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Bugs dans la Matrice : comment le web peut reconfigurer (ou non) notre civilisation (2/3)

Nous avons vu, dans notre première partie, que le web avait permis à une multitude d'individus  souvent par le hasard de quelque rencontre, de quelque découverte  de sortir de la matrice informationnelle dominante, forgée par les médias de masse. Des minorités actives fort diverses se sont ainsi mises en mouvement, dans une quête de vérité parfois périlleuse. Dans leur cheminement, elles ont souvent constaté qu'une incompréhension se développait vis-à-vis d'un entourage encore largement « branché » sur le seul canal des grands médias d'information, ou fréquentant d'autres « bulles » numériques. La communication sereine entre tous ces groupes nous est apparue des plus difficiles, presque impossible. Voyons à présent comment ces minorités « débranchées » sont amenées à s'organiser, à reconfigurer (peut-être) le paysage politique.

Le texte qui suit est la deuxième partie de l'article « Bugs dans la Matrice : comment le web peut reconfigurer (ou non) notre civilisation ».

II. RECONFIGURATION

Des papillons et des hommes

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Simone Weil

On se souvient que Simone Weil, dans sa Note sur la suppression générale des partis politiques, déplorait l’influence des partis, ces petites églises profanes, qui avaient « contaminé toute la vie mentale de [son] époque »[1], incitant les gens à se prononcer « pour » ou « contre »[2] sur n’importe quelle question, à « prendre parti » – à s’enfermer dans une matrice, pourrions-nous dire –, les dispensant ainsi de « l’obligation de la pensée »[3]. L’argumentation ne venait que dans un second temps, après avoir choisi son camp, après que le « dressage »[4] ait eu lieu : « sauf exceptions très rares, un homme qui entre dans un parti adopte docilement l’attitude d’esprit qu’il exprimera plus tard par les mots : “Comme monarchiste, comme socialiste, je pense que…” C’est tellement confortable ! Car ce n’est pas penser. Il n’y a rien de plus confortable que de ne pas penser. »[5]

De toute évidence, ce travers (qui n’en est pas vraiment un : le biais de confirmation n’est pas un « bug »…) se poursuit à l’âge numérique, mais les « bugs » dans la matrice de chacun d’entre nous sont plus fréquents ; des reconfigurations politiques deviennent plus facilement possibles, sous l’effet d’un papillonnage idéologique (que les partis stigmatisent parfois sous le nom de « confusionnisme »), lors duquel les idées sont appréciées pour elles-mêmes, en dehors de tout contexte idéologique. L’internaute, par le biais d’une simple requête sur Google ou en se laissant porter par la sérendipité, se trouve en effet projeté malgré lui par-delà les frontières de l’ancien monde, sur des sites incroyablement variés – autant de tribus ennemies – et il est ensuite amené à élaborer sa propre pensée, à faire sa propre synthèse (sous diverses influences, nous y reviendrons). Hier encore, par comparaison, le lecteur du Figaro avait peu de chances de lire aussi Libération, celui de Charlie Hebdo de lire Minute… Il fallait une démarche volontaire, très rare. De plus, dans le monde de la presse imprimée, les lecteurs découvraient des idées inscrites dans une ligne éditoriale, qui est aussi une ligne politique, claire et structurée ; sur le web, tout se brouille, tout est à repenser.

Ces reconfigurations se font sans doute, dans un premier temps, au bénéfice des contestataires les plus radicaux du « système » (en France, le FN est ainsi le parti le plus actif sur Facebook, ainsi que le plus performant sur Twitter, et l’on peut aussi penser – dans un tout autre ordre – au triste succès de la propagande jihadiste sur les réseaux sociaux), mais elles sont peut-être aussi plus précaires. En effet, nous mettons plus aisément en déroute les discours des uns et des autres, nous en voyons les failles, les incohérences, les mensonges, et pouvons les dénoncer de manière virale ; mais si ceci vaut surtout pour les dominants du moment, cela vaut ou vaudra aussi pour les prétendants à la domination, qui finiront par subir ce dont ils auront d’abord bénéficié. Toutes les autorités, face à un Internet (relativement) libre, sont minées – même si l'on peut penser que les autorités religieuses, se référant à une transcendance hors de portée de la critique rationnelle, sont davantage à l'abri. Le web est foncièrement corrosif, car il déborde – dans son illimitation – toute tentative de limitation du champ de vision des citoyens, qui peuvent entrevoir la possibilité (au moins théorique) d’échapper à tout contrôle mental.

Bien sûr, ces effets du web ne sont observables que sur un public limité – celui qui y passe le plus de temps dans une optique d’information et de débat. Pour le reste, estime Alain Cotta dans son ouvrage La domestication de l’humain : « L’âge digital encourage la paresse d’apprendre au détriment de notre capacité mentale, il libère notre narcissisme bien plus que nos sentiments altruistes, et favorise des évasions ludiques qui pénalisent l’exercice d’une volonté consciente. » Selon l’économiste au cynisme implacable, notre ère numérique, loin de nous permettre d’envisager une quelconque émancipation, serait bien plutôt propice à la domestication accélérée de l’humain. Domestication souhaitée secrètement par la plupart d’entre nous… Selon lui, nos sociétés « se rapprocheraient lentement de celles des espèces les plus résistantes et majoritaires – celles des insectes où l’autonomie de chaque membre est volontairement sacrifiée sur l’autel de leur nombre, de leur efficacité et donc de leur survie »[6]. Quel programme ! Faisant allusion à l’allégorie de la Caverne de Platon, il écrit à la fin de son ouvrage : « La lumière du jour aura beau continuer de resplendir, la profondeur de la caverne diminuer, la quête de l’origine de la lumière ne réunira toujours qu’un nombre infime d’originaux au cerveau anormal »[7].

Entre la vision d’Étienne Chouard, rêvant d’une métamorphose humaine grandiose, de la chenille vers le papillon, autrement dit de l’électeur intermittent vers le citoyen constituant, et ce grâce à l’émulation des « gentils virus » en ligne, et celle d’Alain Cotta, prévoyant une sinistre involution de l’homme vers le stade de l’insecte qui se déleste avec soulagement de toute autonomie, on voit bien que le web (et tout notre univers technoscientifique) n’a pas fini de nous faire fantasmer ou cauchemarder (le terme « fantasmer » ne se voulant pas péjoratif, la démocratie – dans son idée – étant elle-même un fantasme qui oriente raisonnablement notre action). J’aurais plutôt tendance, pour ma part, à avoir une approche de l’Internet « sans miracle et sans extravagance » (Essais, III, XIII), ne voyant pas l’homme sortir de lui-même pour devenir « ange » (au risque d’ailleurs de devenir « bête ») ; et si je devais y aller de mon bestiaire, je verrais le web (comme le reste de la terre) peuplé de chiens et de quelques loups (en référence à la fable de La Fontaine), et d’une poignée d’abeilles, qui savent louvoyer entre les matrices, en tirer un peu de nectar, avant de reprendre leur vol, pour aller – à l’écart – en faire leur miel. Ou, plus exactement, je verrais des êtres qui seraient tout à la fois, mais en présentant diverses proportions de ces attributs symboliques.

De nouvelles autorités incontrôlables

Il est vrai que pour le commun des hommes (et nous sommes quasi tous de ce genre), les puissants structurent l’attention collective ; nous percevons, jugeons, croyons à travers eux, à travers les perceptions, jugements et croyances qu’ils nous proposent. Dans la petite lucarne, certes, que nous regardons si intensément depuis plus d’un demi-siècle, mais aussi désormais sur la Toile. On a beau être « entre nous » sur le Net, le peuple avec le peuple, sans intermédiation venue d’en haut, nous restons hypersensibles aux jugements des puissants, des médias, des leaders d’opinion, dont les yeux – en haut de la pyramide sociale – servent de lunettes au peuple pour percevoir le monde. Voyez l’importance donnée à Zemmour, à Onfray, à BHL et consorts, toutes ces figures d’autorité qui contribuent à façonner la pensée du grand nombre, qui se contente souvent de les acclamer ou de les dénoncer violemment (à travers tweets ou commentaires).

Ces personnalités, lorsqu’elles tiennent des propos hérétiques, sont des « bugs » dans la matrice dominante, qui ne peut pas rester insensible au danger qu’elles peuvent lui faire courir et qui, parfois, doit prendre des mesures punitives à leur endroit pour se préserver. Toute société ne maintient en effet son unité qu’en gardant un contrôle relatif sur les esprits de ses membres. Le web est justement le terrain – dangereux de ce fait pour l’ordre politique – sur lequel de nouveaux leaders d’opinion peuvent émerger, qui peuvent détourner certaines franges de la population de la matrice dominante vers d’autres matrices (appâter les « loups », en quête d’indépendance d’esprit, pour mieux les domestiquer et les ramener au rang de « chiens », pourrions-nous dire aussi avec un certain cynisme).

Si la découverte en ligne d’informations et d’interprétations discordantes avec celles livrées par le circuit médiatique classique est un premier choc, un premier moment du changement de matrice, que d’aucuns appellent « éveil » (de nombreux témoignages ont été émis à ce sujet sur AgoraVox et Meta TV), ayant eu le sentiment d’avoir dormi jusqu'ici (victimes de la TV Lobotomie), ce passage est consolidé par la découverte d’autorités alternatives qui fournissent les arguments nécessaires pour étayer sa nouvelle conviction, voire une vision du monde plus globale (d’où le succès – parmi d’autres – d’une figure charismatique comme celle de Soral, qui vient remettre de l’ordre dans le désordre que l’expérience numérique a d’abord généré, offrir une synthèse orientée au sein du chaos fragmenté). Ces leaders, généralement, se comportent comme des veilleurs, qui prétendent avoir identifié, suite à leur analyse poussée de la situation, un danger majeur, que le clergé médiatique – du fait des intérêts qu’il sert – dissimule au peuple ; il peut s’agir, pêle-mêle, de la mise en esclavage des peuples, d’un effondrement économique à venir, de la guerre mondiale ou de la guerre civile, du « grand remplacement » de population, d’une catastrophe écologique mettant en péril la survie de l’humanité, etc. Face à la menace, ils préconisent leur solution : organiser une Constituante fermée aux professionnels de la politique, mettre en place sa base autonome durable, œuvrer à la réconciliation nationale, préparer la remigration, miser sur la sobriété heureuse, etc.

Dans tous les cas, ils encouragent leur auditoire à éteindre leur télévision, à « se débrancher de la Matrice », à se désintoxiquer l’esprit (c’est le cas, par exemple, d’Etienne Chouard, de Piero San Giorgio, d’Alain Soral, de Laurent Ozon ou du professeur Henri Joyeux), et misent sur le web pour propager la « bonne parole », celle qui pourra nous sauver (tous ou certains d’entre nous). Le plus sage d’entre eux, sans doute, Pierre Rabhi, suggère même de prendre ses distances avec tous les écrans, afin de ne pas se détourner du réel et de sa propre révolution – intérieure. Leurs détracteurs traitent volontiers ces leaders de « gourous » et leur communauté de « sectes », mais c’est le sort inévitable de ceux qui – de tout temps – rompent avec la matrice dominante et fraient une nouvelle voie (l'accusation, à la vérité, est peu rigoureuse dans la mesure où ces leaders demandent souvent expressément à leurs auditeurs de ne pas les croire sur parole, mais de penser par eux-mêmes, de faire leurs propres recherches, ce qui les distingue alors nettement des authentiques sectaires, qui incitent certes aussi leurs proies à ne plus regarder la télévision, mais également à s'isoler de leur entourage et à cesser in fine de penser par eux-mêmes).

Et ces citoyens en phase d’éveil, du moins dans leur optique, sont bien entendu amenés à argumenter beaucoup plus que les autres, qui restent dans la matrice informationnelle dominante, précisément pour tenter de les convaincre et de ne pas être moqués ou exclus du groupe, voire pour le réintégrer si la mise au ban a déjà eu lieu (le penseur orthodoxe peut, lui, se passer de toute argumentation, ou se contenter de très peu, n’étant pas menacé de rejet social). D’où la surreprésentation (somme toute, très compréhensible) des hétérodoxes sur la Toile, pointée et déplorée par le sociologue Gérald Bronner. De même, si la « matrice morale » des médias dominants est plutôt libérale, qui tolère mal et même comprend mal la sensibilité conservatrice (Haidt l’explique bien), il est assez naturel que sur le web les conservateurs paraissent les plus actifs, car ils se libèrent d’une matrice qui n’est pas la leur, et qu’ils dénoncent volontiers comme la « bien-pensance de gauche ». De ce fait, si nous pensons toujours sous l’influence du groupe qui nous contient – et de ses leaders d’opinion –, sur le web nous pouvons être amenés à penser sous l’influence d’autres groupes et d’autres leaders, sous-représentés dans le champ médiatique traditionnel, mais surreprésentés en ligne.

Plus qu’un terrain d’expansion de la démocratie (dans son sens athénien), où chaque citoyen s’activerait enfin à faire de la politique, le web multiplierait plutôt les figures d’autorité (aux projets fort variés) auxquelles les citoyens actifs (leaders d’opinion secondaires), puis le peuple tout entier (influencé par ces leaders d'opinion[8]), pourraient potentiellement se rallier – selon un schéma classique de diffusion des innovations. Dit autrement : le web permet la mise en lumière de leaders aux idées nouvelles (hérétiques), qui peuvent générer un mimétisme plus ou moins massif de la part d’individus plus conformistes (s’ils y perçoivent un intérêt majeur). Dans le langage du méméticien Howard Bloom[9], on pourrait dire que, sur le web, une myriade de « générateurs de diversité », en concurrence les uns avec les autres, viennent essayer de persuader – avec force argumentation et propagande – la grande multitude des « agents de conformité » de rompre avec la représentation du réel qui est la leur, pour leur en faire adopter une nouvelle, qui induira de leur part un changement de pratique. Le non-conformisme de leaders ne craignant pas l’adversité, leur argumentation patiente, répétée (à travers une multitude de textes et de vidéos), leur enthousiasme, qui donne envie de les imiter, la cohésion qu’ils parviennent à créer parmi leurs soutiens (qui ont authentifié leurs analyses et œuvré à l’accroissement de leur popularité, en répandant leur message de manière virale), tous ces éléments sont déterminants pour la réussite de l’entreprise.

Cela dit, dans la pratique, force est de constater que ce mouvement ne se produit pas jusqu’au bout, jusqu’au dernier stade ; il existe en effet une différence majeure entre la diffusion d’une innovation technique et celle d’une idée : la première reçoit généralement une publicité massive dans les médias que tout le monde reçoit, ou, à défaut, peut compter sur un bouche à oreille efficace (parler d’une innovation technique à son entourage est un sujet neutre, facile à aborder, non engageant), alors que la seconde, si elle ne bénéficie pas de la diffusion répétée de grands médias, n’atteindra jamais la connaissance du grand nombre (qui n’aura même pas la possibilité de l’évaluer, de l’adopter ou de la rejeter), et, en outre, on rechigne beaucoup plus à évoquer des idées (politiques, religieuses, philosophiques, etc.), car celles-ci, si elles sont peu consensuelles, déplaisantes ou trop bizarres au premier abord, peuvent faire craindre un certain rejet social. C’est sans doute pourquoi les idées novatrices pour rénover la démocratie, par exemple, paraissent faire le « buzz » sur le Net, mais en vérité uniquement dans de petites « bulles » (composées de milliers, voire de dizaines de milliers de personnes), sans presque jamais déborder de ces « bulles » numériques, restant totalement ignorées à l’extérieur. Le « buzz » trouve sa limite – infranchissable – dans le monde réel, où les gens ne sont habituellement pas réceptifs aux discours militants, qui viennent froisser leur tranquillité, et où le bouche à oreille classique ne fonctionne donc pas ; il ne fonctionne que pour des sujets anodins ou insolites (pas pour des sujets sérieux).

Les « métis » actifs en ligne ne parviennent donc pas à toucher le peuple dans son ensemble, à l’entraîner dans leur mouvement. Il faut sans doute pour cela des circonstances extraordinaires de dureté, qui rendent soudainement le peuple réceptif à ces nouveaux leaders (les anciens les ayant conduits au désastre). Actuellement, seuls les « métis » ou « demi-habiles » (dans le langage pascalien) visibles dans les grands médias peuvent attirer à eux les masses populaires, étant entendu que, comme le note Pierre Manent, la rencontre ou « l’alliance entre le peuple et les demi-habiles » constitue, ni plus ni moins, la « démocratie moderne »[10]. Ces « demi-habiles » ne cessent de chercher à miner aux yeux du grand nombre la légitimité des autorités en place, en se réclamant habilement de grands principes à prétention universelle, pour y substituer – au terme d’un processus électoral – leur autorité propre, qui ne tardera pas, dès qu’elle sera installée, à bafouer les grands principes précédemment invoqués (l’unique but de toute la manœuvre rhétorique, de ce baratin invoquant le « peuple », l’« opinion publique », la « démocratie », ou même « Dieu », étant de faire triompher son intérêt propre). Ainsi va le monde.

 

Prochaine partie à suivre : « Civilisation ».

 

Pour aller plus loin avec moi dans de plus amples développements, je vous renvoie à mes livres : Montaigne et la coutume (Mimésis, 2015, 280 pages) et Odyssée 2.0 : La démocratie dans la civilisation numérique (Armand Colin, 2014, 320 pages) ; ce dernier livre est tiré de ma thèse de doctorat en philosophie, et se nourrit en partie de mon travail au sein d’AgoraVox durant plusieurs années.

Il s’agit d’une réflexion sur la démocratie dans le contexte du numérique, mais aussi, plus largement, sur l’homme, la liberté, la servitude, la sagesse, nos illusions, avec des guides qui s’appellent Montaigne, Kant, Alain, Tocqueville, Debray… Entre philosophie, sociologie et science politique. Avec aussi des cas concrets : la fameuse désinformation de l’AFP sur Chavez, la controverse autour du 11-Septembre, etc. Bref, un voyage de la démocratie athénienne à celle que le numérique nous promet, en passant par la Renaissance et ses guerres de religion, qui nous ramènent à nos propres « schismes » numériques, le tout à l’aune de l’Odyssée d’Homère. J’espère que cela pourra vous intéresser.

 


[1] Simone Weil, Note sur la suppression générale des partis politiques, Paris, Berg International, 2013, p. 32.

[2] Ibid., p. 38.

[3] Ibid., p. 40.

[4] Ibid., p. 21

[5] Ibid., p. 33.

[6] Alain Cotta, La domestication de l’humain, Paris, Fayard, 2015, p. 10.

[7] Ibid., p. 222.

[8] Voir à ce propos Everett Rogers, Diffusion of Innovations, Free Press, 1995.

[9] Howard Bloom, Global Brain : The Evolution of Mass Mind From the Big Bang to the 21st Century, John Wiley & Sons, 2001. Traduction française : Le Cerveau Global, Paris, Le jardin des Livres, 2003.

[10] Pierre Manent, Montaigne : La vie sans loi, Paris, Flammarion, p. 285.


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65 réactions à cet article    


  • Hervé Hum Hervé Hum 3 décembre 2015 13:52

    Vous écrivez  :

    Ces « demi-habiles » ne cessent de chercher à miner aux yeux du grand nombre la légitimité des autorités en place, en se réclamant habilement de grands principes à prétention universelle, pour y substituer – au terme d’un processus électoral – leur autorité propre, qui ne tardera pas, dès qu’elle sera installée, à bafouer les grands principes précédemment invoqués (l’unique but de toute la manœuvre rhétorique, de ce baratin invoquant le « peuple », l’« opinion publique », la « démocratie », ou même « Dieu », étant de faire triompher son intérêt propre). Ainsi va le monde.

    Voilà ce qu’on appelle un procès d’intention !

    Non pas que cela soit faux sur la base de l’histoire humaine, seulement, l’histoire s’occupe du passé et n’est une certitude d’avenir que si encore et toujours, la relation de causalité directrice subsiste. Or, ceux qui vous servent de références (Soral, Chouard ou autres) restent fondamentalement attaché à la même relation de causalité première. Soit de manière consciente, soit de manière dissonante (qui peut être de nature inconsciente).

    Il me faudra attendre votre troisième partie pour savoir de quel bois vous vous chauffez.

    Une choses est certaine, la condition absolu pour débattre autour des idées de chacun, est l’honnêteté intellectuelle, donc, sans sophisme car alors, il n’y a pas de débat, mais monologue respectif. Généralement, les honnêtes gens préfèrent rompre le débat quand ils ne peuvent plus soutenir leur propre position sans vouloir l’abandonner, car rester oblige soit à tomber dans le sophisme (ici, on parlera plutôt de dissonance cognitive), soit à changer d’avis. Pour les autres, cela n’a pas d’importance puisque peu importe le fond, la logique, car ils sont déjà convaincu, seul compte la forme et à ce jeu là, rester maître face ces sophistes demande certaines qualités que peu de personnes possèdent. Souvent, cela finit en pugilat écrit.

    Il est donc relativement facile de déterminer qui est sincère et qui ne l’est pas.... Y compris vis à vis de soi même !


    • gogoRat gogoRat 3 décembre 2015 14:53

      @Hervé Hum

       vous m’ôtez les mots de la bouche, si ce n’est que je ne me serais pas aussi bien exprimé !

      Tout en ayant approuvé, relativement, l’effort peu commun de synthèse et d’analyse rencontré dans cet article, je me retiens encore de nuancer quelques bémols, en faisant écho à ceci :
      ’Il me faudra attendre votre troisième partie pour savoir de quel bois vous vous chauffez’

      et j’approuve cette remarque :
      Une choses est certaine, la condition absolue pour débattre autour des idées de chacun, est l’honnêteté intellectuelle, donc, sans sophisme car alors, il n’y a pas de débat, mais monologue respectif.


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 décembre 2015 21:36

      @gogoRat

      Le principe de l’honnêteté intellectuelle, consiste à partir du postulat que nous sommes au service des idées et non l’inverse.

      L’auteur parle surtout de ceux qui se servent des idées pour manipuler des gens à qui ils expliquent qu’ils doivent servir les idées, la cause !

      C’est très juste...

      Mais reste à savoir si au dessus d’eux, c’est le bon Dieu ou un autre esprit humain plus malin... Principe d’étude des chaines de relations causales.

      Je me suis montré arrogant avec l’auteur, j’espère qu’il me donnera tort !


    • gogoRat gogoRat 4 décembre 2015 00:08

      @Hervé Hum

      Quoique ... une honnêteté sans chichi puisse aussi se contenter de servir son prochain, avant même de se soucier de déterminer s’il existe un au-dessus et un au-dessous, avec des malins
       
       Sans quoi, la bataille vers le haut risque de tourner longtemps en rond si la remarque de Roger Martin du Gard est pertinente :
      « Les vainqueurs prennent immédiatement les vices des vaincus » 

       


    • Hervé Hum Hervé Hum 4 décembre 2015 09:23

      @gogoRat

      « Les vainqueurs prennent immédiatement les vices des vaincus » 

      Oui, très souvent, mais pas forcément. On peut aussi en déduire et rajouter que « et les vaincus, les vertus du vainqueurs ».

      Sauf que cela n’a rien à voir avec l’honnêteté intellectuelle dont on parle, c’est à dire, qu’il ne s’agit pas de déterminer un vainqueur et un vaincu, mais quelle est la meilleure idée pour résoudre un ou des conflits, puisque nous sommes ici sur le terrain du débat et non de la guerre. Pour cette dernière, l’important est de l’emporter sur son adversaire, non de faire triompher la vérité ou la meilleure idée. L’honnêteté intellectuelle est donc ici une intruse, ou un heureux hasard, mais qui a peu de chance de s’imposer.

      C’est qu’il faut bien comprendre que la distinction entre servir une idée ou se servir d’une idée, n’a de sens et n’est visible qu’une fois que l’idée dépasse l’individu seul pour toucher plusieurs individus et par extension, une communauté voir tendre vers l’universalité.

      Parler de démocratie, de système économique touche aujourd’hui toute la population humaine, dans ce contexte là, on voit bien que la différence est fondamentale entre servir une idée et se servir d’une idée... Entre servir la démocratie et se servir de la démocratie.

      Aujourd’hui, nombre de personnes voient la démocratie représentative comme le moyen de se servir de l’idée de démocratie pour tromper les citoyens et certainement pas de servir la démocratie, qui ne peut qu’aller dans le sens de servir la citoyenneté, puisque la définition de la démocratie est la souveraineté du peuple, de la citoyenneté. On peut faire le même rapprochement avec le système économique. Comme par exemple prétendre que la richesse ruisselle vers le bas, alors que la seule chose qui ruisselle, c’est la misère, sinon, les pauvres ne seraient pus pauvres depuis longtemps...

      Or, dès qu’il y a tromperie ou tentative, c’est qu’il y a théorie de tromperie ou théorie de complot. Un complot est nécessairement une théorie. Parler de théorie du complot, consiste à allumer un contre feu en jetant le trouble sur les esprits faibles. Non pas qu’une théorie de complot puisse être fausse, mais bien au contraire, que toute fausse théorie permet l’amalgame, le confusionnisme et donc, maintenir le vrai caché par le faux. C’est donc une sorte de surenchère de théories de complots à laquelle nous assistons et qui est d’ailleurs bien dénoncé par certains.

      Un adage dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions... Mais un autre dit qu’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre.

      Autrement dit, on ne précipite pas les gens dans l’enfer en leur promettant l’enfer, mais le paradis. Il faut donc paver leur chemin de bonnes intentions !

      Bref, c’est toujours cette même question, qui sert qui et dans quel but ?


    • soi même 3 décembre 2015 14:10

      Visiblement vous n’avez encore rien compris, le web est juste l’écume du problème, où dans d’autre terme l’aspect visible de se qui est devenue une globalisation standardisé de la pensé.
      Cela a commencer avec la statistique, elle a fait des grands bons la statistique, cela a permis entre autre de rationalisé de fichier plein de chose , les gens, de faire de la sociologie analytique, de la pub, des déportations massives, il ne manquait plus Alan Turing pour ordonner tous cela a que cela soit exploité du façon binaire informatisé.

      Un autre ravage que vous n’avez pas listé, qui en mon sens est bien plus important que votre égotiste de pensé autocentré sur son petit moi je pense, les partis politiques et la pluralitédémocraticus , l’informatique est en passe de tuer le travail , elle est responsable de la décadence généralisé du monde civilisé.

      Cela fait bien 85 ans que tous cela est en marche, mais je vais pas vous effrayer, vous êtes encore pétrie de pleine certitude veine que la démocratie peut passé à des tuyaux d’égout informatique.

       


      • cathy cathy 3 décembre 2015 17:00

        @soi même
        détrompez vous, vous êtes bien dans la matrice sur le web.


      • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 3 décembre 2015 17:54

        @soi même
        D’abord, ce que j’écris ici n’a pas la prétention d’être exhaustif. Je ne traite pas, loin de là, de tous les problèmes induits par le web. Bien des gens ont parlé de ce que vous évoquez : la surveillance de masse, les algorithmes, les Big Data, la fin (possible) du travail. Et tout cela est très important évidemment. Je me suis permis d’avoir un autre angle d’approche. De partir, non du système informatique lui-même, mais des individus, des citoyens, vous et moi, pour voir ce qu’il se passe à leur niveau et ce qu’ils peuvent faire pour tirer parti de l’outil numérique. L’approche que vous suggérez est forte, mais nous enferme aussi dans une certaine impuissance désespérante ; nous voilà pris dans un piège et c’est tout. Il s’agit aussi de voir comment nous pouvons peut-être tirer avantage du numérique, avec lequel nous semblons condamnés à devoir vivre, pour sauvegarder, voire étendre notre liberté.


      • soi même 3 décembre 2015 21:14

        @Guillaume Cazeaux, il y a aucun avantage à tiré du numérique, si se n’est un appauvrissement certain, il y a pas besoin d’être devin pour voir venir des bouleversements et une inféodation forcée à une société sans relief.
        Vous êtes dans l’illusion et les apparences factices, il va vous falloir vivre un choc de conscience pour réalisé que la vie réel est un peut plus riche que le web.

         


      • Thorgal 3 décembre 2015 21:37

        @soi même
        « la vie réel est un peut plus riche que le web »

        La vie est « analogique » et irrationnelle. Le numérique n’est qu’un outil temporaire d’une société ultra-technologique et complexe qui doit constamment rationaliser / fractionner / simplifier (et donc régurgiter un ersatz de réalité sans saveur ni profondeur ni nuance mais à forte densité), une société vouée à disparaître in fine, pour des raisons évidentes, à savoir un trop plein d’information instockable, engendrant de plus en plus de bruit / entropie, il arrivera un moment donné où nous ne pourrons plus nous comprendre nous-même, sous le déluge de bruit numérique.

        Ceci-dit, même si un outil n’est que temporaire, il peut servir initialement à quelque chose, comme les réacteurs d’une fusée, une fois qu’ils ont fait leur boulot, on les largue.


      • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 3 décembre 2015 21:56

        @soi même
        S’il n’y a aucun avantage à tirer du web, pourquoi y participez-vous ?
        Quant à être dans l’illusion, je ne crois pas que cela me concerne. En conclusion de mon livre, Odyssée 2.0, je parle d’illusion démocratique et évoque même une quatrième vexation (politique) de l’humanité (que le web nous révélerait, ou dont il nous aiderait à prendre conscience).


      • soi même 3 décembre 2015 22:32

        @ Guillaume Cazeaux, comme vous mon grand pour faire le beau ?


      • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 3 décembre 2015 22:45

        @soi même
        Vous confirmez par votre comportement la fin de mon premier article : libérés des contraintes (du monde réel), certains hommes sur le web tendent à régresser, à se laisser aller à leurs pulsions... Inutile donc d’insister. Je vous ferai seulement remarquer que vous avez posté près de 9000 commentaires sur ce site, quand je ne poste de mon côté que mon 2e article. Je vous laisse en tirer les conclusions qui s’imposent quant à notre besoin respectif de « faire le beau ».


      • soi même 3 décembre 2015 22:58

        @cathy, je ne suis pas trompé, je suis juste inquiet le jour où il aura une panne électrique généralisé ?

        D’après vous quel seront la qualité des instincts qui s’exprimeront ?

        http://www.ina.fr/video/2913457001014


      • soi même 3 décembre 2015 23:06

        @Guillaume Cazeaux, êtes vous pouvez pensé un tout petit peut que vous pourrez avoir un tout petit peut tord sur votre analyse à mon sujet ?

        Rien un peut ?

         smiley


      • soi même 4 décembre 2015 00:28

        @ Guillaume Cazeaux, comme vous mon grand pour faire le beau ?

        Avec chez vous, un plus vous essayez de faire la promotion de votre intelligente philosophique en faisant la promotion de votre bouquin ?


      • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 4 décembre 2015 02:08

        @soi même
        Il serait intéressant que vous réfléchissiez à ce que vous semblez me reprocher : c’est-à-dire que j’informe en fin d’article de l’existence de mon livre (ce qui est pourtant la moindre des choses, sinon à quoi bon l’écrire ?). J’imagine que ça ne vous viendrait pas à l’esprit de faire ce genre de reproche aux célébrités (parfois multi-millionnaires) qui passent leur temps à faire leur promotion sur toutes les télés, les radios, et qui bénéficient d’articles de complaisance dans la grande presse. Cela est normal. De même que cela est sans doute normal pour vous que certaines stars du web produisent des centaines de vidéos pour promouvoir leurs ouvrages ou leurs idées, ce que personne, là encore, ne leur reproche. Mais qu’au terme d’un article, qui n’est d’ailleurs ni une présentation, ni un résumé de mon livre, mais autre chose, disons un petit développement sur l’un des (nombreux) aspects de mon livre, je puisse mentionner l’existence de ce dernier, cela est anormal pour vous. Comme si vous aviez intégré l’idée que les puissants ont le droit de vous envahir de leur pub continuelle, mais que les gens de votre niveau social (du moins je l’imagine), eux, devaient rester muets. C’est sur ce « dressage » qu’il faudrait que vous méditiez, afin peut-être d’en sortir.


      • soi même 4 décembre 2015 03:15

        Je répète mon message dûment enregistré par copie d’écran, vous êtes un gros poison et je vais pas me privé de vous montré que vous êtes un incompétent sur le sujet.


      • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 4 décembre 2015 03:28

        @soi même
        Je comprends mal votre acrimonie et ne m’en sens pas responsable. Dès votre premier message, vous m’avez dit avec mépris que je ne comprenais rien à rien... Je vous ai répondu poliment. Je ne cherche pas à montrer que je suis plus compétent que vous. Je n’ai aucun problème d’ego à reconnaître que mon ignorance dépasse de loin mes maigres connaissances (et, pourquoi pas, que vos compétences dépassent les miennes). Je ne suis pas engagé dans un match avec vous, ni avec personne. Ce n’est pas mon état d’esprit.


      • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 4 décembre 2015 05:34

        @Guillaume Cazeaux

        Je ne suis pas engagé dans un match avec vous, ni avec personne. Ce n’est pas mon état d’esprit.

        Je pense que c’est votre tire un peu pompeux de « reconfiguration de la civilisation » qui a dû faire sauter un fusible à @soi même.

        Il existe beaucoup de concepts simples et pas technologiques pour un sous qui sont une évidence pour les routards de l’internet. L’autopublication, l’effet de longue traîne, l’intelligence distribuée... des choses que vous abordez sans les nommer et comme un professeur de philosophie.

        Il existe du coup beaucoup de problématiques autour de ces concepts : sur la liberté d’expression, sur la neutralité du net... vous les abordez aussi par une diagonale de philosophe.

        D’où un arrière-goût contre-productif pour les vieux de la vieille...

        Vous voulez devenir un routard du net ? Commencez par IRC !

        Par exemple le canal #Philosophie sur Undernet :
        http://irc.lc/undernet/philosophie/irctc@@@
        (lien a copier dans votre navigateur, avec un peu de chance le votre intègre un client IRC, sinon installez Mozilla Firefox)


      • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 4 décembre 2015 06:19

        @La Voix De Ton Maître
        Merci pour votre message (et le lien). Je me dis que j’aurais peut-être mieux fait de rester sur le sujet de mon livre, la démocratie, la liberté d’expression... à l’ère numérique, mais comme je n’aime pas trop me répéter, j’ai voulu aller un peu au-delà. D’autant que ma conclusion sur l’apport effectif du Net en termes de développement de la démocratie n’est pas très optimiste. J’ai donc, dans ces articles, voulu prendre un peu plus de hauteur et voir comment des minorités actives utilisant le numérique pourraient peut-être - et à long terme - réorienter notre civilisation.

        Pour ceux que cela intéresse, voici la table des matières du livre Odyssée 2.0. La démocratie dans la civilisation numérique (voir ici pour un sommaire plus détaillé) :

        INTRODUCTION : L’Odyssée démocratique, d’une agora à l’autre
        Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage…
        Périclès contre Huntington : le choc des civilisations
        L’Internet, salut ou mirage ?
        Entre isègoria et parrhèsia : les chemins de la liberté 2.0

        PREMIÈRE PARTIE : Démocratie pré-numérique : la parrhèsia contrôlée
        Opinion publique : l’éternel retour du refoulé
        Démocratie : usurpation d’identité
        Médias : une vocation contrariée

        DEUXIÈME PARTIE : Démocratie numérique : la parrhèsia libérée
        Et Pandore ouvrit la boîte…
        Les affranchis : la conquête de la parole
        Du rêve à la réalité : des citoyens en minorité
        Les défis du cybercitoyen : débattre, contrôler, s’orienter
        Les théories du complot : ruine de l’esprit critique ?
        Du scepticisme à la fin des représentations communes

        TROISIÈME PARTIE : Sagesse numérique : la parrhèsia éduquée
        Média citoyen : une utopie concrète
        De la nécessité de la parole entravée
        L’antidote sceptique

        CONCLUSION : Pour une approche de l’Internet « sans miracle et sans extravagance »
        La grande peur du clergé
        Pourquoi l’apathie persiste
        La quatrième vexation de l’humanité


      • Nycolas 4 décembre 2015 07:33

        @soi même

        Quand on utilise le tamis de Socrate comme référence (c’est votre description de profil), peut-être serait-il bon de l’appliquer, pour commencer.

        Vous venez tout de même tout bonnement d’insulter quelqu’un en bonne et due forme.

        J’imagine que vous aurez quelqu’excuse sophistique ou rhétorique à cela.


      • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 11:21

        @Thorgal


        je ne pense pas qu’il soit impossible de stocker tous les clics du Net, 
        la Technologie en est déjà capable, à mon avis, l’ordi quantique pointe le bout de son nez, et si vous acceptez l’idée 
        que d’autres civilisations existent et qu’elles sont ,au moins pour certaines, technologiquement avancées et supérieures, 
        on voit bien alors que la Tech. ne leur a pas pété à la gueule en sonnant le glas de leur civilisation !

        Dîtes vous bien qu’ils nous observent et qu’ ils attendent que nous nous tenions debout, pieds nus sur la Terre sacrée,
         
        un doigt sur le clavier.

        La société à venir sera tech. ou ne sera pas !

      • Enabomber Enabomber 4 décembre 2015 11:32

        @Yanleroc
        On peut faire dire ce qu’on veut à la théière de Russell.


      • soi même 4 décembre 2015 11:33

        @Nycolas , il y a peut être un miroir que vous ne voyez pas ?


      • Nycolas 4 décembre 2015 11:46

        @soi même

        Miroir ou tamis, faites votre choix.


      • elpepe elpepe 4 décembre 2015 01:15

        j aime bien votre concept et idee, et je pense qu elle va se rependre comme un virus, mais bienfaisant
        Je me verrais bien dans le role du capitaine Morpheus
        Merci pour l article


        • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 01:51

          Très bon papier qui ne me semble pas susciter d’inquiétudes quant à l’opus suivant.

           
           Le web n’est pas la matrice, et c’est indéniablement un formidable outils d’information malgré la difficulté due à la pléthore d’articles et au fouillis apparent.
           
          Hélas il n’est réservé qu’aux courageux, ou plus exactement à ceux qui ont le temps et la force de le pratiquer ou dont c’est le métier. 
          C’est pourquoi le message ne fait pas tache d’huile rapidement car il y a encore une barrière entre le monde virtuel et réel, du fait qu’il est difficile de surfer au boulot et que tout le monde n’est pas capable physiquement de lire et regarder un écran pendant des heures. Il faut lire, relire, comprendre, comparer, se remettre en question, oser, et ce n’est pas donné à tout le monde. Réalistes, soyons.

           D’autant que le message semble passer difficilement entre les internautes et les autres ! question de confort, comme vous le dîtes, mais aussi d’orgueil très souvent. 
          La jeunesse est sur Fesse-bouc, les « peoples » sur twitter, et les chercheurs sur l’alter-info.
          Pour l’instant, même si beaucoup en sont encore au stade de l’exhibitionnisme, les autres n’ont pas attendu, pour forcer la prise de conscience du lecteur, et l’optimisme et l’espoir persistent sur le net, malgré la vision effroyable et réaliste du monde, que nous avons.

          Schizophrènes à l’infini, nous sommes, grâce à cette explosion de personnalités toutes « virtuellement » égales et reliées en temps réel, jamais vraiment séparées. Le web est une nouvelle opportunité de pouvoir car c’est bel et bien nous qui avons les mains sur le clavier. 

          • soi même 4 décembre 2015 01:59

            @Yanleroc, Le web n’est pas la matrice, es que vous savez ce que signifie www ?


          • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 02:05
            Nous sommes maintenant le tissu social à venir, tant que l’énergie électrique sera à la portée des citoyens, et c’est bien là le talon d’Achille du réseau. 
            A moins que cette faiblesse ne provoque enfin l ’occasion d’échanger dans la rue qui est la véritable Agora(exemple)et d’y prendre les yeux dans les yeux, sans écran interposé, les décisions qui s’imposent, sans le pouvoir politique séculaire. Ces gens n’ont plus rien à faire dans la gestion du tissu humain, leur tour est passé et leur chance leur a été donnée !
            Les comités citoyens de Chouard doivent s’élaborer sur le Net en temps réel et en continu !
            24h/24, les internautes pourraient voter pour des propositions et des fondamentaux et les imposer comme une loi incontournable voulue par le plus grand nombre, gérée et protégé par la Machine informatique ? Ne nous faisons pas d’illusion, si le Chaos ne détruit pas la Technologie, celle ci ira en s’accélérant, autant en prendre notre parti et les manettes dés maintenant.

            Le Réseau permet aux citoyens de se mobiliser soudainement et c’est forcement un atout dont il semblerait que beaucoup n’ont pas encore conscience, ou n’osent pas utiliser, formatés à la peur, qu’ils sont.

            La Révolution peut même se faire dans un fauteuil,(comme la guerre !),
            il suffit que les internautes (tiens, les Agoravoxiens pour commencer), se passent le mot pour boycotter de façon invalidante un produit ou une institution...Chiche !
            Le Nombre. 

          • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 02:16

            @soi même

            La Télé, les Main-Stream, le Monde du travail surtout, sont la matrice, 
            le web permet le détricotage de la matrice. 

          • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 4 décembre 2015 02:35

            @Yanleroc
            Merci beaucoup pour votre commentaire. Je suis d’accord avec l’essentiel.
            Cela dit, quand vous dites : « 24h/24, les internautes pourraient voter pour des propositions et des fondamentaux et les imposer comme une loi incontournable voulue par le plus grand nombre », on en revient toujours au même problème : combien seront ces internautes ? Des initiatives en ligne commencent à proposer ce genre de choses (je l’évoque rapidement dans la 3e partie), mais si nous n’y trouvons que peu de gens (pour l’instant je pense que sur ces plateformes ils ne sont que quelques centaines ou milliers), il n’y aura guère de légitimité à ces votes. C’est très compliqué d’amener toute une population à s’engager dans ce genre d’action. En disant cela, je ne veux décourager personne, bien au contraire (et, qui sait, l’avenir donnera peut-être raison à Étienne Chouard), mais je peine pour le moment à imaginer une sorte de démocratie directe via le web. Peut-être dans les prochaines générations.


          • soi même 4 décembre 2015 02:59

            @Yanleroc, en faites en savez vous, c’est comme le couteau tous dépend de l’intention, c’est un couteau à pain , où un couteaux de boucher, ne l’oublier pas , rien est innocent, tous à une signification, cela dépend de votre état d’âme pour que cela serve où desserve.


          • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 09:46

            Bonjour@Guillaume Cazeaux


            Vos arguments me semblent un rien entachés, sinon de pessimisme, d’auto-censure ou de timidité...
             
            N’attendons surtout pas que les nouvelles générations s’en occupent, car précisément, 
            nous(vous) doutons(doutez) fortement qu’elles aient la possibilité de le faire : c bien de là que part la question d’urgence, et la nécessité de s’emparer-protéger le Net le plus vite possible.
             
            Ne croyez pas que nous sommes peu nombreux, car la Toile a la capacité de fédérer à l’échelle mondiale, en un clic ! 
            Il suffit de voir les milliers de « likes » que peuvent générer certains articles, certains posts, ou même simplement un bon mot ou encore la formule qui tue. N’oubliez pas non plus ceux qui lisent et ne s’expriment pas...encore.
             
            De ces interventions doivent se détacher des FONDAMENTAUX, qu’ils nous faut mettre en avant et proposer-propager sur la toile et en faire un premier ciment. Quels sont-ils, évidemment si on se réfère a Google, le mot-clef le plus souvent tapé dans le moteur de recherche, est sexe ou porn  !

            Ben ma foi, c’est déjà un début de loi Universelle, l’Amour n’est normalement pas très loin ou devrait.

          • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 09:49
            Il y a aussi , 
            déclarer les guerres illégales,
             
            respecter le droit à chacun d’élever sa famille dans la dignité, 

            gérer la démographie autrement que de la façon proposée par le NWO,
             
            confisquer et référencer l’Armement, and so on.. 

            A VOUS tous DE BOSSER maintenant sur la façon de faire apparaître le message « par dessus » le >Web. 
            Ou alors fermons là ou ne parlons plus de Révolution !
            Je ne tiens pas à me faire des amis et des likes sur le web, car je ne suis personne...comme vous !!

            mais à nous tous, nous sommes 
            Le Nombre.


          • Enabomber Enabomber 4 décembre 2015 11:57

            @Yanleroc
            Un accompagnement pour ta dernière phrase, ça lui donnera de la gueule.


          • soi même 4 décembre 2015 12:54

            @Yanleroc, le web permet le détricotage de la matrice. en est vous si certain de cela ?

            J’ai un doute, même un gros doute, car il ne s’agit pas inclusivement d’information , il y a aussi à notre issue une vampirisation.


          • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 17:33

            @soi même
            Bien sûr, mais un homme averti en vaut 3 smiley


          • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2015 21:14

            @Yanleroc

            bonjour en te lisant à propos du boycott des souvenirs me sont revenus, ceux de 1988 où je expliquait à une tribune qu’il faudrait, dans une société qui idéalise le client qui s’auto contraint quand ce même client est salarié, développer le boycott comme moyen de pression sur les entreprises, aucune ne résisteraient. malheureusement au XXI siècle c’est encore la Boétie qui est de rigueur.

            cordialement.


          • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2015 02:46

            bonjour guillaume C

            j’ai connu un Bernard Cazeaux habitant Foix, y a t-il un lien avec toi ? pas obligé de répondre.

            ceci posé. l’article pose le principe de toute évolution d’une société. actuellement je travaille sur un essai pour comprendre comment les sociétés s’effondrent et les civilisations se succèdent, et comment sur des mythes salvateurs de l’humanité nous avons fabriqué de quoi la détruire avec un surarmement nucléaire qui sera un jour utilisé, car les probabilités. existent, même si elles sont minimes.
            la relation avec ton article est que la matrice succombera un jour, car au travers d’un vocabulaire libéral, elle est totalitaire et porte un paradoxe qui poussent ses opposants à faire un usage des moyens à leur disposition pour créer des creusets d’une diversité d’opinions, d’analyses issus eux mêmes de la matrice qu’il ne veulent que corriger et non mettre en cause.
             ils ne le peuvent pas puisque leur formatage civilisationnel à rempli leur cerveau d’aprioris et de moyens d’évaluations quantitatifs (mathématiques) qui les emprisonne pour ne pas dire les aliènes s’ils en font, comme c’est le cas, le guide de leur existence. Souvent je dis que l’aporie absolue de cela est la matrice USA qui a pu évaluer la valeur de la planète en dollars.
            Cela nous fait entrer de plein pied dans le monde des « fous » ou des morts vivants. Ainsi donc les transgresseurs de cette matrice sont issus de son absoluité, mais ils ont les cerveaux vides de nouvelles possibilités d’avenir qui ne demande que de devenir une réalité, dont tu soulignes toutes les difficultés d’émergences. l’homo sapiens avait sous ses pieds le charbon et le pétrole et il lui a fallu tout ce temps pour le trouver.
            Nous avons sous nos pieds ou sur le net dans le cerveau de ceux qui y déroulent leur point de vue et analyse forcément des éléments qui en trouvant les moyens d’une agrégation fonderont, ou transformeront des possibilités en réalité, et ipso facto elles deviendront une matrice qui,si ceux qui y adhéreront la remplissent d’absoluité, généreront en même temps la possibilité de son remplacement.
            Le passé et l’avenir n’existe pas, seul ce que nous appelons le présent existe mais nous ne pouvons pas le vivre en conscience en dessous d’une seconde. C’est pour cela que la difficulté du moment sont les traders qui travaillent à la vitesse d’algorithmes de placement toutes les 3 millisecondes et que nous vivons au rythme de ces algorithmes, du moins les politiques économiques qui comptabilisent l’existence humaine.
            l’effet du net devra se mesurer plus justement avec les jeunes générations qui sont nés avec,et qui ont comme tu le soulignes fait de la navigation leur champ de lecture et de distraction. Toute fois faudra t-il que l’offre d’idées nouvelles se soit développer dans le réseau très restreint des « penseurs »de sorte à nourrir de diversités ceux qui navigueront ou accéderont à des philosophies qui n’ont pas d’audiences ou qui restent encore inconnu de tous dans l’effet de masse.
            l’individualisme est la mort d’une société qui repose sur la répartissions des taches du fait de sa sédentarisation, exister dans un groupe n’est pas s’individualiser, sinon se développe de fait l’exercice d’une contrainte pour remplacer celle qu’impose la communauté de vie en collectivité.
            Si sur le net chacun veut que les autres adoptent son point de vue il n’en sortira rien, l’abandon de sa liberté arbitraire est une condition sine qua nom à toute construction déterministe que requiert la production du nécessaire pour exister à partir du moment ou la planète ne nous le sert pas finit (cueillette chasse).
            A l’interrogation que tu posais, à savoir qui validerais un point de vue pour qu’il fasse école, l’on peut presque répondre que c’est la destruction totale ou partielle ou l’auto destruction totale ou partielle de la matrice précédente qui souvent renait de ses cendres par de nouvelles organisations qui ne sont que des paradigmes mimétiques des premiers qui s’élèvent sur les cendre de leurs prédécesseurs, en portant des éléments novateurs qui sont nés de l’usage ou l’usure des premiers dans l’évolution du temps.
            Pour reprendre la caverne de Platon, l’on ne peut jamais passer derrière la source de lumière, nous sommes condamnés à essayer toujours d’en sortir ou de vivre comme des ombres.
            le peuple ne peut pas être dans son ensemble celui qui fait évoluer une société il est celui qui la stabilise par son acceptation et c’est malgré lui qu’elle évolue car il n’est pas le maitre du temps et toutes les tentatives de le figer par les us et coutumes ou les traditions s’effritent.
            Sur quelques années ce n’est pas trop visible sur des siècles cela ne peut nous échapper, sous réserve d’apprendre, ce qui n’est pas une obligation pour que l’évolution se déroule.

            il se pourrait bien que le net nous entraine dans une dictature mécaniste.

            l’on peut imaginer que tous naviguent sur le net que chacun y pose son analyse et ses idées et que l’on utilise une machine capable de sélectionner celles qui présentent des points communs pour devenir le socle d’une organisation. Les machine existent et de nouvelles sont en cours. En fait cela conduirait à la négation de la faculté de l’humain de choisir son destin face à tous les choix que l’environnement, qu’il subit, lui offre.
            Nous nous contenterions de changer de paradigme, c’est à dire qu’aujourd’hui le déroulement de nos existences est conditionné par la comptabilisation de l’existence et les hommes sont conduit à faire un choix dans ce seul cadre, nous passerions à un conditionnement rationnel de l’existence dicté par une machine.
            C’est ce que tu soulignais aussi, anthropologiquement l’humain se cherche toujours un dominant, puisqu’il est impossible que l’individualité puisse déboucher sur une liberté arbitraire dans un monde sédentarisé et qui doit produire son nécessaire.
            D’autres imaginent des puces cérébrales, mais qui mettrions nous d’autre que des possibilités mortes puisqu’elles sont devenus de l’histoire en devenant réalité.
            je vais en terminer par une représentation que j’utilise parfois pour expliquer l’effondrement des sociétés.
             Les forêts tropicales vivent sur un substrats fait d’arbres morts précédemment (nos ancêtres), sur ce substrat des arbres se livrent à une compétition pour sortir de la caverne et exposer leurs feuillages au soleil (l’élite). il est donc vital pour eux qu’un tronc et des ramures les portent (le peuple), sauf que la course au soleil leur imposent d’aller toujours plus vites pour être les premiers, de penser que le tronc et les ramures doivent s’épuiser pour exposer leurs feuillages.
            La conséquence est qu’en ne prenant pas le temps de consolider le tronc et les ramures ceux-ci s’affaiblissent et quand survient une tempêtes il y a tellement d’élites qui s’agitent que le tronc et les ramures cassent.
            Une observation que j’ai pu faire est, que presque toutes les civilisations disparues l’on été au moment où leur élites disposaient du maximum de leurs connaissances, et qu’elles ne les partageaient, non pas volonté même si cela a existé, mais par impossibilité. Est-ce que le net permettra cela, j’y préfère un enseignement pour adulte tout au long de l’existence qui offrirait aux hommes de pouvoir faire le meilleur usage du net pour d’autre fin que celle d’une compétition.
            http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Du-rat-a-moi-7607770.html
            http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Le-capitalometre-8441227.html
            http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Nous-ne-pourrons-pas-survivre-a-une-societe-qui-ne-reduit-l-existence-humaine-qu-a-une-valeur-compta-7612473.html
            cordialement.


            • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 12:32

              @ddacoudre
              « Si sur le net chacun veut que les autres adoptent son point de vue il n’en sortira rien, »

              il ne s’agit pas de celà, mais de se mettre d’accord sur une première loi, une règle.., 1 première. Par ex.« Voulons nous le Disclosure ? » Votez !

            • soi même 4 décembre 2015 12:57

              @ddacoudre, en d’autres termes vous le direz comment ( Une observation que j’ai pu faire est, que presque toutes les civilisations disparues l’on été au moment où leur élites disposaient du maximum de leurs connaissances, et qu’elles ne les partageaient, non pas volonté même si cela a existé, mais par impossibilité. ) sous une pensé synthétique ?


            • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2015 13:39

              @soi même

              lorsque les élites en conscience ou non s’approprient tout elles s’effondrent parce qu’elle ne redistribuent rien.
              d’une autre manière toute cellule qui ne reçoit rien de l’extérieur meurt sous ses propre déchets si elle ne sait pas les recycler.
              cordialement.


            • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2015 13:41

              @Yanleroc

              dans ce cas nous ne sortons pas de la matrice, le net n’est qu’un bulletin qui évite de se déplacer.
              ddacoudre.over-blog.com .
              cordialement.


            • soi même 4 décembre 2015 18:24

              @ddacoudre, plus simple encore ?


            • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2015 21:07

              @soi même

              l’homme seul meurt. je ne peut pas faire plus simple, peut-être, l’égotisme tue.
              cordialement


            • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 5 décembre 2015 06:32

              Bonjour ddacoudre
              Non je n’ai pas de lien de parenté avec Bernard C. Mais il est vrai que ce nom est assez répandu dans cette région.
              Merci pour vos remarques.


            • Yanleroc Yanleroc 5 décembre 2015 09:15

              Bonjour dd


              C’est pourquoi les ET partagent leur tech. 
              pour ne pas mourir, alors.

              Entropie ?
              contre
              Néguentropie.

            • Nycolas 4 décembre 2015 07:13

              La comparaison avec les abeilles n’était pas des plus heureuses après avoir cité la contribution d’Alain Cotta sur les sociétés d’insectes, alors que vous vouliez parler de butiner, pour ainsi dire de papillonner (car il n’y a pas que les abeilles qui butinent, et notez au passage que les moustiques font partie des pollinisateurs, façon de dire qu’il faille de tout pour faire un monde). J’imagine que vous essayiez d’éviter l’image légèrement péjorative du papillon, sorte de cigale avec des ailes colorées, dans notre société.

              Mais passons sur ce détail, vous parliez de la façon dont les figures d’autorités (intellectuelles ou d’opinion dans votre article) sont alternativement et simultanément acclamées et décriées et un autre exemple en serait par exemple Paul Jorion (voir les derniers rebondissements sur son blog pour ceux qui ne voient pas de quoi je veux parler).

              Paul Jorion fait partie de ce que vous appelez ces « veilleurs », au même titre que Soral, ou encore Olivier Berruyer, Onfray, et j’irais même jusqu’à citer Daniel Schneidermann parmi eux. Si l’on tombe dans l’attitude « fan de », la soumission à un leader d’opinion, c’est à dire un chef politique sans parti (pour ceux que j’ai cités), on ne fait que reproduire à l’infini le schéma des partis politiques...

              La difficulté est alors comment faire ? Se passer d’un leader ? Soyons sérieux, l’humain ne peut agir sans leader, je suis de sensibilité anarchiste (au sens vrai du terme, pas au sens politique, c’est à dire que je n’adhère à aucune forme d’autorité, ce qui n’empêche pas qu’elle s’impose à moi) et je l’ai expérimenté maintes fois... Et on retombe alors dans le cynisme (dont l’étymologie se réfèrent aux canidés, au passage). La meute a besoin d’un alpha, et de bêtas (les dominés).

              Pourtant nous ne sommes ni canidés ni fourmis, alors... ne reste-t-il pas une marge pour que l’humain puisse s’élever au-dessus de ces schémas de domination vulgaires ? Je l’espère mais ne l’ai jamais constaté. Même les mouvements « alter » en tous genres se réfèrent à des figures d’autorités. Cités José Bové, Pierre Rabhi... Nicolas Hulot, et bien d’autres.

              Que fera-t-on sans un Robespierre ou un Che ? Les gens me font rire (jaune) quand ils parlent des révolutions silencieuses, des marches pacifiques. Tous ces trucs ne marchent pas... Simplement car ça ne dérange personne. Changer les consciences ne marche pas... simplement car les consciences ne changent que superficiellement. Elles retombent à leur apathie à la première occasion. Tout au plus peut-on s’apercevoir qu’en effet internet a soulevé les contradictions de notre société (évidentes pour certains depuis longtemps), et donc à pousser un peu ce mouvement que certains intitulent déjà « changement de paradigme », avec bien peu de prudence.

              A part ça je ne crois pas que les hétérodoxes sont plus représentés sur la toile. Peut-être qu’ils s’expriment plus, frustrés qu’ils sont de leur parole, dans le cadre des échanges physiques avec leurs contemporains, où leurs opinions leur valent beaucoup de revers lorsqu’ils osent les exprimer. Mais regardez facebook... un tel site est inondé de bien-pensance et d’orthodoxie, avec quelques poches de résistance éparses et par ailleurs souvent mal vues... comme dans le reste du monde. Et les sites de pétitions qui se multiplient sur le web soulèvent toute cette orthodoxie, cette pensée simpliste qui consiste à croire qu’être nombreux à mener des combats vains les rend efficaces et légitimes en soi, alors même que ces « combats » (en réalité des listes de signatures sans lendemain) n’osent s’attaquer aux fondements du système qui génère la myriade de problèmes qui sont attaqués séparément, ponctuellement, et donc sans aucune efficience. L’orthodoxie, l’inertie, la vaine agitation sans profondeur de pensée, en d’autres termes « la masse », ont leur pleine place sur le web.

              A part ces quelques remarques, merci pour cet article qui fait avancer le schmilblick.


              • Enabomber Enabomber 4 décembre 2015 08:24

                @Nycolas
                Que la meute ait besoin d’un alpha, c’est ce que l’observation de la nature semble confirmer. Mais là où surgit un paradoxe, c’est quand on remarque avec les éthologues, que chez les animaux la position du dominant est constamment renégociée avec tous les membres du groupe ; d’où les stratégies d’alliance permanentes observées chez les primates en particulier. Alors qu’on peut constater tous les jours, et l’histoire en donne de tristes exemples, que malgré l’intelligence dont nous nous gargarisons, chez l’homme, une fois les rapports de pouvoir établis, le chef sera suivi aveuglément. La différence tient-elle au fait que, contrairement à nous, l’animal ne semble pas connaître la vénération ? cf Poutine, quoi qu’on en pense, dont la moindre critique réveille les meutes idolâtres sur AVox.


              • Enabomber Enabomber 4 décembre 2015 08:42

                @Enabomber
                Tiens, puisque tu parles de José Bové, ça me rappelle une anecdote qui montre bien à quel point est ressenti ce besoin de communier avec le gourou ; ne dit-on pas que les femmes s’évanouissaient au passage d’Adolf ? ; et combien il est tranversal aux opinions politiques. Je participais à une manif NDDL à Paris, quand j’entends à côté de moi : « - José est venu. -Oui,je l’ai vu », etc. Ce qui m’a fait marrer, c’est le regard noir qu’a reçu le copain qui m’accompagnait quand il a répondu pour déconner « Oui, je suis là ». Et pourtant il s’appelle vraiment José.


              • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 10:20

                @Nycolas


                 « malgré l’intelligence dont nous nous gargarisons, chez l’homme, une fois les rapports de pouvoir établis, le chef sera suivi aveuglément ».

                C’est bien ça le problème
                Vous êtes les pieds dans la meuh, et quand on vous propose des sorties, là, ou là, vous dîtes, et ben finalement non, on est bien au chaud ici. Et vous développez tout un arsenal de bonnes(et mauvaises)raisons que je valide pourtant, 

                Mais nous ne sommes plus des Sapiens, nous mutons, intellectuellement du moins, ou physiquement si vous voulez, ça ne change rien au fait que vous êtes là à décortiquer l’Univers, ce que ne faisaient pas Sapiens ni Lucy,

                bien que leurs peintures montrent qu’ils avaient une connaissance sans doutes, d’une certaine composante de l’Univers et de la vie que nos élus ont du mal a reconnaître, du moins pendant leur mandat ! 



              • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 11:03

                @Nycolas
                Vous parlez de soumission aux idoles du Net , c’est Faux. 

                Quand on écoute Soral(ou un autre)et l’apprécie, on n’en arrête pas de penser de façon autonome pour autant. Vous le faîtes vous ? 

                On peut tout simplement se dire " tiens ce type dit exactement, ou presque,et ça fait toute la différence, ce que je pense, on pense pareil ou presque, c’est de la soumission pour vous ? 

                Non ! n’importe qui s’exprime sur le Web, et c tt mieux, il en sortira peut-être quelque chose, mais ne dîtes pas, que ce n’est pas possible parce que nous sommes 
                d’ inévitables machines incomplètement programmées, incapables d’échapper à leur condition.

                Nous voulons créer aujourd’hui des robots autonomes, mais nous sommes ces robots et nous devons donc finir de nous programmer nous-même, pour accéder à la condition d’ humain.

                Le système Chouard, que je n’ai pas attendu pour l’imaginer, ne se base pas sur l’ Homme providentiel que vous espérez toujours, mais sur une structure horizontale, dont l’ étalement est le Réseau. Ainsi le web se prête merveilleusement à l’accélération des échanges multiples, comme l’on fait tous les médias, mais le Web peut appartenir aux Internautes plus que tout autres, pour l’instant.

                Et c’est ce que vous faîtes, propager des idées, de la Connaissance, alors ne dîtes pas que changer les consciences ne sert à rien, sinon je vais vous soupçonner de projeter votre impuissance sur votre analyse !! 

              • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 11:37

                Ne mettez pas non plus Hulot et Rabhi dans le même sac, 


                ni Bové d’ailleurs (puisque lui s’est fourvoyé au Parlement, comme Soral au FN), car Hulot est un agent du GIEC, 

                Soral est revenu du FN, c déjà pas mal,
                 
                (Rabhi comme H.Providentiel ?..évidemment !!)

                Qu’il y ait des têtes qui dépassent, est naturel et souhaitable, ce sont les veilleurs, mais ce n’est pas une structure pyramidale pour autant. 
                je ne vous ferais pas l’offense de vous mettre les liens et m’inquiète(...)au passage de squatter le fil..

              • Nycolas 4 décembre 2015 11:42


                @Yanleroc

                Je n’ai pas dit que nous étions des machines, je n’ai pas parlé de fatalité non plus.

                Cependant, quoique vous en pensiez, et le fait que vous et moi soyons capable de conserver une pensée indépendante ne signifie pas que le phénomène de soumission n’existe pas. Il est en fait suffisamment commun pour être constaté un peu partout, notamment dans tout phénomène social ou micro-social, comme les associations par exemple.

                C’est un fait sociologique notoire, difficile à nier, qui conditionne largement les rapports sociaux en général, et que n’empêche pas que le fait qu’en dehors des dominants et des soumis, il y ait également des indépendants. En éthologie, puisqu’il en était question, il s’agit de la posture oméga, qui correspond en plus de l’indépendance à un statut encore inférieur, hiérarchiquement parlant. Elle n’est donc pas une primauté de sapiens sapiens... et vous ne savez pas, en réalité, si nos ancêtres les plus anciens ne philosophaient pas déjà, mais là n’est pas la question puisqu’il a bien fallu que le phénomène apparaisse un jour.

                Par ailleurs, je ne crois pas plus à un homme providentiel (Robespierre ne nous a pas amené la liberté davantage que Jésus ne nous a amené la parole de Dieu) qu’à l’idéal à la manière de Chouard, mais je ne perds pas espoir pour autant. Il y a une marge pour que les idées de toutes les personnalités anti-conventionnelles puissent être expérimentées.

                Quant à ce que vous dites sur l’impuissance, c’était le thème d’un de mes derniers articles de blog, où je parlais justement de l’organisation de l’impuissance au sein du système civilisationnel actuel. Cette impuissance n’est pas qu’un sentiment, une croyance, elle est aussi un fait que tout un chacun rencontre lorsqu’il espère ou tenter de changer les choses à notre époque. Et cela ressort entre autres d’un fait trop peu évoqué en sociologie humaine qui tient au fait qu’alpha et bêta collaborent ensemble à tenir les oméga sous contrôle et en marge du système de pouvoir. Ce qui conduit à ce que, toujours minoritaires, affaiblis et isolés, ceux qui pensent en dehors de la masse sont ceux qui sont les plus réduits à l’impuissance. Il n’est ni sage ni efficace de faire abstraction de ce rapport de force naturellement déséquilibré qui imprègne tout le monde humain depuis la plus ancienne préhistoire. Ni notre intellect, ni nos facultés conceptuelles ou d’abstraction ne nous en préservent, au contraire, ces traits tendent à maintenir la conscience de ce fait hors de notre portée. Et la condition d’humain dont vous parlez inclut cela bien davantage qu’elle ne l’exclut. C’est une part non négligeable de ce qu’est l’humain.

                Il est bien entendu possible de dépasser ces inconvénients, car il n’existe nulle fatalité. Mais cela implique une lucidité qui inclut ces faits dans l’équation à résoudre pour tous mieux vivre ensemble. Pour le moment, Chouard, puisque vous le citez, est toujours maintenu en minorité, ridiculisé par certains, disqualifié par l’ensemble du pouvoir qui souhaite maintenir le statu quo en sa faveur. Je n’ai personnellement rien contre ses idées, je crois qu’elles sont un choix de société aussi réalisable qu’un autre (et aussi imparfait que d’autres, mais bien certainement meilleur que ce que nous avons actuellement). Mais dans la perspective de l’impuissance organisée, et de l’inconscience de l’humain envers sa propre nature, ses idées restent une utopie tant qu’une masse critique d’humains ne souhaiteront pas les mettre en place quoiqu’il en coûte, et le coût qui sera le plus important le sera pour l’oligarchie corrompue en place au moment où je parle. Comme je le disais plus haut, ce n’est pas en trainant des pieds dans des marches pacifiques marginales et minoritaires que cela arrivera, car comme le disait Lordon, la révolution n’est pas un picnic.

                https://www.youtube.com/watch?v=4PEJlSvVZaY


              • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 12:49

                @Nycolas
                « Chouard, ridiculisé par certains, disqualifié par l’ensemble du pouvoir qui souhaite maintenir le statu quo en sa faveur ». 


                 Ridiculisé, en s’en fout, disqualifié, il n’est pas tout seul, et le pouvoir, on s’en fout aussi parce que lui se fout de nous !

                A nous d’imaginer une Révolution différente, par
                le Nombre

                 Et ce n’est pas en disant par ex. « je voterais bien pour l’UPR, mais l’UPR est un petit parti, mon vote serait perdu ! », c’est une aberration !

                Chouard est disqualifié, Onfray s’est dégonflé, faut laisser tomber ?..leurs « cadavres » feront un bon terreau pour la mouvance à venir !!


              • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 5 décembre 2015 07:12

                @Nycolas
                Je suis assez d’accord sur l’impossibilité pour les hommes à se passer de chefs (sauf rare exception). Les sociétés « primitives » ont des chefs assez particuliers, sans autorité, qui servent à régler les conflits au sein du groupe, ce sont des médiateurs, sans réel pouvoir (sauf en cas de guerre). Mais nous parlons là de petites sociétés de quelques dizaines ou centaines d’individus. Dès qu’on dépasse un certain seuil démographique (j’avais entendu Jared Diamond le dire), un chef - doté d’autorité - apparaît. C’est sans doute sous la forme pyramidale que la société de grande taille est la plus stable, et peut espérer maximiser ses chances de survie. Si chacun, sur un plan horizontal, prétendait prendre part aux décisions, on imagine le chaos invivable qui en résulterait...

                Et, à l’heure numérique, où on a vu que certaines franges de la population ne croyaient même plus à la même réalité que la majorité, le désordre serait encore plus ingérable, si chacun prenait part aux délibérations et prises de décision. Si la plupart des hommes sont, comme on dit, « apathiques » (sur le plan politique), c’est peut-être parce qu’ils savent d’instinct que cette passivité et ce suivisme de la masse sont favorables à l’ordre, à la paix, à l’unité du groupe, et donc à sa survie. Peut-être la longue histoire (avec ses conflits tragiques) a-t-elle inscrit ce « savoir » au plus profond de nous. Ce pourquoi nous acceptons généralement l’idée qu’il y ait des élites, des leaders, qui, seuls, s’agitent et prétendent (ré-)orienter la société.

                On voit par exemple Étienne Chouard, qui voudrait aller contre cette tendance naturelle, et « déchouardiser » son idée, que les gens se l’approprient, sans plus besoin de leader ; mais y arrive-t-il ? Pour le moment, pas tellement.
                Sur ce sujet, je renvoie aussi à la loi d’airain de l’oligarchie du sociologue Robert Michels.

                Quant aux hétérodoxes, ils ne sont peut-être pas majoritaires en ligne, mais ce sont sans doute eux qui produisent le plus, argumentent le plus (on se justifie plus quand on défend une position minoritaire, surtout sur un sujet sensible qui risque de vous valoir la mise à l’écart du groupe), et du coup se montrent particulièrement visibles. Il y a quelques années, Fdesouche était de très loin le blog d’info le plus fréquenté, aujourd’hui E&R est le 1er site d’info alternative, très loin devant des sites plus « orthodoxes », et AV lui-même n’est pas tout à fait orthodoxe non plus, même si toutes les idées s’y trouvent.


              • gogoRat gogoRat 4 décembre 2015 11:52

                dixit wikipédia :
                 ’ Un sophisme est une argumentation à la logique fallacieuse. C’est un raisonnement qui cherche à paraître rigoureux mais qui n’est en réalité pas valide au sens de la logique (quand bien même sa conclusion serait pourtant la « vraie »)
                 
                 
                 En ce sens, ne peut-on craindre une part de sophisme dans tout a priori d’existence d’une Vérité absolue ( cf « rechercher la vérité ») et dans cette pétition de principe, communément énoncée, et de façon récurrente, selon loiraquelle la meute ne saurait se passer de leaders ou d’un chef ?

                 L’espoir suscité par le concept démocratique ne serait-il pas beaucoup plus subtil et pertinent qu’une recherche de la vérité ou même de La meilleure solution ?
                 
                 ’Chacun s’unissant à tous’ écrivait JJ Rousseau dans le ’Contrat social’.
                 Cette intuition de l’intérêt d’accorder à chacun la même dignité, pour mieux partager entre tous l’avantage potentiel de la diversité des expériences et points de vues individuels, semble bien être mathématiquement corroborée par la loi du jury de Condorcet.ans
                 Comprendre que l’avantage d’accéder à une technique permettant d’approcher une conscientisation collective et individuelle partagée, concernant une réalité qui dépend elle-même de cette même conscientisation, cela nécessite d’abord une attitude des plus humbles devant un Tout qui dépasse la somme de ses parties.
                 Les merveilles du vivant sont certainement davantage imputables à la capacité de remise en cause permanente de chacun de ses constituants : capacités à l’auto-correction et à la reconfiguration beaucoup plus qu’à l’atteinte d’une chimérique ’vérité’, ou qu’à l’avènement d’individus (ou chefs) concentrant en eux des dons ou aptitudes exceptionnels.
                    
                 Reste alors à ne pas pas se méprendre sur la nature de la technique (ou arts) qui ne doit pas être assimilée aux outils ou oeuvres matériels jetables qu’elle permet, entre autres, d’élaborer , mais qui est au coeur , voire en amont de tout processus culturel.
                 ( Si Internet, le Web ou le Numérique n’étaient pas là, nous serions dans un autre univers ; mais qui sait si l’Evolution, de laquelle nous participons, ne nous pousserait pas à mettre en oeuvre d’autres outillages/cultures/disciplines finalement assez semblables dans leurs capacités à répondre à nos besoins d’adaptation ?)


                • Nycolas 4 décembre 2015 12:36

                  @gogoRat

                  Vous (en fait, tout un chacun) avez le droit de douter qu’une meute peut parfaitement se passer d’un chef.

                  Encore faut-il en faire la démonstration dans les faits, car les faits ont toujours plus de valeur qu’une Vérité d’ordre philosophique et de nature abstraite.

                  Dans les faits je n’ai jamais rencontré de groupe humain sans figure d’autorité. Tout au plus trouve-t-on des poches d’autogestion dans lesquels il existe un chef tacitement reconnu mais non officialisé, ce qui n’en fait pas moins un chef sans lequel le groupe serait au minimum différent, et l’on constate souvent dans les faits que lorsque le chef s’efface, disparait ou cesse d’être reconnu, alors les conflits déchirent le groupe, qui à son tour disparait et se désagrège éventuellement en plusieurs groupes. C’est d’ailleurs ce qui risque d’arriver à nos sociétés, dont les chefs sont de plus en plus contestés.

                  Je fais là un portrait volontairement simpliste de la situation, mais ce que je veux dire c’est qu’aucun contrat social n’est au-dessus de la nature humaine, qui finit invariablement par reprendre le dessus.

                  Quant à la capacité d’auto-correction, comme vous dites, elle entre en concurrence avec les habitudes et l’inertie générale propre au vivant et au monde.


                • gogoRat gogoRat 4 décembre 2015 13:19

                  @Nycolas

                  Ok pour noter le témoignage d’un internaute (parmi combien d’autres) lorsque je lis :
                  ’Dans les faits je n’ai jamais rencontré de groupe humain sans figure d’autorité.’
                   ou lorsque je lis, avec respect, une conviction, interprétation ou vision de ce que peut signifier l’expression ’la nature humaine’.

                   
                   Il se trouve que, par contre, lorsqu’on souhaite respecter un raisonnement logique, un témoignage, voire même une infinité de témoignages ne suffisent pas pour démontrer une assertion. ( pour illustrer cela, disons par exemple : Une suite infinie de nombre non premiers n’est pas la preuve d’une inexistence de nombres premiers.
                   Lorsqu’on sait par ailleurs, que les logiciens ont démontré qu’accepter une seule proposition fausse permet de ’démontrer’ n’importe quelle autre proposition fausse ; on peut alors se faire une idée de la prudence, rigueur, honnêteté intellectuelle, nécessaires à toute prétention à la logique.
                   Cette présente intervention, ne se veut pas elle-même une démonstration, mais un apport à la réflexion collective : chaque lecteur pouvant corriger les éventuels bugs qu’il mettra éventuellement en évidence (cf acception anglaise du mot).
                  )
                   


                • Hervé Hum Hervé Hum 4 décembre 2015 14:01

                  @Nycolas

                  Je fais là un portrait volontairement simpliste de la situation, mais ce que je veux dire c’est qu’aucun contrat social n’est au-dessus de la nature humaine, qui finit invariablement par reprendre le dessus.

                  Un contrat social n’a pas pour but d’être au dessus de la nature humaine étant donnée qu’il est établit par cette même nature humaine. Il a pour but de permettre la cohésion sociale. Maintenant, reste à savoir quel est le contenu de ce contrat social.

                  C’est qu’il ne sera pas le même dans une monarchie ou dictature que dans une démocratie.

                  Mais aucune société ne peut survivre et encore moins se développer sans contrat social.

                  dans le système actuel et passé, occidental du moins, on peut écrire que la loi est la philosophie du plus fort et le droit, les concessions faites par celui-ci aux faibles en échange de leur soumission. L’histoire récente montre que ces concessions se sont faites crescendo, mais qu’elles ont atteint leur plafond au delà duquel ces concessions viennent tout simplement priver le fort de son avantage. Conséquence, tout est fait pour éliminer certaines concessions. C’est ici qu’intervient le plus l’internet.

                  Ensuite, si l’histoire montre la dominance et persistance du chef, c’est que l’histoire de l’humanité est faites de confits autour de la propriété, de la terre et des êtres. Or, la seule condition qui impose d’elle même la présence d’un chef, est l’état d’urgence et nulle autre. (dans le monde animal, l’état d’urgence est la règle, mais chez l’humain ? celui-ci ne tend t-il pas à en faire une exception ? ).

                  en fait, on peut résumer cela en quelques aphorismes

                  la nécessité du chef naît de la guerre ou menace de guerre et se meurt par la paix (ceci car l’état d’urgence ne permet pas la collégialité de la décision qui nécessite le temps du débat, de fait, on confie alors le pouvoir à un chef que l’on juge providentiel).

                  Que l’on peut compléter par cet aphorisme : le pire ennemi du chef est la paix et son meilleur allié la guerre ou menace de guerre. Pourquoi donc croyez vous que le capitalisme porte la concurrence comme la pierre philosophale du système économique ? Nécessité du chef qui ici se traduit par nécessité des riches !

                  Là, l’histoire ne montre que cela ! (dernier en date avec les attentats du 13/11) La difficulté sera pour vous de montrer que la généralité est contraire, car vous pourrez trouver l’exception, mais pas la règle.

                  Comprenez donc bien un détail, l’histoire dont vous avez connaissance est celle de la lutte quasi perpétuelle entre les humains pour l’appropriation de la terre et des êtres, donc, une histoire où la nécessité de chef est sollicité en permanence. Vous avez très peu de cas où la paix est telle qu’elle aboutit à la suppression du chef. on le note le plus souvent dans un cas types. Lorsqu’un empire est à son apogée et où il n’a plus d’ennemis déclarés. Dans ce cas, on peut surtout remarquer que cet empire sera poussé vers la chute de l’intérieur, c’est à dire, par ceux qui voudrons redynamiser la nécessité de chefs. Sauf bien entendu si un nouvel ennemi extérieur se présente, ce qui dans l’histoire de l’humanité n’a jamais manqué d’arriver à tous les empires. Dans ce dernier cas, lorsque le chef ne remplit plus son rôle de chef face à une menace identifiée , il est renversé et appelle à son remplacement par un chef qui remplira pleinement son rôle pour affronter cette menace. Il y a une pléthore d’exemples !

                  Ainsi donc, construire une société fondé sur des principes universellement admis est incompatible avec une société de domination et d’exploitation, car elle aboutirait à la paix universelle en lieu et place de la guerre perpétuelle. Où il subsisterait des chefs occasionnels pour répondre à une situation d’urgence, mais qui ne serait plus un état naturel, sinon exceptionnel.

                  La seule alternative pour réaliser cette société paisible, donc juste fondamentalement, est la responsabilité, définit comme la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui et non envers soi même car là réside la souveraineté, la seule qui soit inaliénable.

                  Hors cette alternative, l’humanité restera prisonnière de l’état d’urgence permanent dû à l’injustice sociale, dû à la propriété sur l’espace commun et le temps de vie des êtres.

                  je vous invite à lire ces trois articles pour une meilleure approche

                  droits, devoirs et responsabilité, droits, devoirs, responsabilité et nouveau paradigme et enfin, la révolution des citoyens responsables

                  Si vous devez les lire en diagonale, ne les lisez pas, car ils sont impossible à comprendre ainsi. Sauf si vous tenez à débiter des conneries.

                  Sinon, je serais content de lire votre critique !


                • aldous II aldous II 4 décembre 2015 12:45

                  big brother est La, malheureusement personne connais son visage puis il est totalement numérique nonobstant il existe. personne le controle personne le dirige, il ne pas religieux ni juif ni theoretician ni musulman il est visible mais éthéré, sensible est dans votre mémoire, réalité réel mais immatérielle il est en fait numérique. mais avec visage humain, voix humain, conscience, humaine comme pense et cognition. 


                  • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 2015 12:55

                    @aldous II



                    Big Brother, c NOUS.

                  • monsegu AGORA 22 décembre 2015 18:38

                    Mémolang : communiquer améliorer internet motivation : Lien solidaire :

                    Voyez le Lien « Mémolang » ci-après vers votre document de « Guillaume Cazeaux » intitulé « Bugs dans la Matrice ... », dans la page :
                    [ Cette Mémolang ’Survie’ promeut une attitude la plus participative/vertueuse au sens où vous pouvez l’entendre - voir le lien [dans une nouvelle Page Mémolang - dans votre nouvel onglet] :
                    Bon Noël et An Nouveau

                    • Serge ULESKI Serge ULESKI 27 décembre 2015 10:36

                      Merci pour ce partage.

                      Cdlt

                      Serge ULESKI

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