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Accueil du site > Tribune Libre > Les éclopés de la viande

Les éclopés de la viande

"Quand nous tuons les animaux pour les manger, ce sont eux qui finissent par nous tuer car leur viande (…) n’a jamais été destinée à l’être humain", estimait le Dr William C. Roberts, rédacteur en chef de l’American Journal of Cardiology.

Une étude britannique de 1986 a en effet démontré que sur une vie entière, les végétariens coûtaient aux services de santé environ cinq fois moins, en termes de coûts de traitements, que les consommateurs de viande.

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Surcharge pondérale du modèle nord-américain

C'est probablement la qualité de son régime végétarien qui fit de Christian Mortensen (16 août 1882 - 25 avril 1998), Américano-danois, un super centenaire et le doyen de l'humanité de 1994 à 1998, mort à l’âge de 115 ans et 252 jours. Reprenant bien des statistiques, John Robbins confirme dans son ouvrage The Food Revolution que les végéta*iens vivraient en moyenne 6 à 10 ans de plus que le reste de la population.

L'activité physique, une vie sage, calme et "heureuse", le renoncement au tabac, l'usage très modéré de l'alcool et du café, sont autant d'agents qui jouent un rôle essentiel en faveur de la santé et de la longévité, mais une alimentation sans viande est clairement le facteur prééminent contribuant à réduire le taux de morbidité et de mortalité de plusieurs maladies dégénératives chroniques.

D'innombrables études médicales prouvent que le régime végétarien, et mieux végétalien, diminue les risques de développer un panel de pathologies.

L'addiction à une nutrition carnée expose avant tout au risque de l'hypercholestérolémie, trouble métabolique redouté puisqu'il favorise l'athérosclérose, donc les troubles cardiovasculaires et leur redoutable cortège de maladies coronariennes : hypertension artérielle, infarctus du myocarde, angine de poitrine (diminution du débit sanguin dans une artère coronaire), accident vasculaire cérébral (AVC) lié à une thrombose (artère bouchée)... Toutes ces maladies sont généralement causées par une dégradation de la circulation sanguine au niveau des artères coronaires responsables de l'irrigation du cœur. On peut y associer l'artérite des jambes. Lorsque ces manifestations sont dépistées ou pire se sont déclarées, il est souvent bien tard pour rejoindre un régime diététique visant à réduire la consommation de lipides (notamment les graisses d'origine animale, dites acides gras saturés), dont le cholestérol, surtout chez la personne en surcharge pondérale. Les maladies cardio-vasculaires tuent quelque 180.000 Français par an, 17 millions de personnes entre l'Europe et les États-Unis, ce qui en fait le premier motif de mortalité du pays selon les années. Juste après le cancer, il s'agit de la deuxième cause de décès chez l'homme et la première cause chez la femme. L'OMS les évalue à un tiers des décès dans le monde ! Un omnivore d’âge moyen a trois fois plus de risques de mourir d’une maladie cardiovasculaire qu’un végétarien.

Un autre aspect néfaste, plus spécialement lié à la viande rouge, sont les effets de la carnitine qui ont été récemment révélés et publiés par des chercheurs de la Cleveland Clinic. La carnitine est cette molécule comprise en grande quantité dans la viande rouge et par ailleurs utilisée dans certaines boissons énergisantes et maints compléments alimentaires. Ces recherches ont prouvé qu'une bactérie vivant dans notre tube digestif transformait cette carnitine en oxyde de triméthylamine, un composé organique qui modifie le taux de cholestérol dans le corps. Cette modification est source de durcissement et d'obstruction des artères, soit d'athérosclérose.

Avec l'avènement d'une cancérogenèse environnementale et alimentaire, le grand magasin des cancers propose maintenant un choix incomparable et dont les anciens "gastronomes" seraient jaloux ! On vit peut-être plus longtemps, mais à quel prix ! Et comme toute cette débauche de l'emprise chimique sur la nature, l'agriculture et l'agro-alimentaire ne date que de quelques décennies, que dire des maux qui adviendront au détriment des générations futures. Une hécatombe cancéreuse en perspective. Le système de la sécurité sociale, dont se prévalent nos pays momentanément nantis, ayant peu de chance de se maintenir à long terme, ce sera le grand retour de la douleur, non plus conférée par les vieilles épidémies d'antan, mais par les excès de la science et du productivisme au service du consumérisme. Ainsi, la viande, surtout la rouge, et notamment celle préparée, ou traitée (fumée, salée), ne sont pas en reste comme vecteur de cancers, avec la "valeur ajoutée" de toutes les saloperies d'élevage, de transformation et de conservation qu'elle véhicule. Au-delà de 500 gr par semaine, la nutrition carnée sous toutes ses formes équivaut à un véritable et lent suicide. La plupart des consommateurs en sont conscients, mais ils sont accrocs. Le danger est connu, reconnu mais les lobbies en place s'opposent à une campagne préventive, voire offensive, à l'image de celle qui fut si salutaire pour marginaliser le tabac. Le boucher-charcutier est un véritable dealer de substances toxiques, avec une circonstance aggravante pour le secteur de la charcuterie aux conservateurs ajoutés. Jambon, bacon, salami, saucisson, pâtés agissent tels des poisons, hélas estimés délicieux pour beaucoup de gourmets.

Le cancer du gros intestin, nommé colorectal parce qu'il touche le côlon et le rectum, est celui qu'a toutes les chances de gagner le mangeur de viande. Tout le monde le sait. Des estimations récentes ont conclu qu’en changeant de mode d'alimentation, près de 70 % des cancers colorectaux pourraient être évités dans les pays occidentaux. Mais les cancéreux volontaires s'obstinent à faire la queue au rayon de la boucherie-charcuterie.

Au cancer du côlon directement induit par l'alimentation carnée, il convient d'ajouter les cancers générés par une masse graisseuse corporelle trop importante que sont ceux du pancréas, de l'œsophage, du poumon, de l'endomètre (utérus), voire même des liens avec les cancers du sein, du rein et des ovaires. Quant aux aliments grillés et fumés d'origine animale, ainsi que la viande cuite au barbecue, on sait depuis très longtemps qu'ils sont un haut risque de développement du cancer de l'estomac parce que riches de ces substances potentiellement cancérogènes que sont les hydrocarbures aromatiques polycycliques. L'addiction aux viandes préparées serait, quant à elle, liée à une augmentation du risque de cancer de l'œsophage, du poumon, de l'estomac et de la prostate.

Toutes les études disponibles permettent de conclure que la principale cause de l'ostéoporose est aujourd'hui une alimentation trop riche en protéines (viande, œufs et produits laitiers). L'excès de protéines oblige le foie puis les reins à fournir un effort supplémentaire qui entraîne l'élimination des minéraux tels que le calcium. Les taux d'ostéoporose et de fractures sont d'ailleurs faibles parmi les populations qui consomment peu ou pas de produits laitiers ou de protéines animales et très nettement plus élevés aux États-Unis et dans les pays scandinaves, grands consommateurs de produits laitiers, que dans certains pays asiatiques, par exemple, qui en consomment peu.

L'asthme est également associé à une consommation élevée de viande qui en augmenterait le risque d'environ 20%. C'est l'apport trop faible en antioxydants qui est incriminé. Une contribution trop importante en acides gras oméga-6 et en acides gras saturés se fait au détriment des oméga-3 dont l'activité anti-inflammatoire est bien documentée. Une consommation élevée de végétaux diminue donc les symptômes asthmatiques.

Si vous êtes atteint d’arthrite, il convient de limiter ou d'éliminer la viande en raison de son apport élevé en fer qui contribue à oxyder les articulations, ainsi que la charcuterie qui contient des nitrites liées aux processus de salaison et de fumaison. Viande et charcuterie contiennent aussi de l’acide arachidonique qui augmente l’inflammation.

Contrairement à l'idée répandue, ce n'est pas un excès de sucres qui peut provoquer le diabète, mais un excès de gras. C'est pourquoi le rôle diabétogène de la viande rouge est avéré. Lorsqu'on augmente sa consommation de viande rouge d'une demi-portion par rapport aux quatre années précédentes, le risque de développer un diabète type 2 au cours des quatre années suivantes augmente de 48 %. Est-ce clair ? À l'inverse, ceux qui baissent ou suppriment leur consommation de viande rouge sur un laps de quatre ans ont un risque ultérieur de diabète diminué de 14 % au minimum.

L'obésité, ou plutôt les obésités, qui concourent à une augmentation de la masse adipeuse sont des maladies multifactorielles considérées actuellement et par métaphore comme une pandémie. Outre les facteurs d'ordre génétique (70 % des obèses ont un parent qui l'est aussi) et psychologique (détresse, stress), le facteur alimentaire se traduit par un excès d'apport calorique, notamment issu d'aliments gras et sucrés associé à des troubles du comportement alimentaire (grignotages, compulsions alimentaires pour certains aliments, boulimie) et à une franche insuffisance des dépenses énergétiques quotidiennes résultant d'une sédentarité excessive. La consommation de viande est logiquement liée à la prise de poids en raison de sa capacité énergétique (densité calorique) et sa teneur en matières grasses. Des expériences à long terme nous enseignent qu'une augmentation de la consommation de viande de 250 g / j (par exemple, un steak à environ 450 kcal) conduit à un gain de poids supérieur à 2 kg après 5 années, et ainsi de suite au fil des jours.

Parmi les innombrables dangers de la viande figurent ceux collatéraux résultant des dérives et malversations du conditionnement de celle-ci, avec, par exemple la viande dite enrichie. Il s’agit en fait, sous couvert d’offrir des morceaux plus goûteux, de traiter la viande avant emballage en la passant dans un bain d’eau, de sel et de phosphate de sodium, mélange qui en augmente artificiellement le poids. Le consommateur, sans le savoir, achète un produit constitué pour au moins un dixième d’eau salée. Voilà qui est catastrophique pour les risques de surcharge pondérale. Les papilles gustatives de l’homme appréciant l’arôme du sel, on lui en donne à satiété. Le gaz possède deux énormes avantages. D’abord, il allonge considérablement l’espérance de vie du morceau de bidoche, lequel peut rester jusqu’à deux semaines en rayon alors qu’une entrecôte non traitée voit sa date limite de consommation dépassée après quatre à cinq jours. Ensuite, au contact de la viande, le gaz déclenche une réaction chimique ; il attise et fixe la couleur du morceau qui garde sa teinte rouge vif, appréciée des consommateurs.

Face à une surpopulation de personnes "globèses" et à la montée vertigineuse de l'obésité infantile, certaines villes nord-américaines comme Los Angeles ont voté une mesure qui consiste à instaurer un jour sans viande, en l’occurrence le lundi. Le développement de l'obésité peut être interprété comme un signe de décadence d'une société. Lors d'une conférence à l'Université de Caroline du Sud en 2006, un responsable fédéral en matière de santé compara l'obésité avec un terrorisme de l'intérieur, s'interrogeant ainsi sur l'avenir des Nord-Américains : "D'où viendront nos soldats, nos marins, nos aviateurs ? D'où viendront nos policiers, nos pompiers ?"

Par ailleurs, une consommation excessive de viande et d'abats est fortement associée à l'accumulation d'acide urique et à l'apparition de la goutte.

Certains chercheurs ont obtenu des résultats positifs en traitant des maladies du cœur de certains patients avec un régime végétalien très strict, lequel peut s'avérer donc curatif.

L'alimentation carnée, tout particulièrement la viande rouge, est aussi très impliquée dans la Maladie d'Alzheimer. La hausse du nombre de cas développant la Maladie d'Alzheimer correspond à une hausse identique de la consommation de viande dans le monde.

Les similitudes de symptômes (notamment la démence) et des causes des pathologies graves que sont la Maladie de Creutzfeld-Jakob (équivalent humain de l'encéphalopathie spongiforme bovine) et celle d'Alzheimer tendent à démontrer que la grande consommation de viande favoriserait le développement de cette dernière. Il s'agit en effet de deux maladies neurodégénératives caractérisées par l'accumulation d'agrégats de protéines et formant des dégénérescences au niveau cérébral.

Une étude de l'American Society for nutrition à propos de populations d'Amérique latine, d'Inde et de Chine conclut que la consommation de viande s'est avérée plus élevée chez ceux dont on a diagnostiqué un cas de démence. Ce faisant, les populations indiennes pratiquant depuis toujours le végétarisme présentent un moindre taux de malades atteints par la Maladie d'Alzheimer, lequel est d'ailleurs le plus faible répertorié sur la planète.

La viande rouge doit sa couleur à la myoglobine, une protéine animale capable de lier et de transporter l'oxygène grâce à son cœur en fer. Sur le long terme, ce métal pourrait s'accumuler et engendrer en fin de vie la Maladie d'Alzheimer. Ce fer s’accumule dans les régions du cerveau d’abord concernées par la maladie d’Alzheimer et constituerait l’une des causes de la neurodégénérescence. C'est ainsi que sur des scanners de malades d’Alzheimer, les chercheurs ont constaté que l’accumulation de fer dans le cerveau est liée à des lésions tissulaires chez les personnes souffrant de cette maladie.

L'homme est un mammifère herbivore... qui a toujours mangé de la viande et qui ferait mieux de ne plus en manger !

Culture et nature ne font pas toujours bon ménage, il est même rare de constater entre-elles un quelconque rapport symbiotique. Si le hiatus est souvent si grand, voire abyssal, c'est que les cultures, exception faite de celles des peuples Premiers, ne sont pas en phase avec l'ordre naturel des choses mais chargées de traditions religieuses, de croyances, de phobies collectives et autres vieux démons hérités de l'obscurantisme, de conventions, de plaisirs et de revendications aussi, voire de raffinements pas toujours très clairs, toutes connotations sujettes à cautions et devenues aussi lourdes qu'historiques. Les mœurs de nos civilisations n'ont que rarement à voir avec les règles de notre fonctionnement biologique, individuel ou collectif.

"Vous mettez un bébé dans son lit avec une pomme et un lapin. S'il mange le lapin et joue avec la pomme, je vous achète une nouvelle voiture ", argumentait Harvey Diamond, auteur d'un célèbre régime d'hygiène alimentaire

"Que ta nourriture soit ta médecine ", nous enseigna Hippocrate.

Dans un monde qui change, il est temps d'entrer en transition alimentaire.

http://www.all-apologies.org/


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93 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 13 décembre 2013 11:11

    « Quand nous tuons les animaux pour les manger, ce sont eux qui finissent par nous tuer... »


    - Bonjour docteur, je voudrais vivre jusqu’à cent carats, qu’est-ce que je dois faire ?
    - Bonjour, patient. Pétunez-vous ?
    - Ca va pas la tête ?
    - Consommez-vous des boissons distillées et/ou fermentées ?
    - Je suis pas alcoolo ! Non mais !
    - Seriez-vous un adepte de la bonne chair ?
    - Je suis végétalien bio, moi monsieur...
    - Les p’tites femmes ?
    - Pour me faire plomber, non merci !
    - Alors, peut-être pourriez-vous me dire pourquoi vous tenez vivre jusqu’à cent ans ?

    • imprécateur 13 décembre 2013 12:51

      La variante :
      -« en appliquant toutes ces règles de vie , vous ne vivrez pas plus vieux, mais ça vous paraîtra beaucoup plus long !!! »


    • César Castique César Castique 13 décembre 2013 18:41

      Très bien vu, et cela m’inspire un aphorisme qui ne fera pas date, mais qui le mériterait bien :


      S’ennuyer, c’est vivre plus longtemps.

    • Abou Antoun Abou Antoun 13 décembre 2013 18:50

      Salut à tous les deux,
      Vous êtes vraiment excellents, bravo.


    • La mouche du coche La mouche du coche 13 décembre 2013 20:16

      @ Cesar,


      « S’ennuyer, c’est vivre plus longtemps. »

      Les allemands disent pour s’ennuyer « 
      langweilig » ce qui mot à mot veut dire « le temps long »

    • Mowgli 14 décembre 2013 04:03

      Et voici l’équivalent russe (paraît-il, je n’ai pas été vérifier).

      C’est le gars qui va chez le toubib pour la première fois de sa vie. Il n’a jamais eu un pet de travers, il se porte comme un charme, mais on lui a dit qu’il fallait se faire faire un bilan santé au moins deux fois l’an. Alors il y va.

      — Oh la la, mon pauvre ami, il va falloir vous prendre en main, et sérieusement ! D’abord, arrêter de picoler, tout de suite !

      — Docteur, je n’ai jamais touché à la boisson, même pas un verre de kvass (nous sommes en Russie, n’oubliez pas)

      — Ah ? Ah bon... mais alors, arrêtez de fumer !

      — Docteur, je n’ai jamais fumé de ma vie.

      — Ah ? Ah bon... mais alors, plus de viande rouge !

      — Docteur, je suis végétarien. Je l’ai toujours été.

      — Ah ? Ah bon... et... vous aimez les pommes de terre ?

      — Ah, docteur, j’adore ça !

      — Alors, plus de pomme de terre !


    • Sarah 13 décembre 2013 11:15

      « Contrairement à l’idée répandue, ce n’est pas un excès de sucres qui peut provoquer le diabète... » C’est pourtant ce qui nous est dit sans cesse ; pourriez-vous développer ?

      Vous avez écrit : « ...de traiter la viande avant emballage en la passant dans un bain d’eau, de sel et de phosphate de sodium, mélange qui en augmente artificiellement le poids. » et juste après : « Le gaz possède deux énormes avantages. » Ici, je met un trait dans la marge avec un «  ? » sur votre copie. Pourriez-vous expliquer ?


      • Croa Croa 13 décembre 2013 23:24

        Il ne peut pas développer parce que c’est faux : Le sucre consommé en excès est certainement la première cause du diabète moderne ; ( L’excès de viandes cause d’autres désordres. )

        Bref, pour avoir un cul comme sur la photo, il faut manger beaucoup de Big Mac certes, mais aussi boire du Coca Cola.

         *****************
         smiley Elles sont drôlement solides les chaises américaines !  smiley


      • Robert GIL ROBERT GIL 13 décembre 2013 11:33

        Il est grand temps de prendre en compte le problème de la surconsommation de viande et d’y apporter le remède adéquat, qui serait toute une éducation et une campagne intensive de communication afin de changer d’habitudes alimentaires. Il est grand temps de faire comprendre aux populations l’inutilité de consommer autant de viande, et de revenir à une nourriture plus saine, issue de l’agriculture biologique. Il est grand temps de redistribuer les terres et d’augmenter considérablement les surfaces cultivées par la multiplication des petites exploitations locales et régionales, et non pas en laissant d’immenses surfaces de champs cultivés dans les mains des multinationales agroalimentaires. Ce qui réduirait le coût du transport, faciliterait les rapports sociaux entre populations urbaines et rurales, diminuerait considérablement la pollution du fait d’une régionalisation de la production et créerait beaucoup d’emplois..............

        voir : MANGER DE LA VIANDE A EN MOURRIR


        • tf1Groupie 13 décembre 2013 14:12

          Yaka Focon ... merci Robert pour ton aide


        • Fergus Fergus 13 décembre 2013 11:39

          Bonjour, Michel.

          « L’homme est un mammifère herbivore ». Ah bon ? Et sur quelles bases sérieuses cette affirmation se base-t-elle ? Pourquoi nos lointains ancêtres de la préhistoire ont-ils franchi le pas de la cueillette vers la chasse, et cela de manière non concertée entre les différents lieux d’habitat sur la planète ? Certes, on peut vivre d’un régime végétarien, voire végétalien, mais il me semble évident que l’homme est avant tout omnivore, à l’instar d’autres espèces animales. Cela dit sans vouloir défendre la consommation de viande rouge dont je ne suis pas friand.

          Quant au cholestérol, c’est moins à la consommation de viande - du moins lorsqu’elle est raisonnable - qu’au manque d’activité physique et à la sédentarité croissante qu’il doit de s’être beaucoup développé dans nos sociétés.

           


          • Abou Antoun Abou Antoun 13 décembre 2013 18:12

            Il me semble en effet que la dentition des humains n’a rien à voir avec celle des ruminants et on voit mal à quoi servent les canines dans un régime strictement végétarien.
            Cependant j’approuve totalement l’auteur quand il s’agit de réduire et de supprimer si possible la souffrance animale. Par ailleurs il semble acquis que le fait de réduire la consommation de protéines animales (particulièrement dans nos contrées) ne puisse être que bénéfique pour la santé.


          • Pere Plexe Pere Plexe 13 décembre 2013 20:45

            Enfin un peu de bon sens étayé par des constats simples.

            La logique et le bon sens étouffés par le milantantisme sont trop rare sur AV pour ne pas saluer cette intervention.


          • Croa Croa 13 décembre 2013 23:27

            L’auteur exagère bien sûr ! C’est aussi con que de dire qu’il serait carnivore mais dans l’autre sens.


          • lemouton lemouton 14 décembre 2013 07:36

            Abou Antoun —> bien raisonné et bien dit .. smiley



          • Fergus Fergus 14 décembre 2013 09:18

            Bonjour, Abou Antoun.

            100 % d’accord avec ce commentaire.

            Michel Tarrier ne dit pas que des âneries, mais le ton intégriste qu’il emploie trop souvent et ses arguments caricaturaux nuisent finalement considérablement à la cause qu’il défend, ce qui est dommage.


          • Bubble Bubble 13 décembre 2013 12:15

            Moui, ces statistiques sont elles corrigées par la condition sociale ?

            Ces études concernent quel zone du monde ? Les végétaliens qui mangent de la galette de terre ou du riz blanc à défaut d’autre chose doivent pas avoir une espérance de vie très longue...

            • Constant danslayreur 13 décembre 2013 12:23

              "Vous mettez un bébé dans son lit avec une pomme et un lapin. S’il mange le lapin et joue avec la pomme, je vous achète une nouvelle voiture « , argumentait Harvey Diamond, auteur d’un célèbre régime d’hygiène alimentaire

               smiley C’est ce que vous appelez argumenter vous je peux jouer aussi dites ? Siouplaiiiiit. Merci :

               »Vous mettez un adulte dans son lit avec une pomme et un lapin de playboy. S’il joue au lapin en croquant à pleines dents dans le fruit interdit, je vous achète un nouveau landau", argumentait Docteur Watson, auteur d’un célèbre régime d’hygiène élémentaire mon cher


              • picpic 13 décembre 2013 12:56

                Il y a quelque chose de l’ordre de l’amour en l’homme, un apparent libre arbitre et une envie de prendre soin de lui même et du monde...
                Mais à notre époque, le monde des hommes est malade et il doit rendre petit homme malade, le corrompre, le conditionner, pour qu’il en vienne à manger de la viande du matin au soir !
                Les mangeurs de viande se défendent toujours de leur comportement de la même manière...« c’est normal de manger de la viande »...Mais ils s’occultent à eux même, qu’ils mangent de la viande à outrance, presque à chaque repas, que ce n’est pas du tout nécessaire, bien au contraire, ils se bousillent la santé, mais ils le font parce qu’il y a non seulement un mécanisme de conditionnement en eux qu’ils n’osent admettre, mais aussi par pure « plaisir »...Autrement dis, les abattoirs turbine à plein régime parce que la plupart des hommes ont cette fantaisie de viande à tous les repas...
                N’est ce pas cela qui est moche ?
                Manger de la viande pourquoi pas...mais cette orgie qui oblige la mise en place d’infrastructure digne des enfers (rendement oblige), pour dépiauter du bestiaux est elle nécessaire ?
                Et puis, n’est il pas temps d’apprendre à vivre plus simplement, dans une sobriété heureuse ?
                D’avoir cette liberté de dire, « ça je peux mais ne veux pas », plutôt que « ça je veux mais ne peux pas » dans les étales de nos vies ?
                Notre ère de sur consommation pourrait devenir un haut lieu d’apprentissage sur ce que l’humanité veut être au final, si nous réalisons que nous sommes grâce à notre cerveau les gardiens de ce monde et que notre plus grand plaisir et en réalité de se contenter et de veiller à l’équilibre des choses ?
                Apprendre à apprécier et ne plus juger.


              • Constant danslayreur 13 décembre 2013 16:25

                Rien à redire picpic, le bon sens même.
                J’apprécie d’autant plus votre com, dans le fond comme sur la forme, que vous valorisez le bipède, en appelez à sa raison, essayez de le convaincre...

                L’homme est ainsi fait que ce n’est qu’ainsi - et ainsi exclusivement - que vous pouvez espérer le voir un jour faire un autre usage de son libre arbitre - que vous évoquez fort-à-propos - quant à la surconsommation en général - façon vouer sa vie à acheter ce dont on pourrait se passer avec un argent qu’on n’a pas - et à celle de la viande en particulier.

                Par contre essayez comme l’auteur de lui imposer votre point de vue et vous prêcherez très vite dans le désert, insultez-le, dévalorisez-le, criminalisez-le et il aura de suite un réflexe de repli puis très vite de rejet.

                Alors soit l’auteur l’ignore et il ferait mieux dans ce cas d’essayer d’en apprendre un peu plus sur ses semblables avant de s’adresser à eux - le meilleur moyen pour ce faire étant généralement de la boucler un moment et de faire un effort d’écoute et de compréhension - soit il le sait et dans ce cas, il milite sciemment pour la « cause » inverse que celle à laquelle il prétend


              • Constant danslayreur 13 décembre 2013 16:26

                s’être voué


              • Constant danslayreur 13 décembre 2013 16:47

                Illustration dans une population que je connais bien, les musulmans.

                Iceux croient que l’homme a reçu la plus noble – comparativement à toutes les autres s’entend - des missions sur terre et que Dieu lui a littéralement asservi une partie des animaux dans l’objectif de lui permettre de vivre et ce faisant, de lui permettre d’accomplir sa mission.
                Il est ainsi question dans le texte fondateur de viande c’est vrai mais aussi de lait, de laine etc…

                Évidemment cet asservissement à l’homme dépasse de très loin les seuls animaux, puisqu’il couvre également entièrement le cycle végétal par exemple ou encore les montagnes chargées stricto-sensu d’assurer la stabilité de la croute terrestre etc etc.

                Ce sont quelques éléments de la foi des musulmans et évidemment qu’ils ne regardent et n’engagent que les musulmans. J’en viens au propos :
                Face à ce milliard et demi de bipèdes, l’auteur, Bardot la Brigitte pas l’équidé et d’autres, ont eu le choix entre :

                1.  Appeler à la modération comme vous et rejoindre ainsi les propres valeurs spirituelles des musulmans et donc avoir 100% de chance d’être écoutés et suivis épargnant ainsi des milliers de vies animales  

                Et entre le choix qu’ils ont finalement choisi de faire :

                2.  Pouah Islam et musulmans criminels, énormément de moutons égorgés durant l’aïd, barbares, vilains de chez assassins, le hallali du halal etc etc.

                Je ne doute pas un seul instant que ça a du les défouler et leur faire un bien fou d’éructer de la sorte, par contre si l’objectif était vraiment de servir la cause animale, c’est et ça restera un bide monumental, car leur jugement de valeur, leur verdict, les musulmans - passez moi l’expression - s’en tamponnent et pas qu’un peu... Dommage smiley


              • picpic 13 décembre 2013 18:33

                Je suis végétarien et je ne cherche pas à culpabiliser les mangeurs de viande.
                C’est contre productif, d’autant plus qu’il y a pas mal de peur derrière tout ça.
                Le véritable problème, c’est qu’il y a un détachement de l’homme vis à vis de la vie elle même.
                On ose plus regarder la mort dans cette société aseptisée, pourtant la vie et la mort sont un même processus, on ne peut cacher l’un sans forcément cacher l’autre.

                Que chaque mangeur de viande tue lui même les animaux qu’il veut manger, et là, on verra si les choses ne vont pas se réguler d’elles même.
                C’est avant tout d’une reconnexion à la nature, à la vie et à son coeur dont il est en réalité question.

                Qu’on s’occupent d’abord de tous nos combats intérieurs, avant de s’engager dans des combats extérieurs...


              • alinea Alinea 13 décembre 2013 19:38

                absolument picpic ! je me régalerais de vous faire le portrait de deux filles que je connais qui passent un temps fou à leurs activités anti-corrida ! c’est un véritable pied que de voir ça !


              • Abou Antoun Abou Antoun 15 décembre 2013 09:51

                Que chaque mangeur de viande tue lui même les animaux qu’il veut manger, et là, on verra si les choses ne vont pas se réguler d’elles même.
                Réflexion pleine de bon sens mais difficile à mettre en pratique en zone urbaine.


              • thierry3468 13 décembre 2013 12:39

                2 façons de se flinguer le pancréas pour avoir un bon diabète :Le sucre et le gras .
                L’Homme a probablement mangé de la viande car il n’avait pas le choix .Les fruits et les légumes ne sont pas présents toute l’année alors que la viande sur patte était disponible toute l’année et rassasiait notre homme des cavernes .Les chimpanzés mangent eux aussi de la viande exceptionnellement.De toute évidence ,l’Homme aurait disparu s’il n’avait jamais consommé de viande .Je suis d’accord sur la consommation excessive de viande dans nos sociétés mais je suis opposé à sa diabolisation comme certains le préconisent .Au lieu de culpabiliser ,de diaboliser ,il convient d’informer et d’éduquer ....Un modèle de pédagogie et d’éducation du public :Le professeur Joyeux


                • philippe913 13 décembre 2013 13:01

                  la consommation de viande a, semble t-il, était primordiale dans notre évolution.
                  La surconsommation de viande est néfaste, personne ne le nie, mais, de grâce, si vous voulez faire des articles promouvant votre cause, cessez d’être excessif, caricatural, d’asséner des contre vérités et des mensonges pour enfoncer votre clou, ça n’est vraiment pas nécessaire.

                  Btw, quel est le peuple qui a le plus de maladies cardiovasculaires au monde ?? les indiens qui, pourtant sont en très vaste majorité végétariens.


                  • Mowgli 14 décembre 2013 04:35

                    philippe913 : « La surconsommation de viande est néfaste, personne ne le nie »

                    C’est même pour ça que les Eskimos n’ont pas inventé la poudre, personne ne le nie.


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 décembre 2013 13:01

                    On pourrait avoir la marque de la chaise pliante de la photo ?
                    Si ça c’est pas du bon matos ...


                    • Abou Antoun Abou Antoun 13 décembre 2013 18:53

                      Si ça c’est pas du bon matos ...
                      Faut le dire vite Aïta, quand je caresse avec ma souris les formes de l’individu assis, le système me dit que l’individu s’appelle jpeg et qu’il pèse 20.2 ko.


                    • BOBW BOBW 13 décembre 2013 19:27

                      Ils vont profiter des accords du « Marché Atlantique » pour essayer de nous en vendre bon nombre (comme ces saloperies de graines OGM) !


                    • claude-michel claude-michel 14 décembre 2013 09:20

                      Excellent......++++


                    • foufouille foufouille 13 décembre 2013 13:31

                      "Il s’agit en fait, sous couvert d’offrir des morceaux plus goûteux, de traiter la viande avant emballage en la passant dans un bain d’eau, de sel et de phosphate de sodium, mélange qui en augmente artificiellement le poids."

                      mdr !
                      ça se fait aussi pour le saumon d’élevage industriel, mais pour gagner du fric. c’est de la viande aux hormones, aussi. et pour la viande avariée avec des épices.
                      il y a des tomates qui poussent très vite sur un lit de coco, pleine de flotte et sans gout ................


                      • foufouille foufouille 13 décembre 2013 13:33

                        espérance de vie en inde en 54 ?


                        • Aafrit Aafrit 13 décembre 2013 13:52

                          Monsieur Tarrier peine à surpasser son approche ethnocentriste, car pour leur survie certaines population dans d’autres régions caractérisées par des conditions écologiques ne peuvent se passer de la viande.
                          Et même sous d’autres cieux réputés cléments pour les végéta(l)riens, à long terme on a toujours besoin de quelques calories carnées.
                          De surcroît, imaginons d’un côté la sur-numération des espèces faunistiques qui résulte de cette « abstention anthropique » et de l’autre l’extinction des espèces floristiques qui résulte de la surconsommation après le revirement.

                          Sinon, bien que ce soit foutu , la solution idéale est que l’homme doit se sacrifier en cadeau ultime-s’exterminer- pour laisser dame nature continuer son chemin sans lui.
                          Devenir herbivore par excellence n’est pas une solution définitive, si ce n’est pas un problème d’une autre nature.


                          • Aafrit Aafrit 14 décembre 2013 00:01

                            Le moineau s’adresse à l’arbre en lui disant :« ô cher arbre attachez-vous, je vais décoller sait-on jamais je vous flipperais avec mon froufrou » et l’arbre qui lui rétorque :« te bilez pas ô cher Moineau, vous pouvez partir quand cela vous chante car il faut dire que je n’ai senti ni votre atterrissage ni votre séjour(sur mes branches) comment voulez-vous que je ressente votre départ ? ».

                            Si Dame Nature n’avait pas besoin de l’humain, elle ne l’aurait jamais mis sur terre, et si jamais elle ressent qu’elle est en danger à cause de lui elle l’éliminerait.

                            Autre chose, il n’y a pas que les peuples primitifs ayant besoin de calories carnées (le monde ne se limite pas aux peuples primitifs et l’occident( vous savez plus que moi ô combien le nombre des peuples vivant dans des régions montagneuse, arides, semi-arides, sahariennes, enneigées, etc) ; ce sont des exceptions les gens qui vivent longtemps sans viande.

                            Dans un message précédent sur le même thème sous l’article du même auteur, j’ai dit qu’il va falloir inciter les gens à adopter une consommation (carnivore) de subsistance smiley


                          • tf1Groupie 13 décembre 2013 13:58

                            Encore un discours de créationniste.

                            Le végétalisme rend con !


                            • cevennevive cevennevive 13 décembre 2013 14:13

                              Bonjour Monsieur Tarrier,


                              Il est un problème dont pas grand monde ne parle : c’est le prix de la viande et le prix des pommes (par exemple), ou des poireaux, ou des endives...

                              Hier, j’ai fait des courses. Prix des pommes Chanteclair : 3.25 E le kg. Prix de la cuisse de dinde : 3,25 le kg, ce qui fait la cuisse à environ 2 E, et qui peut faire au moins 4 repas pour quelqu’un à l’appétit modeste.

                              La viande rouge, le saumon, le poisson en général, reviennent très cher aux gens modestes. Et c’est tant mieux, il en mangent moins. Mais avoir un poulailler, un clapier permet à ces mêmes personnes de se nourrir plus facilement (bien que je ne sois pas capable de tuer un lapin, un canard ou un poulet...)

                              Monsieur Tarrier, je préfère votre article d’aujourd’hui, qui parle de la santé, plutôt que celui d’il y a deux jours qui voulait nous faire culpabiliser sur la souffrance des animaux. Bien entendu, l’élevage tel qu’il est pratiqué aujourd’hui est une abomination. Mais en sommes-nous coupables, nous qui mangeons peu de viande ?

                              Il me paraît injuste que vous vilipendiez tout le monde. Les « viandards » ne vous écouteront pas, et les mangeurs raisonnables culpabiliseront devant un foie ou une cuisse de lapin qu’ils consomment une ou deux fois par trimestre. Vous ne croyez pas ?

                              Cordialement.


                              • juluch juluch 13 décembre 2013 14:15

                                Cela fait des centaines de milliers d’années que l’être humain mange de la viande à ses repas en plus du reste et on est arrivé jusque là.....


                                Alors hein................................. smiley

                                • Croa Croa 13 décembre 2013 23:36

                                  Faux, c’est une tradition très récente et nos grands-pères devaient souvent se contenter de soupes lorsqu’ils étaient petits.

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