• samedi 20 mars 2010
  • Agoravox France Agoravox.com Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
Accueil du site > RDV de l’Agora > L’amiante va tuer 100 000 Français d’ici 2025
7%
Article intéressant ?
 
93%
(47 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Ecrire un commentaire
  • Marquer et partager

L’amiante va tuer 100 000 Français d’ici 2025

Merci qui ? Chaque jour en France au moins dix personnes meurent parce qu’elles ont respiré un poison nommé amiante. 100 000 personnes mourront à cause de l’amiante d’ici quinze ans. Personne n’est à l’abri de ce fléau. Ainsi commence le documentaire de José Bougarel : 100 000 cercueils, le scandale de l’amiante est diffusé le 28 janvier sur France 2 (disponible dès le 29 en dvd), seulement en deuxième partie de soirée.

Comment un tel scandale a-t-il pu avoir lieu, demande le réalisateur de cette enquête conséquente (75 minutes) qui retrace chronologiquement l’histoire de ce « minerai magique », des origines à nos jours. Ce film interroge la manière dont fonctionne l’administration française et comment les lobbies industriels se faufilent, tels des nano-particules d’amiante dans l’organisme, dans les failles légales. Il nous rappelle que sans réglementation, un inspecteur du travail ne sert à rien. Que les médecins du travail, dans cette affaire de santé publique, ont été les auxiliaires des industriels.

En France l’amiante a été interdit au prix d’un combat très rude contre les industriels du secteur. Mais le problème n’est pas réglé. Selon l’OMS 5% de la population totale des pays industrialisés est aujourd’hui exposée à l’amiante qui tue 3000 personnes par an en France (100 000 d’ici 2025 et plus de 500 000 en Europe).
 
On a importé pendant un siècle plus de 80 kilos d’amiante par Français. Cinq millions de tonnes sont disséminées dans le pays sur plus de 100 millions de mètres carrés. L’amiante provoque le mésothéliome : « les fibres calcifient peu à peu les poumons et au bout de trente à quarante ans l’oxygène ne passe plus et l’on meurt par étouffement ». On sait aujourd’hui qu’il peut provoquer également le cancer du larynx, de l’ovaire et sans doute le cancer colorectal.

Plus de 70% des Français ressentent qu’ils sont particulièrement sensibles aux problèmes environnementaux. Parmi ceux-ci une majorité, plus de 67% d’entre eux, considèrent l’amiante comme le facteur de risques le plus élevé devant le monoxyde de carbone (48,5 %) et les peintures au plomb (43,1 %) (Carevox).
L’amiante est partout. La moitié des CHU du pays en contiennent ainsi que des tours de La Défense, la tour Montparnasse, la majorité des édifices construits dans les années 60 et 70.
 
Des parlementaires, peu, se mobilisent, comme Patrick Roy, député PS du Nord : « Je suis stupéfait de voir qu’il y a une espèce de grand silence... On parle dans un grand désert. Il y a une omerta due à deux raisons : le fait de ne pas mettre en avant des coupables, et il existent. Et puis ça coûtera tellement cher qu’on préfère fermer les yeux, sauf que c’est un mauvais calcul parce que si on ne fait ça coûtera encore plus cher ». On en est là.

Aussi est-il amusant de lire Télérama cette semaine annonçant le film de Bougarel : « parfaite synthèse ou vaine redite ? Une réalisation sans imagination et un commentaire friand de poncifs risquent de faire pencher le spectateur pour la seconde proposition ». Pour une fois l’hebdo culturel n’assassine pas le dernier film de Woody Allen, mais préfère s’en prendre à un documentaire d’utilité publique. 100 000 cercueils, le scandale de l’amiante serait donc réalisé « sans imagination ».
 
Le spectateur moyen qui, comme on sait, manque d’éducation, n’y trouvera rien à redire. La forme ça compte, d’accord. Mais un documentaire doit aussi nous apprendre quelque chose. Où nous remettre les points sur les i.

Télérama, qui ne dit pas que des bêtises, rappelle que des docus sur l’amiante, il y en a déjà eu quelques-uns : Amiante, le prix du silence, de Daniel Cattelain (2003) ; La Mort lente de l’amiante,de Sylvie Deleule (2004) ; Mourir d’amiante, de Brigitte Chevet (2005).

L’amiante est un minéral qui résiste à une température de 800 degrés. L’homme le connaît depuis le néolithique, mais c’est surtout dès la révolution industrielle qu’on l’utilise massivement. Partout où il y a surchauffe ou risque d’incendie, on utilise ce minerai. Il sert d’isolant dans les immeubles, dans les planches à repasser, dans les moteurs, dans les trains, les navires, les voitures, les équipements de sapeur-pompiers, etc.

En 1906 un inspecteur du travail qui visite une usine de Condé sur Noireau (nulle part la fiche wikipedia ne mentionne que l’amiante fut l’une des activités majeures de la ville) rédige un rapport soulignant qu’aucune ventilation n’assure l’évacuation directe des poussières ». Cette année-là une cinquantaine d’ouvriers meurent de cancer.

On peut les entendre, ces ouvriers. Ou plutôt leurs descendants. Ce qu’il en reste. Leur retraite ne nous coûte pas cher. Ils n’en profitent guère. José Bougarel les interviewe. Ils ne peuvent pas parler longtemps. Même appareillés, leur souffle est court. Ils sont réunis au sein d’une association, l’Andeva, Association Nationale de Défense des Victimes de l’Amiante. A chaque réunion de l’Andeva, on compte les disparus. Ceux qui étaient là l’an passé et ceux qui n’y sont plus. « De tous les ouvriers du sous-sol en 1964 - on était huit, ils sont tous morts entre 55 et 65 ans -, je suis le seul à rester. J’étais le plus jeune », dit l’un deux au micro du réalisateur.

On sait très tôt les dangers de l’amiante. En 1918, aux Etats-Unis, les assurances refusent d’assurer les travailleurs de l’amiante. En 1931, deux chercheurs britanniques découvrent le mésothéliome, le « cancer de l’amiante.

En Grande-Bretagne, les autorités prennent des mesures. La première consiste déjà à désempoussiérer les ateliers ou à travailler en combinaison étanche avec un masque. En 1946 les Etats-Unis prennent également des mesures. A la même époque, la France se contente d’insérer les fibroses pulmonaires, premier stade du cancer, au tableau des maladies professionnelles.
 
Mais aucune contrainte envers les industriels. « Au lieu de supprimer un risque on versait aux salariés des primes d’insalubrité ». En 1955, un médecin anglais établit le lien entre amiante et cancer du poumon. On prend des mesures : éloigner les usines des zones habitables où le dégagement des fibres ou de poussières ne poseraient pas de problèmes. En France toujours rien.

Depuis le milieu des années 60, explique le professeur Claude Got, les données scientifiques sont acquises : amiante égale cancer. Il ne s’agit pas d’une anecdote, mais de la « plus grave catastrophe de santé au travail que l’on connaisse  ». 

Au début des années 70, les industriels s’organisent en un lobby puissant qui propage de « fausses nouvelles sur le fait que l’amiante est un produit naturel et qu’on peut maîtriser le risque ». Comme pour le nucléaire ? « C’est n’est pas parce qu’il y a des accidents de la route qu’il faut interdire la voiture ».
 
Ce type d’argument convainc les pouvoirs publics. D’autant plus que l’incendie du collège Edouard-Pailleron, dans le 19ème arrondissement de Paris, fait 20 victimes. S’il y avait eu de l’amiante, le feu ne se serait pas propagé. Ce drame permet aux industriels de souffler. On exploite toujours l’amiante.

En 1975 on découvre de l’amiante à Jussieu. Un scientifique, Henri Pézerat, en fera son cheval de bataille.
En 1977 la France commence à prendre les premières mesures. Mais le lobby trouve un argument de poids, celui du chômage, note Claude Got qui remarque qu’on voit apparaître le même type d’argument pour d’autres industries polluantes...
Jacques Barrot, ministre de la santé entre 1974 et 1978, l’un des rares politiques a avoir accepté de parler au micro de Bougarel, interdit le flocage en 1977. Lorsque le réalisateur lui demande pourquoi il ne l’a pas fait plus tôt il répond « Je crois qu’on n’avait pas à ce moment-là les données scientifiques qui permettait de procéder à cette interdiction ». Aveu ahurissant quand on a lu ce qui précède.

Mais l’Europe est là. En 1978 l’Union adopte une résolution déclarant que l’amiante est un produit cancérigène. Un danger pour la santé humaine. L’utilisation de l’amiante doit être interdite ». L’Inserm confirme en 1979. Mais pas d’interdiction effective. En 1980 Bruxelles abaisse les limites des taux d’expositions dans les usines. En 1982 Volvo arrête d’utiliser l’amiante pour fabriquer les freins de ses camions. Ce qui prouve donc qu’on peut remplacer ce matériau.
 
Aux Etats-Unis des usines d’amiante ferment leur porte à force de crouler sous les procès. En France le lobby a noyauté tout le monde, donc pas question de bouger : des industriels à la CGT (l’emploi passe avant la santé) en passant par les représentants des ministères de la santé et du travail et les scientifiques (comme Etienne Fournier, de l’Académie des sciences, qui remettra en 1996 un rapport relativisant la dangerosité de l’amiante), de l’Institut National de la Consommation jusqu’à l’Institut National de Recherche et de Sécurité dont Marcel Valtat responsable du CPA, le Comité Permanent, une association sans statut juridique, réussira à débaucher le patron Dominique Moyen (qui répond ici aux questions de José Bougarel). 
 
Le gouvernement s’arrange très bien de ce lobby et lui délègue ce « problème majeur de santé publique ». En 2005, le Sénateur UMP de l’Allier Gérard Dériot publie un rapport accablant : Le drame de l’amiante en France. Il note que « l’état est anesthésié par le lobby de l’amiante », que « l’administration est manipulée par le CPA ».
 
Un lobby qui décide de tout... Cela pourrait-il se produire aujourd’hui, par exemple dans le nucléaire, les OGM  ? C’est aussi en cela que le film de Bougarel est intéressant. Mais aussi parce que le réalisateur démontre bien que les industriels se sont glissés dans la faille légale : pourquoi, au lendemain de la guerre l’état n’a-t-il pas pris des mesures radicales pour protéger les ouvriers de l’amiante alors que la Grande-Bretagne l’a bien fait, elle.

Aujourd’hui nous n’en avons pas fini avec le « minerai magique ». Son interdiction sera effective en 1997, suite à la publication du rapport Marcel Goldberg. Quasiment à la même époque, Claude Allègre signe une tribune dans l’Express : « Amiante, où est le problème ? »
 
Mais enfin la machine est enclenchée (il faudra tout de même attendre 2004 avant que l’état soit condamné, mais on attend les condamnations au pénal qui devraient arriver, nous dit ce documentaire, en 2015, si le lobby prête vie aux morts en sursis) et c’est allègrement (sans jeu de mot) que Chirac déclare à la presse, en l’occurrence à l’inénarrable Alain Duhamel, que « le gouvernement a fait un rapport qui instantanément a été rendu public et des décisions ont été immédiatement prises »...Une merveille de cynisme.

Ce cynisme qui prévaut aujourd’hui encore. Plus aux Etats-Unis, plus en Europe. Mais le monde est grand. Le plus grand fournisseur d’amiante, le Canada, tourne bien. Si le minerai est persona non grata dans ce pays, il ne l’est pas en Chine, en Inde, au Brésil, bref chez les 4/5 de la population mondiale qui s’expose et fabrique avec de l’amiante des produits que nous achetons... Le scandale de l’amiante rappelle celui du plomb.

Retirer le minerai de notre environnement coûterait sans doute très cher. Moins ou plus qu’un bombardier, demande le scientifique Marcel Goldberg auteur du rapport qui a abouti à l’interdiction du minerai en France ?
 
Plus on attend plus il se dégrade plus il est dangereux. Sans compter les malades qui se multiplient, le prix de la chimiothérapie, le coût social...


Crédit image : ze canada

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Obtenez votre badge pendant 6 mois.

Achat immédiat par SMS ou TEL
1
2
Envoyez CODE par SMS au 81038 3.00 € / SMS Appelez le 08 99 78 18 94 1.91 € / appel
3

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • vote :
    Par Le Sudiste (xxx.xxx.xxx.163) 28 janvier 12:25

    Il y a des milliers (des millions ?) de maisons dont la toiture est faite avec des plaques en fibrociment. Ce sont sur ces plaques ondulées que sont posées les tuiles. Pour la plupart elles sont (puisqu’elles étaient) faites d’un mélange ciment/amiante.
    Dans le cas d’une réfection de toiture le propriétaire a deux possibilités :
    Contacter une entreprise agréée ou le maçon qu’on connaît (celui qui avait fait l’extension sans permis…). Les prix seront sensiblement différents. Voilà pour quoi.

    Dans le premier cas le démontage de l’existant se fera (ou pour le moins devrait se faire) dans les règles de l’art :
    Ouvriers protégés avec des masques, des combinaisons étanches...
    Des outils adaptés à la découpe des plaques ciment/amiante pour éviter la production de poussières.
    Sur place, une signalisation, un stockage étanche pour protéger le voisinage avant le transport.
    Un transport méticuleux (signalisation, étanchéité…) vers un centre de traitement, et surtout mais alors surtout traçabilité. On pourrait croire que l’entreprise X dont le métier est en partie de ramener de l’amiante au centre ne fait que payer à la tonne ses déchets. Non, X doit dire d’où vient l’amiante. Et ça c’est très important, vous allez comprendre pourquoi.

    Dans ces centres, l’amiante est alors soit traitée soit enfouie mais après un long stockage puisque les centres sont débordés.
    On pourrait penser que cela s’arrête là et bien non. Le propriétaire qui a la chance d’avoir sa nouvelle toiture sans amiante a aussi la chance de rester le propriétaire et donc considéré comme responsable de l’amiante prélevée chez lui. Et si par exemple dans deux ans, pour une raison quelconque, SON amiante doit être déplacée vers un autre centre spécialisé, c’est à lui que reviendra la charge de l’opération. C’est pas beau ça ?

    Vous comprenez maintenant l’importance de la traçabilité. Le type est dans la légalité, il paye pour que l’on récupère l’amiante mais même s’il revend sa maison, il est toujours l’heureux propriétaire de son tas de merde ! C’est le petit plus de l’embrouille…

    Pourtant, il y a une traçabilité infaillible : les fabricants. Autrement dit, que les industriels après s’être bien gavé se débrouillent pour réparer. Ce serait simple non ? Plutôt que de courir après le propriétaire qui ne savait rien au moment de la construction. Accessoirement juste ? Oui, je sais, on n’est pas au pays des bisounours.

    Deuxième solution : Mon beau maçon, roi des forets… 
    Traçabilité, responsabilité, sécurité… et tous les mots en « té ». Trop compliqué, on va pas s’emmerder…
    Un petit masque pour le principe, une bonne disqueuse, un marteau et en avant la musique. Je vais te la déglinguer ta toiture ! T’inquiètes...
    Sur place, un stockage nature (par terre), un transport sur le camion benne avec une bâche pour éviter non pas la traînée de poussières mais la poulice, un petit tour sur le terrain de Jojo, un gros trou, on vide, on rebouche et hop ! It’s done.

    C’est mal. Oui. Mais c’est comme ça. C’est moins cher…

    Donc en attendant le doc, merci pour l’article. Néanmoins un petit bémol tout de même sur la forme, simplement sur son titre. Mais je comprends bien. L’accroche… 100 000. Ca sonne bien.
    100 000 morts sur 15 ans ça fait 6 666 morts par an.

    Pour l’alcool et le tabac vous multipliez par 10.
    En France, d’ici 2025, 1 000 000 de morts. C’est joli aussi.

    Le Sudiste.

  • vote :
    Par réveil (xxx.xxx.xxx.168) 28 janvier 11:58
    réveil

    Merci pour l’espoir de survie mais que voulez vous, nous ne savions pas qu’il y avait danger à ce point. De nombreux collègues de travail qui comme moi travaillaient dans le bâtiment au milieu des flocages d’amiante sont décédés très jeunes. Pour ma part, j’étais un des rares à porter (pas toujours) le masque dit obligatoire que personne ne portait pour la simple raison qu’asthmatique la poussière me faisait tousser. Et puis à ma grande surprise, convoqué par la médecine du travail, j’ai appris que j’étais suivi pour l’amiante et reconnu comme malade potentiel, résultat on m’a expédié à la retraite plus tôt du jour au lendemain sans tambour ni trompette.
    Bilan, j’ai gagné 7 ans de retraite sauf qu’elle est maigre puisque je n’ai pas tous les trimestres, au niveau indemnités rien de prévu , plus de suivi du tout, pas de mutuelle parce que trop chère et je gagne trop pour la CMU, en bref débrouille-toi.
    L’an dernier, après plusieurs grosses difficultés pulmonaires les années précédentes j’ai senti que mes respirations s’aggravaient et que la fin approchait, grâce à internet et à la propogation malhonnête des virus de grippe, j’ai appris que l’argent colloïdal pouvait quelque chose, on se raccroche à toutes les branches possibles pour survivre.
    Aujourd’hui, je respire à nouveau mieux et dépense tous les mois une centaine d’euro non remboursés dans les boutiques bio pour me soigner, à ce titre je trouve navrant qu’un remède efficace ne soit pas reconnu par la sécurité sociale.
    Mes salutations à notre ministre de la santé, de la corruption et de l’incompétence.
    Un survivant

  • vote :
    Par ZEN (xxx.xxx.xxx.85) 28 janvier 12:06
    ZEN

    Très humaniste, en effet, ce colon smiley
    Je me sens très concerné, car j’ai perdu deux personnes très proches, victimes de cette merde, un frère et un beau-frère , il y a 8 ans
    Travaillant dans une papeterie des Vosges, ils ne recevaient aucune consigne de précaution
    Depuis le début du siècle, on savait !
    Dans d’autre pays , à l’Est ou en Asie, ça continue , pour le plus grand profit de firmes canadiennes

  • vote :
    Par LeGus (xxx.xxx.xxx.80) 28 janvier 11:20
    LeGus

    On sent l’humaniste chez vous colonel cucul.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login /mot de passe

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.

Faites un don

Réclame

Réclame

sondage

Que retenez-vous du premier tour des Régionales ?


Voter

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site optimisé pour le navigateur Firefox. - Un site Infovox Network