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Accueil du site > Tribune Libre > Transition énergétique : Présidentielles 2017, entre intentions et (...)

Transition énergétique : Présidentielles 2017, entre intentions et réalité…

Ramener la part du nucléaire de 75 à 50 % dans la production d’électricité en France d’ici 2025, comme l’avait promis François HOLLANDE, ainsi que la réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 avec l’atteinte de 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale à cette même date et la division par 2 de celle-ci à horizon 2050. Mais au-delà des intentions, quelle réalité ? Il est évident que passé les effets d’annonce cela n’impliquera pas automatiquement des fermetures de centrales nucléaires, notamment pour ne pas braquer EDF. Selon les auteurs de la loi 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/joe_20150818_0189_0001_1_-2.pdf ), la consommation ayant, selon EDF, tendance à se stabiliser, mais que ne confirme pas les statistiques, un développement important des autres sources d’énergie, surtout renouvelables, ferait mécaniquement baisser la part du nucléaire…Mais qu’en est-il réellement ?...

Qu’en est-il de la production et de la consommation actuelle d’électricité en France ? (extrait des bilans publiés par RTE).

PRODUCTION EN HAUSSE

A titre indicatif : 1 Térawatt = Mille Milliards de Watts - 1 Gigawatt = 1 Milliard de Watts - 1 Mégawatt = 1 Million de Watts - 1 Kilowatt = 1000 Watts

D’après RTE, la production d’électricité en France métropolitaine a atteint 546 TWh en 2015, soit 1,1% de plus qu’en 2014

Plus des trois quarts de cette production proviennent toujours du parc nucléaire de 58 réacteurs (416,8 TWh, 76,3% du mix). L'hydroélectricité (par les barrages) reste la deuxième source d’électricité (58,7 TWh, 10,8% du mix) malgré une forte baisse de sa production par rapport à 2014 (- 13,7%) en raison d’un niveau de pluviométrie bien plus faible. 

La part des énergies dites « renouvelables » dans la production nette d'électricité atteint 16,2 % en 2015 (hydroélectricité : 9,9 %, éolien  : 3,9, solaire : 1,4 %, bioénergies  : 0,9 %).

La production photovoltaïque a connu en 2015 une croissance légèrement supérieure à celle de l’éolien (+25,1%) mais sa part dans le mix électrique français reste limitée avec 1,4% de la production totale. Signalons la mise en service en septembre dernier du plus puissant parc photovoltaïque d’Europe (300 MWc) à Cestas en Gironde.

C’est la production électrique des centrales à gaz qui a connu la plus forte croissance en 2015 (+54,8%). Elle s’est élevée à 22,1 TWh, soit à près de 4% du mix national et à un niveau légèrement plus élevé que la production éolienne. Les centrales à gaz ont en effet a davantage sollicitées comme moyens d’appoint lors des périodes de forte demande. Malgré la fermeture des 6 dernières centrales à charbon de plus de 250 MW en France, la production des centrales à charbon et à fioul a quant à elle légèrement augmenté comptant au total pour 2,2% de la production électrique nationaleUNE ABERRATION, quand on se fixe pour objectif une réduction des rejets des gaz à effet de serre (GES)…

Lorsque RTE affirme que les émissions de CO2 du secteur de la production électrique française resteraient stables, il y a toutefois de quoi s’interroger quand on sait que pour 1KW/heure, le fioul rejette 300g de CO2, le Gaz naturel 234 g, le charbon 384g.

CONSOMMATION EN HAUSSE

D’après EDF, en 40 ans, la consommation Française d’électricité a augmenté de 280%. La consommation mondiale d'électricité en 2013 est de 21 538 TWh. Elle a augmenté de façon continue de 350% en 40 ans. ( https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/le-developpement-durable/la-consommation-d-electricite-en-chiffres)

Une hausse de la consommation d’électricité de 2,2% en 2015 

La consommation d’électricité en France métropolitaine s’est élevée à 475,4 TWh en 2015, soit 2,2% de plus qu’en 2014, (le double de l’augmentation de la production 1,1 %). Cette hausse est principalement liée aux températures en moyenne plus fraîches en début d’année (entraînant un recours accru au chauffage) et plus chaudes en été (augmentant les besoins de froid). En « corrigeant » cette consommation de l’aléa climatique, RTE indique que la consommation française a seulement augmenté de 0,5% en 2015 (475,4 TWh, niveau similaire à celui de 2013)… Selon EDF, la croissance de la demande d’électricité s’est fortement ralentie depuis plusieurs décennies, notamment en raison de la tertiarisation de l’activité économique, sans oublier les nombreuses fermetures d’entreprises et de l’impact des actions de maîtrise de la demande d’énergie. Elle reste toutefois très « thermosensible » : chaque degré Celsius en moins en hiver entraîne, selon RTE, un appel de puissance supplémentaire sur le réseau de 2 400 MW (soit l’équivalent de la capacité installée de 2 réacteurs nucléaires.Cette sensibilité est pourtant amenée à se réduire suite à l’entrée en vigueur de la RT 2012, une réglementation thermique qui a déjà entraîné une chute du chauffage électrique dans les logements neufs. Précisons que le secteur résidentiel compte en 2015 pour environ 35% de la consommation électrique en France métropolitaine.

Selon la formule de certains candidat(e)s aux Présidentielles « Cent pour cent d’énergie dite renouvelable » à l’horizon 2050 est-ce possible ?

Lors des primaires d’EELV « cent pour cent d’énergie renouvelable en 2030 » était une formule souvent reprise par Mme. DUFLOT et depuis par M. JADOT leur candidat à l’élection Présidentielle de 2017. A l’évidence ils ne font que reprendre les propositions dun rapport prospectif baptisé RE-thinking 2050 publié par le Conseil Européen, afin d’obtenir une énergie 100% renouvelable en 2050. Ses propositions nécessitent toutefois que la demande en énergie soit fortement revue à la baisse. Le rapport détaille ainsi les mesures qu’il serait nécessaire d’adopter pour atteindre cet objectif, ainsi que les bénéfices économiques, environnementaux et sociaux d’une telle mesure espérés. (http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=803). Même en envisageant une très forte baisse de la consommation d’électricité, encore faut-il que cela soit possible, compte tenu de la croissance démographique, des besoins légitimes des pays pauvres et ceux de la quatrième révolution industrielle, dans laquelle nous entrons à marche forcée avec l’explosion des nouvelles technologies du numérique …

EOLIEN et PHOTOVOLTAÏQUE peuvent ils être une alternative au Nucléaire dans la perspective « cent pour cent d’énergie renouvelable ?

Un réacteur nucléaire possède en moyenne une puissance d’environ 1 100 MWh et peut donc délivrer entre 7 000 000 MWh et 8 000 000 MWh par an.

Les éoliennes les plus puissantes d’aujourd’hui sont capables de développer une puissance de 5 MWh, dont les meilleures (off-shore) délivrent en moyenne 17 000 MWh par an
Le chiffre retenu pour l’éolien européen installé est de 2 000 MWh de production annuelle par MWh de puissance installé par éolienne.

Combien d’éoliennes pour remplacer un réacteur ?

Moyenne annuelle de la production d’électricité avec l’énergie d’un réacteur nucléaire :
7 000 0000 + 8 000 000 MWh / 2 = 7 500 000 MWh / an

Moyenne annuelle de la production d’électricité avec l’énergie éolienne de très grande capacité (5MWh) : 2 000 MWh X 5 MWh = 10 000 MWh / an

7 500 000 MWh / 10 000MWh = 750 éoliennes pour remplacer un réacteur Nucléaire (http://ethicologique.org/index.php/750-eoliennes-1-reacteur-nucleaire/)

Sachant qu’il y a 58 réacteur Nucléaire (le 59eme à Marcoule étant réservé à la recherche) il faudrait : 750 x 58 = 43 500 éoliennes d’une puissance de 5 MWh. Sachant que la puissance moyenne des futures éoliennes construite en France étant de 3MWh, avec une moyenne annuelle de production de 2000 MWh, il faudrait : 2000 x 3= 6 000 MWh soit : 7 500 000 MWh / 6 000 = 1250 éoliennes pour remplacer un seul réacteur Nucléaire x 58 = 72 500 éoliennes pour remplacer le parc Nucléaire Français.

Si on considère que la puissance d’une éolienne moyenne se situe actuellement aux environ de 1,8 à 2 MWh on peut estimer à plus de 100 000 éoliennes qui seraient nécessaire au remplacement du parc Nucléaire et ceci en supposant que l'on sache stocker l'énergie pour les heures de pointes...Ce qui est, actuellement, loin d'être le cas.

Le photovoltaïque, qu’en est-il ?

En 2015, l’Europe totalise une puissance cumulée en heure de 94,6 GW soit deux fois le résultat obtenu par la Chine. Notons que, même si l’Allemagne réalise une bonne partie du boulot, l’Italie prend la deuxième place avec une puissance cumulée de 18,9GW. Le troisième n’est autre que le Royaume-Uni avec 8,9GW. La France se positionne juste en-dessous avec 6,6GW soit deux places devant la Belgique (3,2GW).
En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/production-photovoltaique-2015-annee-record-cg#zZxcqBGqgWor8Dd4.99 . Comparé à 10,32 GWh/jour en 2012, c’est une croissance annuelle de 17,8 %.

Par rapport à ses voisins, la France est un nain photovoltaïque : un parc installé d'un peu moins de 4,5 GW contre 37,5 GW pour l'Allemagne pourtant moins ensoleillée. 4,5 GW c'est à peu près ce que l'Allemagne a installé pendant la seule année 2013 alors que les installations se sont sérieusement ralenties outre-Rhin (plus de 7 000 MW en 2011, idem en 2012). En puissance installée par habitant la France dispose de 64 watts de solaire photovoltaïque, contre 400 pour l'Allemagne, 280 pour l'Italie, 250 pour la Belgique, et 110 pour l'Espagne où tout est fait pour décourager l'investissement dans le secteur malgré un ensoleillement très favorable.

A titre d’exemple : A Dunkerque, 1 kWc de photovoltaïque plein sud produit 1000 kWh, à Toulon 1430 kWh, soit 1215 kWh en moyenne pour la France. Il faut 6,64 m² de panneaux photovoltaïques pour 1 kWc. Donc 3 000 km², cela nous donne 450 millions de KWc et 548 TWh produits. Soit à peu près que ce que produit réellement le parc nucléaire français. En fait, 3 000 km², ça fait un carré de 55 km de côté, ou la superficie d’un département comme le Rhône. Est-ce vraiment si énorme ? En France, la surface bâtie représente plus de 20 000 km². Il suffirait donc d’équiper 15% des toitures pour produire autant d’énergie que l’ensemble des réacteurs nucléaires français... N'a-t-on pas au moins 15% des toitures qui sont bien orientées ? Mais au-delà des capacités de production, éolien-photovoltaïque qui peuvent théoriquement compenser en équivalence la production nucléaire actuelle se pose le problème et pas des moindres, celui du stockage. Malgré les efforts de la recherche et les résultats obtenus par exemple concernant les supers condensateurs,( https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00673218/documentil ne peut y avoir de transition énergétique qui réponde aux impératifs de baisse du Nucléaire et des réductions des gaz à effet de Serre (GES) sans décroissance drastique de la consommation d’énergie...

L’éolien et le solaire sont, par ailleurs très dépendants de métaux rares dont l’accès pourrait devenir de plus en plus incertain, a fortiori si ces formes d’énergie doivent être massivement développées. Exemple : le dysprosium et le néodyme, deux terres rares produites presque exclusivement par la Chine, laquelle a d’ores et déjà fait savoir que ses gisements actuels étaient en déclin. Il faut savoir qu’une voiture hybride contient un kilo de néodyme et Selon les études réalisées à ce jour, une éolienne utiliserait de 600 à 700 kg d’aimants par MW de capacité, dont 25 à 29% de néodyme et 4% de dysprosium dans l’aimant permanent de la génératrice (http://www.eolien.be/Terres%20rares) Il faudrait multiplier par 26 d’ici à 2035 les extractions de dysprosium pour faire face aux enjeux du changement climatique…

Je rappelle que les terres rares désignent 17 métaux : le scandium, l'yttrium, et les quinze lanthanides. (Lanthane, Cérium, Praséodyme, Néodyme, Prométhium, Samarium, Europium, Gadolinium, Terbium, Dysprosium, Holmium, Erbium, Thulium, Ytterbium, et Lutécium) Ces matières minérales aux propriétés exceptionnelles sont utilisées dans la fabrication de produits de haute technologie. Avec le boom du numérique et des nouvelles technologies " vertes ", aujourd'hui, à l'échelle de l'économie mondiale, les terres rares sont considérées comme des métaux stratégiques. On retrouve ainsi des terres rares, non seulement dans l’éolien ou le photovoltaïque, mais aussi dans les batteries de voitures électriques et hybrides, dans les LED, les puces de Smartphone, les écrans d'ordinateurs portables…L'industrie de la défense a elle aussi recourt aux terres rares dans la fabrication de capteurs de radars et sonars ou de systèmes d'armes et de ciblage. 

Selon les experts, pour sortir du nucléaire et du fossile, il faut accepter une décroissance minimum de 2% à 3% par an du PIBpendant 20 ans. L'autre alternative serait de continuer avec les énergies fossiles, comme outre-Rhin. Ce qui est inacceptable et à terme impossible, comme le recours croissant et démesuré aux terres rares, dont les réserves ne sont pas inépuisables.

Démographie - besoins - consommation, l’impossible équation

On ne peut faire également l’impasse sur la question de la bombe Démographique, dont les effets des explosions successives sur la planète, notamment par la dernière croissance décennale de près d’un milliard d’habitants, ont un impact particulièrement néfaste  pour le climat. Phénomène auquel la France n’échappe pas et qui impose d’urgence une décroissance du PIB. Un effort titanesque doit être fait pour économiser l'énergie et les ressources conduisant à la baisse du PIB, indicateur qui doit être dénoncé et repensé.

Quelques exemples de l’impact démographique sur la croissance de la consommation d’électricité pour des pays à population à peu près comparable : La France, 65 631 000 habitants, dont la consommation par habitant est passée de 2746 kwh en 1971 (50 millions d’habitants) à 7374 kwh en 2013, ou la Thaïlande, 67 091 000 habitants, (38 millions d’habitants en 1971) qui passe dans la même période de 120 kwh par habitant à 2471 kwh. Et que dire de la république démocratique du Congo67 510 000 habitants, (20 millions d’habitants en 1971) avec 56 kwh par habitants en 1971 et 234 kwh en 2013. Les exemples de ce type sont légion (http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/EG.USE.ELEC.KH.PC )

Certes, il existe de grandes disparités dans l’accès à l’électricité selon les régions du monde. Si certains pays souffrent encore de graves pénuries électriques, la consommation électrique globale connaît pourtant une croissance constante depuis 1971 qui a été multipliée par 3,2, alors que la population mondiale a été multipliée par un peu moins de 2, ce qui est considérable et ne semble pas prêt de s’arrêter. Pas un pays n’a connu une stagnation de la consommation entre 1971 et 2013. Tous, sans exception, ont eu une consommation annuelle en progression constante par habitants, qui va s’amplifier à cause des besoins légitimes des populations du tiers monde, de la croissance démographique et les exigences des nouvelles applications de l’intelligence artificielle inhérent à la quatrième révolution industrielle. Il faut savoir qu’entre 2001 et 2010, la consommation de certains pays en développement a considérablement augmenté : elle a été multipliée par 2,8 pour la Chine, par 1,8 pour l’Inde et par 1.5 pour le Brésil. En France, la consommation totale d’électricité a presque été multipliée par 1,5 en 20 ans

Pour conclure

La démonstration est faite qu’au rythme actuel de notre consommation d’électricité qui suit l’accroissement de la population, la sortie du Nucléaire ne peut se faire en équivalence de production et consommation par l’éolien et photovoltaïque,essentiellement à cause des problèmes actuellement non résolus du stockage. La seule façon d’y parvenir consiste à ce que la fermeture d’un réacteur Nucléaire soit compensée par une énergie dite renouvelable (éolien, photovoltaïque, etc.) et dans une proportion plus importante par des économies d’énergie évaluées et chiffrées, au premier rang desquels le domestique par un changement radical de nos habitudes de consommation et du gaspillage qui en découle dans les pays riches, ainsi que l’abandon du chauffage électrique, mais également sur le plan professionnel. Il faut aussi éliminer tous les gaspillages de type urbain la nuit par un éclairage totalement repensé. Mais aussi sortir de la stupide politique de promotion de la voiture électrique. C’est une escroquerie intellectuelle, quand on connait le coût énergétique et polluant, sans compter le même espace qu’elle occupe qu’une voiture thermique... Aujourd’hui on sait produire des véhicules thermiques qui consomment deux litres de carburant au 100 km. Le leurre de la voiture électrique justifie des voitures de plus en plus énormes (4X4) à 10/ 15 litres de consommation d’essence ou pire encore de gasoil au cent km…


Moyenne des avis sur cet article :  3.93/5   (15 votes)




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137 réactions à cet article    


  • Victor 28 décembre 2016 16:14

     
     
    L’écologie c’est l’opium du people
     
     
    « Le ouinouin Jospin, dit Yoyo, a jeté à la poubelle verte 10 milliards d’euros du contribuable benêt en arrêtant Superphénix ( qui avait déjà chargé son combustible et allait démarrer ...) 1000 ans de réserves d’ uranium avec U235 militaire, déchet de l’enrichissement. La limace rose, dite Flamby, voulait faire au moins 10 fois mieux. »
     
    (Extrait de « La branlette perpétuelle des vers bonobobos »)


    • sarcastelle 28 décembre 2016 16:29

      On va donc poursuivre dans la voie nucléaire. 

      Quelques coupures massives un peu longues, et l’opinion le demandera. On pourrait les organiser en prévenant, rien que pour faire voir... ? smiley


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 30 décembre 2016 18:57

        @sarcastelle

        c’est ce qui s’appelle la politique du chien crevé au fil de l’eau. On attend patiemment avant de décider que l’inéluctable arrive


      • JC_Lavau JC_Lavau 28 décembre 2016 17:31

        Les prémisses zécolos demeurent délirantes.


        • amiaplacidus amiaplacidus 28 décembre 2016 17:47

          À titre d’exemple, deux informations :

          - Google, gros consommateur d’électricité pour ses serveurs, sera, en 2017 entièrement alimenté en renouvelable, essentiellement éolien et, dans une plus faible mesure, photovoltaïque.
          https://environment.google/projects/environmental-report-2016/

          - L’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) travaille sur un projet de capteurs photovoltaïques sans dopant de type terre rare*. Bons rendements et faible coût de production. Ils sont en phase d’étude de pré-industrialisation.
          http://actu.epfl.ch/news/un-nouveau-record-pour-les-cellules-photovoltaique.
          .

          Pendant que la France stagne, et même recule, avec des technologies du vingtième siècle, les autres avancent, et à pas de géants.
          Il ne faudra pas venir se plaindre dans 5-10 ans.
          .
          .
          * Les terres dites rares, ne sont pas vraiment rares, au contraire, elles sont très, trop, répandues, les gisements sont à très faible teneur et leur exploitation sans précautions particulières, comme en Chine, conduit à des désastres environnementaux.


          • baldis30 28 décembre 2016 18:06

            @amiaplacidus

            A quelle fréquence , et comment maintient-il cette fréquence ? ça c’est pour le premier paragraphe.

            Mais pour le second il vaut mieux que je respecte le silence... pour ne pas ridiculiser en raison d’une .... aventure personnelle et professionnelle .... On peut ne pas me faire confiance mais ce que j’entendis me fais bien douter ....

            Alors cher amiaplacidus vous me dites comment vous maintenez la fréquence avec vos équipements d’énergie renouvelable sauf pour des hautes chutes hydrauliques ?

            Combien de MVAr faut-il pour un MW produit par l’éolien ( ou le petit hydraulique ) , et qui les fournit ? Et pourquoi .....


          • amiaplacidus amiaplacidus 28 décembre 2016 18:21

            @baldis30

            Puisque vous faites l’âne, je vais vous servir le foin : grâce à un onduleur, on maintient une fréquence de 50 Hz (60 Hz aux USA) !

            Au surplus, que vient faire ici la puissance réactive ?


          • Croa Croa 28 décembre 2016 18:50

            À amiaplacidus,
            L’utilisation de terres dites rares correspondent à certaines exigences en termes de performances. Il est en effet tout à fait possible de s’en passer ou d’en utiliser moins (ça dépend quelles performances sont affectées à partir d’une telle impasse.)


          • Croa Croa 28 décembre 2016 18:56

            À amiaplacidus
            Non pas un (1) mais un grand nombre d’onduleurs. Les installations anciennes utilisaient un seul onduleurs. Aujourd’hui chaque panneau photovoltaïque dispose de son propre onduleur synchrone ! Avantage : En cas d’ombre portée seuls les panneaux affectés perdent de la puissance.


          • raymond 2 28 décembre 2016 22:17

            @baldis30
            N’importe quoi j’ai une microcentrale HYDRAULIQUE chez moi et je produit mon courant réactif avec des condensateurs . Faudrait arrêter de jouer au technicien lorsqu’on n’y connaît rien !


          • baldis30 29 décembre 2016 08:12

            @raymond 2

            J’y connais rien ..... ah oui ... s’il vous plait vos notes d’électrotechnique .... j’alignerai les miennes devant un tribunal et ensuite on verra.

            Et le type de votre alternateur .... ...... et pour la fréquence vous faites comment ..... Y compris pour le démarrage

            RESPECTEZ LES AUTRES PARCE QUE VOUS AURIEZ DES SURPRISES !


          • iciailleurs 28 décembre 2016 17:58

            Moi, je n’y connais pas grand chose en matière de production énergétique. Mais je m’étonne que personne ne parle de la géothermie, notamment avec des forages à grandes profondeurs, ni de cette idiotie de route solaire. Combien bien auraient-ils équipés de bâtiments en panneaux solaires avec 5 millions d’euros ?


            • baldis30 28 décembre 2016 18:34

              @iciailleurs
              sur la géothermie il y a deux volets

              a) une géothermie à température élevée avec des exemples bien connu comme Lardarello en Italie, l’Islande et la Nouvelle-Zélande : aucun problème d’exploitation avec une technologie connue sauf naturellement les problèmes de corrosion, liés à la composition chimique des vapeurs : cette géothermie là relève de la Thermodynamique classique dans des terrains déjà fracturés, pour exploiter une ressource qui serait perdue. Dire qu’il n’y a pas d’autres sites possibles dans le monde entier serait être de mauvaise foi.

              Comme je l’ai écrit clairement et en gras « dans des terrains déjà fracturés ».... Et si le terrain n’est pas fracturé, mais bien chaud (250/300° C) ne débitant aucune vapeur que va-t-on faire ? On va forer, fracturer les roches et injecter de l’eau pour récupérer de la vapeur ... FORMIDABLE.... GENIAL...

              L’ennui c’est qu’on a oublié d’informer Pluton et Vulcain dieux des enfers et volcans et ceux-ci ont répondu :

              « PRESENTS, on va vous secouer les plumes » et bien des gens de la plaine d’Alsace et des environs ont été réveillés dans leurs « plumes » par séismicité anthropique. 

              b) une géothermie d’eau à basse température ( 40 à 80° C) qui exploite des nappes profondes, ou des remontées naturelles ( Chaudes-Aigues par exemple) : La « faiblesse » des température la réserve à des exploitations directes de chauffage urbain à la condition impérative de réinjection de l’eau utilisée... Accessoirement on pourrait extraire de ces eaux fortement minéralisées des éléments dissous intéressants

              Annexe : Le problème des forages avec injection comme c’est voulu pour l’exploitation du gaz de schiste conduit strictement à la même séismicité anthropique pour s’en rendre compte quotidiennement on peut rechercher la carte mondiale des séismes des dernières 24 heures sur le site de l’USGS en recherchant avec Google ( USGS, earthquakes, maps,) puis en examinant ce qui se passe en permanence à la frontière du Kansas et de l’Oklahoma avec une séismicité pas très importante en magnitude mais avec des mécanismes au foyer très peu profonds ( moins de 5/)6 km) : forage, fracturation, injection .... Ils n’ont pas dû traouver les adresses e-mails de Pluton et de Vulcains ... Mais les américains qui savent tout connaissent-ils leur e-mail ?


            • Alren Alren 28 décembre 2016 18:51

              @iciailleurs

              je m’étonne que personne ne parle de la géothermie

              Les dispositifs qui transforment de la chaleur en énergie cinétique laquelle peut ensuite être transformée en électricité ont un rendement soumis à la loi de Carnot qui énonce que le rendement maximal est fonction de la différence de température entre la source chaude et la source froide, température exprimé en Kelvin dont le 0 vaut -273°Celsius ( l’échelle des thermomètres).

              La source froide étant celle de l’environnement, le rendement et donc au final la production d’électricité sera d’autant meilleur que la source chaude sera de température élevée.

              Or même en creusant à plusieurs milliers de mètres de profondeur, on ne peut guère espérer recueillir de la vapeur à plus de 150°C. C’est à comparer avec la température des centrales nucléaires à uranium et eau pressurisée, 320°C selon EDF, les centrales au thorium à sels fondus 800°C, les centrales thermiques de 1200 à 1800°C.

              Sans compter qu’à grande profondeur, le poids des roches supérieur a pour effet d’écraser les fissures. Donc l’eau froide que l’on doit injecter vient toujours se réchauffer au même endroit. La roche n’étant pas spécialement bonne conductrice de la chaleur, elle va finir par être refroidie si le débit d’eau froide est fort et celle-ci va remonter de plus en plus tiède.

              Il en va différemment dans les zones volcaniques où la chaleur se trouve à faible profondeur et où les fissures drainent l’eau l’eau chaude dans un grand volume.

              Bref la géothermie peut être utilisée directement pour le chauffage des maisons et des serres mais n’est pas intéressante pour la production d’électricité.

              La solution est donc les centrales nucléaires au thorium à sel fondu.

              Pourquoi n’est-elle pas retenue malgré ses avantages en termes de sécurité de fonctionnement et d’innocuité relative des déchets ?

              - Parce que le lobby de l’éolien et de photovoltaïque, constitué de société privées à but de bénéfice immédiats n’est pas prêt à investir dans des recherches d’ingénierie qui demanderont plusieurs années et qui ne peuvent être financées que par une puissance économique non soumise à la concurrence, en bref l’État.

              - Parce que le lobby du nucléaire « uranium enrichi et eau pressurisée » subirait des pertes inadmissibles pour lui si sa filière était abandonnée. Quid par exemple des mines d’uranium achetées inconsidérément en Afrique par Areva ? Et puis la filière uranium produit le plutonium nécessaire aux bombes atomiques de la force de dissuasion qu’il faut retraiter et remplacer régulièrement ...


            • JC_Lavau JC_Lavau 28 décembre 2016 18:54

              @baldis30. Alsace-Bâle, on n’exploitait pas là du flux, du renouvelable, mais du stock. Le renouvellement est très très lent.


            • sarcastelle 28 décembre 2016 19:44

              @Alren

              .
              la filière uranium produit le plutonium nécessaire aux bombes atomiques de la force de dissuasion qu’il faut retraiter et remplacer régulièrement. 
              .
              Encore ! C’est curieux cette volonté de votre part de mettre à la poubelle, au prix où il coûte, du plutonium à retraiter. 
              .
              La filière du thorium produit de l’uranium 233, un excellent explosif nucléaire comparable au plutonium en termes de masse critique. Vous voilà rassuré... 

            • baldis30 28 décembre 2016 21:12

              @JC_Lavau

              Là nuance on se trouve dans un cas géologique peu connu du grand public : le grand rift d’âge varisque reconnu géologiquement parlant de Coblence à Valence.

               Que comprend ce rift du Nord (Coblence) au Sud : la vallée du Rhin jusqu’à Bale, ensuite sur le terrain il est assez facile à repérer ... en gros le tracé de ce qui devait être le canal Rhône-Rhin en bordure du Jura, puis la vallée du Rhône où vers Avignon il subit une déformation vers le Sud-Ouest ... golfe du Lion, Barcelone- Valence . ça c’est du bien reconnu... Je pense mais je n’engage que moi avec beaucoup de prudence qu’on pourrait le retrouver jusqu’en mer d’Alboran.

              Donc cela reste une zone chaude avec des activités volcaniques certaines , anciennes ... ancienne ... : on y rattache l’éruption de l’Eifel qui n’est pas si vieille ( moins de 10.000 ans), quelques autres manifestations de la dynamique interne du globe (volcanisme tertiaire d’Agde et Sète) . L’un des endroits où on peut le plus l’admirer c’est depuis l’abbaye de Rochefort du Gard en regardant vers le Sud-Est.. Du même lieu mais regardant vers les dentelles de Montmirail à partir de l’arrière de l’abbaye on peut aussi voir le miroir de la faille de Nîmes.

              Dire qu’on exploiterait un stock et non un flux ça peut prêter à discussion. Par contre il y a une nappe chaude qui relèverait du chauffage urbain à moyenne profondeur dans une grande zone.


            • Alren Alren 1er janvier 13:29

              @sarcastelle

              La filière du thorium produit de l’uranium 233, un excellent explosif nucléaire comparable au plutonium en termes de masse critique.

              Sauf que si les États-Unis ont abandonné l’idée de fabriquer une bombe A à l’uranium 233 c’est qu’il s’en forme très peu à partir du thorium. La bombe reviendrait beaucoup plus cher qu’avec le plutonium, tout comme une bombe à l’uranium 235, Little boy d’Hiroshima, était hors de prix comparé à Fat boy de Nagasaki au plutonium qui de plus était plus puissante (c’est le relief accentué du site qui a sauvé la vie a beaucoup de Japonais).

              Ce faible taux de conversion du thorium en uranium 233 est une des raisons de la sûreté de son emploi comme combustible nucléaire.

              Je ne jette pas le plutonium en excédent de l’armement à la poubelle. Il pourrait être fractionné en noyaux moins dangereux dans les surgénérateurs, à condition que ceux-ci ne soient pas refroidis par du sodium. Sans doute pourrait-il aussi être utilisé dans des centrales à thorium, après que la technologie de celles-ci aient été bien assurée par une certaine expérience.


            • Croa Croa 28 décembre 2016 19:16

              « du plus puissant parc photovoltaïque d’Europe (300 MWc) à Cestas en Gironde. »
              C’est en fait assez loin de Cestas-ville. En réalité c’est à Croix-d’Hins qui est un lieu-dit à cheval sur Marcheprime et Cestas. (Quelques installations annexes sont à Marcheprime, la sous-station et la totalité des panneaux sont à Cestas il semblerait.) Bref c’est en pleine cambrouse !
              Ce genre d’installation qui prend la place de terres agricoles n’est nullement un exemple à suivre. Il existe suffisamment de toitures disponibles et aussi de terres déjà alliénées (parkings ouverts à transformer en parkings couverts) pour satisfaire nos besoins en photovoltaïque !


              • Croa Croa 28 décembre 2016 19:34

                «  stockage. Malgré les efforts de la recherche et les résultats obtenus par exemple concernant les supers condensateurs »
                *
                C’est un mauvais exemple. Les supers-condensateurs sont encore peu performants par rapport aux batteries par exemple. Ils sont bien pour fournir un appoint de puissance ponctuel (démarrage des trams par exemple avec rechargement au freinage) mais pas pour stocker vraiment de l’énergie. Pour ça il y a mieux : remonter de l’eau (lacs de montagne), entraîner un volant d’inertie, chauffer de l’eau (afin de disposer d’eau surchauffée dans un réservoir calorifugé que l’on peut relâcher en vapeur la nuit.)


                • Croa Croa 28 décembre 2016 19:37

                  un très solide réservoir calorifugé (bien sûr !)


                • pemile pemile 28 décembre 2016 20:30

                  @Croa

                  Il y a aussi les batteries à flux (oxydoréduction)

                  http://aziz.seas.harvard.edu/electrochemistry


                • baldis30 28 décembre 2016 21:15

                  @Croa

                  A condition de trouver une géologie favorable pour créer un réservoir ... la première qualité qu’on demande à un réservoir c’est d’être étanche, ce qui élimine en gros les deux tiers des zones calcaires .... ensuite l’acceptabilité sociale .... et les autres conditions techniques ....


                • Croa Croa 28 décembre 2016 23:16

                  À baldis30
                  *
                  Le réservoir doit être très solide (qui dit eau surchauffée dit pression élevée) donc un simple trou dans le calcaire ne convient pas. Le réservoir doit avoir une forte structure acier ou composite. Sinon il y a les espagnols qui ont résolu le problème par un double échange : Petite réserve d’eau surchauffée plus grosse réserve additionnelle avec un sel liquide pouvant être chauffé à très haute température sans être à une pression très élevée. Avec ça certaines de leurs centrales solaires à concentration produisent de l’électricité 24h/24h.


                • baldis30 29 décembre 2016 08:17

                  @Croa

                   Pour quelle puissance, pour quelle capacité ... vous alimentez quoi ? quelle fonderie qui fabriquera les aciers spéciaux dont vous avez besoin pour faire votre réservoir .

                  Avez(vous une petite idée de ce qu’un TGV appelle comme puissance ... d’accord on peut marcher à pied , ou mieux prendre l’avion moyen captif des produits pétroliers ... c’est bien là où l’on voit la finalité de tous ces mouvements qui semblent à priori bien innocents mais dissimulent bien les buts réels poursuivis par quelques personnes ...


                • Croa Croa 29 décembre 2016 09:07

                  À baldis30,
                  C’est le problème des ingénieurs de trouver le bon acier. Ceux-ci préfèrent de plus en plus utiliser des sels liquides au lieu de chauffer directement l’eau au prix d’une perte dans les échanges mais de structures plus légères.
                  Exemple de réalisation 20 MW.
                  Un TGV en accélération à fond appelle presque 10MW je pense. On ne peux donc en brancher que deux sur la centrale de l’exemple. Ce n’est peut être pas très raisonnable cette course à la vitesse !  smiley


                • baldis30 29 décembre 2016 11:38

                  @Croa

                  Ah ouais .... essayez donc et vous saurez ce qu’est l’effondrement d’un réseau ...Vous n’avez jamais entendu parler de Pcc, de puissance appelée au démarrage en cc puisque c’est ainsi que cela commence ..... ?

                  Et s’il n’y avait que cela ..... mais il paraitrait selon un autre intervenant que je ne connais pas l’électrotechnique ....


                • Croa Croa 29 décembre 2016 12:10

                  À baldis30
                  « un autre intervenant que je ne connais pas l’électrotechnique .... »
                  Je pense pareil justement smiley
                  Et pas mal de monde par ici aussi je pense smiley smiley smiley smiley


                • Croa Croa 29 décembre 2016 14:55

                  À baldis30 « Pcc, de puissance appelée au démarrage en cc »
                   ??? T’as pas défini « cc » !
                  Admettons que ce soit Courant Continu... 
                  - Avec le courant alternatif ça peut être pire ! (Par exemple si les trains utilisaient des moteurs asynchrone. Raison pour laquelle les trains anciens disposent de moteurs à courant continu série et les trains modernes de moteurs synchrones pilotés par électroniques de puissance.)
                  - Sauf qu’il reste la résistivité des fils, la résistance interne du générateur et une contre réaction immédiate.

                  Soit tranquille ça ne s’écroulerait pas ! (Mais effectivement la réserve de puissance n’est pas énorme.)


                • baldis30 29 décembre 2016 18:12

                  @Croa

                  ON va devant un tribunal ... je vous suis .... Au passage et en plus de mon travail j’ai enseigné" une matière électrotechnique en IUT ... pendant plusieurs années .....

                  Ne vous couvrez pas de ridicule ...


                • baldis30 29 décembre 2016 18:16

                  @Croa

                  Ah ah ah ah .... pour être ignare vous êtes ignare Pcc ... c’est la puissance de court-circuit ... vous êtes piégé ... lamentablement piégé et c’est une notion essentielle en matière de raccordement d’une fourniture ou de consommation ... outre les phénomènes de flickers, d’(harmoniques, et plus loin d’harmoniques de denture .... afin de ne pas perturber les autres usagers ....

                   Merveilleux ... on vous en a jamais parlé ...


                • Croa Croa 29 décembre 2016 19:58

                  À baldis30,
                  Bravo tu m’a eu ! smiley
                  Mais bon la dite PCC c’est zéro et plus exactement de l’énergie perdue qui ne dure heureusement que le temps que les protections sautent. Bref on s’en fout pas mal !


                • pemile pemile 29 décembre 2016 20:45

                  @Croa " Raison pour laquelle les trains anciens disposent de moteurs à courant continu série et les trains modernes de moteurs synchrones pilotés par électroniques de puissance"

                  Depuis le milieu des années 90, pour des questions de coûts et d’entretien, le moteur asynchrone a supplanté le moteur synchrone dans quasiment tous les domaines de la traction, TGV et métro pneu.


                • baldis30 29 décembre 2016 21:44

                  @Croa

                  « La Pcc c’est zéro ».... ah celle là on ne me l’a jamais faite ... jamais

                  Si vous n’aviez pas été là et d’aussi mauvaise foi j’aurais exposé de façon simple par une analogie ce qu’il fallait comprendre, comme j’ai eu l’occasion de le faire à des élus .. ;

                  mais votre mauvaise foi m’interdit de le faire c’est dommage pour d’autres qui n’ont pas les connaissances électromécaniques nécessaires ... MAIS SE COMPORTENT COMME DES GENS HONNETES


                • pemile pemile 29 décembre 2016 22:20

                  @baldis30 «  j’aurais exposé de façon simple par une analogie ce qu’il fallait comprendre »

                  Faites, le dire pour ne pas le faire, c’est limite !


                • Croa Croa 30 décembre 2016 10:48

                  À pemile,
                  Vérification faite il semblerait que tu ais raison.
                  *
                  Ce n’est pas une bonne nouvelle et ça prouve que le souci des ingénieurs n’est pas d’économiser l’énergie. Toutefois la SNCF revient au moteur synchrone pour son tout dernier TGV...
                  Sauf que le vrai but consiste là à améliorer encore un peu les performances et non pas à améliorer le rendement smiley
                  *
                  Bref les conneries, ça continue !


                • Croa Croa 30 décembre 2016 14:37

                  À tous,

                  Pour se faire une idée de la qualité des machines tournantes électriques
                  le plus simple c’est de regarder dans le ventre d’une machine à laver. Ce qui entraîne le tambour notamment,

                  - Machines premiers prix, classées B ou C et à une seule vitesse d’essorage : Vous y trouverez un gros moteur asynchrone (simple, pas cher et sans balais mais poussif consommant beaucoup au démarrage : C’est pour ça qu’il est gros) commandé à partir d’un programmateur le plus souvent électromécanique.
                  - Machines juste au dessus, classés B. Vous y trouverez un moteur plus petit dit universel (comme dans les perceuses) commandé à partir d’un programmateur le plus souvent électromécanique. La vitesse d’essorage est ajustable à l’aide d’un bouton.
                  - Machines performantes courantes A+ ou A++. Vous y trouvez un moteur à courant continu de taille moyenne. Ces machines sont entièrement programmables.
                  - Machine haut de gamme A++ voire A+++. Vous y trouverez un moteur plutôt petit (sans être aussi petits que les moteurs universels), sans balais et avec trois fils qui le relie à l’électronique : Il s’agit d’un moteur synchrone à aimants. (Il existe un modèle inversé américain très robuste qu’ils ont appelé « bruchless » : Le rotor est extérieur et en forme de cloche retenant les aimants.)
                  *
                  POUR LES GROSSES MACHINES C’EST PAREIL ! 
                  ( Et un générateur c’est juste le contraire d’un moteur à part le moteur universel qui n’est capable que de fournir du continu lorsqu’on l’utilise à l’envers.)


                • pemile pemile 30 décembre 2016 15:29

                  @Croa

                  C’est pas si simple, il y a aussi des machines A+++ équipées de moteur asynchrone  smiley

                  (dont ceux avec un moteur à induction extra-plat placé directement sur le tambour, sans courroie)


                • pemile pemile 30 décembre 2016 15:34

                  @Croa « Ce n’est pas une bonne nouvelle et ça prouve que le souci des ingénieurs n’est pas d’économiser l’énergie. »

                  C’est quand même un peu le cas avec les classes énergétiques affichées pour l’électroménager, dans le cas des laves linges le marketing joue aussi sur le silence et sur la durée de vie.


                • Croa Croa 30 décembre 2016 20:21

                  À pemile,
                  Bien sûr ce n’est qu’un critère et pas le principal. La consommation d’eau et d’électricité pour la chauffer est encore plus important mais bon nous sommes loin du sujet là... !

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