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Accueil du site > RDV de l’Agora > L’amiante va tuer 100 000 Français d’ici 2025

L’amiante va tuer 100 000 Français d’ici 2025

Merci qui ? Chaque jour en France au moins dix personnes meurent parce qu’elles ont respiré un poison nommé amiante. 100 000 personnes mourront à cause de l’amiante d’ici quinze ans. Personne n’est à l’abri de ce fléau. Ainsi commence le documentaire de José Bougarel : 100 000 cercueils, le scandale de l’amiante est diffusé le 28 janvier sur France 2 (disponible dès le 29 en dvd), seulement en deuxième partie de soirée.

Comment un tel scandale a-t-il pu avoir lieu, demande le réalisateur de cette enquête conséquente (75 minutes) qui retrace chronologiquement l’histoire de ce « minerai magique », des origines à nos jours. Ce film interroge la manière dont fonctionne l’administration française et comment les lobbies industriels se faufilent, tels des nano-particules d’amiante dans l’organisme, dans les failles légales. Il nous rappelle que sans réglementation, un inspecteur du travail ne sert à rien. Que les médecins du travail, dans cette affaire de santé publique, ont été les auxiliaires des industriels.

En France l’amiante a été interdit au prix d’un combat très rude contre les industriels du secteur. Mais le problème n’est pas réglé. Selon l’OMS 5% de la population totale des pays industrialisés est aujourd’hui exposée à l’amiante qui tue 3000 personnes par an en France (100 000 d’ici 2025 et plus de 500 000 en Europe).
 
On a importé pendant un siècle plus de 80 kilos d’amiante par Français. Cinq millions de tonnes sont disséminées dans le pays sur plus de 100 millions de mètres carrés. L’amiante provoque le mésothéliome : « les fibres calcifient peu à peu les poumons et au bout de trente à quarante ans l’oxygène ne passe plus et l’on meurt par étouffement ». On sait aujourd’hui qu’il peut provoquer également le cancer du larynx, de l’ovaire et sans doute le cancer colorectal.

Plus de 70% des Français ressentent qu’ils sont particulièrement sensibles aux problèmes environnementaux. Parmi ceux-ci une majorité, plus de 67% d’entre eux, considèrent l’amiante comme le facteur de risques le plus élevé devant le monoxyde de carbone (48,5 %) et les peintures au plomb (43,1 %) (Carevox).
L’amiante est partout. La moitié des CHU du pays en contiennent ainsi que des tours de La Défense, la tour Montparnasse, la majorité des édifices construits dans les années 60 et 70.
 
Des parlementaires, peu, se mobilisent, comme Patrick Roy, député PS du Nord : « Je suis stupéfait de voir qu’il y a une espèce de grand silence... On parle dans un grand désert. Il y a une omerta due à deux raisons : le fait de ne pas mettre en avant des coupables, et il existent. Et puis ça coûtera tellement cher qu’on préfère fermer les yeux, sauf que c’est un mauvais calcul parce que si on ne fait ça coûtera encore plus cher ». On en est là.

Aussi est-il amusant de lire Télérama cette semaine annonçant le film de Bougarel : « parfaite synthèse ou vaine redite ? Une réalisation sans imagination et un commentaire friand de poncifs risquent de faire pencher le spectateur pour la seconde proposition ». Pour une fois l’hebdo culturel n’assassine pas le dernier film de Woody Allen, mais préfère s’en prendre à un documentaire d’utilité publique. 100 000 cercueils, le scandale de l’amiante serait donc réalisé « sans imagination ».
 
Le spectateur moyen qui, comme on sait, manque d’éducation, n’y trouvera rien à redire. La forme ça compte, d’accord. Mais un documentaire doit aussi nous apprendre quelque chose. Où nous remettre les points sur les i.

Télérama, qui ne dit pas que des bêtises, rappelle que des docus sur l’amiante, il y en a déjà eu quelques-uns : Amiante, le prix du silence, de Daniel Cattelain (2003) ; La Mort lente de l’amiante,de Sylvie Deleule (2004) ; Mourir d’amiante, de Brigitte Chevet (2005).

L’amiante est un minéral qui résiste à une température de 800 degrés. L’homme le connaît depuis le néolithique, mais c’est surtout dès la révolution industrielle qu’on l’utilise massivement. Partout où il y a surchauffe ou risque d’incendie, on utilise ce minerai. Il sert d’isolant dans les immeubles, dans les planches à repasser, dans les moteurs, dans les trains, les navires, les voitures, les équipements de sapeur-pompiers, etc.

En 1906 un inspecteur du travail qui visite une usine de Condé sur Noireau (nulle part la fiche wikipedia ne mentionne que l’amiante fut l’une des activités majeures de la ville) rédige un rapport soulignant qu’aucune ventilation n’assure l’évacuation directe des poussières ». Cette année-là une cinquantaine d’ouvriers meurent de cancer.

On peut les entendre, ces ouvriers. Ou plutôt leurs descendants. Ce qu’il en reste. Leur retraite ne nous coûte pas cher. Ils n’en profitent guère. José Bougarel les interviewe. Ils ne peuvent pas parler longtemps. Même appareillés, leur souffle est court. Ils sont réunis au sein d’une association, l’Andeva, Association Nationale de Défense des Victimes de l’Amiante. A chaque réunion de l’Andeva, on compte les disparus. Ceux qui étaient là l’an passé et ceux qui n’y sont plus. « De tous les ouvriers du sous-sol en 1964 - on était huit, ils sont tous morts entre 55 et 65 ans -, je suis le seul à rester. J’étais le plus jeune », dit l’un deux au micro du réalisateur.

On sait très tôt les dangers de l’amiante. En 1918, aux Etats-Unis, les assurances refusent d’assurer les travailleurs de l’amiante. En 1931, deux chercheurs britanniques découvrent le mésothéliome, le « cancer de l’amiante.

En Grande-Bretagne, les autorités prennent des mesures. La première consiste déjà à désempoussiérer les ateliers ou à travailler en combinaison étanche avec un masque. En 1946 les Etats-Unis prennent également des mesures. A la même époque, la France se contente d’insérer les fibroses pulmonaires, premier stade du cancer, au tableau des maladies professionnelles.
 
Mais aucune contrainte envers les industriels. « Au lieu de supprimer un risque on versait aux salariés des primes d’insalubrité ». En 1955, un médecin anglais établit le lien entre amiante et cancer du poumon. On prend des mesures : éloigner les usines des zones habitables où le dégagement des fibres ou de poussières ne poseraient pas de problèmes. En France toujours rien.

Depuis le milieu des années 60, explique le professeur Claude Got, les données scientifiques sont acquises : amiante égale cancer. Il ne s’agit pas d’une anecdote, mais de la « plus grave catastrophe de santé au travail que l’on connaisse  ». 

Au début des années 70, les industriels s’organisent en un lobby puissant qui propage de « fausses nouvelles sur le fait que l’amiante est un produit naturel et qu’on peut maîtriser le risque ». Comme pour le nucléaire ? « C’est n’est pas parce qu’il y a des accidents de la route qu’il faut interdire la voiture ».
 
Ce type d’argument convainc les pouvoirs publics. D’autant plus que l’incendie du collège Edouard-Pailleron, dans le 19ème arrondissement de Paris, fait 20 victimes. S’il y avait eu de l’amiante, le feu ne se serait pas propagé. Ce drame permet aux industriels de souffler. On exploite toujours l’amiante.

En 1975 on découvre de l’amiante à Jussieu. Un scientifique, Henri Pézerat, en fera son cheval de bataille.
En 1977 la France commence à prendre les premières mesures. Mais le lobby trouve un argument de poids, celui du chômage, note Claude Got qui remarque qu’on voit apparaître le même type d’argument pour d’autres industries polluantes...
Jacques Barrot, ministre de la santé entre 1974 et 1978, l’un des rares politiques a avoir accepté de parler au micro de Bougarel, interdit le flocage en 1977. Lorsque le réalisateur lui demande pourquoi il ne l’a pas fait plus tôt il répond « Je crois qu’on n’avait pas à ce moment-là les données scientifiques qui permettait de procéder à cette interdiction ». Aveu ahurissant quand on a lu ce qui précède.

Mais l’Europe est là. En 1978 l’Union adopte une résolution déclarant que l’amiante est un produit cancérigène. Un danger pour la santé humaine. L’utilisation de l’amiante doit être interdite ». L’Inserm confirme en 1979. Mais pas d’interdiction effective. En 1980 Bruxelles abaisse les limites des taux d’expositions dans les usines. En 1982 Volvo arrête d’utiliser l’amiante pour fabriquer les freins de ses camions. Ce qui prouve donc qu’on peut remplacer ce matériau.
 
Aux Etats-Unis des usines d’amiante ferment leur porte à force de crouler sous les procès. En France le lobby a noyauté tout le monde, donc pas question de bouger : des industriels à la CGT (l’emploi passe avant la santé) en passant par les représentants des ministères de la santé et du travail et les scientifiques (comme Etienne Fournier, de l’Académie des sciences, qui remettra en 1996 un rapport relativisant la dangerosité de l’amiante), de l’Institut National de la Consommation jusqu’à l’Institut National de Recherche et de Sécurité dont Marcel Valtat responsable du CPA, le Comité Permanent, une association sans statut juridique, réussira à débaucher le patron Dominique Moyen (qui répond ici aux questions de José Bougarel). 
 
Le gouvernement s’arrange très bien de ce lobby et lui délègue ce « problème majeur de santé publique ». En 2005, le Sénateur UMP de l’Allier Gérard Dériot publie un rapport accablant : Le drame de l’amiante en France. Il note que « l’état est anesthésié par le lobby de l’amiante », que « l’administration est manipulée par le CPA ».
 
Un lobby qui décide de tout... Cela pourrait-il se produire aujourd’hui, par exemple dans le nucléaire, les OGM  ? C’est aussi en cela que le film de Bougarel est intéressant. Mais aussi parce que le réalisateur démontre bien que les industriels se sont glissés dans la faille légale : pourquoi, au lendemain de la guerre l’état n’a-t-il pas pris des mesures radicales pour protéger les ouvriers de l’amiante alors que la Grande-Bretagne l’a bien fait, elle.

Aujourd’hui nous n’en avons pas fini avec le « minerai magique ». Son interdiction sera effective en 1997, suite à la publication du rapport Marcel Goldberg. Quasiment à la même époque, Claude Allègre signe une tribune dans l’Express : « Amiante, où est le problème ? »
 
Mais enfin la machine est enclenchée (il faudra tout de même attendre 2004 avant que l’état soit condamné, mais on attend les condamnations au pénal qui devraient arriver, nous dit ce documentaire, en 2015, si le lobby prête vie aux morts en sursis) et c’est allègrement (sans jeu de mot) que Chirac déclare à la presse, en l’occurrence à l’inénarrable Alain Duhamel, que « le gouvernement a fait un rapport qui instantanément a été rendu public et des décisions ont été immédiatement prises »...Une merveille de cynisme.

Ce cynisme qui prévaut aujourd’hui encore. Plus aux Etats-Unis, plus en Europe. Mais le monde est grand. Le plus grand fournisseur d’amiante, le Canada, tourne bien. Si le minerai est persona non grata dans ce pays, il ne l’est pas en Chine, en Inde, au Brésil, bref chez les 4/5 de la population mondiale qui s’expose et fabrique avec de l’amiante des produits que nous achetons... Le scandale de l’amiante rappelle celui du plomb.

Retirer le minerai de notre environnement coûterait sans doute très cher. Moins ou plus qu’un bombardier, demande le scientifique Marcel Goldberg auteur du rapport qui a abouti à l’interdiction du minerai en France ?
 
Plus on attend plus il se dégrade plus il est dangereux. Sans compter les malades qui se multiplient, le prix de la chimiothérapie, le coût social...


Crédit image : ze canada

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47 réactions à cet article    


  • King Al Batar Albatar 28 janvier 2010 11:09

    Putain quand j’avais 14 ans, ils ont fermé mon college pour le désamianter.

    Un jour on n’avait rien a foutre et rien a fumer avec mon cousin, on est rentré dedant, on a gratté au plafond et on a fumé le truc pour deliré....

    Je suis sur que plus tard je regretterai d’avoir fait ça.... Qu’est ce qu’on peut être con quand on est mioche !

     smiley


    • COLONEL KURTZ 28 janvier 2010 11:17

      tu feras parti des 100 000... tu partiras dans d’affreuses souffrances...en râlant, en crachant des bouts de poumon... en cherchant l’air...bon courage albatar !


      • LeGus LeGus 28 janvier 2010 11:20

        On sent l’humaniste chez vous colonel cucul.


      • King Al Batar Albatar 28 janvier 2010 11:43

        Bon ben j’ai plus qu’à continuer à me défoncer la gueule aux rhum et à la verte alors....

        Plus besoin de me poser des problemes de conscience et tant pis pour les gosses !
        Yalla ce soir c’est pute party à la maison !!!!!


      • ZEN ZEN 28 janvier 2010 12:06

        Très humaniste, en effet, ce colon smiley
        Je me sens très concerné, car j’ai perdu deux personnes très proches, victimes de cette merde, un frère et un beau-frère , il y a 8 ans
        Travaillant dans une papeterie des Vosges, ils ne recevaient aucune consigne de précaution
        Depuis le début du siècle, on savait !
        Dans d’autre pays , à l’Est ou en Asie, ça continue , pour le plus grand profit de firmes canadiennes


      • COLONEL KURTZ 28 janvier 2010 17:54

        leGugusse... je fais dans la contre pub à l’attention de la jeunesse.
        fumertue.jpg

        albatar...et boire aussi...
        http://www.stop-

        LeGugusse...mais pour toi ... c’est pas gagné !


      • « O » 28 janvier 2010 11:18

        C’est surtout la mort elle-même qui va tuer tout le monde, ça c’est sûr ! MDR !


        • LE CHAT LE CHAT 28 janvier 2010 11:19

          Un immense scandale , à la mémoire des victimes , voici un hymne
          Blue sky mine de Midnight Oil


          • « O » 28 janvier 2010 11:23

            La connerie tue plus que l’amiante ! MDR !


            • cmoy patou 28 janvier 2010 12:19

              je parierai que tu aimerais mourrir de ton vivant ? 


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2010 12:21

              arriver à vivre de sa mort serait pas mal non-plus ....


            • cmoy patou 28 janvier 2010 13:50

              Malheureusement ce n’est pas le cas et tu en es la preuve. 


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 janvier 2010 11:33


              Vous dites, « Je suis stupéfait de voir qu’il y a une espèce de grand silence... On parle dans un grand désert. Il y a une omerta due à deux raisons " : En France, il existait une mine à Canari, dans le Cap Corse ...n’allez pas chercher plus loin !

              Les mines d’amiante se situent essentiellement dans l’Ex URSS, en Afrique australe et au Canada. Notre mort lente est le juste retour de bâton que l’on mérite peut-être....Non ?


              • cmoy patou 28 janvier 2010 12:25

                Lisa vous pensez à qui là pour le retour du bâton ?

                A ceux qui sont formatés pour aller à l’abbatoir sans se poser de questions ?

                 


              • King Al Batar Albatar 28 janvier 2010 11:42

                Bravo à « o » pour ses deux post spledides !!!!!!


                • sentinelle 28 janvier 2010 14:17

                  @ reveil

                  je compathie mon ami

                  l’argent colloidale c’est tres bien...je te conseille le chlorure de magnesium...« NIGARI » qui pour 6/7 euros le kilo te rendra de grand service sur le plan pulmonaire....

                  m’etant pas medecin je ne te donne pas la posologie...mais tu trouveras facilement...

                  de la part d’un ex«  » specialiste«  » de l’amiante....


                • cmoy patou 28 janvier 2010 12:16

                  Dire que le même article risque de sortir dans une vingtaine d’années concernant les vaccinés au squaled.

                  Il faut toujours écouter nos institutionnels ils sont là pour nous protéger, pour veiller sur nous pour le bien public quoi .


                  • JL JL 28 janvier 2010 16:06

                    @ Patou, vous voulez dire : au squalène.


                  • cmoy patou 28 janvier 2010 16:38

                    Vii merci, 


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 janvier 2010 12:43

                    Tout à fait le sudiste, et encore, ya ptet pire...http://www.dailymotion.com/video/x4madx_les-inconnus-centrale-nucleaire_fun


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2010 12:28

                    la DGRCDRGC c ’est ça qu’ y faut .... smiley


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2010 12:31

                      l’ inspection du travail ... .... smiley


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2010 12:32

                        la médecine du travail.... smiley


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2010 12:34

                          c ’est GT ? .... smiley


                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2010 12:34

                            vrai ou FO .. ? .. smiley


                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2010 12:36

                              URSSAF ....... smiley


                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 janvier 2010 12:37

                                Y a person chez le numéro de téléfon ..... smiley


                                • finael finael 28 janvier 2010 12:54

                                  Le vrai scandale c’est qu’il a fallu 1/2 siècle entre la reconnaissance les dangers de l"amiante et les premières mesures.

                                  Dire qu’on n’en parle pas révèle surtout que celui qui le dit ne doit pas lire beaucoup.

                                  Ceci dit, 100 000 morts en 15 ans cela fait 6666 morts/an sur 600 000 morts annuelles en moyenne soit un tout petit peu plus que 1% (contre 40% pour les maladies cardio-vasculaires).

                                  C’est déjà trop, mais cela veut aussi dire que vous avez 99% de chances de mourir d’autre chose.


                                  • Juju Dredd 28 janvier 2010 13:21

                                    Ne vous inquiétez pas, les téléphones portables c’est comme l’amiante, il n’y a aucun danger.


                                  • alberto alberto 28 janvier 2010 13:09

                                    Et y a aussi l’ OMS : voilà un boulot qui serait bien pour eux, de s’occuper de dénoncer les dangers de l’amiante, plutôt d’essayer de nous fourguer leurs vaccins H1N1...

                                    Au Captain : OMS pas vin de messe.

                                    Bien à vous.


                                    • patroc 28 janvier 2010 13:21

                                       Et après l’amiante, nous avons droit aux déchets nucléaires dans tout produit français, notamment dans le bâtiment (les ciments) et l’ameublement (aggloméré).. Dans les vêtements aussi !.. Bonjour le sleep radioactif !!.. Achetez français !!!!..


                                      • fonzibrain fonzibrain 28 janvier 2010 13:55

                                        non, il n’ ya pas eu complot des industriels pour empoisonner les gens.

                                        des milliers des morts, si j’étais procureur, je condamnerai les responsable à bouffer de l’amiante, jusqu’en à en crever, et pas de soin pour ces gens, qu’ils souffrent un max ces chiens


                                        • marie 28 janvier 2010 16:49

                                          Pour les abeilles c pareil : les pesticides n’y sont POUR RIEN, dans leur surmortalité ! ah les lobbies, ce qu’ils sont forts dans ce pays ! merci monsieur Barnier !

                                          quant à l’amiante : méga procès au pénal qui a démarré en ITALIE le 5 décembre 2009, une délégation française s’y est rendue (à Turin) 2000 partes civiles, 2 milliardaires, ex d’eternit à la barre !

                                          l’insecticide cruiser à été suspendu en Italie depuis 2008 ; ainsi qu’en Allemagne. en italie les apiculteurs disent que les abeilles revivent !

                                          sachez aussi que Syngenta , basf et Bayer firmes vendeuses de ces produits ont intenté un recours contre l’état italien ; bonjour l’europe et merci aux médias de nous tenir informés de ce qui se passe chez nous, européens !

                                          Mes sources : les journaux ritals et un super site sur le miel : mielditalia


                                          • L'Auvergnat L’Auvergnat 28 janvier 2010 17:20

                                            Dramatique pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont travaillé dans ces conditions, connues par les dirigeants politiques de l’époque. Hélas, le principe de précaution n’existait pas......ou n’était pas respecté.

                                            Aujourd’hui des milliers d’emplois seront suprimés pour transformer des morts vivants......

                                            Notre illusionniste, a du pain sur la « panse » pour trouver les couleuvres à nous faire avaler.


                                            • srobyl srobyl 28 janvier 2010 18:40

                                              Merci pour cet article ;
                                              Dans notre beau pays, connu mondialement pour être le palais de la démocratie,le simple fait de vouloir poser des questions, c’est déjà être un empêcheur de polluer en rond, un pessimiste, un alarmiste (on a les réchauffistes, maintenant)
                                              Au début des années 90, j’avais demandé au conseil général (par l’intermédiaire du chef d’établissement, après moultes réticences de celui-ci) quelle était la nature exacte des fibres contenues dans la peinture des salles et des couloirs, que les peintres ponçaient ...en présence des élèves ! (On venait d’avoir eu le désamiantage du plafond du réfectoire l’année précédente).
                                              Personne n’était en mesure de répondre à cette question, même avec les documents techniques.D’où analyses, en des points divers. Ca n’a pas plu du tout. En fin de compte, les fibres dans la peinture ne contenaient pas d’amiante, mais il en fut trouvé (chrysotile)dans les colles fixant les revêtements de sol. D’où travaux, coûteux certes, mais jugés nécessaires.
                                               Le vrai principe de précaution, eût peutêtre consisté à faire des analyses avant.... 
                                              On peut remuer n’importe quel poison sous votre nez, mais il est très mal vu de « remuer la m... »

                                               


                                              • ZEN ZEN 28 janvier 2010 18:40

                                                Merci Eternit !  smiley
                                                Un pas (tardif )en avant...

                                                Joseph Cuvelier, patron du groupe d’amiante-ciment en France de 1971 à 1994, a été mis en examen pour « blessures et homicides involontaires ». Les victimes saluent un pas en avant dans l’instruction.

                                                Une fois n’est pas coutume, une bonne nouvelle dans l’affaire de l’amiante. Mardi, Joseph Cuvelier, ancien directeur général de 1971 à 1994 d’Eternit France, le plus gros producteur d’amiante-ciment dans l’Hexagone, a été mis en examen par la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geoffroy, pour « blessures et homicides involontaires ». D’après l’AFP, il lui est notamment reproché l’absence de mesures de sécurité nécessaires pour protéger les salariés de l’exposition aux fibres d’amiante dans les cinq usines françaises de groupe  : Vitry-en-Charolais (Saône-et-Loire), Thiant (Nord), Caronte (Bouches-du-Rhône), Albi (Tarn) et Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine). Pour les victimes et leur association nationale (Andeva), il s’agit d’un grand pas en avant. « Enfin, on arrive au cœur de l’affaire de l’amiante, se félicite Michel Parigot de l’Andeva. Jusqu’à présent, seuls des chefs d’établissement ou des médecins du travail avaient été mis en examen. Joseph Cuvelier, lui, était non seulement un employeur qui n’a pas respecté les règles de protection pour ses salariés, d’où des centaines de morts parmi le personnel. Mais il a aussi une responsabilité en tant qu’industriel producteur d’amiante, dont les produits ont provoqué des milliers de décès parmi les travailleurs du bâtiment. Et il a été impliqué dans le lobbying très fort pour retarder l’interdiction de l’amiante en France. » Jean-François Borde, ancien délégué CGT chez Eternit à Vitry-en-Charolais et président de l’association locale des victimes de l’amiante, se dit « très satisfait » de cette mise en examen, « pour les victimes et pour toutes les personnes qui espèrent que ça empêche les patrons d’empoisonner ». Sur son site, aujourd’hui Etex, qui a compté jusqu’à 1 200 salariés, 94 décès par amiante ont été reconnus, un chiffre « sous-estimé », souligne le militant. Dans les années 1980, « les ingénieurs Cram passaient, disaient qu’il fallait installer des systèmes d’aspiration, mais Eternit ne faisait rien », se souvient-il. Quand la fibre toxique a été interdite en France fin 1996, « Eternit n’a pas jeté l’amiante qui restait mais l’a envoyé dans ses usines d’Amérique du Sud, où on continue de faire mourir des gens ».

                                                Fanny Doumayrou


                                                • docdory docdory 28 janvier 2010 19:35

                                                  @ Olivier Bailly

                                                  Rendons hommage à Denis Auribault , inspecteur départemental du travail à Caen, dont l’excellent travail d’épidémiologiste aurait permis , si il avait été suivi par une réaction appropriée des autorités , d’éviter de nombreux morts . Malheureusement , nul n’est prophète en son pays.

                                                  Extrait du « Bulletin de l’inspection du travail » de 1906, ce document intitulé « Note sur l’hygiène et la sécurité des ouvriers dans les filatures et tissages d’amiante, par M. Auribault, inspecteur départemental du travail à Caen » est pourtant éloquent :

                                                  Denis Auribault notait ainsi : « En 1890, une usine de filature et de tissage d’amiante s’établissait dans le voisinage de Condé-sur-Noireau (Calvados). Au cours des cinq premières années de marche, aucune ventilation artificielle n’assurait d’évacuation directe des poussières siliceuses produites par les divers métiers ; cette inobservation totale des règles de l’hygiène occasionna de nombreux décès dans le personnel : une cinquantaine d’ouvriers et d’ouvrières moururent dans l’intervalle précité ».



                                                  • zergotine 28 janvier 2010 22:49

                                                    Saisissons les tribunaux puisque nos syndicats sont vendus au patronat ! 

                                                    Inadmissible ces crimes impunis de l’esclavage moderne !

                                                    • agent orange agent orange 29 janvier 2010 03:14

                                                      Comme le rappelle l’article, le désamiantage coute une fortune.
                                                      Selon les sources, il aurait couté entre 200 et 800 millions de dollars pour désamianter les tours du World Trade Center.
                                                      Larry Silverstein (le proprio du WTC) peut remercier Ossama Bin Laden de lui avoir fait économiser une telle somme.


                                                      • Gil90 29 janvier 2010 07:44

                                                        La première phrase paraîtra hors sujet, mais ce n’est pas le cas.
                                                        Un récent document présenté sur Arte montrait l’horreur de la violence ordinaire et bien organisée des nazis dans la Shoah.
                                                        Parallèle impossible puisque la finalité n’est pas ici le génocide mais le gain financier, reste que la démarche bien structurée me rappelle que l’homme est le pire prédateur de ses semblables dès qu’il y a quelque argent ou autre avantage à gagner.

                                                        J’ai le souvenir d’une grosse entreprise française notamment connue pour son matériel de chemin de fer qui, faute de traçabilité du risque, ne raisonnait probablement qu’en termes financiers en recensant les personnels ayant travaillé l’amiante dans ses établissements pour provisionner un risque comptable. Il est vrai qu’un de ses sites du Nord de la France était alors confronté au problème suite à une action en justice.

                                                        Autre cause, autre avantage. Au prétexte de fournir gratuitement des locaux à une association caritative de grande renommée, la municipalité de la plus grande commune d’un tout petit département de l’Est de la France laissait, bénévoles et bénéficiaires séjourner longtemps et pendant de nombreuses années dans des bâtiments vétustes construits de matériaux fortement amiantés, alors que la présence de l’amiante était connue des services techniques de la ville.
                                                        Recherche de gain là encore, mais cette fois peut-être plus électoral que financier.

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