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Accueil du site > Tribune Libre > Modélisation du désastre grec

Modélisation du désastre grec

On ne tient pas à torturer le peuple grec vient de déclarer le grand argentier allemand. Non, bien sûr. Seulement l’affamer, le rendre fou de rage, faire monter chez-lui un ressentiment tel, que quel que soit le résultat électoral à venir tout prochainement la Grèce deviendra ingouvernable, avec un parlement incapable de donner une majorité, avec des prisons qui ont hermétiquement fermé leurs portes faute de place, avec une police dépitée qui envoie des mandats d’arrêt aux trois membres de la troïka, avec des bruits les plus fous circulant sur la présence de forces policières d’Eurocop basés normalement au Kosovo mais qui viennent souvent « s’entraîner » en Grèce. Avec des partis laminés, des syndicats radicalisés au point de s’abandonner aux positions les plus extrêmes qui ne font d’ailleurs que refléter la radicalisation du monde du travail. Le nouveau plan dit de « sauvetage », perçu comme un vulgaire ultimatum, un chantage ignoble, passera sans doute au parlement dont la représentation n’existe plus que pour donner un semblant de légalité aux mesures imposées par le FMI, la Banque Centrale Européenne et la Commission, eux mêmes sous la pression permanente du couple infernal franco-allemand. 

A propos de la crise grecque Naomi Klein disait il y a quelques jours : Ce qui se passe actuellement en Grèce, ressemble en quelque sorte à ce qui s’est passé en Corée du sud durant la crise asiatique, dans le sens où il y a eut cette guerre évidente avec la démocratie. La Corée du sud était en pleine période électorale quand le FMI a obligé tous les candidats à la présidence à signer l’accord passé avec le FMI. En réalité le FMI a annulé le sens même des élections. Et peu importe le résultat des élections, l’accord reste inchangé parce qu’ils redoutaient que celui qui négocie avec le FMI, n’aura pas une grande influence politique pour imposer l’accord et perdra les élections.

C’est le moment ou le masque tombe complètement et où le système des marchés est en guerre avec la démocratie  »… La visibilité politique en Grèce est nulle. Sa gouvernance se résume à ce que les pouvoirs publics puissent payer leurs emprunts (prioritaires) et les salaires dans les deux mois à venir. Le après c’est comme il ‘existait pas. Or les mesures draconiennes imposées (dont ni Merkel ni Sarkozy n’auraient osé proposer à leur propre peuple le centième) aboutissent dans une crise institutionnelle, politique, de repères élémentaires de l’Etat de Droit dont personne ne semble se préoccuper. On pourrait penser que c’est de l’inconscience. Mais le fait qu’en pleine restructuration une agence de notation dégrade la quasi totalité de la fine fleur des banques italiennes ou qu’en Irlande on décide, une fois encore, de prendre des nouvelles mesures d’austérité pour renflouer des banques qui n’ont rien à voir avec ce pays si ce n’est leurs investissements spéculatifs, indique que l’Europe se dirige vers un emploi structurel de la crise qui n’a comme but que de faire subir aux populations européennes des mesures sur le travail, la sécurité sociale ou les retraites, impossibles à mener autrement. Ce sont les superstructures institutionnelles qui sont désormais attaquées sans vergogne, le prix du travail, l’Etat de droit et l’histoire, deux fois centenaire, des acquis sociaux. 

Le soi-disant modèle allemand qui privilégie les exportations aux dépens d’un marché intérieur (c’est-à-dire d’une amélioration constante des salaires et des services) est celui des Dragons Asiatiques qui s’écroulèrent tous il y a vingt-cinq ans. La compression de la masse salariale a peut-être été pour un temps un atout pour les exportations, mais au détriment de leurs propres populations et de leurs voisins, comme le fait remarquer la pourtant très libérale Christine Lagarde. En faire un modèle à copier-coller en France consiste à mettre en cause ce qui est attaqué frontalement dans tous les pays du sud européen, en Irlande et en Europe de l’est.

Le virage sur des positions ultra droitières par le président Sarkozy participe à la mise en place d’un clivage entropique qui permettait des mesures économiques et sociales dégradantes (dans tous les sens du mot) impossibles en l’état actuel. Et tandis qu’on déclare vouloir « sauver » la Grèce, on essaie, au contraire, de créer les conditions pour imiter le processus destructeur qui y sévit. 

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Modélisation du désastre grec Modélisation du désastre grec

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99 réactions à cet article    


  • JL JL1 11 février 2012 09:28

    Michel Koutouzi,

    rien à redire, c’est exactement ça.

    Vous dites : "Le soit disant modèle allemand qui privilégie les exportations aux dépends d’un marché intérieur est celui des Dragons Asiatiques qui s’écroulèrent tous il y a vingt-cinq ans."

    Il y a 30 ans on craignait le Japon ; il est un pays mort aujourd’hui : il doit y avoir un lien avec ce fascisme mortifère et rampant mis systématiquement en œuvre en UE. A qui profite le crime ?

    L’Américain moyen de base a une empreinte écologique 3 fois plus forte qu’un européen qui lui-même consomme 10 fois plus qu’un Africain. Est-ce pour préserver l’américan way of life que nous devons consentir à la ruine ?

    Oui tout le monde sait parce que c’est officiel : Sarkozy va faire une campagne clivante ! A droite toute ! Autrement dit, il va être le candidat à la gouvernance d’une anti-république.

    Humm ! Il a peu de chance de convaincre. Cette stratégie de diviser au lieu de réunir, n’aurait elle pas pour objet d’assurer la victoire d’un Hollande devenu à l’aise sur sa droite et par ce fait, aujourd’hui meilleur ami du système ? Ce sacrifice consenti à l’Empire serait une belle fin pour le pire président de la 5è République.

    Il restera encore des gens pour voter FN : les plus bêtes ! En effet, s’ils s’étaient tournés vers Le Pen pour les valeurs traditionnelles de l’extrême droite, alors, Sarkozy est leur meilleur candidat.

    Si au contraire, il ont été séduits par l’apparence anti-système du FN, alors leur meilleur candidat est Mélenchon.


    • RECULER ?JAMAIS ! 11 février 2012 13:57

      môôôsieur JL1

      Un Grec nous parle des malheurs de son pays et vous, l’obsessionnel du fhaine, vous rapportez tout au futures élections en France, l’égocentrisme de votre « gauche » truffé n’a pas de limite.

      Il y a 2500 ans les Grècs sauvaient l’occident d’une des pires menaces d’invasion, celles des perses et de ses barbares.

      Pendant près de 800ans les Grècs se firent le rempart contre lequel les hordes musulmanes vinrent se briser.

      Pendant presques 500 ans les Grècs furent les esclaves de l’empire ottoman, avec la complicité honteuse de toute l’europe, déjà l’europe !!!

      Et maintenant que nous devrions tendre la main à nos Frères grecs, vous nous parlez politique Française !!! Vous êtes nul, comme votre faux derche de mélanchon.


    • JL JL1 11 février 2012 14:26

      @ truc,

      Désolé, c’est vous que la haine aveugle,

      je répondais à l’auteur, mais vous n’avez manifestement pas lu l’article, ni compris le titre. Je ne vous expliquerai pas, vous perdriez mon temps.

      @ cara V,

      oui oui, le FN proclame la France aux Français, et Sarko pas encore : mais ses sbires le font pour lui, non ? Sur quelle planète vivez vous ?


    • lagabe 11 février 2012 17:52

      citation
      Il restera encore des gens pour voter FN : les plus bêtes ! En effet, s’ils s’étaient tournés vers Le Pen pour les valeurs traditionnelles de l’extrême droite, alors, Sarkozy est leur meilleur candidat.

      faux , c’est des gens autant déçus par la droite , que par la gauche

      et qui a cocufié le plus les ouvriers , la gauche

      prenez une carte électorale des années 60 et 70 , vos verrez que les zones ou on vote FN , était autrefois PC


    • JL JL1 11 février 2012 18:56

      « qui a cocufié le plus les ouvriers , la gauche » ?

      Non, le PS ! Nuance.


    • appoline appoline 12 février 2012 14:19

      Si réclamer la France aux Français est d’extrême droite, il faut élargir votre horizon. L’intolérance est aussi de mise à gauche en voulant diaboliser des gens qui veulent simplement de l’on stoppe le pillage de leur pays.


    • Eddie Constantine Eddie Constantine 12 février 2012 21:09

      « Il restera encore des gens pour voter FN : les plus bêtes ! En effet, s’ils s’étaient tournés vers Le Pen pour les valeurs traditionnelles de l’extrême droite, alors, Sarkozy est leur meilleur candidat.

      Si au contraire, il ont été séduits par l’apparence anti-système du FN, alors leur meilleur candidat est Mélenchon. »


      Je n’apprécie pas de me faire traiter de « bête » et n’aime pas non plus qu’on parle à ma place.

      Il n’y a rien de commun entre Sako, Mélenchon et Marine Le Pen, ni sur le plan économique, ni sur le plan social, ni sur celui des valeurs, et pas davantage le plan sociétal. Si Mme le Pen est votre ennemie, au moins renseignez vous sur son programme, ce qu’elle dit, ce que ses collaborateurs disent ou écrivent, vous aurez, vous, l’air moins bête.

      Quant à Mélenchon, il est un pion sur l’échiquier du système. 

      Mais j’ai bien compris que l’esprit critique ne semble pas être le point fort de votre diatribe.


    • Hétérodoxe 13 février 2012 14:13

      Le programme du FN : faire bosser gratuitement les gosses dés 14 ans.
      Et une chose est sûre, ce ne sont pas les gosses de la bourgeoisie de St Cloud qu’on va envoyer au turbin ...


    • antonio 11 février 2012 09:38

      Ouvrons les yeux : la Grèce, c’est ce qui nous attend !
      Et « l’indignation vertueuse » ne suffit plus ou pas...se redresser, se retrousser les manches et
      y aller !


      • Pépé le Moco 12 février 2012 12:54

        Effectivement,

        Et ne pas oublier les pourris qui ont été à la tête des institutions telles que le FMI, la Banque Mondiale, la Banque Européenne, ..., qui devront payer le prix fort.


      • Pépé le Moco 12 février 2012 13:54

        C’est certainement mieux que d’être un mouton de panurge ?


      • appoline appoline 12 février 2012 14:23

        Il ne faut se leurrer, le FMI, c’est à dire les pantins du bilderberger et consors, ne stopperons leur laminage que sous la menace car pour eux, nous ne représentons rien. Inutile de penser que Lagarde est un atout, bien au contraire.


      • Eddie Constantine Eddie Constantine 12 février 2012 21:12

        Qu’est ce que tu sais des barricades, toi ?


      • lambda 11 février 2012 09:45


        Que ce soit la droite ou la gauche qui obtienne la présidence, le résultat sera le même puisqu’ils servent les mêmes Maitres et les mêmes intérêts contraires aux citoyens

        Il faut comprendre que mettre un bulletin dans l’urne pour l’un ou l’autre parti c’est cautionner leur politique à venir
        C’est en plus un acte de soumission au système et c’est en quelque sorte l’accepter

        Reste le vote blanc qui ne sert à rien et l’absention --- aucun choix pour le citoyen pour remettre en cause le système

        Quand nous serons au stade de la Grèce et quelque soit le candidat élu, nous y arriverons, il nous restera la rue pour manifester et la police pour réprimer et encore si la police choisissait comme semble le faire les policiers Grecs, Alliot Marie a crée en 2004 une Force répressive européenne prête à prendre la relève - c’est l’Eurogendfor
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article577







        • Croa Croa 11 février 2012 22:57

          Dans ceux qui cherchent à se qualifier pour les présidentielles il y a pas mal de candidats anti-système. Alors s’il existe quelques notable démocrates.... (? ???) ....

          Nous ne serons peut-être pas obligés de voter blanc !  smiley


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 12 février 2012 05:08

          Il n’est pas certain que l’on descendra dans la rue... Peut-être qu’on montera sur les toits. Si l’INDIVIDU se révolte, le système ne survivra pas 3 jours. La question, c’est : qu’arrivera-t-il APRES. ?



          Pierre JC allard



        • JL JL1 12 février 2012 08:56

          PJCA,

          vous croyez vraiment que « Si l’INDIVIDU se révolte, le système ne survivra pas 3 jours. » ? Quel système ?

          Je ne connais aucune révolte qui ait abouti à la destruction et encore moins, au remplacement du pouvoir par les révoltés. Et les révolutions comme les guerres civiles n’aboutissent que lorsqu’il y a un projet et une tête dirigeante prête à assumer le pouvoir.

          L’exemple de ce qu’il se passe en Syrie est édifiant ; ce n’est ni une révolte, encore moins une révolution : c’est une véritable guerre qui a les apparences d’une guerre civile. Nos médias menteurs peuvent dire que Haffez El Assad qui tue son peuple, ils auront du mal à expliquer que c’est l’armée syrienne qui fait le coup de feu contre le peuple Libanais voisin.


        • Yvance77 11 février 2012 09:45

          Salut,

          Je suis assez fatigué de dire que nous tenons sans doute un des meilleurs faiseur de billets sur Avox. Ce post ne déroge point à la règle. Limpidité absolue.

          Avant-hier en Corée, hier en Argentine et en Afrique, de nos jours en Grèce et dans d’autres contrées de la vieille Europe ; le F.M.I. quand il passe, tel un vulgaire Attila, plus rien ne pousse.

          Les gens finissent par descendre dans les rues pour ce révoltés contres ces lois scélérates qu’il met en oeuvre. Le seul pays à l’avoir compris est l’Islande, qui s’en est sortie magistralement sans ces salauds du NWO.


          • Yvance77 11 février 2012 10:27

            *se révolter (pardon aux lecteurs)


          • latortue latortue 11 février 2012 10:00

            comment peut on croire que nous allons sauver la Grèce, en lui donnant de l’argent  ?? des centaines de milliards d’euros !! nous ne les avons pas, nous sommes obligé d’emprunter pour donner de l’argent a tout les pays de la zone euro qui sont en difficultés, et par là même nous endetter encore plus ,il faut se rendre a l’évidence que rester dans l’Europe c’est aller droit dans le mur ,nous du moins nos gouvernements mettent en place une crise d’austérité sans précédent qui ne fait que rendre le mal plus mauvais encore, au lieu de relancer la consommation ils affament et paupérise les peuples .
            Messieurs ne croyez pas que nous allons supporter ce que d’autre pays supportent, ce que les Grecs supportent, jamais en France nous accepterons que nos salaires soit diminués de moitié pour rembourser une dette créé de toute pièce par cette loi scélérate Pompidou Giscard de 1973 .
            les riches n’ont jamais été aussi riches et les pauvres aussi pauvres que maintenant .
            QUE VOULEZ VOUS MESSIEURS LES POLITICARDS LA RÉVOLUTION ? ELLE EST A VOTRE PORTE.
            j’entends de droite et de gauche gronder la révolte les gens en ont marre ,marre que les politiques nous mènent vers la récession et la pauvreté alors que nous travaillons et produisons le plus de la zone euros ,Renault cette usine ou l’état est actionnaire délocalise au Maroc ,le gouvernement a une politique de mots et de grandes phrases mais tout est faux ce ne sont que des effets d’annonces qui masquent l’austérité .RÉAGISSONS MERDE  ;


            • RECULER ?JAMAIS ! 11 février 2012 14:02

              Ok sur tout sauf l’usine au maroc,

              Je préfère que des marocains travaillent chez eux, dans leur pays, au près de leur famille, que de les voir déporter en France pour vivre dans des conditions inhumaines.

              Si les europeens avaient délocalisé plus tôt dans ces pays cela aurait été mieux pour tout le monde.


            • Croa Croa 11 février 2012 23:13

              « en lui donnant de l’argent ? »

               smiley c’est pire que ça ! smiley

              D’ailleurs cet argent n’est même pas « prêté » ! L’argent est crée virtuellement et à la grêce de le restituer à la banque avec intérêts !

              D’accord, c’est ce que tu voulais dire mais l’air de rien ces euphémismes ne sont pas innocents !


            • latortue latortue 12 février 2012 09:48

              CROA  je cite :
              désolé Lors du premier plan de sauvetage de la Grèce, en mai 2010, la France a en effet apporté exactement 16,8 milliards d’euros pour un plan européen total estimé à 750 milliards d’euros. Des données apportées par le Conseil ECOFIN du 21 mai 2010 et disponibles sur le site du ministère de l’Economie. Le second plan grec, adopté lors du sommet de la zone euro, le 22 juillet 2011, d’un montant de 158 milliards d’euros, coûtera, lui, 15 milliards d’euros à la France d’ici à 2014. François Fillon l’a précisé lors d’une conférence de presse, tenu le même jour. 

               Le sauvetage de la Grèce a donc coûté aux contribuables français 31,8 milliards d’euros, si l’on additionne les deux aides apportées successivement par la France . Et c’est pas finis le fameux fond de secours que nous devons créé et qui ne suffirait d’ailleurs même pas a aider l’Italie ,va nous couter un max .

              bien sur que le fric est virtuel !! mais pas pour tout le monde pour les classes moyennes et basses et aussi pour les petits retraités, il ne l’est pas car c’est de ce fric et de la rigueur engendré par ce fric virtuel de la dette que l’on se sert pour paupériser les peuples .

              reculez jamais :

              vous oubliez le chômage en France ,donc si je vous suis bien il vaut mieux du chômage en France et du travail au Maroc .Eh bien non je suis désolé pour ces Marocains mais moi d’abords les autres après .si les services de l’émigration faisait leur travail=tolérance 0 ,il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de clandestin en France ou bien moins ,seulement voila cela arrange bien certain politique de jouer sur cet état de fait .Et a choisir entre un chômeur au Maroc et celui en France mon choix est vite fait nous n’avons plus les moyens de faire du social ,plus tard quand cela ira mieux nous verrons .


            • Croa Croa 12 février 2012 10:15

              Au temps pour moi !  smiley
              Nous aidons donc vraiment « la Grèce »...

              En fait nous aidons leurs créanciers ! MERCI pour l’info.


            • chantecler chantecler 11 février 2012 10:21

              Tout se passe comme si les anciennes guerres militaires étaient remplacées par la guerre financière pour abattre et mettre la main sur les pays .
              Les drones viennent de Wall Street, de la City , de la Troïka , difficile de voir qui les commande , mais les résultats sont là ...
              Les populations sont détruites .


              • RECULER ?JAMAIS ! 11 février 2012 14:04

                Allez dire ça au afghans, aux irakiens, au ivoiriens et demandez leurs si ils haïssent les militaires ou les traders !!!


              • chantecler chantecler 11 février 2012 16:11

                Les deux mon général !
                L’effet kiskool .
                Soit il y a une vraie guerre et ensuite la finance , la spéculation et le chômage détruisent ce qui reste .
                Soit ce sont les crises , les dettes qui cassent les sociétés et ensuite on les projette dans la guerre réelle .
                Difficile de passer au travers .

                PS : vous avez oublié les Palestiniens .


              • BA 11 février 2012 10:22

                La Grèce se révolte contre le plan d’austérité.

                 

                Six ministres du gouvernement ont remis leur démission, vendredi, alors que le chaos régnait à Athènes. Prévu dimanche, le vote du Parlement sur le plan d’austérité est compromis. Les marchés perdent confiance.

                 

                Les Grecs sont en colère. Plus rien ne les arrête. Armés de banderoles, de haut-parleurs et de drapeaux, des milliers de Grecs se sont rassemblés place Syntagma, face au Parlement. Fini le temps des quolibets moqueurs, des étudiants aux retraités, tous vocifèrent :« kleftes, kleftes ! » (voleurs, voleurs !). Ils menacent directement leurs députés, appelés à se prononcer, dimanche, sur l’adoption des nouvelles mesures d’austérité exigées par les créanciers du pays.

                 

                Au lieu d’une simple formalité, le vote au Parlement est plus incertain que jamais. Le déblocage des 130 milliards d’euros par l’Union européenne et le Fonds monétaire international en dépend pourtant. Mais c’est justement là que le bât blesse. « Ils ne peuvent pas voter notre mort. Sauver la Grèce pour tuer les Grecs avec des salaires de misère ! »,scande Katerina, une fonctionnaire de 55 ans, avant d’appeler à la résistance. « Ces politiciens sont responsables de la dette, pas nous. C’est du chantage, on nous manipule. Ils sont à mettre dans le même sac que la troïka ! », renchérit-elle.

                 

                Dans cette atmosphère très tendue, les représentants de l’UE et du FMI sont devenus la cible privilégiée des manifestants, mais aussi celle de la police. Le syndicat des policiers grecs a lancé un mandat d’arrêt contre la troïka pour motif de « destruction de la cohésion sociale ».

                 

                Sous pression de la rue et des partis, les ministres du gouvernement Papademos donnent leur démission les uns après les autres. Après le départ de Giannis Koutsoukos, le vice-ministre du Travail, qui considère que le plan de rigueur est « insoutenable pour les travailleurs », les partis politiques sont en ébullition. Le leader du LAOS, parti d’extrême droite, a retiré son soutien à la coalition nationale. Ses quatre ministres, dont le ministre de la Défense, ont immédiatement démissionné du gouvernement. Le chef du gouvernement tentait en vain de les retenir.

                 

                Babis Papadimitriou, analyste politique, réfute les rumeurs d’un coup d’État colportées par certains diplomates occidentaux en poste à Athènes, tout en reconnaissant une crise du système. « Le problème politique en Grèce est plombé par deux aspects. D’abord les politiques réalisent que cette fois-ci, ils devront véritablement appliquer les réformes, ensuite dépendants des prochaines élections législatives prévues avant l’été, ils ne veulent pas endosser le coût politique de la rigueur », explique-t-il.

                 

                Aujourd’hui les partis conservateur et socialiste réunissent leurs comités de direction pour décider de leur position pour le vote de dimanche. Tous les syndicats du pays et les Indignés appellent à un rassemblement au moment du vote, ce même jour.

                 

                Les capitales européennes sont inquiètes. Leur ultimatum lancé à l’Eurogroupe de jeudi soir a plongé la Grèce dans un chaos à l’issue incertaine.

                 

                « Laisser la Grèce dans une situation de défaut aurait des conséquences incalculables », a mis en garde Angela Merkel, jeudi, devant les députés du Bundestag, appelés à voter sur le second plan de sauvetage de la Grèce le 27 février.

                 

                http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/10/20002-20120210ARTFIG00673-la-grece-se-revolte-contre-le-plan-d-austerite.php


                • Le citoyen engagé Le citoyen engagé 11 février 2012 11:29

                  L’exemple grec doit permettre aux peuples d’Europe que l’on est en train de construire un monstre en leur nom !


                  • Pelletier Jean Pelletier Jean 11 février 2012 11:44

                    Oui tout est dit dans cet article et bien dit.

                    Cela porte à réfléchir sur le bulletin de vote que l’on va mettre dans l’urne, mais aussi sur sa capacité à résister, car le salut ne viendra pas seulement des urnes. La victoire probable de François Hollande ne doit pas nous faire faire l’économie d’actes de résistance pour faire entendre notre voix et notre volonté que v’est à la démocratie d’assurer la direction de nos destin et nos pas les marchés.


                    • Emmanuel Aguéra LeManu 11 février 2012 15:20

                      Même opinion sur l’article. J’en profite au passage pour remercier l’auteur.
                      Je me permets de partager.


                    • Croa Croa 11 février 2012 23:22

                      « La victoire probable de François Hollande ne doit pas nous faire faire l’économie d’actes de résistance »

                      Ha ça ya pas erreur smiley

                      Mais au lieu de compter sur ce pantin ne pourrions nous pas élire quelqu’un d’autre, un qui soit contre ce système, non ???


                    • restezgroupir44 restezgroupir44 11 février 2012 11:56

                      J’ai l’impression que la Grèce sert de laboratoire en quelque sorte .


                      Le Nouvel Ordre Mondial est la mise en place d’une nouvelle Atlantis à l’échelle mondiale, mais ce sera une dictature internationale de type communiste déguisée sous le mot « humanisme », où les peuples seront obligés d’obéir à la loi internationale.


                      Il n’y a plus de doute les gouvernements mondiaux sont dans les mains de la maffia des Banksters- C’est Goldmann Sachs qui dicte sa loi .

                      • Croa Croa 11 février 2012 23:27

                        « la Grèce sert de laboratoire en quelque sorte . »

                        Mais non, tout ça est improvisé. Derrière sont nos maîtres, certes, mais il ne faut pas les croire plus malins qu’ils ne sont.


                      • lagabe 12 février 2012 09:45

                        les US ont le même déficit total et annuel que la Gréce et je crois que ça se calme un peu du coté des marches , ils ont trop joué au pyromane
                        Et si vous regardez la situation des anglais , elle est pas meilleure
                        En clair c’est regarde chez le voisin et pas chez moi


                      • lagabe 12 février 2012 09:53
                        Goldman Sachs : le putsch du désespoir Hier à 08:49

                        * petit article intéressant trouvé sur le net

                        Goldman Sachs : le putsch du désespoir

                        Le feuilleton chaotique de la crise poursuit son cours. Chaque jour un élément nouveau, contradictoire, imprécis, alarmiste, rassurant… est offert aux pauvres peuples européens, qui n’y comprennent plus rien, dirigés qu’ils sont par des eurocrates aux pouvoirs sans limites et aux décisions qui renient même la démocratie – l’épisode le plus spectaculaire étant celui du référendum grec.

                        Polémia a reçu de son correspondant italien une communication intéressante par son originalité, qui montre comment est perçue en Italie l’arrivée de Mario Monti, et qui explique en quoi le triple coup d’Etat sur l’Europe (avec Mario Monti, Mario Draghi et Loukas Papademos) est probablement une manœuvre obligée, et un signe de désespoir. Cette tribune a été amputée de quelques phrases en début et en fin de texte, sans incidence sur la compréhension du contenu (voir en fin d’article).

                        (…) Mario Monti, oui, il a étudié à Yale. Il a été commissaire européen pendant dix ans, tout d’abord au Marché interne et aux droits de douane, c’est-à-dire à leur suppression. Il a été coopté membre du Bilderberg et de la Commission Trilatérale. En 2005, il devient superconseiller international chez Goldman Sachs. Aujourd’hui, nommé sénateur à vie par le président italien Giorgio Napolitano, le communiste préféré des Américains, il accède aux fonctions de chef du gouvernement. Même s’il n’a pas, en soutien, les votes du parlement, il restera au gouvernement pour l’année et demie à venir.

                        Mario Draghi est titulaire d’un doctorat d’économie du MIT, Massachusetts Institute of Technology. Comme fonctionnaire du Trésor, il a été chargé des privatisations italiennes, qu’il avait déjà organisées sur le yacht Britannia avec les banques anglaises, en secret, il y a un an. Depuis, mission accomplie, il a siégé dans nombre de conseils d’administration de diverses banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs. Fort de ce conflit d’intérêts, il a été nommé gouverneur de la Banque centrale européenne, la BCE.

                        Loukas Papademos, nouveau premier ministre grec, est, lui aussi, diplômé du MIT. Il a enseigné à la Columbia University de New York, puis il a été conseiller de la Réserve fédérale de Boston (l’une des 13 banques qui constituent la FED). De 1994 à 2002 il a été gouverneur de la Banque centrale grecque : fauteuil qu’il occupait quand la Grèce s’est qualifiée pour entrer dans l’euro, grâce à des truquages comptables et à de faux conseils donnés par Goldman Sachs. Il a été vice-président de la BCE. Aujourd’hui il est premier ministre élu au parlement par les deux principaux partis grecs.

                        Au gouvernail de la crise européenne, il y a donc trois Américains, formés dans deux des plus prestigieuses universités américaines dont ils ont assimilé l’idéologie enseignée. Membres de la superclasse mondialiste, tous les trois sont fortement liés à Goldman Sachs.

                        Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?


                      • lagabe 12 février 2012 09:54

                        Parce que maintenant Goldman Sachs va gouverner, avec ses délégués largement honorés, directement à visage découvert et en s’exposant personnellement. Habituellement, ces messieurs de l’oligarchie préfèrent gouverner dans les coulisses, en mettant en avant certains de leurs hommes stipendiés et serviles, politiques rodés aux jeux de la démocratie. Ce triple coup d’Etat est probablement une manœuvre obligée, et un signe de désespoir.

                        Comment cela ? Parce que Goldman doit s’assurer que l’Italie et la Grèce ne feront pas banqueroute et ne répudieront pas la dette. Les banques américaines ne les laisseront pas faire faillite et utiliseront tous les moyens pour l’empêcher, pour une raison bien précise.

                        A peine le système bancaire américain s’était-il réjoui d’être peu exposé aux titres souverains européens (15 milliards), qu’il s’est rendu compte qu’avec les CDS (Credit Default Swaps), c’était une autre histoire. Les banques USA ont assuré des quantités importantes de la dette européenne – on dit qu’il s’agit d’au moins 250 milliards – en émettant et en vendant des quantités industrielles de CDS, produits dérivés qui prétendent fonctionner comme des assurances contre le risque de défaillance.

                        Naturellement, c’est de la comédie, parce que ni Goldman Sachs ni les autres banques de fortune n’ont constitué des réserves correspondant à la moindre fraction du montant nécessaire pour payer les assurés, au cas où un pays souverain ne parviendrait plus à s’acquitter de sa dette. S’il advenait vraiment une défaillance, les banques de la galaxie américaine, à commencer par Goldman Sachs, imploseraient comme des supernovae (1), en donnant comme résultat des trous noirs qui attireraient dans leurs remous chaque réalité économique existante, si elle était basée sur le crédit.

                        Les émetteurs de CDS américains ont réussi, d’un cheveu, à ne pas mettre à exécution les prétendues polices d’assurance souscrites par la Grèce, même si cette dernière s’est rendue coupable d’une défaillance partielle, dite restructuration. Les titulaires de BOT [Build-Operate-Transfer] grecs ont dû accepter un effacement de la dette de 50%. Mais, étant donné qu’il s’agit de banques européennes et que la perte des prêteurs a été définie comme volontaire, les émetteurs ont décidé de ne pas rembourser le sinistre. C’est ce qu’a décidé l’ISDA (l’International Swaps and Derivatives Association), qui est l’organe formé par les mêmes émetteurs de CDS, évidemment en leur faveur.

                        C’est cet organisme bancaire privé qui a décrété rétrospectivement – post factum, cette règle dont personne ne savait rien – que lorsque les banques créditrices acceptent volontairement une amputation de leurs crédits, les CDS qui ont été achetés ne remboursent rien. Le trucage a réussi, de telle sorte que Goldman Sachs et compagnie n’ont pas été obligés de payer.

                        Mais la réussite a été au-delà, dans le sens où tous les détenteurs internationaux de titres italiens, qui s’étaient couverts contre le risque avec des CDS américains, ont découvert que ces assurances – pour lesquelles ils ont payé un petit paquet de millions – n’assurent rien.

                        C’est là, au moins en partie, la vraie raison pour laquelle les marchés ont commencé à se séparer des titres de la dette italienne (en les bradant) ou à réclamer un intérêt dramatiquement plus élevé pour les acheter : une augmentation prévisible pour un risque de défaillance dont on sait qu’il n’est plus couvert par les CDS. Les marchés de la dette ont été tous secoués, et le spread (2) sur la dette française a également augmenté, et toujours pour la même raison : les détenteurs croyaient avoir quelque protection en ayant acheté les CDS, et ils ont découvert qu’ils ne l’avaient pas.


                      • lagabe 12 février 2012 09:55

                        Certains analystes anglais et américains se sont étonnés de cette poussée imprévue de méfiance sur l’Italie, un pays – ont-ils écrit, comme par exemple Evans-Pritchard du Telegraph le 9 novembre 2011 – «  qui aura une primaire active en 2013 » (éloge posthume et involontaire à Tremonti), une richesse de familles supérieure à celle de l’Allemagne et une dette privée bien moindre que la moyenne des Européens. Comment se fait-il qu’un pays qui a des fondamentaux aussi bons puisse être considéré comme insolvable ?

                        Le fait est que la tempête sur l’euro s’est transformée en cyclone.

                        Les taux d’intérêt que l’Italie doit supporter sont devenus véritablement insoutenables, proches de la banqueroute, pour le troisième débiteur mondial et la troisième économie de l’UE. Du point de vue de Goldman Sachs (et de ses affiliés américains), il faut absolument empêcher que l’Italie ne fasse faillite ; s’il en est autrement, les banksters américains devront honorer l’engagement pris, en vendant leurs CDS, c’est-à-dire, en quelque sorte, en remboursant le sinistre, avec leurs propres deniers, qui n’offrent même pas la disponibilité nécessaire, et de loin.

                        Combien ?

                        Personne ne le sait exactement, vu que 85% du marché des dérivés se fait over-the-counter (c’est-à-dire en dehors des marchés boursiers) sur accords au cas par cas entre client et assureur, par conséquent sans laisser de trace comptable à la vue des régulateurs (qui dorment). Il existe en outre une quantité non définie de CDS nus (naked), c’est-à-dire vendus à des gens qui ne possèdent pas les titres d’assureur : ces non-possesseurs, eux aussi, devront rembourser si l’Italie fait faillite.

                        Au jugé, on peut dire seulement ceci : que notre défaillance vaporiserait instantanément les capitaux des banques d’affaires américaines, et même plusieurs fois leurs capitaux et provoquerait l’implosion complète du système bancaire supranational – qui est le véritable insolvable dans cette affaire. Ce n’est pas par hasard si Warren Buffett a qualifié les dérivés d’ « armes de destruction massive  ».

                        C’est la raison pour laquelle Goldman Sachs ne permettra pas à l’Italie de faire faillite ou de restructurer la dette : il en va de sa vie. C’est pourquoi il a mis directement des hommes à lui au gouvernail des points névralgiques européens qui comptent.

                        On en a vu la conséquence tout de suite : à peine avait-on appris le nom de Monti comme administrateur délégué d’Italie que les marchés ont fait descendre le spread sur les titres italiens. En réalité, il s’agissait d’un ami de Mario Draghi qui a fait acheter par la BCE des fournées de titres italiens pour faire voir que les marchés ont tellement confiance en Monti.

                        La Grèce est maintenant sous administration contrôlée de Goldman-Papademos, pour la même raison : une banqueroute involontaire contraindrait les banques américaines trafiquantes de CDS à payer.

                        Soyons-en certains : Monti ne se limitera pas à imposer des impôts financiers et patrimoniaux et des privatisations. La situation est tellement dangereuse pour Goldman qu’il devra aussi chercher à jouer sur la croissance du pays, parce que sans une croissance du PIB – les banquiers le savent très bien – le service de la dette ne peut pas être soutenu. Ils ont intérêt à nous étayer. Ils le feront avec toutes les thérapies qu’ils connaissent, eux… Qui sont erronées (*).

                        D’où la vraie grande bonne nouvelle. La plus tragique : Monti – et la douzaine d’experts européens et du Fonds monétaire qui sont venus à Rome pour contrôler, les vrais ministres de son ministère – ne réussira pas à redresser notre situation, et Draghi et Papademos ne réussiront pas non plus. La défaillance est inéluctable.

                        C’est une simple question de mathématique. Il existe un rapport entre la croissance du PIB et les intérêts sur la dette publique. L’Italie ne peut pas payer 7% d’intérêts sur une dette de 1.900 milliards, sans une croissance, disons, de 3% par an. Cette croissance qui tient du miracle économique, il est impossible de l’atteindre : surtout avec la récession qui menace l’Europe tout entière, qui se remarque par le ralentissement des exportations allemandes.

                        Mais le facteur le plus dangereux est désormais le risque systémique. Le système financier lui-même l’a cultivé et l’a fait augmenter, en se lançant dans une interconnexion si enchevêtrée, si opaque et si enchaînée que personne ne comprend plus où ni comment elle finira. Il suffit de se rappeler que les banques italiennes et grecques sont pleines de BOT nationaux : traditionnellement, c’était là un facteur de stabilité financière, et une contribution importante de l’épargne nationale au financement de la dette ; aujourd’hui, c’est devenu une menace supplémentaire, qui impose aux Etats déjà extra-endettés de soutenir leurs banques devenues insolvables par la baisse de la valeur de leurs actifs.


                      • lagabe 12 février 2012 09:55

                        Et ce n’est là que la partie visible de l‘iceberg : il faut ajouter le shadow banking, le système souterrain dans lequel des entités non réglementées, situées dans des paradis fiscaux, émettent des produits dérivés dont la description nécessite des volumes entiers de formules mathématiques, et dont le but allégué est de gérer les risques des titres publics et privés sous-jacents. Le plus beau, dans ces produits, c’est que, selon leurs inventeurs, ils permettaient d’augmenter les performances en diminuant le risque. Or c’est le contraire qui s’est passé : lesdites entités augmentent le risque, parce qu’elles ont transféré les risques à un nombre limité de grands acteurs qui dominent le marché – et qui par conséquent concentrent tous les risques.

                        Petits exemples.

                        La Slovénie, sans la moindre faute, a été frappée de plein fouet par la crise de l’Italie et sa dette publique ne trouve pas d’acheteurs si ce n’est à des prix prohibitifs. La Hongrie s’attend à une aggravation du rating de sa dette, à laquelle succédera une dévaluation de la monnaie nationale, ce qui produira une augmentation du coût de son endettement, avec en plus, un autre engagement aux banques européennes qui en Hongrie ont trop prêté. Unicredit et les banques autrichiennes sont en première ligne du risque hongrois et peuvent s’effondrer d’un seul coup. Pour les banques françaises, surchargées de titres des PIIGS (3), nous savons déjà ce qu’il en est. Les banques allemandes ne se portent pas mieux, au contraire moins bien. Et toutes les banques européennes opèrent avec un levier de 26 à 1 (pour chaque euro, elles en ont 26 en prêt), bien plus élevé que les banques américaines.

                        Les délégués de Goldman Sachs Europe sont donc toujours en retard d’un mouvement (comme l’est aussi l’UE).

                        Ils se démènent autour de la Grèce et de l’Italie, mais désormais c’est l’Europe dans son ensemble qui est dans la ligne de mire des marchés.

                        Un jour, si nous avons un avenir, les historiens se demanderont comment on a pu en arriver à l’implosion quand le remède pour la conjurer était si évident : interdire purement et simplement les paris sur les fluctuations des prix en prohibant l’usage de produits dérivés sans couverture. Ou bien, l’autre remède : l’effacement, au moins partiel mais substantiel, de la dette désormais inestimable (qui aurait aussi l’avantage de ne pas obliger Goldman Sachs à honorer ses CDS, en ce que la remise est volontaire).

                        Mais non ! Nos patrons actuels ne voient pas et ne veulent pas de ces remèdes. Ils veulent prélever à jamais leur péage sur les peuples, jusqu’à les rendre exsangues. Dans la recherche du profit monétaire comme fin ultime, dans l’avidité démesurée du prendre sans jamais donner (typique des usuriers,), ils se sont mis dans la situation du risque systémique prévue par la théorie du chaos : le vol d’un papillon à Budapest qui provoque un tremblement de terre en Chine. (…)


                      • chantecler chantecler 13 février 2012 09:22

                        Intéressant oui, mais vous auriez pu sourcer votre article :

                        http://fortune.fdesouche.com/38348-goldman-sachs-le-putsch-du-desespoir

                        Cr.


                      • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 11 février 2012 12:12

                        Oui, vous avez raison, je suis de la vieille école : j’y incluais ce qu’on nomme aujourd’hui Tigres asiatiques. Hong Kong, Taïwan, la Corée du sud et Singapour (les dragons) sont restés en effet hors crise, mais à l’époque pour des raisons plus géopolitiques ou financières (Singapour) que purement économiques. Si vous le désirer, je m’y attarderai plus loguement dans un prochain article. 


                      • morice morice 11 février 2012 12:15

                        eh bien vous voilà Strauss-Kahnien : non, c’est pour rire un peu.


                        La Grèce ne peut et ne pourra rembourser : elle part donc en faillite et le seul moyen de l’en sortir est d’effacer sa dette. Mais si on le fait, tous auront envie de le faire.

                        Son gouvernement ne peut actuellement prendre de décision. Résultat, c’est infaisable.

                        Comment talonnette premier a-t-il pu s’engouffrer dans pareille galère ?

                        Le capitalisme repose sur le prêt bancaire : c’est bien une crise de capitalisme à laquelle on assiste !!! 

                        Et ça, ça va avoir des conséquences durable : l’URSS s’est effondrée, aujourd’hui, après le communisme, c’est bien le capitalisme qui se meurt devant nous.

                        J’irai cracher sur sa tombe, pour sûr. Il aura tué assez de femmes et d’enfants, je pense.

                        • morice morice 11 février 2012 12:21

                          « Oui, vous avez raison, je suis de la vieille école » : restez-y, nous on apprécie....


                          il faut aussi penser en ce moment aux incroyables efforts d’armement de la Chine : moi, ça me fait penser aux débuts de la guerre froide, avec chaque mois un nouvel avion à montrer...

                          ou un nouveau radar





                          • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 11 février 2012 12:25

                            Vous avez tout à fait raison. Creusez un peu et vous verrez apparaître ce que dans la région (mer de chine, Vietnam, Malaisie, Philippines, etc.) on nomme l’impérialisme rampant


                          • diverna diverna 11 février 2012 12:57

                            Il aurait fallu permettre aux pays endettés de retrouver de la compétitivité en dévaluant l’Euro. La Grèce peut s’en sortir si elle retrouve croissance et compétitivitè. Seulement , comme remarquent les américains quand ils en ont l’occasion, les pays de la zone Euro ont abandonné la maîtrise de leur monnaie et ce qu’on constate jour après jour c’est que le bon Euro des uns n’est pas le bon Euro des autres. La Grèce succombe faute de pouvoir récupérer la maîtrise de sa monnaie : avis aux suivants sur la liste.


                            • Jean-Paul Letombe 11 février 2012 13:01

                              "Et tandis qu’on déclare vouloir « sauver » la Grèce, on essaie, au contraire, de créer les conditions pour imiter le processus destructeur qui y sévit. "

                              Je crains que nos amis grecs seront mangés à la sauce allemande, sauf si le peuple reprend la main par tous les moyens, car les financiers et eurocrétins ne raisonnent que par l’absurde en donnant l’impression d’être dans un jeu vidéo ...

                              Mais nous sommes dans la vie réelle, et il s’agit là d’un peuple, d’êtres humains à qui on ne peut pas reprocher les erreurs/malversasions faites par leurs dirigeants pourris et corrompus. Les dirigeants en place sont ceux qui ont conduit le pays dans cette situation, et en plus ils pensent plus aux prochaines élections qu’au chaos qu’une faillite incontrolée pourrait donner dans leur pays. On touche le fond de l’immoralité en politique ...

                              Je pense aussi que certains pays de la zone euro ont des projets pour la Grèce (pas forcément pour leur bien) : http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110928trib00065 2367/le-plan-secret-allemand-pour-sauver-la-grece-.html

                              Nous ne pouvons pas ignorer ce qu’il se passe en Grèce, car il y a d’autres pays qui en sont presqu’au même point, et la France n’est pas à l’abri ... Il nous faut donc ouvrir notre esprit vers d’autres solutions que la misérabilisation des peuples au nom des marchés ...

                              J’ai a mon modeste niveau montré qu’il existe des solutions alternatives pour les grecs (cf mon papier sur AgoraVox). Je leur souhaite de tout mon coeur un avenir meilleur ...


                              • efarista efarista 11 février 2012 17:40

                                conférence de Pierre Larrouturou sur http://www.les-crises.fr/&nbsp ; :pour éviter le krash ultime


                              • PhilVite PhilVite 11 février 2012 13:08

                                La troïka c’est réjoui de l’accord intervenu avec le gouvernement grec sur son tout nouveau plan d’action en 3 points détaillé ci-dessous :

                                1 - Un premier quart de la population grecque devra se suicider au cours du 1° trimestre 2012
                                2 - Un deuxième quart de la population grecque devra se suicider au cours du 2° trimestre 2012
                                3 - Un troisième quart de la population grecque devra se suicider au cours du 3° trimestre 2012

                                La discussion reste ouverte pour le quatrième quart car le gouvernement grec demande expressément à en faire partie, ce qui ne plaît pas à la troïka.

                                Cependant, moyennant une application stricte de ce plan, la troïka, Angela et Nicolas se montrent très confiants dans la résolution définitive du « problème » grec...


                                • PhilVite PhilVite 11 février 2012 13:11

                                  « s’est réjouie » c’est mieux (!)


                                • Alpo47 Alpo47 11 février 2012 13:31

                                  Le « modèle Allemand », consiste essentiellement à ’imposer des emplois à mi-temps, payés 400 ou 500 euros à des millions de salariés.
                                  La « baisse du coût du travail » promise par Sarkozy et tout bénéfice pour les actionnaires des entreprises, comme d’habitude.


                                  • easy easy 11 février 2012 13:48

                                    Je ne vois rien à redire sur ce qu’expose ce billet et que nous avons déjà lu mille fois.
                                    Et je prends acte du grondement qui croît au sein de la gueusaille.

                                    Mais qu’est-ce qui nous a conduits là ?
                                    Le capitalisme, la finance internationale, les banksters, s’empressent de dire les grouillots

                                    Pourquoi pas.

                                    M’enfin ces causes là, n’ont pu prospérer que dans un lit d’idéaux.
                                    Lesquels ? Qu’est-ce qui offre tant de liberté à ceux qui nous conduisent à la baguette ?

                                    Quelles sont les devises qui ont fondé puis justifié cette férule dans nos pays d’ici ?

                                    La fraternité ?
                                    Non
                                    Cet idéal là, soyons clairs, bien d’affiché partout, est passé à la trappe. Rien, vraiment rien des systèmes occidentaux n’a le moindre relent de fraternité.


                                    L’Egalité alors ?
                                    Ou la Liberté ?

                                    Il suffit de faire un tour sur les devises de tous les pays pour voir que l’idéal de Liberté est le plus souvent revendiqué.

                                    Mais Liberté sur un drapeau est de contours très ambigus
                                     
                                    Car sur un plan international, cet idéal veut essentiellement dire « Liberté de notre nation par rapport à toute autre nation ». Cet aspect là de la liberté me semblme avoir été défendu et respecté d’un point de vue politique, aux guerres près, ça va de soi.

                                    Mais comme le $ et l’économie internationale a relié tous les pays, on se demande ce qu’il reste de cette Liberté politique de nos jours. La Grèce n’étant pas le premier exemple de sa fin. (Mention spéciale pour la Malaisie qui a conduit récemment une politique fortement isolationniste et qui a donc reconquis sa liberté nationale)

                                    Voilà pour la Liberté Nationale

                                    Mais que veut dire Liberté à l’intérieur de la nation ? Quel était le sens de Liberté interne dès 1892 ?
                                    Et bien cet idéal n’avait de réalité que selon une échelle de pouvoir. Pouvoir plus ou moins grand des individus, pouvoir acquis selon deux biais, le biais d’élection démocratique égalitariste et le biais du commerce en rien interdit, au contraire, et en continuité du colbertisme.

                                    Aux guerres et aux interdépendances économiques près, la Liberté nationale n’a été, dès sa naissance, concrète à 100% que pour la Personne Etat et vis-à-vis des autres Etats. Etant entendu que de nos jours, elle n’est plus concrète qu’à 70% si l’Etat est AAA et s’il dispose de 10 sous-marins porteurs de missiles nucléaires + 4 porte-avions.

                                    Concernant les individus :
                                    La Liberté a été concrète à 50 % pour les élus dotés de forts pouvoirs (d’abord seulement politique puis de plus en plus associés aux affaires).
                                    Elle a été concrète à 50% pour les Edison, Astor, Rothschild, Bouygues, Messier, Tapie.
                                    Elle a été concrète à 30% pour les patrons de PME grenouillant avec le politique ainsi que pour les Dion, Johnny, Bouvard, Drucker.
                                    Elle a été concrète à 10% pour les Bobos.
                                    Concrète à 2% pour les grouillots et concrète à 0 % pour les SDF. 

                                    Cela dès 1892. Je veux dire que dès l’instant où l’on avait brandi cet idéal de Liberté, sans le moins du monde en exposer les contours, en ne posant plus à la suite que des lois liberticides, dès ce moment là, n’importe quel réfléchisseur aurait pu démontrer qu’elle ne sera pas pareillement concrète pour tous et que les gueux qui braillaient « Vive la liberté », qui se battaient, qui donnaient leur sang pour elle, étaient roulés dans la farine.

                                    L’image de la Liberté guidant le peuple coagulé autour du tricolore, image tant chérie par la masse, ne servait en réalité que les veinards ou doués ou adroits ou opportunistes ou voleurs, qui accédaient à quelque degré de liberté bien concrète.



                                    Est-ce que la Liberté concrète de certains obère d’autant la liberté des autres ?

                                    Alors qu’on peut répondre non concernant d’autres choses, par exemple la passion amoureuse, c’est malheureusement par l’affirmative qu’on doit répondre concernant la Liberté. Oui la Liberté conquise, acquise, volée ou héritée dont bénéficient certains n’existe qu’au détriment de la Liberté des autres.
                                    Il est impossible pour un Maroni, pour un Gitan, pour un Papou, pour un Beatnik de se créer un espace de Liberté sans se retrouver pourchassé par ceux qui en disposent déjà.

                                    Dans ce contexte né de l’idéal de Liberté très mal définie dès le départ, tous les petits se font voler leur liberté par ceux qui en ont déjà une belle part et qui l’augmentent alors.


                                    Et rien, rien n’a été aussi favorable à ce jeu de vol de liberté fondamentale (liberté que chacun pourrait s’inventer, y compris dans le virtuel) que son jumelage avec l’idéal d’égalité.

                                    Seul l’idéal de fraternité aurait pu freiner ce vol mais, vous l’aurez remarqué, de la fraternité, il n’en est jamais question.

                                    L’Egalité a été le formidable levier qui a autorisé ce jeu du vol de liberté des uns au profit des autres. Tous les arguments qu’opposent ceux qui bénéficient de liberté au détriment des autres sont des arguments fondés sur l’égalité et sur la démocratie. « J’ai été élu, j’ai été choisi sur une base égalitariste et démocratique, donc.... »
                                    Jamais nous ne renverserons un PDG ou un Président riche de liberté sinon pour le remplacer par un autre qui en sera aussi riche. Cela parce qu’il aura été démocratiquement choisi, préféré, élu, sinon par la masse en tous cas par une assemblée, un cénacle, selon un système d’élection pyramidal
                                     
                                    Le principe d’Egalité aboutit à cette pyramide des Libertés parce qu’il a été lui aussi très mal défini et n’a valu essentiellement qu’au niveau électoral « Un personne une voix » (Et encore aura-t-il fallu attendre près d’un siècle pour que les femmes soient considérées comme des personnes)
                                    Avant nos 18 ans, Egalité ne signifie que Egalité d’obligation à la scolarisation pour y être formaté au Programme. Après nos 18 ans, Egalité signifie pouvoir électif égal (aux grands électeurs près). Ou Egalité devant le fouet répressif.

                                    Ainsi, à peine sommes nous sortis de l’Egalité de contrainte scolaire, que nous offrons déjà plus de pouvoir à quelque prétentieux. Et offrir plus de pouvoir à autrui, aussi gratuitement que ça, simplement en déposant un petit billet dans une urne, c’est exactement lui offrir gratuitement des degrés de Liberté qui vont cruellement nous manquer par la suite.

                                    Il n’y avait qu’un seul moyen pour que nous, les électeurs, nous nous engouffrions dans cette folie. Ca consistait, pour ceux qui ont déjà un moindre pouvoir, à nous diviser, nous les gueux et au minimum en deux blocs.
                                    Ainsi, chaque bloc de gueux se croyant menacé par l’autre, voyait une impérieuse nécessité à offrir plus de Pouvoir donc plus de Liberté à un prétentieux.
                                    Chaque bloc ne vivotant plus que de l’espérance que son Elu Roi écrasera l’autre bloc « Quand l’autre moitié sera anéantie, je vivrai mieux »

                                    Il découle d’une telle situation où deux masses se mutilent réciproquement que l’ensemble ne bouge que de hocquets et d’errances, tel un roi-des-rois


                                    • easy easy 11 février 2012 13:55

                                      Correction
                                      « tel un roi-des-rats »


                                    • foufouille foufouille 11 février 2012 13:55

                                      quand les grecs auront faim, ils sortiront la guillotine


                                      • lloreen 11 février 2012 13:59

                                        PhilVite
                                        « Plus dangereux que le bruit des bottes, le silence des pantoufles » !
                                        CQFD


                                        • Proudhon Proudhon 12 février 2012 18:57

                                          @lloreen

                                          Super phrase !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


                                        • lloreen 11 février 2012 14:37

                                          Le comble est que le bruit des pantoufles est occulté.
                                          SIlence radio.Silence télé.
                                          Partout, le peuple est dans la rue.Et s’il semble évident que certains ont intérêt à ce que « ça chauffe », on ne peut pas ignorer que les peuples ont décidé de ne plus se laisser faire.
                                          C’est sûrement pour cette raison occultée, que notre guignol national s’agite dans tous les sens à une vitesse supersonique lui faisant perdre le fil des idées...

                                          Bref.
                                          Savez-vous que le président du parti grec LAOS George Karatzaferis a refusé de signer le document TROIKA rédigé en anglais (qu’il maîtrise mal) parce qu’il s’en prend encore et toujours aux mêmes et qu’il a remarqué qu’il manquait des paragraphes entiers dans la traduction grecque  ?
                                          Cet homme bénéficie du soutien du peuple grec, qui est encore toujours dans la rue.

                                          Le syndicat des policiers grecs a averti q e ses membres refusaient de s’opposer « à ses frères, à ses soeurs ou à ses parents qui protestaient ».
                                          A ce sujet, il n’est pas anodin de remarquer que tout a été prévu par les tyrans dictateurs de l’union européenne pour pallier à ce petit « problème »...
                                          Alliot-Marie avait déjà levé des mercenaires avec l’Eurogendfor, un peu à la façon de Himmler et de ses SS....
                                          Quand je dis que nous sommes sous la dictature des commissaires (quel aveu... !) européens de l’union dictatoriale européenne.
                                          Que Sarkozy fasse mine de l’ignorer (et les autres aussi..) est la preuve flagrante qu’ils sont tous de mèche.
                                          Sarkozy oublie t-il que le président de l’union européenne s’appelle van Rompuy et non Sarkozy ?
                                          Et que les lois qu’il dicte à ses commissaires suppléent les lois nationales ?

                                          Bien sûr qu’il le sait.Et que tous les autres le savent aussi.

                                          En Roumanie, même topo.
                                          Le peuple est dans la rue , suite à un débat entre un secrétaire d’état Raed Arafat ,qui s’opposait à de nouvelles mesures d’austérité et à la réaction du président.

                                          En avons-vous entendu parler ?
                                          Silence radio.Silence télé.

                                          Et d’ailleurs, si les pantoufles étaient si silencieuses, croyez-vous vraiment que toute cette racaille corrompue aurait besoin d’autant de lois liberticides, et de milices privées ?

                                          Renseignements sur l’eurogendfor.Milice qu’Alliot-Marie voulait déjà envoyer à son collègue tunisien lorsque le peuple révolté était dans la rue.
                                          http://www.dailymotion.com/video/xdnqv5_la-police-militaire-nouvel-ordre-mo_news

                                          Ne nous leurrons pas.
                                          Si nous n’avons pas compris qu’il nous faut un referendum pour dégager les vampires de la commission européenne en mai 2012 et ne voter pour aucun des larbins qui servent ce système depuis si longtemps, c’est effectivement la même situation que nous connaitrons en France.
                                          Et encore, le futur n’est-il même pas de mise....


                                          • lloreen 11 février 2012 14:49

                                            kerjean
                                            « les temps à venir ne seront pas jolis ».
                                            Justement, si.
                                            Nous avons déjà toutes les solutions de rechange prêtes sous la main.Dès que tous ces vampires auront été mis hors d’état de nuire encore plus longtemps.
                                            Toutes les nouvelles technologies, dans un premier temps, permettront de ne plus être les victimes des hausses intempestives.
                                            http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/e-cat-une-energie-presque-gratuite-106673

                                            http://quanthomme.free.fr/

                                            Et ce ne sont que quelques exemples parmi d’autres.


                                            • easy easy 11 février 2012 15:34

                                              Je rebondis sur l’évocation que Kerjean a fait de Hugo

                                              Victor a fortement évolué et il est éclairant de notre nature humaine de le souligner. Nous y gagnerons plus qu’à le dénier :

                                              Au début de la Révolution de 1848, Victor Hugo se voit élu maire du 8ème arrondissement de Paris, député de la deuxième République dans le rang des conservateurs.
                                              A ce titre, en commandant des troupes face aux barricades dans son arrondissement, il participe pleinement au massacre des ouvriers lors des émeutes de juin 1848. Le tableau La Liberté guidant le peuple, peint en 1830 par Delacroix à la suite des 3 Glorieuses ne lui parle donc pas encore. Il n’y voit alors aucun Gavroche (Il est très troublant de constater que de nos jours ce tableau est associé à Hugo alors qu’en 48, il l’aurait piétiné).

                                              Et ce n’est que 22 ans plus tard, en 1870, face au carnage de la Commune, qu’il voit les choses inversement (en s’écartant alors, l’air de rien, du bonapartisme dont il avait hérité de son père).


                                              Je trouve ce volte-face très intéressant et plutôt que de piédestaliser toujours la rigidité « Moi je ne suis pas une girouette », je crois qu’il faut parler régulièrement du cas d’Hugo pour nous rappeler qu’il existe des trahisons, des conversions, des apostasies très nobles quand elles vont vers plus d’altruisme (Cf le film Mission)

                                              (J’estime qu’il a eu quelques facilités à opérer son retournement parce qu’il avait été éxilé. Ca aurait été plus difficile s’il était resté constamment impliqué dans les affaires parisiennes)
                                               


                                            • Croa Croa 11 février 2012 23:41

                                              « Avant de laisser planter un pieu dans le coeur, ces vampires seront de plus en plus hystériques et de plus en plus dangereux au fur et à mesure qu’ils se sentiront menacés. »

                                              C’est pour ça que le pieu ne suffit pas. Pour tuer un vampire il faut disposer aussi d’un crucifix !


                                            • Tall 11 février 2012 15:35

                                              Tout-à-fait d’accord avec cet article qui révèle une réalité crue : celle du monde des finances qui veut imposer son diktat aux démocraties.

                                              Et encore .... pas n’importe lesquelles. Car aux USA, les entreprises bénéficient maintenant de crédits à des taux incroyablement bas. Tout le contraire de ce qu’on fait avec les états européens.

                                              • Croa Croa 11 février 2012 23:55

                                                Correction :
                                                - celle du monde des finances qui veut imposer son diktat à leurs sujets.

                                                Concernant les taux bas il ne faut pas se leurrer. Ils ne reculent que pour mieux sauter car les taux bas sur des volumes devenus gigantesques ça fait pas mal d’intérêts tout de même. Et les crises ne se déclenchent que lorsque quelqu’un ne peut plus payer les intérêts. (La banque se fout du capital qui est toujours bidon au départ.) Le capitalisme vue de la banque fonctionne ainsi avec des taux qui baissent régulièrement sans que ça gêne son bilan. Lorsque brusquement les taux remontent c’est que nous sommes au bord du crash.


                                              • restezgroupir44 restezgroupir44 11 février 2012 15:58
                                                ATHENES (Reuters) – Le principal syndicat de policiers en Grèce menace de réclamer des mandats d’arrêt contre les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) imposant la mise en oeuvre de mesures d’austérité fortement impopulaires.

                                                Dans une lettre dont Reuters a eu connaissance vendredi, la Fédération de la police grecque accuse ces représentants des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce de « chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale ».

                                                Cette lettre précise que l’une des personnalités visées est Poul Thomsen, le principal représentant du FMI en Grèce. La missive a aussi été adressée à Klaus Masuch, chef de la délégation de la Banque centrale européenne (BCE), et à Servaas Deroos, ancien inspecteur en chef de la Commission européenne en Grèce.

                                                Cette menace est essentiellement symbolique puisque, soulignent des experts des questions juridiques, un mandat d’arrêt doit d’abord être émis par un juge. Cette initiative illustre cependant l’ampleur de la colère de la population grecque face aux baisses de salaires et aux coupes claires dans les budgets de l’Etat exigées par les créanciers internationaux de la Grèce.

                                                « Comme vous poursuivez cette politique destructrice, nous vous prévenons que vous ne pouvez nous contraindre à nous battre contre nos frères. Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique », souligne le syndicat, qui représente plus de deux tiers des effectifs policiers de la Grèce.

                                                • easy easy 11 février 2012 17:01








                                                  ***********
                                                  « Comme vous poursuivez cette politique destructrice, nous vous prévenons que vous ne pouvez nous contraindre à nous battre contre nos frères. Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique », souligne le syndicat, qui représente plus de deux tiers des effectifs policiers de la Grèce
                                                  ***********

                                                  Et voilà qu’apparaît enfin la notion de Fraternité dont je finissais juste de dire qu’elle avait été complètement délaissée au seul profit de Liberté et Egalité

                                                  Ca forme preuve absolue que Liberté et Egalité étaient bel et bien des valeurs pouvant s’interpréter au détriment total de la fraternité.

                                                  Jamais, depuis les EU de Washington jusqu’à la Grèce des colonels en passant par le Cambodge de Pol Pot et la France de Pétain, jamais un état comportant une Police n’a incité ses citoyens à s’abstenir de frapper sur leurs frères.
                                                  Au contraire. 


                                                • Croa Croa 12 février 2012 00:02

                                                  « Et voilà qu’apparaît enfin la notion de Fraternité  »

                                                  Il serait temps en effet !
                                                   Parce que lorsqu’on voit comment certains traitent les manifestants on se demande de quel traitement privilégié ceux-là pourraient bien avoir !


                                                • suumcuique suumcuique 11 février 2012 16:25

                                                  Pour ne pas oublier.

                                                  "Après avoir gagné leur combat pour la liberté, les Grecs choisirent comme roi le prince Otto de Bavière, fils de Louis, le monarque philo-hellène. Otto fut évidemment accompagné en Grèce par de nombreux Allemands, dont des scientifiques. Ce n’est pas notre intention d’accuser les Grecs, 40 ans plus tard, d’avoir considéré comme oppressive la prédominance des Allemands dans la bureaucratie ; en fait ils avaient raison. Ici nous parlons d’archéologie seulement. Cependant, on peut dire incidemment que le grand architecte allemand Klenze fut le créateur du projet de construction d’Athènes, qui n’était rien de plus qu’un village quand la Guerre d’Indépendance grecque se termina. Ce sont les Allemands aussi qui introduisirent pour la première fois dans le Péloponnèse la culture de la vigne et restituèrent ainsi au pays de Dionysos son ancien caractère.

                                                  LE TEMPLE DE NIKA RENAIT

                                                  L’archéologue allemand Ludwig Ross fut nommé chef du Service des Etudes Antiques en Grèce par le roi Otto. Ross avait déjà ordonné en 1835 la démolition d’un mur construit en 1687 par les Turcs avec des pierres prises sur l’ancien temple de Nika, la déesse grecque de la victoire. Ross le reconstruisit avec ces pierres à l’endroit d’origine et le grand temple salue aujourd’hui les voyageurs comme il le faisait dans l’Antiquité. Le livre que Ross écrivit sur la Grèce compte parmi les travaux classiques de l’archéologie.

                                                  D’une manière similaire, Ross passa le reste de sa vie en Grèce. Son plus grand travail fut l’exhumation d’Olympie, la scène des plus fameuses célébrations de l’ancienne Hellade. Cet effort fut purement allemand. Il avait déjà été envisagé au XVIIIe siècle par Winckelmann, le fondateur de la nouvelle esthétique. Finalement, cela devint un fait en 1875. Les travaux de fouille durèrent de 1875 à 1880. La statue d’Hermès par Praxitèle apparut pendant ces travaux avec une pureté aveuglante.

                                                  Les fouilles à Olympie devinrent l’école pratique supérieure de l’archéologie moderne. Les noms de Wilhelm Dörpfeld et Adolf Furtwängler – père du célèbre chef d’orchestre allemand – sont éternellement liés à Olympie. Avant le début des fouilles, l’Allemagne conclut avec le gouvernement grec un accord selon lequel les découvertes d’Olympie devraient rester en Grèce. L’Allemagne est toujours restée fidèle à sa parole.

                                                  Elles sont conservées dans un musée qui reçoit des milliers de visiteurs chaque année. Les fameuses portes du temple de Zeus et tant d’autres merveilles ont instillé à nouveau dans la jeunesse du monde l’enthousiasme pour la beauté du corps humain. Ce sont les étincelles qui ont allumé le nouvel idéal olympique. Après les célèbres Jeux Olympiques de 1936 à Berlin, le Führer donna l’ordre de reprendre les fouilles à Olympie. Il fournit lui-même les moyens. La direction de ces travaux est confiée à l’Institut Archéologique Allemand d’Athènes, qui existe depuis 1874. Les nouvelles fouilles ont commencé dans le stade, dont les murs ont été localisés. Mais des travaux ont déjà commencé dans d’autres lieux, allant jusqu’aux confins d’Altis. Le sol s’est révélé plus productif que prévu. De nouvelles procédures de conservation ont permis d’extraire intacts plusieurs bronzes avec des reliefs ciselés, datant des VIIe et VIe siècles avant J.C.

                                                  (...)

                                                  Ainsi, la Grèce aussi vit aujourd’hui dans une situation précaire et est un pays pauvre, affecté par des préoccupations constantes. Le miracle national de la Grèce est que cette nécessité n’a jamais poussé les Grecs à renoncer à leurs vertus. Aujourd’hui les Grecs sont aussi hospitaliers, nobles et vaillants que dans l’Antiquité. Ces vertus indiquent en effet que la conscience nationale grecque acquérra de plus en plus d’intensité. La Grèce ne peut compter que sur elle-même. A quoi ont servi les routes construites par les capitalistes étrangers en Grèce ? Elles avaient un aspect superbe au début, mais elles ont déjà disparu ; cela constitue un symbole de beaucoup d’autres choses.

                                                  Pour nous Allemands, la bonne réputation que le travail allemand a en Grèce constitue un honneur. Le nouveau métro d’Athènes et le réseau téléphonique moderne sont deux de ces travaux. La Grèce fait d’importantes transactions commerciales avec l’Allemagne. Nous sommes les plus grands acheteurs de tabac grec et les Grecs nous achètent des médicaments et des machines. Ils nous envoient du tabac, des raisins de Corinthe et de l’huile d’olive, et pourraient nous donner plus si leur agronomie s’améliorait. La condition préalable à cela est l’organisation des voies de communications, la reforestation et l’amélioration de l’économie hydraulique. Le Reich peut aider la Grèce dans ces tâches en lui fournissant des machines et des ingénieurs, mais le travail doit être fait par les Grecs eux-mêmes avec leurs propres forces."

                                                  (publié dans « Signal » N° 12, 1941) http://raknagar.blogspot.com/2007/10/les-liens-entre-lallemagne-national.html


                                                  • TDK1 TDK1 11 février 2012 18:58

                                                    Incroyable texte, on en arriverait presque à penser que les nationaux socialistes étaient plus intelligents et respectueux que les capitalistes, non ? Bon, bien sûr, valait mieux pas leur résister ni même laisser entendre qu’éventuellement il était subrepticement envisageable qu’ils puissent avoir, ne serait ce que partiellement, tort... Mais bon, à ce « détail » smiley prêt, c’est pas mal du tout ce qui est écrit dans leur Pravda de l’époque...


                                                  • TDK1 TDK1 11 février 2012 18:39

                                                    Tiens, cette fois ci je suis d’accord avec vous, kerjean. Comme je l’ai écrit précédemment (http://maviemonargent.info/2012/pourquoi-la-grece-na-t-elle-pas-interet-a-trouver-un-accord/ l’article a été diffusé sur Agora mais je n’arrive pas à retrouver l’url), nous sommes dans une situation où la Grèce n’a absolument pas intérêt à trouver un accord. Dire non, ne pas rembourser, ni les créanciers privés ni les créanciers publics, c’est faire exploser tout le système. Toute l’Europe explose. La BCE est en faillite, les CDS sur la dette grecque se déclenchent en cascade mettant tous les organismes bancaires à genoux. Et les Grecs ? Pas plus emmerdés que les autres... Alors, pourquoi ce n’est pas encore fait ? Parce que les politiques au pouvoir n’ont pas, personnellement, intérêt à le faire. Les socialo-pourris du Pasok qui ont truqué les comptes avec goldman sachs et se sont enrichis n’ont pas plus envie de faire péter la machine que la droite du ND qui ne vit que grâce au fric des milliardaires grecs exilés ou fiscalement exilés.... Et c’est là que l’auteur que ce gentillet article se plante monumentalement et que vous avez raison, cher Kerjean, le seul parti qui reste crédible, celui qui ne s’est jamais compromis avec les pourris de Bruxelles, celui qui aujourd’hui apparaît encore et toujours comme prêt à participer au renouveau du pays (n’a t il pas participé à la coalition mise en place le mois dernier lorsque les Zeuropéens ont interdit l’organisation du référendum ?) mais refuse la soumission et le diktat ? Le Laos. Et oui, ça bouge dans l’armée, dans la police (jusqu’à maintenant, tous les gouvernements qui se sont succédés ont balancé des milliards à l’armée, histoire de la calmer mais cela n’est plus possible...) et le Laos est prêt... Rappelez moi ce qui s’est passé la dernière fois qu’un tel contexte s’est présenté dans ce pays ? .... alors ? ... Vous vous souvenez ? .... Les.... Co.... lo ..... Les Colonels ! et Oui, il y a des précédents dans ce pays qui a connu dans son existence moderne plusieurs faillites (oui, ce n’est pas la première, il y en eu trois au XIXième siècle), des guerres civiles (dont une particulièrement meurtrière après la seconde guerre mondiale, déclenchée par les communistes), des coup d’Etat... Alors, sincèrement, une bande de lavettes parlementaires qui votent la soumission à Bruxelles et déclenchent un coup de force de l’armée et une prise de pouvoirs du Laos, ça vous semble comment comme scénario ? Et vous voulez savoir ? Je ne suis même pas persuadé que ce ne serait pas la meilleure chose qui puisse arriver aux Grecs....

                                                    A part, bien sûr, que la déstabilisation du système financier européen sera aggravé par l’exemple que probablement d’autres voudront suivre : http://maviemonargent.info/2012/le-portugal-sur-le-chemin-de-la-grece/

                                                  • Croa Croa 12 février 2012 00:08

                                                    « A part que les fachos, comme d’habitude, n’auraient pas de mission plus urgente que de garantir les remboursements à la finance internationale. »

                                                    D’ailleurs chez nous il y a Marine qui, sentant l’élection à sa porté, dit maintenant que la France honorera sa dette... smiley


                                                  • Alison 11 février 2012 17:56

                                                    Bonjour,

                                                    depuis des mois on constate invariablement la même chose, le déclin de la Grèce avec le monde entier qui commente se qui s`y passe. C`est assez simple en fait car nous sommes dans une période de transition d`un modèle d`économie ancestrale au yeux de certains, nostalgique pour d`autres. Il n`y pas que le modèle grec avec sa viea l` oriental dont je parle mais le monde entier qui se traduit par trois crises en même temps, mondiale, européenne et nationale dans beaucoup de pays.
                                                    Est ce voulut ou sommes nous dans une mathématique qui arrive au bout  ? obsession du complot parce que l`on a besoin de trouver le ou les coupables, refus de croire a une réalité bien présente qui parait apocalyptique mais irréversible, les grands changements de société ne se font jamais autour d`une table mais plus souvent avec les armes.

                                                    Cette nouvelle mutation est plus difficile a accepter que le modèle classique, pas d`ennemi visible a part s`acharner sur nos politiques qu`ils soient grecs, français ou même allemand.
                                                    Lorsque l`on regarde la société grecque par rapport a la française vous avez l`État incarnée par la droite, la gauche, plus amusant les deux en même temps... L`extrême droite qui monte, ensuite les syndicats plus vraiment dans le coup.
                                                    On organise des grèves ou manifestations après que le système appauvrissant le peuple soit adopte en Grèce, a l`inverse j`ai l`impression qu`en France on ne les pas beaucoup vus pendant le quinquennat, enfin les peuples qui eux sont complétement déstabilisés allant jusqu`a « se bouffer » la gueule entre eux. Ça ne suffisait pas alors pour accentuer ce qu`étaient les valeurs passées les pensées racistes inter européennes vont bon train.

                                                    Le monde de demain ne sera plus jamais le même que ce soit le résultat d`un complot ou d`un puits dont on a puisé l`essentiel.
                                                    Depuis des mois les articles et commentaires sont nombreux sur la situation avec des avis qui divergent, qui s`affrontent parfois violent dans les propos mais sans vraiment de solution a part imaginer la révolution.
                                                    Vous me permettrez de donner juste mon avis et pourquoi je pense qu`il n`y aura jamais de révolution ici en Grèce ou en France encore moins.
                                                    Le peuple est beaucoup trop divisé par les conditions sociales, tant qu`une partie aura a manger, un toit, un salaire qui ne sert qu`au bonheur illusoire du matérialisme. Les très pauvres ceux qui ne sont plus dans la partie qui non ni toit, ni travail, dorment dehors et ne serait même pas vu si l`on en parlait pas dans les médias, pensez vous que l`idée d`une révolte leur traverse la tête ? Ils commencent a être très nombreux.

                                                    La Grèce vient de subir une austérité sans précédent qu`il n`aurait pas été possible d`appliquer en France car la mutation est bien étudié, elle s`adapte a chaque modèle de société, fragilité d`un État et d`un système corrompu en Grèce qu`il a empêché d`évoluer , une France passant son temps a vivre sur son passé des acquis sociaux, ne défendant plus le modèle social mais consommant sans en avoir les moyens comme ce qui s`est passée ici depuis 2000.
                                                    Chaque pays a sa faille qui fera que demain ne sera plus hier, la guerre n`est pas utile mais elle conditionne les esprits dans la peur comme toutes les informations médias encadrés ou discutions dites citoyennes, on ne fait rien de bon avec la peur comme moteur.
                                                    Elle entrainera les plus faibles au suicide, a l`alcoolisme, a la drogue , au psychotrope puissant afin de ne plus penser. Ne plus pouvoir se soigner entrainera une mortalité dont les résultats seront dévastateurs, quelques virus feront le reste. A t`on besoin d`une guerre ?
                                                    Ne croyez pas que l`Allemagne sera épargnée, elle a comme tous son lot de pauvres, de laisser pour compte mais on les montre pas.

                                                    Pour finir car il y aurai tant a dire... La Grèce ne sera plus qu`une base militaire, une sorte de poste frontière entre les nouveaux pauvres du nord et la nouvelle richesse du sud, Afrique, Orient, Moyen orient. Je me suis toujours demandée qu`elles étaient les réelles intérêts d`armer autant ce territoire... 


                                                    • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 11 février 2012 18:49

                                                       Il n’a échappé à personne que les seules réformes structurelles véritablement promues en Grèce concernent les relations du travail et son coût, la sécurité sociale, le renforcement du secteur privé (qui doit par ailleurs aligner ses salaires à ceux, de misère, du secteur public). C’est sur ces réformes qu’insiste lourdement la troïka.Les autres mesures d’ordre structurel (bureaucratie, lutte contre les monopoles et oligopoles du marché intérieur, corruption, système fiscal, etc.), les seules qui valent le coup d’un effort national, sont à peine effleurées.Il n’a échappé à personne non plus que les mesures exigées « produisent », en tant que telles, de la récession. Il est donc tout à fait légitime, non seulement de s’insurger contre des réformes intrinsèquement injustes, mais surtout de penser qu’en Grèce, profitant de la « crise », se met en place (par le chantage et des moyens coercitifs) un « modèle » qui désagrège le système social européen, remplacé par celui que l’Allemagne, via le Pacte budgétaire, veut imposer à tous. 


                                                      • foufouille foufouille 11 février 2012 18:56

                                                        ca pete en roumanie
                                                        http://ablogm.com/cats/2012/02/11/lutte-sociale-dampleur-en-roumanie-2012/
                                                        faut renommer le fichier html en pdf pour le lire


                                                        • Croa Croa 12 février 2012 10:28

                                                          Avec Okular ça marche nickel direct !

                                                          Les logiciels pour LINUX se foutent pas mal des erreurs de suffixe smiley
                                                          (Généralement)


                                                        • foufouille foufouille 12 février 2012 11:46

                                                          mais faut faire open with, alors
                                                          plus simple de changer l’extension


                                                        • Alison 11 février 2012 19:07

                                                           La matrice est en route.

                                                          http://www.gamaniak.com/video-7740-journee-verre-corning-2.html

                                                          Intéressant certains commentaires sur cette vidéo, c`est leur avenir...


                                                          • Alison 11 février 2012 19:22

                                                             "Demandons-nous ce que signifierait pour le pays la perte de son système bancaire, et de ne plus pouvoir importer des matières premières, des produits pharmaceutiques, du carburant, des denrées alimentaires de base et des technologies"

                                                            Filippos Sachinidis


                                                            • Aldous Aldous 11 février 2012 19:26

                                                              Eucharisto Michel pour ce papier limpide et digne.


                                                              Elefteria h thanatos !

                                                              • suumcuique suumcuique 11 février 2012 20:25

                                                                Pour ne pas oublier.

                                                                "En ce moment nos médias évoquent la probabilité d’une banqueroute grecque. Parfois, s’inspirant d’une histoire déformée de la Seconde Guerre mondiale, ils se font aussi l’écho de récriminations et de revendications contre l’Allemagne et présentent, sous la forme de caricatures, la Chancelière Angela Merkel comme un nouvel Hitler. Il paraît donc intéressant de revenir sur un aspect du comportement, pendant cette guerre, de l’Allemagne, puissance occupante, à l’égard de la Grèce, dont les Allemands avaient chassé les Britanniques en avril 1941.

                                                                La réalité est qu’en plein conflit mondial, malgré la guerre des partisans et malgré le blocus exercé par les Britanniques, l’Allemagne a envoyé à la Grèce d’importantes quantités d’or pour y juguler une inflation catastrophique et stabiliser non sans succès la monnaie grecque.

                                                                Elle a également envoyé à la Grèce des produits alimentaires pour y combattre la famine menaçante ainsi que des produits d’exportation allemands, et cela malgré la pénurie dont commençait à souffrir le peuple allemand.

                                                                Par l’intermédiaire de la Suède, pays neutre, elle s’est mise en rapport avec les autorités britanniques, dont elle a finalement obtenu la levée du blocus des eaux grecques en faveur d’un bateau suédois, chargé de ravitaillement allemand, qui a pu ainsi, chaque mois, quitter Trieste ou Venise pour atteindre le Pirée sans courir le risque d’un torpillage.

                                                                Du moins est-ce là ce qu’a rappelé et déclaré aux juges du tribunal de Nuremberg le 27 mars 1946, sans être contredit par la partie adverse, le Baron Steengracht van Moyland qui avait été secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères du Reich."


                                                                • Aldous Aldous 11 février 2012 23:14

                                                                  Présentation idilique d’une occupation qui a été en réalité l’une des plus dures du IIIe Reich.


                                                                  La famine à fait 300.000 morts pendant l’occupation.

                                                                • suumcuique suumcuique 12 février 2012 20:27

                                                                  Certes, « la guerre des partisans et (...) le blocus exercé par les Britanniques » ont été désastreux pour la Grèce de l’époque. 


                                                                • bert bert 11 février 2012 23:21

                                                                  les « usa » veulent détruire l’Europe ou au moins l’affaiblir .....

                                                                  pour après provoquer une guerre entre l’Europe et le monde Arabe 
                                                                  les « usa » sont loin ils en ont rien à foutre....... tant qu’ils gardent leur suprématie
                                                                  sarko et merkel sont des agents us


                                                                  • Croa Croa 12 février 2012 00:20

                                                                    Faux  : « des syndicats radicalisés au point de s’abandonner aux positions les plus extrêmes »

                                                                    Hélas pour les grecs, ils sont comme les nôtres dont certains freinent des deux fers toute monté revendicative. Résultat des grèves perlées au lieu de vrais grèves, un bon truc pour canaliser les ressentiments ! Mais là-bas ça commence à être trop !

                                                                    (Le reste de l’article est bien)


                                                                    • kssard kssard 12 février 2012 01:22

                                                                      quelle limpidité cet article ! merci l’auteur,


                                                                      Oui, la Grèce est le laboratoire, de l’europe de Merkozy, du FMI, et de la BCE. A les écouter, il n’y a pas d’autre possibilité. Ce qui est en train de se passer est bien pire que tout scénario de science-fiction : l’europe aux mains de Golman Sachs qui affame les peuples et laisse les riches et les élus en paix.

                                                                      A n’en pas douter, ces valets du capitalisme veulent décliner cela dans le reste de l’europe qui chaque jour est un peu plus plombée par les engagements pris auprès des banques pour soutenir les uns et les autres. 

                                                                      Que faire me direz-vous ??? très simple : aux présidentielles votez contre Sarkozy et vous verrez que tout ce système (intenable) va s’écrouler. 


                                                                       



                                                                      • Croa Croa 12 février 2012 16:12

                                                                        Pas forcément : Refuser de voter Sarkozy nous évitera les pires avanies mais voter Hollande serait un bon moyen de prolonger au maximum possible la vie de ce système !

                                                                        Pour s’en débarrasser vraiment  il faudrait élire un candidat anti-système.

                                                                        De toute façon,
                                                                         smiley Celui-ci s’écroulera ! smiley


                                                                      • wesson wesson 12 février 2012 02:00

                                                                        Bonjour l’auteur,

                                                                        En 2000, Denis Kessler alors No 2 du Medef écrivait dans la tribune :
                                                                        « L’Europe est une machine à réformer la France malgré elle »

                                                                        A l’époque, je me rappelle avoir pensé que M. Kessler avait vu juste. Mais maintenant, je crois qu’il n’avait pas vu assez loin.

                                                                        « L’Europe est une machine à réformer les pays Européens malgré leur peuples. »

                                                                        Voilà qui me semble plus réaliste.

                                                                        Merci pour votre article.


                                                                        • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 12 février 2012 08:21

                                                                          ...Par cette convention, la Grèce et la Banque de Grèce démissionnent et se démettent de tout recours présent ou à venir, de tout droit ou immunité existants ou potentiels qui les concernent, eux que leurs avoirs. (Extrait de la convention mémorandum que doit entériner le parlement grec aujourd’hui.)...

                                                                          L’aurez vous signé ?

                                                                          • latortue latortue 12 février 2012 10:00

                                                                            il n’y a rien a signer .Les grecs n’ont qu’a se révolter et quand je dis révolter c’est pas une grève c’est la révolution renverser le pouvoir en place envoyer se faire foutre les financiers qui ont spéculer a qui mieux mieux sur leur dette et sortir de l’euro point barre .
                                                                            ne voit il pas qu’il ne pourrons JAMAIS rembourser,les mesures de rigueur ne sont elle pas suffisamment forte le peuple n’est il pas encore suffisamment pauvre, les salaires baissé et toute la pléiade de mesure qui ne sont là que pour mieux presser le citron .
                                                                            Qu’attendez vous pour tout casser ,LA RÉVOLUTION c’est le seul langage que comprennent les politiques .
                                                                            sortez de l’EUROPE gelez les avoirs de tous les pays qui ont comencé a acheter votre pays par petit bout relevez la tête et prenez vous en main ,je sais c’est pas facile mais c’est votre seule chance de vous en sortir, ça ou mourir la tête basse et les mains liées choisissez .et c’est valable pour nous aussi car bientôt ce sera notre tour .


                                                                          • Aldous Aldous 12 février 2012 16:24

                                                                            Michel, le texte de la convention est il disponible sur le net ?


                                                                          • Jean-Paul Letombe 13 février 2012 00:25

                                                                            Bonsoir Michel ... auriez vous le texte de la convention ? en anglais ou francais ? Je suis scandalisé par ce qu’il se passe. Merci.


                                                                          • BA 12 février 2012 10:04
                                                                            Dimanche 12 février 2012 :

                                                                            Kastelórizo ou Megísti est une île de Grèce, baignée par la mer Méditerranée orientale et située à moins de cinq kilomètres de la côte Sud de la Turquie, environ 110 kilomètres à l’est de Rhodes.

                                                                            Le 23 avril 2010, Georges Papandréou s’y rend, pour nous annoncer par un très mauvais direct télévisé et en moins de six minutes que « la Grèce accepte le Mécanisme de soutien économique, institué par le Fond Monétaire International, l’Union Européenne et la Banque Centrale Européenne (…) Les marchés ne nous laissent pas le temps (…) Mais les partenaires de la Grèce nous offrent cette possibilité, afin de conduire notre navire dans les eaux d’un port alors protégé, pour pouvoir ainsi le réparer, utilisant des pièces solides et fiables (...) ».

                                                                            Notre dernière île si loin au large a été depuis surnommée par les journalistes, « île du Mémorandum ». Mais plus maintenant, et de manière officielle.

                                                                            Car son maire, Pavlos Panigiris, vient de proclamer « le retour à la drachme et ainsi à l’indépendance » de son île : « Nous reviendrons à la drachme, car sous l’euro notre patrie n’est plus souveraine. Pour rester libres et Grecs, il faut partir (…) Nous ne voulons plus les voir ici [ces politiciens], plus jamais » (journal des Municipalités – aftodioikisi.gr).


                                                                            • Vipère Vipère 12 février 2012 14:02

                                                                              Bonjour à tous

                                                                              Le retour à la Drachme et à la souverainteté, décidé par le Maire de L’Ile de Kastélorizo, un homme d’une grande sagesse est un sursaut de survie pour ses habitants qui mérite d’être salué !

                                                                              Espérons que la Grèce toute entière suivra ! ce qui serait une bonne nouvelle dans ce marasme de pessimisme !

                                                                              Une destination de vacances pour tous les europhobes !!!


                                                                            • Pépé le Moco 12 février 2012 12:36

                                                                              @ l’auteur,

                                                                              Très bon article.

                                                                              Pour illustrer vos propos, l’on peut regarder les documentaires :
                                                                              « Debtocracy » (sous-titrage en français disponible), assez bien fait ; ou encore,
                                                                              « La Stratégie du Choc » de Michael Winterbottom (avec Naomi Klein), édifiant !


                                                                              • Alison 12 février 2012 14:30

                                                                                 La Grèce a aussi jouée depuis deux ans sur le fait que la zone euro risquait de perdre la confiance des marchés si elle allait en faillite. Désormais, ce point d’équilibre a basculé car la zone euro s’est renforcée depuis un an avec les mesures pour prévenir la contagion.

                                                                                Même si le gouvernement grec adopte le nouveau plan d`aide de 130 milliards avec l`austérité qui l`accompagne l’Eurogroupe se donne jusqu`a jeudi prochain pour décider de débloquer d’ici à la mi-mars l’aide promise.

                                                                                Accord du pret ou faillite du pays c`est du pareil au même ! Retour a la Drachme et la Grèce n’aura pas d’autre choix que de procéder à une dévaluation intérieure, en baissant salaires et retraites.

                                                                                 L’Europe envisage son défaut sans frémir. La Grèce a jusqu’à jeudi prochain pour se ressaisir.


                                                                                • Alison 12 février 2012 15:02

                                                                                  Mr Koutouzis vous lisez le grec j`imagine ?

                                                                                  http://www.eleftheria.gr/index.asp?cat=19&aid=16060


                                                                                  • Aldous Aldous 12 février 2012 21:12

                                                                                    Pour la modé : je viens de poster un article rédigé sur mon pad en direct et donnant la situation sur la place Syndagma à Athènes ou les manifestations dégénèrent en émeutes incendiaires.


                                                                                    Merci de considérer une publication rapide.


                                                                                    • BA 12 février 2012 22:02
                                                                                      Le centre ville d’Athènes a des airs de champ de bataille ce dimanche soir. Une dizaine de bâtiments vides sont en flammes, selon les pompiers, dix-huit selon la police. Des incendies causés essentiellement par des cocktails Molotov, a précisé un porte-parole des pompiers, qui explique que les véhicules de secours ne peuvent pas s’approcher de tous les lieux des sinistres en raison du nombre de gens dans les rues. 

                                                                                      Dans la journée, quelque 80 000 personnes ont manifesté à Athènes, aux alentours du Parlement où doit être voté dans la nuit un nouveau plan d’austérité imposé par l’UE et le FMI. Ils étaient également 20 000 à Salonique, la deuxième ville du pays, dans le nord, où des heurts ont également éclaté entre les manifestants et les policiers.

                                                                                      A Athènes, les affrontement ont débuté quand un groupe de contestataires regroupés devant le parlement a fait pression sur l’important cordon policier disposé autour du bâtiment. La police a aussitôt riposté en faisant usage de gaz lacrymogène. Les manifestants se sont alors retirés dans les rues adjacentes, transformées en champ de bataille. Les pierres, morceaux de marbre prélevés à coup de masse et cocktails Molotov volaient sur les forces anti-émeutes, qui répliquaient par gaz lacrymogène. Les heurts se sont poursuivis pendant plus de deux heures. Deux heures pendant lesquelles la situation est restée « hors de contrôle », selon une source policière.

                                                                                      Les manifestants avaient commencé à affluer en début d’après-midi pour protester contre l’adoption prévue après minuit heure locale d’un plan de rigueur, condition du maintien du pays sous perfusion et au sein de l’euro. La manifestation, à l’appel des deux grandes centrales syndicales du pays ainsi que de la gauche radicale, a drainé des familles entières. Un grand-père portant masque à gaz et lunettes de piscine se frayait ainsi un passage au milieu de la foule, tandis qu’un vendeur ambulant de masques en papier - destinés à se protéger des gaz - faisait aussi ses affaires en vendant des drapeaux grecs.

                                                                                      Plusieurs milliers de policiers avaient été déployés en prévision des affrontements entre des groupes de contestataires et la police qui ont régulièrement émaillé les rassemblements anti-austérité de ces dernières années.

                                                                                      A l’intérieur du parlement, dont les abords étaient gardés par 3000 policiers, les discussions battaient leur plein, marquées par de fréquents incidents de séance entre les rangs gouvernementaux et l’opposition de gauche. « Il y a du gaz lacrymogène jusqu’à l’intérieur de l’assemblée », a déclaré un député.

                                                                                      Suivre les émeutes en centre-ville d’Athènes en direct :


                                                                                      • brieli67 12 février 2012 22:23

                                                                                        Yannis RITSOS

                                                                                        Ne pleure pas sur la Grèce

                                                                                        Τη ρωμιοσύνη μην την κλαις

                                                                                        εκεί που πάει να σκύψει

                                                                                        με το σουγιά στο κόκκαλο

                                                                                        με το λουρί στο σβέρκο

                                                                                         

                                                                                        Νάτη πετιέται απο ξαρχής

                                                                                        κι αντριεύει και θεριεύει

                                                                                        και καμακώνει το θεριό

                                                                                        με το καμάκι του ήλιου




                                                                                        Ne pleure pas sur la Grèce,

                                                                                        - quand on croit qu’elle va fléchir,

                                                                                        Le couteau contre l’os

                                                                                        et la corde au cou,

                                                                                         

                                                                                        La voici de nouveau qui s’élance,

                                                                                        impétueuse et sauvage,

                                                                                        pour harponner la bête

                                                                                        avec le trident du soleil.

                                                                                        • Alison 13 février 2012 00:53

                                                                                          La loi d`austérité a été adoptee ce dimanche soir par le parlement grec comme il fallait s`y attendre.


                                                                                          • oj 13 février 2012 02:47

                                                                                            tout de meme .......

                                                                                            ... je ne pense pas que la situation grecque arrange les européens dans l’ensemble a part quelques speculateurs.

                                                                                            pour être endettés a ce point et ne pas avoir de quoi payer les salaires des mois qui viennent , il faut tout de meme que les institutions aient volontairement laissé filer les dépenses par rapport aux rentrées pendant des années.

                                                                                             Or les institutions ne sont pas q’un petit groupe isolé de personnes qui ont pu manoeuvrer en catimini sans qu’aucun relais dans la société civile ne puisse etre averti.

                                                                                            Il y a donc bien une responsabilité globale du peuple grec qui est engagée , de meme qu’en France , nous savons depuis des années que nous vivons au-dessus de nos moyens.

                                                                                            Nous avons tous laissé faire par le jeu des corporatismes et des egoismes individuels et disons le, par notre manque de courage et de conscience collective, non ?


                                                                                            • Traroth Traroth 13 février 2012 12:05

                                                                                              Ce que je trouve extraordinaire, c’est qu’on impose une baisse du SMIC à la Grèce. En quoi est-ce supposé aider à régler les problèmes financiers de l’Etat ? Ca veut dire moins d’impôt, moins de consommation, bref un ralentissement économique programmé, en plus de l’aspect injuste. Ce n’est qu’un cadeau aux entreprises au détriment des salariés !

                                                                                              C’est clairement la stratégie du choc qui s’applique, comme expliquée par Naomi Klein : on profite d’une crise pour faire passer des mesures impopulaires et néfastes, en faisant croire qu’elles constituent une solution à la situation.

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