. 

                Malheureusement l’état major décida que la nouvelle n’était pas conforme. Ils avaient décidé qu’il était impossible de passer par les Ardennes. 

                Admirable, non ?

                On ne perd pas son temps en lisant l’excellent livre posthume de Marcel Bloch, « une étrange défaite », ou officier de réserve, cet historien se trouve plongé au sein de la chienlit : C’est l’état major, et bien sûr les politiques, qui sont à l’origine de ce désastre inimaginable, que Pétain se dépêchera de mettre sur la tête du populo : La faute à 36, à Blum, à la paresse.....

                Paxton, le grand historien américain, dira que Pétain, même si’l a été condamné à mort, a bien gagné la bataille de la mémoire, car ces thèses sont restées vivaces, et reprises même par un certain Sarko, quand il expliquera la récession de la France, par les conséquences de 68

              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 23 juin 2014 16:09

                L’échec du monde d’aujourd’hui est précisément du à l’écriture et à la propagande de la fausse histoire : Aucun « fait historique » ne cadre avec avec la réalité du terrain, en conséquence il y aura de plus en plus de secousses dans tous les pays et entre tous les pays ! Le monde d’aujourd’hui n’a aucun sens, il tourne à vide et sans objectif !


                • olivier cabanel olivier cabanel 23 juin 2014 18:47

                  M. Madjour

                  trop d’historiens ne font pas leur travail avec conscience, et objectivité
                  heureusement, Henri Guillemin n’était pas du nombre.
                  merci de votre commentaire.

                • HELIOS HELIOS 25 juin 2014 01:34

                  il est probable que la vraie guerre aujourd’hui, ressemblerai a ce qu’il se passe en Irak et en Syrie, une fois que les avions bombardiers aient regagné leurs bases !


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 juin 2014 19:08

                  Les conférences d’ Annie Lacroix Riz, une vraie historienne qui travaille avec les archives, apportent un éclairage intéressant :
                  « Le choix de la défaite ».
                  « Patronats et financiers français sous l’occupation ».

                  Pétain montrait déjà la voie de la soumission aux puissants, qui est devenue l’apanage de tous les européistes, car Laval était déjà un européiste !


                  • soi même 23 juin 2014 20:57

                    @ fifi, Pétain était un être ambitieux et avide de pouvoir et dans ce sens Mitterrand n’a rien à lui envier, il courait plusieurs pistes sans doutes pour ce ménager une sortie honorable. l’histoire en a décider autrement. Il n’était pas plus pro allemand que pro anglo-américain, il voulait le pouvoir et était près à tous !

                    Par contre Laval, c’est tous autre chose peut de gens savent à la veille de la capitulation, le 16 juin, il fit un voyage en Italie et il rencontra des hauts dignitaires fascistes. Et qui est remit en selle par les nazis après un temps de disgrâce !


                  • soi même 24 juin 2014 11:58

                    @ Julien30, certes elle a aussi le mérite de levé des lièvres, pas tous , juste ceux qui serve sa cause.
                    C’est le cas aussi de ce crétin de Guillemin qui récrie une histoire idéologique, car tant que l’on n’a pas compris, que l’histoire est une fable convenue, et que les historiens partent tous de préjuger doctrinaux pour réécrire l’histoire, et bien on est pas sortie de l’auberge.
                    Il y a juste saint Olivier Cabarel à qui a la science infuse, un jugement inébranlable, cela doit être son expérience de cabinet d’architecture qui détient sur sa personnalité.
                    Jusqu’à présent, je n’es pas lue une ligne de sa par où il reconnais qui c’est trompé !

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