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Accueil du site > Tribune Libre > Autisme : à propos de « Mon combat pour les enfants autistes », de Bernard (...)

Autisme : à propos de « Mon combat pour les enfants autistes », de Bernard Golse

Le Pr Bernard Golse est responsable du service de pédopsychiatrie de l'hôpital Necker à Paris, qui est l'un des centres de référence pour le diagnostic des enfants autistes en Ile de France (membre du CRA-IF). Il publie ces jours ci un nouvel ouvrage, "Mon combat pour les enfants autistes" (Odile Jacob éditions, 23,90 €). Le collectif EgaliTED vous présente ici une revue critique de cet ouvrage, effectuée par le Dr Pierre Sans, psychiatre de 1970 à 2013, dont ces 8 dernières années à aider sur le terrain des enfants autistes au sein d'un IME et d'un SESSAD.

Le dernier opus de Bernard Golse me fait me souvenir d’un fameux mouvement qui avait en 1960 valu le titre de champion du monde de patinage (à Vancouver) à Alain Giletti, celui du « livre ouvert ». Il s’agissait de réaliser en pleine course un bond avec grand écart parfait. Bernard Golse ferait se pâmer d’émotion un Nelson Montfort s’il s’adonnait à ce sport ! « Ah mon cher Philipe (Candeloro) what a performance ! ».
 
Et c’est bien vrai, notre auteur réussit une bien belle prestation de grand écart. Il réussit à dire une chose et son contraire, en particulier que les parents n’ont surtout pas à se sentir coupables de l’autisme de leur enfant, MAIS… un peu, ou beaucoup, tout de même ! Examinons son mouvement en détail, à la vidéo, comme on le fait pour tout bon sportif.
Page 135 par exemple il écrit : « Dans ce modèle, qui fait de l’autisme infantile une maladie de l’interaction, peu importe donc de savoir si le trouble princeps se situe plutôt du côté de l’enfant ou plutôt de l’adulte – ce qui rend caduque toute discussion sur la recherche d’éventuels coupables ». Mais page suivante il poursuit : « … les premiers signes avant-coureurs de risque autistique, dès les 12 premiers mois de la vie, est une conduite maternelle de surstimulation de l’enfant (ou parle parfois d’intrusivité maternelle) ».
 
Il récidive avec la réalisation d’un « livre ouvert » parfait, que dis-je sublime, page 186 de son ouvrage, en écrivant : « Il ne s’agit aucunement, redisons-le, de relancer le débat sur la culpabilité des familles dans la genèse de l’autisme infantile, débat dont on sait les ravages auxquels il a pu donner lieu. Il est clair que les parents ne sont en rien responsables ni coupables de l’autisme de leur enfant qui ne peut être compris que dans une perspective polyfactorielle ». Ouf, les dits parents respirent, sauf, si méfiants ils lisent la phrase qui suit : « Toutefois, dans le cadre du modèle polyfactoriel que je défends ici, d’éventuelles anomalies interactives précoces doivent pouvoir être interrogées quand à leur statut de facteurs primaires ou de facteurs secondaires et, éventuellement, prises en compte à ce titre, soit dans une perspective de prévention (secondaire), soit dans une perspective de soin ».
 
Je laisse le lecteur s’extasier avec Nelson devant la beauté de la « performance », pour souligner ici ce dont on se doutait, à savoir à quoi servent les vocables tournant autour du modèle « polyfactoriel » (avatar du tristounet « plurifactoriel », en voie d’être passé de mode ; poly c’est mieux que pluri) : à une opération de pur enfumage. « Polyfactoriel » on le voit tout au long de l’ouvrage de Bernard Golse, sert à dire « oui je sais que tout est mélangé, je sais qu’il y a un peu de génétique dans l’autisme… mais il y a aussi et surtout de l’interaction… de la part de la mère intrusive ».

 

Mais la prestation à laquelle on assiste ici ne se borne pas à d’élégants mouvements de « livre ouvert ». On assiste pages 43 et 44 à une série de doubles et même de triples axels de la plus grande pureté : « Pour entrer dans l’ordre du langage (et du symbolique), un bébé a donc besoin non pas de savoir, mais d’éprouver et de ressentir profondément que le langage de l’autre le touche et l’affecte, et que cet autre est touché et affecté en retour par ses premières émissions vocales à lui… Si la voix de sa mère ne lui fit rien, et si les émissions vocales du bébé ne font rien à sa mère, trop absorbée dans son mouvement dépressif ou dans tel ou tel mouvement psychopathologique alors, du point de vue du bébé : « A quoi bon parler ? ». Les triples axels se conjuguent même avec des quadruples saltos arrière piqués dans un éblouissant passage, au chapitre 5 (p. 103 et suivantes), où l’ami Montfort s’étranglerait d’émerveillement, devant l’évocation par notre auteur de haut vol des tribulations d’un certain « sillon temporal supérieur en vedette ! », où après nous avoir appris ce « qu’est une IRM ? » il plaide pour une « convergence neuropsychanalytique », dont je ne doute pas que les chercheurs en neurologie feront le plus grand cas.
 
Bernard Golse déroule entre deux exploits physiques sa technique de grand professionnel parfaitement rodée. De la page 154 à la page 159 on peut le suivre dans quelques têtes de chapitre placées sous les auspices de « La place des psychothérapies dans l’aide aux enfants autistes », ou (p. 155) de « La verbalisation des affects », (p. 156), de « L’interprétation d’angoisses archaïques », ou enfin (p. 157-158) de « L’aide à l’édification du moi corporel » avec les inévitables références aux Maîtres et anciens champions Anzieu, Houzel et surtout Haag. On lit parmi d’autres précieux apports théoriques : « Il importe aussi de l’aider (l’autiste) à se différencier intracorporellement, à travers son corps comme suffisamment étanche (sphincterisation de l’image du corps) et, finalement, à accepter de substituer des flux relationnels à ses flux sensoriels emprisonnant (D. Houzel, 2002). Hors tout cela n’est possible que grâce à la formation du psychanalyste qui lui permet de s’identifier profondément aux vécus corporels de l’enfant autiste pour l’aider à se construire et à l’individualiser progressivement ». Tout cela bien entendu, et à nouveau, dans la plus
grande « collaboration avec les neurosciences », dans une « multidimensionalité » totale, et une « prise en charge intégrée » du meilleur bon aloi.
 
La prestation de Bernard Golse se termine par un grand appel humaniste propre à émouvoir les membres du jury : « Aucun être humain ne saurait être réduit à sa dimension biologique, aussi fondamentale soit-elle. D’où ce cri d’espoir apparemment paradoxal, mais apparemment seulement : vive l’autisme, l’autisme vaincra ». La prestation est finie, Nelson en perd sa légendaire faconde, notre auteur se jette dans les bras de ses entraîneurs, on n’attend plus que sa note !
 
Après cette magistrale note de lecture du Dr Sans, le collectif Egalited se permet un commentaire de conclusion. Le Pr Golse avait déjà contesté publiquement en 2010 les études épidémiologiques sur la prévalence de l'autisme (1 enfant sur 150), les jugeant impossibles ; voila maintenant qu'il contredit ouvertement le constat scientifique selon lequel les parents ne sont pour rien dans l'autisme de leur enfant. Le Pr Golse est donc en désaccord complet avec le consensus scientifique international et l'état des connaissances établi en France par la HAS sur l'autisme. Dans ces conditions, nous nous interrogeons sur la pertinence qu'il y a, à maintenir l'agrément par le Centre Ressource Autisme d'Ile de France du service de pédopsychiatrie qu'il dirige à l'hôpital Necker. En effet, comment est-il possible de travailler comme référent pour le diagnostic et la prise en charge de l'autisme, tout en se positionnant à l'inverse des connaissances scientifiques sur ce sujet ? 

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84 réactions à cet article    


  • Jean Marie Thiboult Jean Marie Thiboult 8 février 2013 10:21

    Merci pour votre article


    • La mouche du coche La mouche du coche 8 février 2013 20:15

      Bel article en effet.

      Toute personne qui connait un peu la vie sait que quand quelqu’un dit :
      « Il ne s’agit aucunement, redisons-le, de .... »
      ou
      « loin de moi l’idée de penser que ... »
      ou
      « je ne veut pas dire que... »

      on sait que ce qu’elle annonce ne pas vouloir dire est ce qu’elle pense vraiment. C’est de la psychologie qui marche (presque) à tous les coups.


    • EgaliTED EgaliTED 8 février 2013 13:04

      Nous partagons votre constat concernant la psychanalyse, ce constat étant avéré notamment par l’avis n°102 du Comité d’Ethique et les recommandations de prise en charge publiées par la HAS en 2012. Néanmoins les travaux scientifiques non frauduleux existants à ce jour n’ont jamais montré de lien entre vaccin et autisme, aussi sur ce point nous sommes en désaccord avec vos propos. Par ailleurs nous ne souscrivons pas aux théories du complot que l’on peut invoquer pour dire tout et son contraire.


    • EgaliTED EgaliTED 8 février 2013 13:22

      Nous n’avons aucune condescendance et notre collectif rassemble des parents et des professionnels aussi concernés et savants que vous, ne vous inquiétez pas. Vous avez le droit de croire à ce que vous voudrez, accordez nous celui de ne pas souscrire aux mêmes théories pour les raisons exposées précédemment.


    • La mouche du coche La mouche du coche 8 février 2013 20:25

      EgaliTED « les travaux scientifiques non frauduleux existants à ce jour n’ont jamais montré de lien entre vaccin et autisme »

      Vous voulez dire, les travaux OFFICIELS ? Ceux émis par les mêmes personnes que celles avec qui travaille le Pr Bernard Golse ? Est-ce que vous voyez la contradiction ou il faut que je vous l’explique ? smiley


    • Corinne Colas Corinne Colas 8 février 2013 20:50

      Juste pour dire à Fatale qu’elle a bien raison de se poser des questions... 

      Les Français ont fait un premier pas en découvrant que le magicien psy n’était pas capable de « désensorceler » leur enfant , il leur faudra encore quelques décennies avant d’accepter de remettre en cause d’autres certitudes. 

    • EgaliTED EgaliTED 8 février 2013 21:47

      Le Pr Golse est en désaccord avec la HAS, précisément, lui aussi. Plongez vous dans le sujet et vous vous en apercevrez. Voir par exemple : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/autisme-la-has-sous-pressions-110431


    • EgaliTED EgaliTED 8 février 2013 21:49

      Dire que l’autisme augmente ne valide en rien la théorie vaccinale.

       Vous lirez avec intéret cet article par exemple :



    • La mouche du coche La mouche du coche 8 février 2013 23:04

      Bon. Il faut que j’explique smiley


      Si vous etes VRAIMENT à la recherche d’une solution pour les enfants (et non à la recherche de subventions) vous devez avoir une attitude SCIENTIFIQUE. C’est-à-dire fondée sur le doute où vous ne traitez pas ceux qui cherchent d’autres causes que celles que vous croyez les bonnes, et étudiez SERIEUSEMENT leurs hypothèses. 

      En d’autres termes, votre Bertrand Jordan devrait nous apporter un peu plus qu’un court article méprisant, et nous apporter la preuve qu’il n’y a que « coincidence et non causalité », et aussi nous mettre des liens sur cette « analyse de l’ensemble des études menées ne démontr(ant) pas d’effet significatif d’un régime sans gluten et sans caséine.  » 
      Nous ne le croirons pas sur parole. Il peut lui aussi être soumis à des pressions, suivez mon regard...

    • Corinne Colas Corinne Colas 8 février 2013 23:15

      « leurs enfants » bien sûr !


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 9 février 2013 06:32

      Allo fatale ? Moi aussi je veux savoir !
      Quels renseignements avez-vous obtenus ?
      Dites-nous tout ce que vous savez sur EgaliTED !

      Je fais appel au bon sens citoyen en vous !


    • Corinne Colas Corinne Colas 9 février 2013 11:23

      L’article dénonce avec brio le charlatanisme de la psychanalyse introduit en médecine. Jusqu’à preuve du contraire, les psychiatres sont des médecins pourtant et tous ne l’oublient pas fort heureusement y compris dans les CRA. 


      Nous sommes donc dans une époque intermédiaire au niveau des prises en charge, EgaliTED est là pour un rappel à l’ordre des bonnes pratiques validées sur le plan international. C’est très bien, son rôle est crucial. 

      Concernant le bouquin de Mr Golse… qui va l’acheter ?

       Avant « l’enfant Roi », il y a eu « le psy Roi », c’est entendu : sa statue a dégringolé, Mr Golse ne mérite pas tant de publicité...

       La vraie question : « comment est-il possible de travailler comme référent pour le diagnostic et la prise en charge de l’autisme, tout en se positionnant à l’inverse des connaissances scientifiques sur ce sujet ? » 

       

      Au fait, à l’avenir, lui et consorts vont être remplacés par quels  nouveaux gourous ?


      Les parents se doivent d’être vigilants. La méthode ABA à la façon du centre Camus a déjà montré ses limites par ex quand le personnel est mal formé. 

      C’est triste à dire mais la fragilité des familles causée par le handicap, les laissent désemparées, sans sens critique. Elles sont prêtes à tout pour aider leur enfant. D’abord elles ont défendu bec et ongle les psychanalystes (voir les soutiens) malgré quelques voix rebelles. Aujourd’hui, ces dernières sont enfin entendues et majoritaires mais deviennent aussi dogmatiques...

      "dire que l’autisme augmente ne valide en rien la théorie vaccinale«  ! 

       Tout à fait d’accord... 

      Faut-il pour autant jeter l’anathème ? Vous faites référence à quelques études, je pense notamment à la controverse causée par l’article paru dans le Lancet.

      Je me souviens comment il a été facile d’embrigader les parents d’enfant TDHA dans la lutte pour obtenir le méthylphénidatele comme si c’était un cachou. A l’époque, de belles études toutes aussi talentueuses que celles censées innocenter les produits vaccinaux, ont été prises pour »argent comptant" (et ce n’est pas du second degré).

      Il suffit de lire la notice de n’importe quel vaccin pour se convaincre que le geste n’est pas anodin.

       Si la sécurité était une priorité, on interdirait la mise en circulation de produits qui comptent notamment les troubles neurologiques dans les effets secondaires. Ok cela ne tombe pas sur tout le monde cependant ce genre de loterie est inacceptable. Les vaccins n’ont pas un statut particulier par rapport aux médicaments.

       Et rappelons que les troubles du développement ne sont pas tous « envahissants », il y a les « spécifiques », les « mixtes » ... toute une cohorte d’étiquettes pour désigner des enfants qui sont bien en situation de handicap et  c’est exponentiel. Sans compter les allergies ou plus grave le diabète par ex, qui explosent aussi chez des populations de plus en jeunes. 


      La part environnementale (dont la multiplication des vaccins qui sont aussi administrés de plus en plus tôt), doit être étudiée avec plus de sérieux. Aujourd’hui,  il est ridicule de s’abriter derrière quelques études pour balayer tout questionnement … On connaît la guerre des tranchées en ce domaine. 

       Lire pour exemple : http://www.docstoc.com/docs/69027973/LIST-OF-SOME-OF-THE-MEDICAL-JOURNALS-CONTAINING-ARTICLES-THAT—measles

      De nombreux professionnels tous aussi savants que les pilotes d’EgaliTED sont donc moins catégoriques. Ex encore : l’affaire de Valentino Bocca en Italie pour la plus récente qui s’est finie au tribunal ; il a été reconnu que son autisme faisait suite au ROR. 


      En bref, une association qui défend les intérêts de ses adhérents, se devrait d’être prudente dans ses assertions, au moins dans la façon dont elle les énonce…

      Cependant, cela a le mérite d’être enfin clair ! Le long combat de la famille Bocca  et d’autres du même genre, sont toujours inaudibles dans les organisations censées représenter les autistes ou autres troubles du développement. La soif de reconnaissance officielle et la course aux subventions, la volonté d’asseoir une réputation, de paraître « sérieux »… tout cela, fait adopter aux unes et aux autres, une position sans surpriseDécidément oui le retard est énorme !


    • EgaliTED EgaliTED 9 février 2013 11:36

      Coline Colas, nous vous invitons à lire notre réponse à Luc Laurent Salvador au sujet des vaccins, plus bas.


    • easy easy 8 février 2013 13:27

      Excellentes remarques sur le procédé aussi lâche que sophistique de Golse.

      Mon idée sur l’autisme c’est que d’abord il faudrait vérifier ce qu’il en est dans tous les peuples (dont celui des Mosos de Chine).
      Je trouve que par exemple sur la schizophrénie, on répéte de manière régulière que c’est 1% chez tous les peuples alors que je n’ai jamais vu d’étude exhaustive

      Faute d’étude vraiment universelle sur ces cas, je renvoie alors le problématique aux parents mais sous un autre angle.

      C’est votre gosse, démerdez-vous avec

      Car ce qui se passe, à mon sens, c’est que nous sommes dans une culture où, à cause d’un Dieu qui passe son temps à nous juger, nous nous jugeons énormément. Du coup, parce que nous avons beau jouer les juges à tour de bras, nous avons des doutes sur notre jugement et, en douce, nous allons requérir le jugement d’experts.
      Du coup, ainsi sollicités, ces experts se voient le très bon droit de juger

      A mon sens, il faut revenir vers la confiance en soi et une moindre obsession du jugement des autres et de soi.

      On a un gosse atypique ?
      Bin on fait avec sans sonner à toutes les portes
      On s’évite ainsi de voir des gens se poser en juges alors qu’ils ne vivent pas notre chose de près.

      Ça vaut pour tous les sujets.


      Si l’on force dans la voie du « Je me démerde tout seul de mes turpitudes » on réduit drastiquement l’existence du bla bla sociétal, du allstream et du mainstream.
      On rend les gens trop indépendants et ça ne me semble pas viable

      Il faut donc tout de même du partage d’angoisses.
      Il faut donc tout de même des « T’en penses quoi de mon problème ? » 

      Mais là, on va trop loin.
      Il n’y a plus de bornes aux papotages existentiels

      On en vient trop à questionner tout le monde en
      « Comment faire pour qu’il ne me trompe pas »
      « Mon patron me harcèle »
      « Au secours, mon bébé ne fait pas ses nuits » 
      « Je n’ai pas de travail » 

      Les conseils de Marie-Claire et de Tessier explosent
      Les Golse suivent 


      Il est fatal qu’en demandant à la Société de guérir notre enfant, on se retrouve avec des reproches de l’avoir rendu malade lorsque qu’Elle se retrouve incapable de le guérir.

      Quand Elle y parvient, Elle en est si fière qu’elle oublie les reproches.

      On amène notre enfant blessé d’une chute que nous avons négligé de garder, la Société le répare. Bravo ! Aucun blâme pour quiconque.
      On demande à la Société de guérir le mental de notre enfant ; Elle échoue, Elle nous renvoie la responsabilité et la faute.

       

       




      • guitoune guitoune 8 février 2013 14:46

        encore un livre qui fait la propagande de la psychanalyse en général et de la cippa en particulier ... des mots savants, du blabla pour endormir le chalant, et rien de constructif ou de positif pour les enfants autistes .... mr golse, la retraite anticipée serait accueillie par les familles comme un énorme soulagement.

        Mr sans et Egalited, un grand merci pour cette analyse pertinente, sur fond de patinage, qui donnent du baume au coeur aux familles ... smiley


        • marianne 8 février 2013 16:03

          Mein kampf pour les enfants autistes

          « Si la voix de sa mère ne lui fit rien, et si les émissions vocales du bébé ne font rien à sa mère, trop absorbée dans son mouvement dépressif ou dans tel ou tel mouvement psychopathologique alors, du point de vue du bébé : « A quoi bon parler ? »

          Monsieur Golse, A quoi bon écrire ?
          Signé une maman trop absorbée dans son combat pour défendre les droits son enfant autiste pour lire ce genre de livre écœurant.


          • France 8 février 2013 16:07

            Mon frère est autiste. Je me sens donc concernée par le problème.

            En 1953, quand ma mère attendait mon frère (le 3° de la fratrie), elle était épuisée par des insomnies. Son médecin lui a prescrit des somnifères, qu’elle a pris tous les soirs, croyant bien faire. Je n’ai aucune preuve que ce soient ces somnifères qui aient pu causer l’autisme de mon frère, mais on peut imaginer que ces médicaments passent dans le sang du foetus, et qu’ils puissent causer quelques dégâts sur un cerveau en formation. 

            Mon père ayant été tuberculeux, ma mère, craignant la contagion, a fait vacciner mon frère tout bébé avec le BCG. Il n’est pas impossible que les adjuvants à base de mercure et/ou d’aluminium aient pu donner le coup de grâce à ce cerveau déjà fragilisé par les somnifères.

            Si mes soupçons sont justes, ma mère, en suivant les prescriptions médicales, s’est rendue responsable (mais pas coupable, car ignorante), de l’autisme de mon frère.

             

            Néanmoins, à l’âge de 40 ans, j’ai eu connaissance du livre du docteur Seignalet : l’ALIMENTATION OU LA TROISIEME MEDECINE, que j’ai mis en application avec bonheur sur moi et mes enfants. Voyant les grands progrès tant physiques que psychiques que ce changement d’alimentation avait apporté à ma famille, j’ai proposé à mon frère, alors âgé de 39 ans, de l’essayer chez moi, pendant 10 jours, sans interrompre le traitement au Prazinil qu’il suivait depuis plus de 10 ans. Depuis quelques années, il venait en été, passer une semaine ou deux chez moi, avant que nous fassions ce régime Seignalet. Il a accepté d’essayer ce régime, et en quelques jours j’ai noté de grandes améliorations : il a cessé de tourner en rond dans sa chambre, il a joué à des jeux de société avec mes enfants, il s’est mis à participer à la conversation à table, et nous avons découvert qu’il avait une très grande culture, et des propos toujours pertinents, ce que son mutisme d’avant ne laissait pas paraître. Il semblait plus heureux, plus souriant. Il était beaucoup plus agréable à vivre.

             

            De retour chez nos parents, il abandonna le régime, et retourna à son état initial. Mais au fil des années, je réussis à le persuader (et persuader notre mère, condition sine qua non), de modifier son alimentation : beaucoup plus de crudités, suppression du gluten (blé surtout) et des produits laitiers. Maintenant, il suit à peu près les recommandations du docteur Seignalet, motivé surtout depuis qu’il s’est rendu compte qu’elles lui ont permis de sortir de son obésité tout en mangeant à sa faim (son appétit est légendaire dans la famille !) et de sortir de l’état pré-diabétique qui avait été diagnostiqué par son médecin. Plus il vieillit, plus il s’améliore, plus il ose s’exprimer, même en public, plus il devient organisé et responsable de sa propre vie, et même de celle de notre mère, dont il est devenu le principal "bâton de vieillesse". A presque 60 ans, mon frère est devenu quelqu’un sur qui on peut compter en toute confiance, même s’il lui reste des difficultés de communications qui feront toujours de lui un être différent. 

            Le docteur Seignalet n’est pas le seul à avoir remarqué l’influence de l’alimentation sur le comportement. Elke arod, l’a aussi expérimenté sur son fils, dont elle a soigné les graves troubles du comportement avec un régime sans gluten et sans produits laitiers.

            http://www.hyperactif.net/

             

            Il n’est pas impossible que les médicaments absorbés pendant la grossesse et les vaccins injectés au nourrisson, rendent certains sujets plus sensibles aux effets du gluten sur le système nerveux, qui notons-le, affectent tout le monde, moi compris, à des degrés divers, et avec des manifestations diverses. Le gluten était peut-être la cause des insomnies de ma mère, quand elle attendait mon frère. En tout cas, vu que le régime Seignalet et le régime sans gluten et sans lait sont absolument sans risque pour la santé, et n’ont que des effets secondaires bénéfiques, ça vaut le coup d’essayer, même à l’ âge adulte, et à fortiori chez l’enfant, à qui on donnera ainsi de meilleures chances de développement.


            • Nanoub Nanoub 8 février 2013 16:51

              Bonjour,
              en tant que mère d’une jeune fille autiste, je me demande comment ce type de médecin peut encore exister. Mais il en est resté à Freud !
              Nous avons été littéralement persécutés par un médecin-chef de la vieille école : RV tous les trimestres, un mois pour s’en remettre, un mois plus calme et un mois de stress avant la prochaine rencontre.
              Il cassait de la mère, cet homme qui ne connaissait notre fille qu’à travers des rapports, et qui ne supportait pas non plus les enfants.
              En ce qui concerne les 2 1ères années de la vie de notre fille, je travaillais, avais une nounou à domicile et rentrais à 18 heures. Que j’aie eu le temps « d’étouffer » ma fille dans la soirée, avec la surveillance des devoirs de ses frères, le repas à préparer, le bain à donner, etc, cela me semble tout à fait improbable et même tiré par les cheveux !!!

              Il y a longtemps que j’ai refusé cette culpabilité qu’on essayait de me faire endosser.
              N’empêche, dites du mal de quelqu’un et il en reste toujours quelque chose.
               Au fond de mon cœur.


              • lucior 8 février 2013 18:47

                Merci pour votre article il donne une réponse à notre stupeur et traduit notre émotion. Le temps presse il faut vraiment que les choses changent pour tous les autistes !


                • Lilie Mummy 8 février 2013 19:01

                  Merci pour cet article.

                  Le Pr Golse essaie encore de nous vendre un Nième bouquin.
                   Il fait sa promotion a la radio, a la télé... Si il passait autant de temps a se remettre en question qu’à se regarder dans un miroir, la psychiatrie française se porterait mieux. 
                  Vivement sa retraite, nous pourrons pousser un grand ouf de soulagement.
                  Lilie MUMMY.

                  • olivier 8 février 2013 19:14

                    encore un tres bon article montrant le machiavelisme du Pr Golse et de ses amis.
                    Le titre son livre devrait etre : « mon combat pour mon égo »
                    Car s’il voulait vraiment aider les personnes autistes, il irait jouer au golf



                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 février 2013 19:31

                      La psychanalyse est une branche de la graphologie qui ne s’intéresse qu’a la graphie et la signature des cheques remplis par les patients ....


                      • easy easy 8 février 2013 19:45

                        Certes, mais le vendeur de Ferrari aussi.

                        C’est le Français qui croit au psy qui fait l’autorité du psy

                        En fait, si chacun de nous était capable d’écouter son ami sans parler, on pourrait se passer des psys.
                        Ce qui est catastrophique dans l’attitude du psy c’est quand il donne son avis.
                        Car au fond, chacun comprend tout.
                        C’est le fait de dire, prudemment, petit à petit, son bidule, qui nous montre, qui nous démontre que nous savons
                        Nous n’avons pas besoin de la parole d’un psy ou d’un ami.
                        Nous avons besoin d’oreille
                        Notre propre parole (envoyée vers une oreille) nous suffit.


                      • La mouche du coche La mouche du coche 8 février 2013 20:19

                        ça s’appelle un prêtre, et curieusement, ils sont attaqués tous les jours. Essayez de comprendre pourquoi.


                      • Deneb Deneb 8 février 2013 20:23

                        Tiens, Aita, pour une fois merci, j’étais mort de rire


                      • sissa 17 février 2013 22:35

                        Vous vous trompez : ils préfèrent être payés en liquide


                      • Deneb Deneb 8 février 2013 20:28

                        Easy : donc, un psychanalyste, c’est quelqu’un qui aide un soliloque à ne pas être traité de fou.


                        • easy easy 8 février 2013 21:52


                          J’ai écrit

                          « Notre propre parole (envoyée vers une oreille) nous suffit » 
                           
                          Parler à quelqu’un qui écoute n’est pas parler seul, n’est pas soliloquer.


                          C’est une des choses les plus extraordinaires qui soient de déballer nos diables à quelqu’un qui nous écoute en comprenant bien ce que nous disons mais qui ne remue pas d’un iota 
                           
                          Quasiment personne n’a vécu ça.
                          Car l’interlocuteur bouge toujours un cil.


                          Laissons donc de côté cet idéal

                          Concrètement comment s’en approcher ?
                          Comment écouter quelqu’un déballer ses diables sans bouger ?
                          Il faut être une oreille réactive puisqu’on ne parvient pas à rester coi
                          Mais il faut alors la bouger un peu tout le temps notre oreille.

                          Il faut tout le temps remuer un cil, tout de temps faire Hummm
                          Tout le temps dire un petit mot digressif du genre « Ah oui, comme Dumas » « Ah ! Rousseau avait dit ça aussi » 

                          Guère plus
                           

                          S’il me semble très difficile d’écouter des diables sans réagir, il me semble tout de même à portée de beaucoup d’entre nous de ne réagir que très peu, à condition d’y être entraîné.

                          Mais il faut alors que cet entraînement soit institutionnalisé.
                          Car il n’est pas normal d’entendre des diables sans bondir.
                          A écouter sans réagir, si on le fait trop souvent, on peut perdre sa saine réactivité. C’est quelque chose de dangereux pour soi d’écouter sans réagir.
                          C’est l’institutionnalisation de cette manière qui peut nous préserver du danger.


                          Exemple :
                          Nous sommes très nombreux à n’avoir jamais été seul face à un trisomique, à un mourant, à un schizophrène, à un autiste, à un tétraplégique....

                          Des films comme De rouille et d’os, Black, Elephant Man ou Intouchable nous montrent une manière de se comporter. Cette manière vaut ce quelle vaut mais si ça nous arrive d’être face à un tétraplégique, nous allons en grande partie nous inspirer de ce que nous aurons retenu de ces films pour en faire à peu près autant.
                          Nous ne serons pas totalement perdus et paniqués

                          Or, dans le domaine de la seule parole, de la seule écoute, le cinéma ne nous montre jamais d’oreille coite. Au contraire, chaque oreille fait des bonds (sauf celle d’Isabelle Huppert peut-être)

                          Le cinéma nous a énormément montré d’oreilles virant hystériques quand elles entendent certaines choses.
                          « Comment peux-tu dire une chose pareille ! »

                          Nous ne savons donc pas écouter en restant calmes, silencieux. 
                          Nous ne pratiquons que le ping-pong verbal (Ce qui traumatise au moins 10% des Japonais qui viennent découvrir Paris)


                        • Corinne Colas Corinne Colas 9 février 2013 13:58

                          « Nous sommes très nombreux à n’avoir jamais été seul face à un trisomique, à un mourant, à un schizophrène, à un autiste, à un tétraplégique.... »


                          Plus de 12 millions d’handicapés en France. Et les mourants... au vu des chiffres du cancer par ex, il n’y a pas une famille indemne.

                          Concernant les autistes et autres porteurs d’un trouble du développement, rassurez-vous ! Vous vous êtes déjà retrouvé seul face à l’un d’un sans le savoir... il ne faut pas trop se fier aux films... car ils n’ont pas tous une marque distinctive à la façon des extraterrestres des anciennes séries B.





                        • Epistoliere 9 février 2013 07:06

                          Merci à Pierre Sans et au collectif EgaliTED pour votre vigilance, merci pour nos enfants.


                          • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 9 février 2013 07:27

                            Il semble que nous soyons tous d’accord ici : la psychanalyse, au moins sous le rapport de l’autisme, est une calamité.

                            La cause est entendue et Golse en offre une excellente illustration fort bien analysée par l’article.

                            Bien sûr, cela entraîne d’immenses souffrances pour les familles exposées à ces imbécilités psypsykaka comme j’aime à les appeler mais attention à ne pas se tromper de cible.

                            Le rôle pathogène et pathétique de la psychanalyse sous le rapport de l’autisme est d’abord et avant tout un symptôme : celui du radical dysfonctionnement de la science, en particulier lorsque des praticiens prétendent la dire.

                            La science a succédé à la religion et nous avons à peu près le même rapport à l’une que nous avions avec l’autre.
                            Nous entendons que les hommes en blouse blanche nous disent la vérité comme ceux en blouse noire l’ont toujours fait.

                            Dès lors, le fonctionnement idéal de la science qui est celui d’une constante remise en question est immédiatement perdu et nous tombons dans le fonctionnement habituel (et donc normal) de la science, qui faite par des humains, va d’abord servir à asseoir et conforter leur statut de diseurs de vérité.

                            Bref, ce qui doit nous interroger ici, c’est le fonctionnement de la science qui permet que des chapelles ou des sectes mortifères détiennent le pouvoir thérapeutique et les finances afférentes durant des décennies.

                            La médecine a toujours été adossée (à l’appui du pouvoir politique) et le pouvoir politique a toujours été adossé (appuyé et donc contrôlé) par le pouvoir financier.
                            A partir de là, tous les éléments de l’équation sont en place.
                            Il ne manque plus que les idiots utiles, cad, les scientifiques et les praticiens qui vont anôner leurs dogmes tant que leur secte est au pouvoir.

                            Conclusion : il nous faut introduire la démocratie dans la science. Il nous faut éduquer le bon peuple non à venir s’abreuver à la prétendue vérité scientifique, mais au contraire à la critiquer obstinément dès qu’elle fait mine d’apparaître.

                            Après, quand le dogme est installé dans tous les esprits, il est très difficile à déconstruire

                            Juste un exemple :
                            EgaliTED répond à fatale que les travaux scientifiques n’ont pas montré de lien entre vaccin et autisme.

                            Ceci constitue à mon sens une grave erreur d’analyse qui nie tout à la fois :

                            • le contexte troublé dans lequel s’effectue la recherche médicale dont les financements dépendent d’experts toujours plus ou moins directement liés à Big pharma
                            • la toute simple logique, rationnelle et scientifique qui veut que l’absence de preuve (d’un lien) ne vaut pas preuve de l’absence (de lien).

                            Big pharma a assez d’argent pour nous noyer sous une foultitude d’études qui diront : « je n’ai rien vu ». Cela a un énorme effet sur les journalistes généralement ignares en matière de science et sur le grand public qui gobe d’autant plus volontiers qu’il a besoin de savoir. Même les scientifiques n’ont souvent plus les notions d’épistémologie nécessaires pour ne pas tomber dans le piège.

                            Bref, EgaliTED fait ici preuve d’un « suivisme » ou d’une soumission à la propagande de Big Pharma qui surprend de la part de personnes qui sont concernées au plus haut point par la recherche de la vérité.

                            L’accroissement phénoménal de la fréquence du tableau autistique n’a pas été expliqué. Et tant que l’hypothèse du facteur vaccin n’a pas été invalidée, elle ne doit pas être écartée.

                            Le fait de l’écarter aussi prématurément ne peut pas ne pas interpeller.
                            Sans doute EgaliTED veut-il se donner une certaine respectabilité.

                            Mais qu’est-ce qui est important ? La connaissance et donc l’efficacité ou la respectabilité ?

                            Pour finir, pour ceux chez qui mon appel à une science plus démocratique aurait eu des échos, j’indique que je suis en train de proposer ici-même sur Agoravox, un modèle de l’autisme basé sur une approche synthétique de la psychologie.

                            C’est un processus en cours, mais avec les cinq premiers articles (cf. 1, 2, 3, 4, 5) je pense qu’il est déjà possible de se faire une bonne idée de la nature d’un projet dont je peux dire avec une certaine fierté qu’il s’est déjà trouvé validé dans ses conclusions (sur l’autisme) par Donna Williams, autiste « efficiente » auteur de nombreux livres sur l’autisme dont la magnifique biographie « Si on me touche je n’existe plus ».


                            • La mouche du coche La mouche du coche 9 février 2013 08:04

                              Hugh. Luc-Laurent a bien parlé. smiley
                              En toutes choses, il nous faut maintenant un contrôle démocratique.
                              Et pour commencer, qui a financé les études du Pr Golse ? Qui finance egaliTED ?


                            • EgaliTED EgaliTED 9 février 2013 11:20

                              Commençons par répondre au plus facile : « qui finance Egalited ». La réponse coule de source si vous commencez par vous demander « comment fonctionne Egalited et quels sont ses frais ». Nos frais se réduisent à payer l’hébergeur de notre site internet. Pour le reste nos actions sont à 100% l’oeuvre de bénévoles. Par conséquent compte tenu que payer un hébergeur ne coute pas grand chose par an, nous sommes financés uniquement par les contributions volontaires de nos membres (nous ne faisons payer aucune cotisation obligatoire). Nous sommes indépendants de tout lobby, courant politique, associatif ou religieux. Notre présentation est disponible sur notre site web : http://www.egalited.org/QuiSommesNous.html


                            • EgaliTED EgaliTED 9 février 2013 11:30

                              Maintenant sur le fond du commentaire de Luc-Laurent Salvador. Son raisonnement est simple : « la science officielle est à la solde de Big Pharma, tous ceux qui disent qu’il n’y a pas de lien entre vaccins et autisme sont forcément des suiveurs ignorants ou des corrompus financés en sous-main par Big Pharma ». Argument repris par d’autres ici comme « fatale » (que j’invite également à dévoiler les infos fracassantes qu’elle aurait soit-disant trouvées sur Egalited) ou « mouche du coche ».


                              Ce type d’argument est pratique car il permet d’éviter toute réflexion saine et indépendante. C’est d’ailleurs le même argument mis en avant par les tenants de la psychanalyse pour refuser toute remise en cause de leurs idées et de leurs pratiques : les parents qui les remettent en cause sont forcément soit dans le déni des problèmes de leur enfant, soit manipulés par d’obscurs lobbys d’ABAistes fanatisés et haineux.

                              La polémique au sujet des vaccins et de l’autisme a commencé en 1998 (même si les anti-vaccins existent depuis l’invention des vaccins) avec l’article de Wakefield. Cet article a été retiré 10 ans plus tard et démontré frauduleux. Wakefield avait truqué son étude et ses résultats à la demande de parents en procès contre des labos pharamaceutiques, qui avaient besoin de « preuves » à donner aux tribunaux. Il n’empêche qu’entretemps :
                              1) de nombreux scientifiques partout dans le monde se sont échinés à tenter de mettre en évidence un lien au moins statistique sinon causal, entre vaccins et autisme : personne n’y est parvenu
                              2) une panique s’est installée au Royaume Uni, les vaccinations au ROR ont largement décru. Dans le même temps, le nombre de cas d’autisme diagnostiqués dans le même pays a continué d’augmenter. Tout esprit sensé en conclut qu’on s’est trompé de coupable.

                              Sachez par ailleurs que de plus en plus d’études scientifiques commencent à mettre en évidence des liens entre l’autisme et divers facteurs environnementaux comme :
                              - la pollution automobile (en augmentation continue depuis des décennies elle aussi)
                              - l’âge du père (on procrée de plus en plus tard dans les pays développés)
                              - les pesticides agricoles.
                              On pourrait aussi se poser des questions sur les effets sur le foetus en gestation des divers perturbateurs endocriniens que l’on trouve à foison dans les cosmétiques, les détergents, ou encore dégagées dans l’air des logements par les peintures, les colles de l’aggloméré des meubles, ou les parquets stratifiés.

                              Il est plus que temps de diriger le peu d’argent disponible de la recherche scientifique vers des pistes plus crédibles et non encore explorées. Mais évidemment explorer ces pistes va déranger de gros lobbys industriels, qui se satisfont très bien de la situation actuelle ou personne ne s’intéresse à leur cas, tout occupé que vous êtes à hurler après les vaccins... Seriez vous ignorants, suivistes, ou... manipulés ? Posez vous la question.

                            • Corinne Colas Corinne Colas 9 février 2013 13:32

                              « modèle de l’autisme basé sur une approche synthétique de la psychologie. »

                              J’ai déjà donné mon avis là-dessus donc inutile d’y revenir quant à la validation des conclusions grâce à l’exemple de Donna Williams, c’est plutôt encore l’affirmation de la vacuité... ! Je comprends l’énervement d’EgaliTED

                              Pour le reste du commentaire, soutien à 100 % ! 



                            • Lucadeparis Lucadeparis 9 février 2013 18:54
                              L’auteur individuel ou collectif de l’article veut ben incriminer la responsabilité chimique, comme « les pesticides agricoles » (hypocritement néo-appelés « produits phytosanitaires », donc médicaments), les « divers perturbateurs endocriniens que l’on trouve à foison dans les cosmétiques, les détergents, ou encore dégagées dans l’air des logements par les peintures, les colles de l’aggloméré des meubles, ou les parquets stratifiés. » ; mais il élude que l’industrie pharmaceutique fait partie de l’industrie chimique (Bayer, Rhöne-Poulenc pour prendre les exemples les plus populaires).
                              Il ignore peut-être que l’industrie pharmaceutique a toujours voulu promouvoir les vaccins qui sont des médicaments plus rentables car ils sont administrés à plus de personnes, car la plupart des personnes sont saines, et qu’en plus cela occasionne des clients supplémentaires à cause des effets secondaires (à propos du foetus mort après avoir renvoyé la mère de l’hôpital de Port Royal, j’entendais il y a quelques jours à la radio un urgentiste affirmer que 10% des urgences médicales sont dues aux médicaments, et que c’est dans le secteur des médicaments, en France, première consommatrice, qu’il faudrait faire des économies). Le professeur Etienne de Harven témoigne de l’insistance de l’industrie pharmaceutique à chercher des causes virales aux maladies et à vouloir occulter les causes chimiques, en particulier dans la guerre contre le cancer déclarée par Nixon et qui a amené des truqueurs ambitieux (citation p. 42) comme Robert Gallo et Luc Montagnier à rechercher des causes virales au cancer (du sein dans le cas de Montagnier) et à trouver dans le cas du sida une nouvelle poule aux oeufs d’or en faisant croire à la causalité virale (et non celle des poppers (citation à 20’30) et autres drogues immuno-déprimantes, comme l’héroïne et la cocaïne (citation de la p. 121), l’impureté du sang transfusé depuis sa généralisation en 1969 et durant une quinzaine d’année (citations des p. 236 et 238), la malnutrition, en particulier l’immunodéprimant déficit en protéines, etc.).
                              Maintenant, Montagnier, libéré de tout carriérisme, fait amende honorable, critique la vaccination, révise la théorie dominante sur le sida, et fait l’éloge de son collègue Mirko Beljanski (citation de p. 232-233) ; alors un président d’association mercenaire vivant du « sida » le traite de « vieux schnock » sur France Inter...
                              Enfin, invoquer la « théorie du complot » n’est qu’agiter un épouvantail grossier afin de balayer de l’horizon des faits et arguments précis. D’ailleurs, pas une incohérence près, l’auteur invoque lui-même un complot des familles et d’un scientifique contre les laboratoires pharmaceutiques afin de faire croire à la causalité vaccinale d’autismes...

                            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 10 février 2013 03:12

                              @ EgaliTED

                              Votre réponse sur le fond (de mon commentaire) est tout simplement malhonnête.

                              Pardonnez ce ton irrité mais j’ai vraiment le sentiment d’un grand n’importe quoi quand vous avez l’audace de mettre entre guillements (en me les attribuant donc) des propos excessifs que je n’ai pas tenu et qui vous servent à me tirer dessus à boulets rouges pour me mettre dans le même sac que vos adversaires sur la question des vaccins :

                              « la science officielle est à la solde de Big Pharma, tous ceux qui disent qu’il n’y a pas de lien entre vaccins et autisme sont forcément des suiveurs ignorants ou des corrompus financés en sous-main par Big Pharma »

                              Cette défense malhonnête (j’y insiste) laisse supposer que, pour des raisons que j’ignore, vous êtes à peu près incapable (sic) d’entendre que je critique le fonctionnement non démocratique de la science conséquence de ses modes de financement, ceci ayant pour conséquence la durable main mise de la psychanalyse (une secte) sur la pratique médicale (supposément scientifique).

                              La problématique du financement se manifeste particulièrement lorsqu’on veut noyer une cause par une avalanche d’études qui ne montrent rien, à partir desquelles on ne peut donc RIEN dire, mais qui, au travers d’un raisonnement dévoyé servi au grand public et aux politiciens, on fait dire que tout va bien madame la marquise, ceci ou cela n’est pas en cause alors qu’on en a factuellement aucune preuve.

                              J’ai ainsi évoqué à votre sujet une erreur d’analyse concernant la façon dont vous écartez prématurément (car sans aucune preuve VALABLE) l’hypothèse d’un lien vaccin et autisme CAR VOUS NE POUVEZ ME CITER UNE SEULE ETUDE QUI FASSE LA PREUVE DE L’ABSENCE DE LIEN. Vous n’avez à citer que des études qui constatent qu’elles n’ont pas observé de lien. Mais l’absence de faits positifs (observables) peut venir de la façon dont l’étude est conçue. C’est pourquoi il y a une énorme différence entre ces deux conclusions. Si vous ne comprenez pas ça, c’est que vous n’avez pas eu de formation à la logique scientifque et que malgré votre bonne volonté vous ne faites que brasser des mots sans savoir ce que vous faites et dites.


                            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 10 février 2013 03:19

                              @ Corinne Colas

                              ça m’étonnerait beaucoup que vous ayez pu donner votre avis là-dessus vu que cette approche, voyez-vous, je l’ai à peine entamée. Malgré déjà 5 articles, je ne suis que dans les préliminaires, au tout début de son exposé (je fais long, je le reconnais, mais j’ai pu voir à la longueur de vos commentaires que vous pouviez comprendre ça smiley

                              Bref, avant de prétendre avoir fait pièce de ma thèse, ayez la patience d’attendre d’en avoir eu connaissance. Vous aurez ainsi plus de chance de faire des commentaires pertinents et honnêtes.


                            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 10 février 2013 15:33

                              @ EgaliTED

                              Je vous remercie de valider ainsi mon commentaire.

                              Quand on a rien à répliquer et que l’on ne veut pas le reconnaître, on fait une pirouette.

                              C’est ce que vous venez de faire.

                              Même si je ne vois pas le rapport, je peux dire qu’elle n’est pas mal du tout,
                              car je sais qu’il ne faut pas demander à une pirouette d’avoir du sens.
                              Dès lors, je dirais qu’elle vaut le détour car j’avoue que je ne connaissais pas.

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