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Accueil du site > Tribune Libre > Faut-il supprimer les notes ?

Faut-il supprimer les notes ?

C'est la dernière mode dans l'éducation nationale, les notes n'ont plus la faveur des plus hautes autorités : il faut les suppimer au profit d'une évaluation des compétences de chaque élève : orthographe, correction de la langue, qualité de la présentation d'une copie, compréhension des énoncés...

Une idée "géniale" a donc été adoptée:la création d'un cahier d'évaluation propre à chaque élève : ce livret de compétence d'abord utilisé dans le primaire a été ensuite étendu au collège et au lycée ! On envisagerait de ne plus utiliser de note chiffrée mais de mettre en évidence les compétences de l'élève...

Pourquoi tout ce remue-ménage ? De tout temps de notes ont été attribuées aux élèves : elles leur permettent de se situer dans un niveau requis, tout diplôme étant sanctionné par des notes... Faut-il donc aussi supprimer les notes pour le brevet des collèges,pour le baccalauréat ? Quelles capacités va-t-on alors privilégier ? Il faut bien établir un niveau ! Comment faire sans noter ?

Tout cela relève d'une pédagogie qui se veut moderne,innovante : il ne faut surtout pas traumatiser les jeunes en les "stigmatisant" par des notes ! Il faut, ainsi éviter d'utiliser des notes "humiliantes" qui risquent de provoquer la déception, le désarroi...

Mais, enfin ! le milieu scolaire est fait aussi pour préparer les élèves aux difficultés de la vie, du monde du travail dans lequel il faut souvent se battre, lutter contre de nombreux obstacles ! De toutes façons la note est toujours accompagnée d'un commentaire détaillé qui la justifie : les défauts mais aussi les qualités sont soulignés !

Pourquoi vouloir gommer toutes les aspérités ? L'école, c'est avant tout un apprentissage de la vie ! Je soupçonne là encore les dérives de notre société qui privilégie l'enfant-roi, l'enfant centre de tous les intérêts.

Mais, justement qui ne voit ici que l'intérêt des jeunes, c'est aussi et surtout d'être réellement confrontés et habitués dès le plus jeune âge aux problèmes de la vie ?


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49 réactions à cet article    


  • bluerage 17 février 2012 19:41

    C’est sûr, à ce rythme là bientôt, pour ne pas stresser les élèves, on supprimera l’école, je pense d’ailleurs que c’est le plus simple tellement il y a d’abrutis qui veulent imposer des réformes utopiques ou inapplicables et inappliquées de toutes façons.


    • morice morice 18 février 2012 10:23

      un élève de CM2 en sait déjà plus que vous, visiblement, à vous lire débiter cette platitude, « bluerage ».


      « Vous ne vous êtes jamais retrouvé seul devant une classe de trente cinq élèves de seconde qui ne pensent qu’à bavarder, dormir, emmerder le prof, jouer avec leur portable, leur cul etc.

      Welcome to the real world ! »

      si vous êtes enseignant, posez vous plutôt la question de QUI LES ENDORT....


    • morice morice 18 février 2012 10:24

      Par bluerage (xxx.xxx.xxx.225) 17 février 19:14

      Eh ben, si après ça il reste encore des crétins pour dire que notre justice n’est pas laxiste...


      Bluerage, roi de la torgniole dans la tronche qui vient se plaindre que ses élèves dorment : pourquoi qu’il n’en distribue pas, le pauvre chéri, dans sa classe ?


    • rosemar rosemar 18 février 2012 10:59

      à morice,

      si les élèves dorment en classe, c’est peut -être pour tout autre chose ! Ils sont ,de nos jours sollicités par de multiples activités :portables ,jeux vidéos,médias, ordinateurs !
      Obtenir leur attention relève parfois de l’exploit ! 

    • Gontran Gontran 18 février 2012 12:45

      Moi je me sers d’un ordinateur au travail tous les jours. Pourquoi ce ne serait pas la même chose pour des élèves ?


      Les expériences menées dans ce sens au Royaume-Uni ou des les pays nordiques semblent porter leurs fruits. 

    • bluerage 18 février 2012 12:58

      Sacré Morice

      une caricature comme toi, c’est Coluche revisité par Courtemanche, d’ailleurs je te signale que je ne suis plus prof, depuis moins longtemps que toi, tu as cessé d’enseigner en 81 alors qu’est ce que tu connais des élèves d’aujourd’hui, rien, et comme tu ne sais rien il faut que tu l’ouvres...


    • rosemar rosemar 18 février 2012 13:56

      Oui gontran,

      je vous rassure ,les ordinateurs sont bien dans les établissements et pour les élèves aussi,ils vont d’ailleurs peut être un jour remplacer les profs qui sont critiqués de tous côtés:on verra bien le résultat:les copiés collés deviennent une habitude pour les élèves qui se précipitent sur internet...


    • non667 17 février 2012 22:26

       encore une réforme ! je rerereressort ma réaction toujours valable !

      les mauvaises méthodes/ réformes 68tardes ne sont pas des erreurs mais font parti d’un COMPLOT qui vise a démolir l’éducation nationale et au delà la nation /société française

      l’école de jules ferry avant 1966 (début des réformes) permettait l’instruction et l’ascension sociale sans discrimination sociale je peux en témoigner étant dans une école ou il y avait 50% d’enfant d’origine polonaise . Des siècles (depuis Charlemagne comme dit la chanson )d’expérience ont permis d’affiner les méthodes pédagogiques a l’école et une bande de trouduc n’ayant jamais enseigné (ou s’étant planqués dans l’inspection , la direction , le syndicalisme pour fuir les élèves ! )viendrait tout démolir et imposer leurs élucubrations !!!!!!!!

      les ministres , les inspecteurs ,la hiérarchie , les pédagogues institutionnels (genre philippe meirieu ) n’étant pas des imbéciles ces

      réformes aberrantes (math moderne ,méthode globale ,notation par lettre ., suppression des notes , suppression du bepc , contrôle continue ,suppression du bac si,si il en a été question . ..etc .... ) ne peuvent êtres des erreurs mais un complot destiné a démolir l’école de jules ferry .
      la méthode pour les imposer étaient staliniennes, sorties au printemps ,formation d’une demie journée en juin , applicables à la rentrée suivante . les manuels n’étant pas encore sortis ., toutes remarques /contestations publiques valait a l’auteur une dénonciation et une visite de l’inspecteur et un rapport assassin à la clef et une note ( si,si il n ’est pas question de la supprimer celle là ).proche du renvoi pour incompétence !

      preuve/motif de ce complot : la déclaration de cohn bendit sur les universitésen mai 68 (revue à la télé en 2008 ) en substance :" inutile de promouvoir a classe ouvrière dans l’enseignement supérieur ils deviendront les plus fidèles valets du capitalisme "
      dansun contexte de rivalité capitalisme / communisme russe pour les rouges /roses il fallait en 68 faire échouer la société française pro-capitaliste en sapant l’éducation nationale de l’école à l’université , en formant les élèves a la revendication (délégués élèves ,délégués parents ) (aujourd’hui et en 2002 envoyés dans la rue ! )
      pendant toutes ces années les syndicats gauchistes pourtant tout puissant dans l’éducation nationale ne se sont jamais opposé à ces réformes (silence radio sur toute la ligne .,donc complices )
      après la disparition du communisme le travail de sape continuant de la part du ps (acquis au fmi .....) le motif ne peut être que :

       maintenir dans l’ignorance /abrutir la vile populace pour la rendre plus docile et plus servile

       démolir la nation française au profit du mondialisme judéo-américain .

       démolir l’enseignement public pour le refiler au privé mondialo-capitaliste 
       volonté depuis toujours de la droite mais poursuivi après par la gauche insidieusement : (taper : autonomie des établissements 1983 ) autour de 1984 voulait sortir un projet ou les lycées auraient leurs bac propres répondant a un projet pédagogique spécifique avec recrutement /gestion des profs par le chef d’établissement ! etc... le ps = ok ; pc = 0 , il a fallu toute l’énergie des trotskistes infiltrés dans F.O. pour mettre en échec ce projet !
      mesurettes par mesurettes insidieusement la privatisation se prépare elles ne servent qu’à démolir l’e.n. et a diviser les enseignants .

       


      • morice morice 18 février 2012 10:35

        l’école de jules ferry avant 1966 (début des réformes) permettait l’instruction et l’ascension sociale sans discrimination sociale je peux en témoigner étant dans une école ou il y avait 50% d’enfant d’origine polonaise`


        elle ne touchait pas TOUTE LA POPULATION : les plus pauvres ne pouvaient toujours pas y aller. Le but de Ferry n’était pas d"éduquer, mais d’embrigader :

        Outre la volonté d’inculquer aux jeunes français un patriotisme fervent, Ferry avait également comme ambition de freiner la progression des idéessocialistes voire anarchistes, qu’il a eu l’occasion de combattre lors de la Commune de Paris. Ainsi lors d’un discours au conseil général des Vosges en1879, il déclara : « Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. [...] Si cet état de choses se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles ne se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes totalement opposés, inspirés peut-être d’un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 24 mai 1871. 

      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 18 février 2012 12:00

        Encore la théorie du complot ! C’est un leit-motiv simpliste à base d’affirmations insultantes et non motivées :

         «  maintenir dans l’ignorance /abrutir la vile populace pour la rendre plus docile et plus servile 
         démolir la nation française au profit du mondialisme judéo-américain .
         démolir l’enseignement public pour le refiler au privé mondialo-capitaliste  »

        Ne serait pas possible à NON667 de mener sereinement le débat ? 


      • non667 18 février 2012 14:55

        à j.j mourot

        Ne serait pas possible à NON667 de mener sereinement le débat ? 

        milles excuses , mais entendre la propagande du N.O.M sur toutes les tv ,radios ,presse à longueur de journée et d’année et la retrouver ici me fait sortir de mes gongs !

        et morice ? il est serein ? smiley

         smiley

      • easy easy 17 février 2012 23:52

        Eh beh, il ne sera pas passé grand monde ici.

        Sujet éculé ?
        Je ne le crois pas

        C’est plutôt qu’il oblige à un choix en Oui / Non qui pose des difficultés à tout le monde puisqu’aucun mainstream ne se dessine sur le sujet

        Je serais pour laisser les choses en l’état : note + commentaire.

        Et je noterais aussi sévèrement que la moyenne des profs.

        Par contre sur les commentaires, surtout pour les basses notes, je ferais de longs commentaires qui aideraient l’enfant à voir d’une part comment mieux s’y prendre et d’autre part qu’il n’est pas inintéressant pour autant.
        C’est-à-dire que dans bien des disciplines, je chercherais le moyen de poser une contre note établie selon un critère plus éthique ou esthétique par exemple.

        Une note selon un critère dur et une note selon un critère d’humanité.

        Je verrais bien qu’un cancre en math soit remarqué et sincèrement félicité pour ses pitreries en classe. Faire rire la classe en posant eu tableau que 2 x 4 = 10, je trouve que ça vaut le coup d’être vécu tant pour la classe que pour le clown. Il faut bien comprendre qu’un nul en math souffre de ne pouvoir se faire valoir. Si on ne lui offre pas sa minute, il perturbera constamment la classe sans rien produire de génial. Il faut qu’il sache qu’il dispose chaque jour de sa minute et qu’il s’y prépare pour pondre un bon gag.

        Et de dégager alors progressivement une classe-école du rire où l’on regrouperait les comiques en vue de les aider à faire carrière.

        Quant aux timides ou taiseux, j’irais également à valoriser publiquement leur discrétion. Là aussi pour les orienter vers une carrière où la discrétion est requise et il y en a.

        A ce sujet, il y a quelque chose que je n’aime pas du tout ce sont les pièces de théâtre de fin d’année où l’enfant se retrouve à jouer des rôles d’adulte, même dans du Molière. Je ne trouve pas du tout logique qu’un ado de 16 ans en soit à étudier des textes écrits par les gens plus âgés et encore moins des tragédies.


        • Gontran Gontran 18 février 2012 03:18

          La suppression de la notation ne permettrait pas de rendre la scolarité plus « confortable » pour les élèves, mais de commencer à sortir du modèle de Condorcet vieux de deux siècles qui est un vecteur d’inégalité et qui ne corresponds justement pas à la réalité de la vie.


          Quelques exemples : 

          Dans la vie, partager des informations et s’entraider, c’est collaborer. A l’école, c’est tricher.

          Un mauvais élève peut faire preuve d’étonnantes ressources quand il s’agit de diriger une équipe de foot par exemple. Utilisera-t-il un jour son talent naturel pour le leadership dans le cadre d’un emploi de manager par exemple ? Aura-t-il l’occasion de le développer dans le cadre d’études supérieures ? Si on en croit son niveau scolaire, certainement pas.


          Je vous conseille l’excellente conférence gesticulée de Franck Lepage de la Scop Le Pavé sur le sujet, on en ressort convaincu que le système scolaire est incroyablement injuste et archaïque, et qu’il établit un classement des élèves non sur leurs connaissances, leur intelligence ou leur rigueur, mais bien sur leur capacité à obéir aveuglément à toutes consignes mais quand elles n’ont pas de sens.


          • morice morice 18 février 2012 10:20

            EXACTEMENT, il faut combattre ces idées réactionnaires de notation : on en pâtit assez avec ce AAA par exemple : tout le monde constate que c’est IDIOT, mais personne ne fait le lien avec l’éducation !


            ce sont les mêmes qui, comme l’auteur vont CRITIQUER l’agence Moody et venir en même temps demander aux profs de mettre des AAA à leurs élèves : c’est d’un cynisme achevé !

          • rosemar rosemar 18 février 2012 10:47

            à morice :vous mélangez tout !! les agences de notation et le monde de l’enseignement

            Bien évidemment tout le monde dénonce ces agences qui notent les états ,ce qui entraîne des catastrophes économiques désastreuses sans commune mesure avec les notes des élèves...

          • Gontran Gontran 18 février 2012 11:55

            La notation participe bien souvent à entraîner des catastrophes individuelles, qui ne sont pas moins importantes que les catastrophes économiques.


            N’imaginez-vous pas qu’en évaluant la classe dans son ensemble, en incitant les bons élèves à aider les moins bons, le niveau moyen ne serait pas plus élevé ?

          • rosemar rosemar 18 février 2012 15:02

            à gontran,

            évaluer une classe dans son ensemble,on le fait :si la participation est intéressante ,on le signale mais il n’empêche qu’une classe est constituée d’un ensemble d’individus qu’il faut accompagner,faire progresser :la note participe aussi de cet aspect essentiel:la progression ou parfois ...ou la régression,on note aussi et surtout le travail des élèves,leur investissement personnel et c’est important !

          • Fergus Fergus 18 février 2012 08:14

            Bonjour à tous.

            Le cahier de compétences est directement calqué de ce qui existe dans certaines entreprises, en rapport avec les entretiens d’évaluation. Bref, un truc qui fonctionne plutôt mal, voire très mal dans de nomrbeuses boîtes.

            Je crois qu’il faut en rester sur un système de notation, mais en obligeant les professeurs à expliquer en quelques mots cette note. J’ajoute que ce sont moins les notes qui traumatisent les enfants que les commentaires ou l’attitude des enseignants.

            A noter en passant que le remplacement des notes par un code couleur, comme cela se pratique ici et là, n’a aucun sens, chaque couleur étant très vite ressentie par les élèves comme l’équivalent d’une note, de la meilleure à la plus mauvaise.

            En réalité, le problème de l’éducation n’est pas dans les notes, mais dans la pédagogie et les effectifs. Les urgences : rouvrir les IUFM (ou équivalent pédagogique) et renforcer les Rased !


            • pissefroid pissefroid 18 février 2012 11:59

              D’accord avec vous fergus !

              De plus j’ajoute que que l’effort le plus important est à apporter à l’enseignement maternel/primaire pour que l’enfant sache lire et écrire à la sortie du premier cycle.

              C’est un problème de moyen (quantitatif et qualitatif) au niveau des écoles maternelles et primaires. 


            • rosemar rosemar 18 février 2012 12:17

              Oui pissefroid

              il faut mettre des moyens au début de l’apprentissage:c’est fondamental !
              Bonne journée !

            • Arnes Arnes 18 février 2012 08:59

              Ou alors, utiliser les notes pour évaluer les profs : si au bout d’un trimestre, les notes ne s’améliorent pas, c’est que le prof a un problème.


              C’est ce que j’expliquais à mes enfants lorsque j’avais décidé de ne pas surveiller leurs devoirs : s’ils ne savaient pas les faire, c’était soit qu’ils n’avaient pas été assez attentifs en classe soit que le prof avait mal expliqué et il leur fallait demander plus d’explication. 
              Ils ont très bien réussi leurs études (mes enfants, pas les profs !)

              • rosemar rosemar 18 février 2012 10:53

                Vous ignorez apparemment les réalités de l’enseignement:les professeurs sont notés tous les ans par le chef d’établissement(note administrative),ils sont également notés par des inspecteurs de la discipline tous les 5 à 6 ans...(note pédagogique)


                Bonne journée Arnes !


              • morice morice 18 février 2012 10:17

                « C’est la dernière mode dans l’éducation nationale, »


                ah ouais ? En collège, en 1980, on en mettait déjà plus systématiquement : ça a toujours été laissé libre d’appréciation chez l’enseignant.

                Croire que la note est OBLIGATOIRE est une hérésie pédagogique, ne favorise que les meilleurs élèves et stigmatise les moins bons : or le but de la pédagogie est d’élever le maximum d’individus pour rejoindre les bons. En somme ; le but prioritaire de l’enseignant est de se pencher vers les MAUVAIS élèves : votre SYSTEME préféré en est TOUT l’INVERSE. 

                Pour écrire vos bêtises, vous devez ne jamais avoir enseigné : tout enseignant digne de ce nom connaît le relativisme aberrant de la notation.

                PS : On parle depuis plus de 40 ans d’évaluation et non de notation !

                Revenez aux tabliers, à l’encre bleue et aux coups de règle si ça vous chante, mais de grâce, ne venez pas nous ressortir un serpent de mer pareil.

                « Une idée »géniale« a donc été adoptée:la création d’un cahier d’évaluation propre à chaque élève »

                franchement, vous n’y connaissez rien :

                « 
                Contrôle et auto-correction : les fiches auto-correctrices (1932)

                Le contrôle est assuré par la comparaison entre le plan individuel de travail avec le plan exécuté, par l’auto-contrôle (fiches auto-correctrices), par l’attribution d’une note appréciative de la discipline, de la propreté et de la vie communautaire, enfin par la délivrance de « brevets » concernant les travaux pratiques réalisés par l’élève. »


                Célestin Freinet, qui est l’une des meilleures solutions pédagogiques (avec sa dissidence Oury et son " quoi de neuf », laissant place à l’évolution PERSONNELLE de chaque élève l’a créé il y a 80 ans maintenant : en somme, vous venez nous parler pédagogie, mais avec presque 100 ans de retard....

                • rosemar rosemar 18 février 2012 11:29

                  à morice

                  la note n’est pas du tout discriminante:elle permet à l’élève ,aussi , de savoir quels progrès il doit accomplir,puisqu’elle est accompagnée de commentaires précis !
                  Evidemment ,si l’élève ou les parents d’élèves ne voient que la note et ne lisent pas le reste,ily a un problème..Vous - même apparemment ,vous ne voyez que la note...
                  Par ailleurs ,quelle solution proposez -vous pour le baccalauréat,afin d’évaluer les candidats ?Qui aura le bac,en fonction de quels critères ?
                  La critique est aisée ...
                  Connaître l’enseignement, c’est avant tout le pratiquer ,morice !
                  Bonne journée !


                • Gontran Gontran 18 février 2012 11:48

                  Les enseignants vous expliqueront toujours qu’ils savent mieux que tout le monde comment enseigner, mais c’est faux, bien sur, sinon l’école n’irait pas aussi mal.


                  Il y a une différence entre suivre une formation puis pratiquer l’enseignement, et étudier la pédagogie, la psychologie, faire des expériences, des études et en publier les conclusions dans des livres. 

                  C’est d’une mauvaise foi affligeante de nier la pertinence et l’utilité de la recherche pour justifier ses idées.

                  Je suis surveillant et au contact des élèves quotidiennement aussi, et je ne fais pas du tout les mêmes conclusions que vous sur la façons d’enseigner pratiquée aujourd’hui.

                • rosemar rosemar 18 février 2012 12:03

                  à gontran,

                  la critique est utile mais il faut la justifier !Que proposez -vous ?Si on supprime les notes comment évaluer le baccalauréat ?
                  Si l’école va mal,d’après vous,c’est la faute des enseignants ?L’explication est ,pour le moins simpliste ! On a encore tendance à rejeter la responsabilité de tous les maux de la société sur les profs:c’est plus facile... L’école n’est que le reflet d’un monde qui rencontre de multiples difficultés:chômage,précarité,milieux sociaux défavorisés....

                • Gontran Gontran 18 février 2012 12:21

                  Je pense que le baccalauréat est une tyrannie contre l’ascension sociale et le développement du savoir, et je pense qu’il faut le supprimer, purement et simplement. Je ne vois aucune bonne raison d’interdire l’accès au savoir.


                  Le système scolaire favorise largement les élèves issus de milieux aisés et pénalisent fortement ceux qui ne rentrent pas dans le moule, quelque soit leur compétence ou leur intelligence. Le bac est le triage ultime entre ceux qui auront accès au savoir, le vrai, et ceux qui devront rester dans l’ignorance. 

                  Si on compare la proportion de fils d’immigrés et d’ouvriers ayant accès aux études supérieurs à celles d’enfants de familles plus aisées, on voit bien qu’il y a un soucis.


                  Qu’est ce qu’on peut imaginer comme solutions ?
                  Plutôt que de donner des notes individuelles, évaluer la classe en tant que groupe. Faire en sorte que les élèves ayant déjà intégrés un savoir aident ceux qui ne l’ont pas encore fait. Privilégier le projet collectif au travail individuel. Concentrer l’attention du professeur sur les élèves qui ont le plus de difficultés.
                  J’imagine que de nombreux livres ont été écrits sur le sujet et que vous n’aurez pas de mal à en trouver.

                  Le niveau moyen serait relevé, et les élèves seraient bien mieux préparés à la réalité de la vie, ou le travail en équipe prime bien souvent. 

                • Gontran Gontran 18 février 2012 12:25

                  Ah oui et je ne dis pas que les enseignants portent la responsabilité de tout ce qui ne va pas dans l’école. Je dis simplement que si l’expérience sur le terrain permettait, comme vous le dites, d’être le mieux placé pour juger des méthodes d’enseignement qui fonctionnent le mieux, alors je ne vois pas comment autant d’élèves seraient laissés sur le carreau.


                  Des gens étudient ça et peut-être devriez-vous vous intéresser à leur travail plutôt que de nier qu’il y a de gros changements à faire dans les méthodes d’enseignements si on veut moderniser le système scolaire. 

                • rosemar rosemar 18 février 2012 13:31

                  Ben voyons ,Gontran,

                  Si on supprime le bac ,que fait on des élèves après ?Tous à l’université ?autant dire au casse pipe:les élèves qui ne peuvent pas suivre seront vite dépassés..
                  De toute façon,il est vrai que le bac a déjà perdu de sa valeur,les exigences étant chaque année revues à la baisse ..

                • Gontran Gontran 18 février 2012 14:59

                  Pas tous, seulement ceux qui le désirent.


                  Bien sur, une suppression du baccalauréat s’accompagnerait obligatoirement d’une réforme profonde du parcours scolaire et des objectifs à atteindre avant l’entrée dans un cycle d’étude supérieures.

                • rosemar rosemar 18 février 2012 15:06

                  à gontran,

                  seulement ceux qui le désirent ? il y a une différence fondamentale entre« désirer » et « avoir les capacités » !

                • rosemar rosemar 18 février 2012 15:33

                  Gontran,

                  ce que vous ne voyez pas ,c’est que les réformes de « modernisation » comme vous dites se succèdent et qu’elles n’ont pas résolu le problèmes loin de là:réformes des programmes revus à la baisse,réforme du baccalauréat,suppression de l’année de stages pour les nouveaux enseignants etc. Votre point de vue:les profs sont responsables de l’échec scolaire parce q"u’ils sont incapables de s’adapter mais ils ne font que suivre des directives qui viennent d’en haut...
                  Bonne journée !

                • morice morice 18 février 2012 10:30

                  les mauvaises méthodes/ réformes 68tardes ne sont pas des erreurs mais font parti d’un COMPLOT qui vise a démolir l’éducation nationale et au delà la nation /société française


                  le coup de Sarkozy sur 2007, on a déjà donné, merci..

                  le « laxisme » de mai 68, ou la TRIQUE qui sévit encore....

                  • rosemar rosemar 18 février 2012 11:30

                    Allons bon !voilà la théorie du complot qui ressort !


                  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 18 février 2012 12:16

                    Il y a quelque temps, on distinguait la notation « formative » et la notation « évaluative ». La première avait pour but d’aider l’élève à s’améliorer, le seconde à le situer sur une échelle de valeurs. Les militants pédagogiques prônaient la première, la plupart des enseignants et l’Administration aimaient le confort de la seconde.


                    Depuis, en Primaire, tout au moins, on a mis sur pied un système d’évaluation complexe qui relève plus de la première conception que de la seconde. Mais il demande de bien connaitre les élèves et de bien concevoir les épreuves et critères d’évaluation.

                    Certains (y compris sur ce fil) se demandent pourquoi des évaluations individuelles alors qu’on prône le travail en équipe. Réponse : parce qu’il faut sélectionner une élite. Tout le monde va à l’école, tout le monde (ou presque) a le bac, mais tout le monde ne trouvera pas du travail et encore moins de bonnes places. Alors, il faut trier. La note est un moyen confortable de tri. Je l’ai pratiqué sous différentes formes tout au long de ma carrière. Je ne pense pas que ce soit la panacée. C’est seulement confortable pour les enseignants : la note a l’air tellement objective ! 



                    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 18 février 2012 12:32

                      Petit rectificatif à mon message :


                      On parlait autrefois d’« évaluation formative » et d’« évaluation normative »

                    • easy easy 18 février 2012 12:23

                      Au fil des commentaires, je crois discerner la possibilité d’un concept que je vais poser de façon la plus explicite possible.

                      Posons que Ferry ait cherché à standardiser les esprits et à les standardiser selon sa vision politique. Posons qu’il y ait fait ça après avoir constaté que l’église qui avait jusque là un fort monopole de l’embrigadement en sa faveur devait être remplacée en ce rôle et pour embrigader les enfants vers une autre église dite laïque.

                      Quoi ? « une autre église dite laïque » ? M’enfin la laïcité n’est pas une église !
                      C’est ce que j’aurais protesté dans ma jeunesse. Mais aujourd’hui, après avoir observé en quoi consiste la laïcité une fois prise en main et utilisée, je n’en protesterais plus. (je trouve que même la « non violence » posée par Gandhi, a évolué, par lui, en église)

                      Eglise ou pas église, la laïcité ferryste aura en tous cas réquisitionné tous les enfants en les forçant à une grammaire de communication fortement cataphatique où une chose doit être ou ne pas être. Et dans son concept, de même qu’il était prévu que sur un coup de sifflet il serait possible de mobiliser les hommes dans des tranchées quitte à en faire des assassins ou des charpies, il était prévu que les scolarisés allaient trouver bonnes places dans le système industriel en plein essor

                      Ce système industriel serait aujourd’hui satisfaisant, pourquoi changer quoi que de soit à l’école ferryste

                      Or il n’est pas satisfaisant.
                      Alors l’école de Ferry doit être discutée.

                      Je propose de commencer à considérer que nous devrions partir de l’école ferryste telle qu’elle est et accepter d’y ouvrir des classes traitant de disciplines surgies de la rue, disons du naturel culturel actuel.
                      Exemple : trois profs remarquent qu’il y a des élèves rêveurs. On vérifie s’il n’y en a pas 20 et on ouvre alors une classe où l’on étudiera la rêverie (quasiment sans se soucier de débouchés ou alors en remarquant que bien d’ex-rêveurs ont tout de même fait leur trou dans la société)

                      Idem pour les poètes, pour les comiques, pour les bavards, pour les virtuoses du clavier, pour les bagarreurs, etc.

                      En somme, aucun des défauts qu’on reproche jusque là aux enfants ne sera plus péjoré mais au contraire valorisé.

                      Qu’est-ce que ça donnera du point de vue de leurs débouchés à ces enfants formés aux nouvelles disciplines ? Je n’en sais rien mais d’une part la situation actuelle n’offre aucune garantie de débouché aux enfants formés à la rigidité Ferryste, d’autre part j’ai l’impression que les disciplines nées de la rue tel le foot, le Net, la fringue, le graph, la chanson, la politique, la tchatche, se taillent déjà un espace considérable que le Ferrysme n’avait pas prévu. et encore moins pris en compte.


                      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 18 février 2012 12:35

                        Ce ne serait déjà pas mal si l’on prenait un peu plus en compte le travail manuel !


                      • easy easy 18 février 2012 12:54

                        Oh oui, et ce n’est pas le manuel que je suis qui dira le contraire !


                      • gordon71 gordon71 18 février 2012 18:22

                        bonjour easy toujours posé et pertinent un régal


                        jules ferry a été impressionné par les soulèvements populaires et les révoltes il voulait faire cesser « le cycle des révolutions » et préserver, l’ordre social et ce qu’on appellerait aujourd hui l’outil de production.

                        pour celà il prolonge l’oeuvre révolutionnaire initiée par « le chapelier »

                        en détruisant les « corporations » qui représentaient un aristocratie des métiers et des savoirs, il a voulu démocratiser la formation en la confiant à l’état,
                         le mépris actuel pour les métiers « manuels » vient essentiellement de là, selon moi

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