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Sept idées fausses sur les médias

Les gardiens de nos médias CAC 40 ont une rhétorique bien rodée pour se garder de toute critique, et continuer à passer pour des héros des libertés publiques tout en oeuvrant à verrouiller le système d’information français. Demi-vérités, mythes éculés ou mensonges éhontés, certains de leurs arguments s’avèrent hélas encore très efficaces auprès du public. Voici comment s’armer intellectuellement contre ces pseudo-évidences en sept leçons.

Les journalistes ont-ils trahi, au sens où Julien Benda put parler en son temps d’une trahison des clercs ? On pourrait le penser, à voir avec quelle ardeur certains d’entre eux défendent les pouvoirs en place, mordent les mollets des quelques réfractaires, et se satisfont globalement d’un fonctionnement où leurs seuls interstices de liberté sont pourtant condamnés à demeurer sans vraie portée. L’idée de trahison est toutefois peu adaptée, la plupart des journalistes n’ayant pas une claire conscience de l’idéal professionnel qu’ils sacrifient en se faisant les défenseurs d’un système des médias devenu profondément vicieux dans son fonctionnement, et dangereux dans ses implications démocratiques. La plupart n’agissent pas avec l’intention de nuire. Eux-mêmes sont en effet devenus, via l’instruction reçue dans les écoles de journalisme, ou la formation sur le tas dans les open spaces des rédactions contemporaines, le produit d’une vision javélisée de ce métier qui ne leur permet plus d’accéder au sens que celui-ci pouvait avoir, lorsque la grande presse d’opinion existait encore. Accompagnateurs enthousiastes de la ruine de leur profession, beaucoup de journalistes ont l’impression sincère de défendre un système actionnarial certes pas parfait, mais suffisamment bon, au sens où la psychanalyste Mélanie Klein, parlait de soins maternels suffisamment bons pour ne pas trop amocher un psychisme. Lorsqu’ils interviennent dans l’espace public pour patrouiller en faveur de leurs actionnaires, qualifier de complotistes les détracteurs d’un système d’information gardienné dans sa quasi-totalité par les entreprises du CAC 40, et certifier la liberté d’expression dont ils jouissent, certains d’entre eux ont même réellement le sentiment de s’inscrire dans un glorieux combat historique en faveur de la vérité des faits. Si on les attaque, n’est-ce pas d’ailleurs le signe qu’ils gênent ? Si on les malmène dans les meetings, si on les insulte sur les réseaux, n’est-ce pas la preuve qu’ils ont mis leurs pas dans les traces des deux Albert, Londres et Camus ?

A cela, ajoutons que l’idée de traîtrise ne convient pas davantage à la sociologie nouvelle de ce métier, aux nouvelles lignes de front que celle-ci commence malgré tout à esquisser, et aux espoirs qui peuvent tout de même en naître. Plutôt que des Judas, beaucoup de journalistes sont en effet désormais des estropiés de ce système. Si on laisse de côté la fine pellicule des éditorialistes surpayés et fanatiquement dévoués à la perpétuation de ce dernier, la précarisation galopante de la profession est désormais une réalité. Il s’agit désormais d’un milieu où, pour parler crûment, on peut obtenir la sacro-sainte « carte de presse », et donc être déclaré journaliste professionnel, pour un revenu mensuel correspondant à la moitié d’un Smic. Lorsque l’on sait que, malgré cela, le nombre de cartes de presse a pour la première fois reculé en France depuis 2015, cela en dit long sur la réalité salariale d’un métier que la destruction en cours du code du travail va bien sûr encore considérablement contribuer à dégrader. Ainsi beaucoup de journalistes sont-ils en train de changer de classe, c’est un fait. Seulement voilà, même chez ces gens-là, et à cet égard la puissance de l’idéologie ne laisse pas d’impressionner, vous en trouverez encore très peu à cette heure pour remettre en question le système général de possession des médias pourtant en grande partie responsable de leur situation. Ou pour quitter le domaine de la plainte purement locale, et réclamer autre chose que des « chartes éthiques », c’est-à-dire de bonnes paroles de leurs actionnaires, des promesses vertueuses de non-intervention, et autres airs de flûte grandioses qui n’engagent que ceux qui les écoutent.

Autant de raisons pour lesquelles, aujourd’hui, il est plus que jamais important d’identifier les différentes idées fausses qui empêchent le public de prendre conscience de la nécessité de s’emparer de la question des médias, et d’en faire une question politique prioritaire. Ces verrous-là, je viens de le dire, ils sont souvent entretenus par les journalistes eux-mêmes. Parfois ce sont de pseudo-évidences en réalité erronées, parfois des mensonges éhontés, parfois des mythes consolateurs pour la profession, mais tous ont en tout cas un très fort pouvoir de neutralisation, et entretiennent le public dans l’idée que finalement, il y a quelques brebis galeuses dans ce métier, mais que globalement tout ne va pas si mal, que tout pourrait même être pire, et surtout que l’on ne voit pas comment cela pourrait aller beaucoup mieux. J’en ai listé sept au total. Il est absolument indispensable d’avoir ces sept idées trompeuses en tête, et de s’armer intellectuellement face à elles. Car désormais, c’est bien le drame, nous ne retrouverons pas une véritable vie démocratique tant que, d’une façon ou d’une autre, la situation dans les médias n’aura pas été déverrouillée.

1/ Première idée fausse : les actionnaires de médias « n’interviennent » pas

Ils n’exigent rien des directeurs de rédaction, qu’ils ont pourtant choisis pour la plupart, parmi les plus zélés du cheptel. Ils découvrent donc dans le journal, comme n’importe quel lecteur, le travail de leurs soutiers qui, par une espèce d’harmonie préétablie leibnizienne, se trouve être à l’unisson de leur vision du monde. Ainsi les actionnaires de médias, Bernard Arnault, Xavier Niel, Patrick Drahi et les autres, seraient donc les seuls actionnaires, tout secteur confondu, à n’attendre aucun retour sur investissement d’aucune nature, et ce en dépit d’injections substantielles de fonds dans une activité notoirement déficitaire.

Alors évidemment, c’est une insulte à l’intelligence des gens. Mais c’est pourtant un discours couramment tenu, et pas seulement par les managers de ces groupes, par les journalistes eux-mêmes, dont certains ferraillent dur sur les réseaux sociaux pour défendre l’incorruptibilité de leurs patrons. Ainsi, pour ne prendre que des exemples récents, on a pu entendre le directeur général de BFM TV expliquer dans une récente édition de « Complément d’enquête » sur France 2 qu’il avait rencontré une seule fois Patrick Drahi dans sa vie. Etait-ce vraiment la question ? Ou encore, on a pu voir le responsable du Decodex au journal « le Monde », sorte d’index Vatican mis au point par un organe de presse privé pour trier les sites fréquentables des poubelles de l’information, expliquer que les actionnaires ne les appelaient pas, je cite, avant la parution des papiers, affirmation à la fois peu contestable et puissamment comique. Mais l’on a pu aussi le voir batailler inlassablement sur les réseaux pour se porter garant du fait qu’aucun de ses patrons n’avaient jamais soutenu publiquement la candidature de Jupiter redux Macron (ce qui est factuellement faux), et que des chartes d’indépendance intraitables leur servaient en tout état de cause de ceinture de chasteté éditoriale (ce qui est simplement ridicule). Il semblerait en tout cas que cela suffise à rassurer pleinement ledit responsable du Décodex quant à la marche vertueuse du système, ce qui au minimum ne témoigne pas d’une grande curiosité de la part d’un « décodeur » professionnel.

L’actuel directeur de la rédaction de ce même quotidien, « Le Monde », a aussi pu, dans un éditorial publié à l’occasion de la mort d’un de ses actionnaires, Pierre Bergé, assimiler les gens qui prêtaient la moindre influence sur la ligne aux actionnaires à des « complotistes ». Face à ce verrou-là, les gardiens des médias ne prennent même pas la peine de répondre par des arguments. Ils se bornent à discréditer les personnes, voire à les psychiatriser. Car qu’est-ce qu’un complotiste sinon un paranoïaque et un malade mental à la fin des fins ? On voit en tout cas à quel point il est important pour le système de neutraliser tout individu cherchant à révéler au public le poids que pèsent les actionnaires de médias sur la vie d’un journal, et le genre de catastrophe démocratique qu’ils peuvent organiser à l’échelle d’un pays quand leurs vues convergent, c’est-à-dire très souvent, notamment quand le coût du travail est en jeu. Il est pourtant assez évident que dans une société démocratique, où le suffrage universel existe encore, et cela même s’il est en passe de devenir une farce organisant l’impuissance collective, le contrôle capitalistique des médias est une question politique cruciale. Il est évident que ce constat-là n’a rien à voir avec un propos conspirationniste, et que prêter des arrière-pensées aux géants des télécoms quand ils investissent dans les médias n’a rien à avoir avec le fait d’être agité par les Illuminati ou une quelconque autre société secrète horrifique du type Skulls and Bones. Celui qui ne comprend pas cela, le responsable du Decodex par exemple, est-il équipé dans ces conditions pour décoder quoi que ce soit au champ de pouvoir capitalistique extraordinairement violent dans lequel il se meut semble-t-il en toute inconscience ? On peut au moins se poser la question.

Tout cela est d’autant plus inquiétant à observer que ce qui se passe chez nous aujourd’hui s’est produit il y a exactement vingt ans aux Etats-Unis avec des conséquences dramatiques quant à l’indépendance de la presse et à la persistance même de l’existence d’un espace public. L’ex-rédacteur en chef du « Chicago Tribune », James Squires, un ancien Prix Pulitzer qui rompit avec le système et en fit un livre (1), soutenait ainsi en 1993, que la prise de contrôle intégrale des médias par les grandes compagnies états-uniennes avait entraîné la « mort du journalisme  », je cite ses mots. En deux décennies, ainsi qu’il l’établissait, la mainmise de la « culture Wall Street  » sur les médias, soit l’équivalent de notre presse CAC 40, avait réussi à détruire entièrement les pratiques et l’éthique de ce métier, réduisant les responsables de journaux à être des cost killers plutôt que des intellectuels, des managersplutôt que des artisans de l’intelligence collective. James Squires, un autre indécrottable paranoïaque sans doute.

Je citerai pour finir sur ce point Robert McChesney, autre spécialiste de ces questions aux Etats-Unis, notamment auteur d’un texte aussi alarmant qu’important paru en 1997, qui s’intitulait « Les géants des médias, une menace de la démocratie ». McChesney y énonçait la chose suivante, dont on aimerait qu’elle devienne un jour une évidence pour les gens de bonne volonté : « L’idée que le journalisme puisse en toute impunité présenter régulièrement un produit contraire aux intérêts primordiaux des propriétaires des médias et des annonceurs est dénuée de tout fondement. Elle est absurde  ».

2/ Deuxième idée fausse : on ne peut pas se passer de ces grands capitaux privés

Ils ont même sauvé la presse, entend-on ad nauseam, dans la bouche des factoctums qui sont leurs relais dans les médias. Seule l’injection massive de capitaux qu’ils ont pratiquée était en mesure de venir à bout des gouffres financiers créés par le journalisme, corporation inefficace et passéiste. Dans le même ordre d’idées, on vous dira que ça se passe pareil à l’étranger. Regardez les Etats-Unis, voyez Jeff Bezos qui a racheté le Washington Post, impossible de ne pas en passer par là, on vous le dit. Or tout cela est en réalité inexact. Et l’on oublie aussi soigneusement au passage de rappeler que ledit patron d’Amazon a commencé à s’intéresser au vénérable Washington Post quand il s’est trouvé dans le viseur de l’administration fédérale, autant pour sa sale manie de contourner l’impôt, qu’en raison des pratiques monopolistiques de sa compagnie.

L’irruption d’Internet, de Google et autres Gafas, a bien sûr changé les équilibres financiers de la presse, c’est une évidence. Mais elle n’a pas créé les problèmes financiers de la presse. Il faut en avoir conscience, le financement a toujours été un problème pour cette dernière : le web n’a rien introduit de nouveau sur ce point, contrairement à ce qu’on tente de faire croire au public pour justifier l’injustifiable, à savoir le contrôle intégral de l’espace public par de grands conglomérats. Ainsi « l’Humanité » fondée en 1904 avait déjà des problèmes d’argent, et plus tard, aux lendemains de la guerre, « Le Monde » et « Combat » connurent eux aussi régulièrement de très mauvaises passes financières. Leurs fondateurs allèrent-ils pour autant se jeter aux pieds des grands industriels, tendirent-ils la sébile auprès de banquiers d’affaires déjà à l’affût de leur dépouille ? Evidemment non, je les citerai sur ce point. Jaurès au sujet de « l’Humanité » : « Toute notre tentative serait vaine si l’entière indépendance du journal n’était pas assurée et s’il pouvait être livré, par des difficultés financières à des influences occultes ». Notons au passage que celui-ci, pour qualifier les intérêts industriels pesant sur la presse parlait « d’influences occultes ». Sans doute Jaurès était-il la proie de tentations complotistes, écrirait aujourd’hui le directeur du Monde. Mais l’on pourrait aussi citer Hubert Beuve-Méry, exactement dans la même veine, cinquante ans plus tard : « Bien que les journaux ne soient pas toujours prospères, tant s’en faut, l’argent sous une forme ou sous une autre, ne cesse d’affluer. Comment expliquer que tant de gens aient tant d’argent à perdre, et d’où peut donc provenir cet argent ?  ». On sent également derrière cette dernière formule interrogative une forte pente au complotisme le plus débridé, soupçonneraient aujourd’hui les nouveaux responsables de son propre journal.

Ainsi, si les géants des télécoms, Xavier Niel et Patrick Drahi, ont désormais élu pour terrain de jeu les médias depuis les années 2010, ce n’est pas parce qu’eux seuls étaient en état de supporter les coûts soi-disant astronomiques de la presse. C’est parce qu’ils y avaient un intérêt stratégique majeur, et que, avec la complicité du pouvoir politique, et à la faveur d’un affaiblissement de la culture démocratique chez les journalistes autant que chez les citoyens, ils ont commis un véritable raid sur la circulation des opinions dans notre pays. Là encore, tournons nos regards vers les Etats-Unis, où les géants des télécoms comptent également parmi les groupes de pression les plus redoutés et les plus influents de tous ceux qui cherchent à avoir les faveurs du Capitole. Une fois encore, je le répète, nous vivons avec vingt ans de retard le désastre du journalisme américain, et nous en franchissons patiemment toutes les étapes, commettant les mêmes erreurs.

Dernière remarque sur cette affaire de financement. Pour ce qui est de la faisabilité de lancer un titre sans ces magnats des télécoms, du béton ou de la banque d’affaires, nul besoin d’épiloguer davantage. Après tout, la création d’entreprises de presse en ligne comme Mediapart, devenu en moins de dix ans l’une des plus lucratives et actives rédactions du pays, est de facto une preuve que le désir des lecteurs peut suffire à faire vivre un titre, même si cela ne va pas sans épreuves. La liberté ne va jamais recréer sans ses propres servitudes.

3/ Troisième idée fausse : critiquer les médias c’est attaquer les personnes 

On connaît cette forme de chantage grossier, hélas très commun, j’en rappellerai la teneur. Dès que les médias se voient mis en cause, ils brandissent le rayon paralysant : les journalistes font de leur mieux, certains travaillent très bien, avec les meilleures intentions du monde, si vous persistez à dénoncer agressivement le système de financement des médias, vous aurez des journalistes agressés sur la conscience demain. Variante de l’argument : critiquer les médias, c’est déjà avoir un pied dans le fascisme ou le bolivarisme – vice politique presque plus grave encore.

Ce chantage est inacceptable pour plusieurs raisons.

D’abord, il est pernicieux de faire reposer sur des individus, leur résistance et leur intégrité isolées, le devoir de contrebalancer la puissance de groupes entiers. Quand le CAC 40 a fait main basse sur les médias, quand toutes les chaînes d’informations en continu pesant de tout leur poids sur une présidentielle sont entre les mains d’un Drahi et d’un Bolloré, on ne peut pas se contenter de dire : il y a des petites mains qui travaillent très bien dans leur coin, certains journalistes ont une vraie éthique, il n’y a pas que des idiots utiles ou des vendus. Nul n’en doute à vrai dire, mais ce n’est pas la question. On ne peut pas tabler sur l’héroïsme ordinaire d’un salarié, si tant est qu’il soit praticable, pour aller à l’encontre de l’orientation politique générale de ses employeurs, supérieurs hiérarchiques et autres bailleurs de fond. D’autant moins que les réductions d’effectifs drastiques dans la presse, en dégradant le marché de l’emploi pour les journalistes, ont totalement déséquilibré le rapport de force avec les directions. Là encore, comme aux Etats-Unis dans les années 90, l’autonomie de la profession est en passe d’être détruite par le chantage à l’emploi.

C’est donc au niveau systémique qu’il faut agir, les individus ne peuvent rien seuls contre des forces aussi écrasantes. Une poignée de journalistes, même de valeur, est nécessairement impuissante face à la marée montante de leurs confrères qui, eux, acceptent les règles du jeu, et produisent un journalisme insipide défendant les intérêts de l’oligarchie. Tout au plus cette petite poignée de gens à la sensibilité politique différente peut-elle ponctuellement servir d’alibi, mais elle est en réalité toujours maintenue dans la position du minoritaire. Or, par définition, un alibi ne débloque jamais le système. Tout au contraire, il sert de force d’ajustement pour empêcher que le système ne soit un jour débloqué.

Ensuite, ce sont précisément dans les pays où l’on a laissé la culture démocratique se dégrader constamment, que les journalistes se voient aujourd’hui emprisonnés, comme en Turquie, victimes « d’agressions de rue  », comme on dit pudiquement en Russie, voire d’assassinats. C’est justement dans les pays où le despotisme de l’argent et de l’Etat a à ce point gagné la bataille qu’il n’a plus rien à redouter de la justice, que ces choses-là arrivent. A l’inverse de ce qu’on nous raconte pour dissuader toute critique, c’est donc précisément afin de garantir à l’avenir la sécurité des personnes qu’il faut se battre aujourd’hui pour sauver l’indépendance des médias.

4/ Quatrième idée fausse : la diversité existe, « les médias » ça n’existe pas

Combien de personnes pour vous dire hardiment, et parfois même de bonne foi : on peut tout de même choisir entre « le Figaro », « les Echos » ou « Libération », et leurs lignes ne sont pas les mêmes, voyons ! Ou encore : « Moi je pioche ici et là, je fais mon marché à différentes sources, je suis informé de manière tout à fait pluraliste ». Les mêmes vous diront généralement qu’ils le sont au demeurant gratuitement. Et les journalistes d’abonder : « les médias » en soi ça n’existe pas, entre autres bla-blas. Evidemment c’est illusoire là encore. Il y a même ici plusieurs erreurs encastrées l’une dans l’autre à vrai dire.

Première remarque à ce sujet : si vous ne payez pas, c’est que quelqu’un d’autre, quelque part, paye à votre place pour que vous ayez ce que vous lisez sous le nez, et il s’agit généralement d’annonceurs. Or les annonceurs ont tendanciellement les mêmes intérêts politico-oligarchiques que les actionnaires des médias. Donc il se trouve qu’en vous informant uniquement à l’oeil, non seulement vous détruisez les chances de survie d’un journalisme de qualité, mais en plus vous contribuez à renforcer l’homogénéité idéologique de l’information produite.

Plus généralement, lorsque les médias appartiennent à des groupes d’affaires, il existe toutes sortes de sujets sur lesquels leur communauté de vue est totale. Sur la loi Travail XXL par exemple, vous n’aurez pas de vision différente si vous lisez les « Echos » de Bernard Arnault, ou « le Figaro » de Serge Dassault, ou « L’Obs » de Monsieur Niel, ou « le Point » de Monsieur Pinault, hebdomadaire de la droite libérale dont l’un des éditoriaux de rentrée commençait par la phrase suivante : « Emmanuel Macron est notre dernier espoir  ». Tous propagent comme par enchantement les mêmes idées quand la restriction du droit des salariés et le montant des dividendes actionnarial est en jeu. L’existence même d’un phénomène politique comme Emmanuel Macron, véritable media darling de toute cette presse CAC 40 pendant la présidentielle, prouve que ce qu’on appelle la « diversité » idéologique de ces titres est bidon. La possibilité même de quelque chose comme le macronisme a révélé la vérité définitive sur cette affaire : la droite LR et la gauche PS étaient en réalité deux factions d’un même « parti des affaires » qui vient officiellement de se réunifier.

On pourrait bien sûr citer d’autres exemples que celui de la réforme du code du travail pour illustrer le fait que, via leurs médias, les milieux d’affaires réussissent à vitrifier l’opinion publique sur certains sujets cruciaux lorsqu’ils le veulent. Ainsi en France après 2005, on a assisté à une neutralisation complète de la question européenne après le référendum, où le peuple s’était pourtant prononcé clairement. L’euroscepticisme, invariablement criminalisé dans l’ensemble des médias, a rendu cette discussion entièrement « taboue » dans le débat public, au mépris de la démocratie la plus élémentaire. C’est la raison pour laquelle lorsque, participant à certains plateaux de télévision, vous entendez des journalistes entièrement ventriloqués par ces mêmes milieux CAC 40, aller jusqu’à remettre en question l’idée d’un « système » médiatique, et qualifier bien sûr au passage cette représentation de « complotiste », il y a là de quoi rire longtemps, et même très longtemps.

Autre argument fréquemment entendu pour ménager l’idée de pluralité et démentir le fait que les journalistes pencheraient systématiquement du côté de la ligne néolibérale de leurs actionnaires… L’idée selon laquelle les journalistes seraient plutôt spontanément rebelles à l’ordre établi. L’idée selon laquelle les journalistes auraient des affinités électives « de gauche », et seraient notoirement « liberals » comme on dit aux Etats-Unis. Ce point est important, car il constitue également un verrou très puissant du système. La perversité de la chose c’est bien sûr de faire mine de confondre les opinions sociétalement de gauche, mollement pro-migrants, favorables aux libertés publiques, ou encore gay friendly, et les opinions politiquement de gauche, anticapitalistes, « radicals  » comme on dit aux Etats-Unis.

Les premières ne gênent en rien l’actionnariat, qui aura plutôt tendance à les encourager. Cette comédie du journalisme spontanément « de gauche » est même nécessaire à la bonne marche du système. Elle fournit en effet, je citerai une fois encore Robert McChesney sur ce point, l’apparence de « preuve de l’existence d’une opposition loyale ». L’illusion qu’il existe encore un journalisme combatif, animé par de puissantes valeurs démocratiques. Ainsi a-t-on pu voir au cours de l’été 2017 pas moins de 20 sociétés des rédacteurs, parmi lesquelles les plus macroniennes d’entre toutes, s’assembler bruyamment pour se plaindre du fait que l’Elysée entendait désormais choisir les reporters embedded avec le Président Macron. Quels maquisards ! Quelle prise de risque ! Il fallait certes le faire, marquer le coup, mais typiquement c’est le genre de posture qui non seulement ne nuit en rien au système général, mais induit à tort l’idée que les journalistes restent des vigies de la démocratie. Je laisserai chacun juge de la réalité sur ce point.

Dans le même esprit qui prête aux journalistes des médias mainstream une vision culturellement « de gauche » sur le plan des libertés publiques, vous trouverez bien sûr aussi toute la droite dure, leurs trolls et leurs pantins médiatiques, qui voient derrière chaque journaliste, homme ou femme, une « gauchiasse » ou une « journalope  ». Chacun a déjà croisé ce vocabulaire délicieux sur les réseaux sociaux. Evidemment, il s’agit là encore d’un leurre complet. Dans cette affaire, la droite extrême joue ni plus ni moins que le rôle « d’idiote utile » du milieu des affaires. Ainsi les Zemmour, Finkielkraut ou les Elisabeth Lévy vous expliqueront que tous les journalistes sont de gauche. Ce n’est même pas un mensonge dans leur bouche. C’est une croyance qu’ils ont. Une persistance rétinienne, résistant à toute expérience. Il est vrai que, vu du Sirius réactionnaire, toute personne qui ne milite pas pour jeter les Arabes à la mer est à mettre dans la catégorie « gauchiasse ». De Jean-Luc Mélenchon à Pierre Arditi en passant par Harlem Désir, le monde est ainsi peuplé de « gauchiasses ». Sauf qu’il est bien évidemment grotesque de soutenir en 2017 que la population journalistique penche massivement à gauche.

Bien au contraire, on ne compte quasiment plus aucun journaliste « radical » au sens américain dans ce pays. Ils ont tous été éliminés, placardisés, et l’on trouve même toutes sortes de tricoteuses sur les réseaux sociaux pour trouver ça parfaitement normal puisque ce sont, je cite, des « extrémistes ». Cette affaire de journalistes aux humeurs spontanément « de gauche » est donc une commode imposture, qui arrange en réalité beaucoup de monde. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si beaucoup de salariés de la presse la plus néolibérale exhibent fièrement ces insultes comme une légion d’honneur sur les réseaux sociaux – retweetant même frénétiquement la moindre injure à eux adressée par le plus insignifiant troll lepéniste. Cette comédie flatte leur amour-propre et, au passage, protège leurs actionnaires.

5/ Cinquième idée fausse : les journalistes doivent être neutres

C’est le premier commandement enseigné dans les écoles de journalisme. Au harem des idées, le journaliste est nécessairement cantonné dans le rôle de l’eunuque. Il doit rester neutre. Sinon c’est un militant, et ce n’est pas bon pour son avancement, pas du tout même. Ça sent le couteau entre les dents, l’intransigeance, voire l’agenda secret. Si le journaliste a des combats, ça ne peut donc être soit que de grandes généralités concernant les libertés publiques, qui souvent hélas ne mangent pas de pain, soit le fact checking compulsif qui tient trop souvent lieu de seule colonne vertébrale aujourd’hui à la profession, de « Décodeurs » en « Désintox ». Entre les deux, on observe un véritable trou noir des combats admissibles. Alors ce point-là est évidemment très important. Et mon propos ne sera pas en la matière de renvoyer chacun à « sa » vérité, ou à sa commune absence d’objectivité. D’abord parce que la vérité est une, factuellement parlant, il faut tout de même partir de là. Ensuite parce que c’est un très mauvais angle d’attaque sur cette question. Ce dont il faut se convaincre, au contraire, c’est que l’on peut à la fois respecter scrupuleusement les faits et avoir des combats véritables. On met dans la tête du public et des journalistes en formation que c’est inconciliable, qu’engagement et scrupule factuel sont incompatibles. Mais ce puissant verrou mental-là, il faut le faire sauter d’urgence justement. Seule notre presse contemporaine, revenue peu à peu dans le poing du capital depuis la Libération, tend à rendre ces deux choses inconciliables.

J’en appellerai à nouveau sur ce point au Jaurès de « l’Humanité ». Ce qui frappe en relisant son premier éditorial, c’est de quelle façon sa très haute conception du journalisme nouait le souci de l’exactitude factuelle à la radicalité de l’engagement, sans que les deux choses apparaissent nullement comme contradictoires. Extrait : « La grande cause socialiste et prolétarienne n’a besoin ni du mensonge, ni du demi-mensonge, ni des informations tendancieuses, ni des nouvelles forcées ou tronquées, ni des procédés obliques ou calomnieux. Elle n’a besoin ni qu’on diminue et rabaisse injustement les adversaires, ni qu’on mutile les faits. Il n’y a que les classes en décadence qui ont peur de toute la vérité. » Il n’y a que les classes en décadence en effet qui diabolisent les adversaires, qui trafiquent la vérité continûment sous couvert de chasse aux fake news, qui parlent Venezuela quand on leur parle droit du travail. Ce texte d’il y a plus de cent ans devrait être une source d’inspiration constante, aux antipodes de l’idéologie journalistique contemporaine qui revendique à l’inverse une neutralité absolue, une absence totale d’engagement partisan. La chose dissimulant au demeurant le plus souvent la mise en place d’un contrôle politique violent.

Je terminerai sur ce point en rappelant que cette idéologie de la neutralité a une histoire qui est consubstantielle à celle de la presse sous perfusion capitalistique. Aux Etats-Unis, elle naît avec les écoles de journalisme, et cela dès les années 1920. Le journaliste professionnel diplômé est censé acquérir un système parfaitement « neutre » de valeurs – mais évidemment, la grande maestria de ces écoles, c’est d’arriver à faire passer les médias « capitalistes friendly » pour la seule source objective, et de leur fournir au passage les petits soldats adéquats à cette tâche. Il faut observer que ce journalisme-là a pleinement et activement contribué à la dépolitisation entière de la société américaine. Lorsque vous videz de tout contenu politique un journal télévisé, par exemple, vous le rendez ennuyeux et indéchiffrable, simple litanie d’anecdotes sans intérêt ni sens quelconque.

Notons aussi, pour finir, qu’en période de mobilisation guerrière, prenons par exemple le cas de la première Guerre du Golfe ou celui de l’invasion de l’Irak en 2003, on a pu voir de quel genre de respect viscéral des faits le journalisme « neutre » et strictement « objectif » était en réalité animé.

6/ Sixième idée fausse : les journaux sont par définition des forces démocratiques, à défendre quoiqu’il arrive

Sinon c’est le Venezuela où l’on ferme des médias, sinon c’est le trumpisme où un Président injurie des éditorialistes, sinon c’est le poutinisme où l’on retrouve des journalistes morts dans leur cage d’escalier. Cette vision-là d’un journalisme « rempart de la démocratie » s’avère très utile pour couvrir toutes sortes de méfaits des médias dans des pays où les journalistes ne risquent nullement leur peau. Il s’agit vraiment d’un bouclier en carton, un peu obscène même car se cacher derrière des cadavres et des héros quand on ne risque rien est d’une obscénité avérée, mais redoutablement efficace. On l’utilise beaucoup contre la « France Insoumise » en ce moment, qui se serait rendue coupable d’attaques verbales innommables contre les lanceurs d’alerte nés que sont les journalistes français. L’un des rares programmes de la présidentielle à avoir proposé une refonte démocratique ambitieuse de tout le système des médias, plutôt que de se borner à réclamer le pansement des chartes éthiques sur la jambe de bois des médias corporate, eh bien c’est justement ce programme-là, celui de la « France Insoumise », que l’ensemble la presse perfusée au CAC 40 a présenté comme potentiellement liberticide et menaçant. Cette opération-là, aussi stupéfiante qu’elle soit, est très classique en fait, là encore l’exemple américain nous précède.

Ainsi les journaux, quoiqu’ils fassent ou disent, revendiquent le statut de remparts démocratiques. L’expérience montre pourtant, à l’inverse, qu’ils peuvent ponctuellement devenir exactement l’inverse. A savoir de véritables nuisances démocratiques. Mais là encore, le mythe perdure, le public ayant soigneusement été entretenu dans cette idée depuis de longues années. Ainsi la majorité de la population croit-elle encore en l’existence d’une « presse libre ». Elle n’est presque jamais exposée dans l’espace public à un discours qui, au-delà de quelques attaques ad hominem contre certains éditorialistes, lui montre que l’information est faussée à la source par sa mise sous tutelle financière. En contribuant à décomposer l’espace public, ces médias-là préparent pourtant le terrain à de futures violences politiques. J’achèverai ce sixième point par une remarque de Noam Chomsky qu’il ne faut jamais perdre de vue, quand on essaie de se rassurer à peu de frais sur l’innocuité de la presse : « La propagande est à la société démocratique ce que la matraque est à l’Etat totalitaire. » Lorsqu’une presse démocratique verse ouvertement dans la propagande, il n’y a donc aucune raison de ne pas en mener la critique impitoyable.

7/ Septième et dernière idée fausse : les médias ne peuvent pas grand-chose

Lorsqu’un éditocrate est totalement acculé, c’est généralement la dernière cartouche qu’il tire. Arrêtez avec « les médias » ! Les gens, on ne peut pas leur mettre n’importe quoi dans le crâne. Ils ont « leur libre arbitre  » comme le disait un matin avec solennité la responsable de la revue de presse de France Inter, peu après l’élection de Macron. Là encore c’est du complotisme voyons, d’ailleurs « les médias » ça n’existe pas, et puis les médias vous le savez bien, ils sont très divers, et caetera, et caetera, et caetera. Evidemment, on reconnaîtra synthétisées ici, dans cette seule idée, toutes les idées fausses précédemment passées en revue.

Quel sens cela peut-il avoir pourtant de parler de « libre arbitre  » pour des individus isolés qui subissent un tel tapis de bombes ? Où trouver les informations pour exercer son discernement quand de tels flux d’opinions vous sont infligés à de si hautes doses ? Il existe certes une grande conscience chez toutes sortes de gens de la menace que fait peser sur leurs libertés un espace public dévitalisé, manœuvré en coulisses par toutes sortes de grandes fortunes du CAC 40 déguisées en philanthropes. Beaucoup plus que chez certains journalistes hélas. Mais au point où nous en sommes, cela ne suffit plus.

Abreuvés de rasades entières de mensonges, et de communication politique, les gens sont en proie à un sentiment d’immense découragement. Beaucoup retournent donc à leur « petite affaire  » pour reprendre les mots de Gilles Deleuze (2), et tournent purement et simplement le dos à la politique. C’est ainsi que cinquante ans de luttes sociales peuvent se trouver arasées en un été, la machine médiatique étant là en appoint pour administrer une immense péridurale au pays, à base de boucles de langage vidées de sens, et autres héroïsation d’une fonction présidentielle en réalité dépassée. L’élection de Macron a donné le sentiment à beaucoup, en grandeur nature, de se trouver pris dans une gigantesque souricière. En amont les médias ont expliqué qu’il n’y avait d’autre choix possible que Macron, et qu’il serait antidémocratique de ne pas voter pour lui. En aval les médias ont expliqué qu’il n’y avait rien à faire contre les mesures de Macron, qu’il les avait au demeurant annoncées sans ambiguïté avant son élection, et qu’il serait donc antidémocratique de lutter contre elles. Donc oui les médias peuvent beaucoup, et même tout en réalité quand il s’agit de décourager les gens. Et oui, la presse indépendante peut un jour entièrement disparaître. Pas seulement parce qu’un Etat autoritaire fermerait les médias. Mais parce qu’une démocratie aurait laissé sa presse entièrement dévorée par les intérêts privés. Nous pouvons un jour tomber dans un coma semblable à celui des Etats-Unis. Être un journaliste ou un intellectuel de gauche là-bas ne relève même pas de l’héroïsme, plutôt de l’excentricité sans conséquence politique. Il est très difficile de ressusciter un espace intellectuel démocratique quand il a été entièrement dévasté, mieux vaut faire en sorte qu’il ne meure jamais. Il est grand temps.

Aude Lancelin

 

Notes

(1) “Read all about it ! The corporate takeover of America’s newspapers”, par James D. Squires, Random House (non traduit en français).

(2) ”L’Abécédaire”, par Gilles Deleuze et Claire Parnet, téléfilm produit par Pierre-André Boutang.

 


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161 réactions à cet article    



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 octobre 21:53

      @Jeussey de Sourcesûre & A.L



      Oui Et peut-on ne pas être d’accord ? Mais je souhaite toujours qu’après le diagnostic il ses dise un petit mot d’une quelconque thérapie.....



      PJCA

    • gogoRat gogoRat 15 octobre 19:52

      @Jeussey de Sourcesûre

      « Il n’y a que les classes en décadence qui ont peur de toute la vérité. »
       
       Et, « en même temps », une démocratie vraie n’aurait jamais la prétention de connaître ’La Vérité«  : elle se contenterait de savoir refuser le mensonge ; par ailleurs, elle bannirait la notion de ’classes’ ...
       
       Être vrai (vouloir ne jamais leurrer autrui : accepter le risque de se tromper sincèrement, n »est pas incompatible avec un refus de l’intention du mensonge) est la seule intention réaliste et crédible ;
      tandis que vouloir dire La Vérité relève soit d’une supercherie calculée, soir d’une naïveté incompétente et ridiculement vaniteuse !


    • jimontheair 15 octobre 20:52

      @gogoRat
      Brrrh, moi quelqu’un qui me vient parler de démocratie et qui arbore en boutonnière une abeillère, une fourmilière, ou une termitière, je dis que... ça rappelle des choses... des choses qui ont donné si souvent le contraire de « démocratie »... 


       smiley 


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 11 octobre 17:18

      Y’a de l’idée... Mais pourquoi ne pas l’avoir écrit AVANT et surtout AILLEURS ?


      • Gasty Gasty 12 octobre 08:57

        @Robert Lavigue

        Il y a de l’amertume dans l’écrit, vous n’avez pas réussi à empêcher sa parution sur Agoravox ?


      • Le421 Le421 12 octobre 18:40

        @Robert Lavigue
        Ailleurs, c’est tellement bien, qu’on adore vous y voir !!  smiley


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 12 octobre 22:34

        @Robert Lavigue

        Euh elle l’a fait, elle a notamment taillé un costard pas piqué des vers à l’ami Piposophe tartophile, ce qui lui a probablement valu son éjection.

        En cela, je ne confondrais pas A. Lancelin avec un Pasquot, par exemple, dont là, pour le coup, on pourrait lui demander comment ça se fait qu’il n’avait pas remarqué tout ça quand il avait le nez dans la gamelle.

        Et sincèrement, la question à se poser ici, c’est : est-ce si facile ? Je ne crois pas, tout le monde n’a pas l’âme d’un résistant au point de se faire saquer, et d’être bien sûre de ne plus jamais, jamais pouvoir faire le boulot qu’on adore parce qu’on sera sur liste noire.

        On parle d’humains, là, les super-héros dotés de supers-pouvoirs, c’est au cinoche.


      • Xenozoid Xenozoid 11 octobre 17:24

        on devrait ramené tout a la domestication, l’education,et 


        Encore une fois, le bonheur est une expérience active, pas une sensation passive. Ainsi, une personne qui cuisine une de ses propres recettes pour ses amis peut trouver beaucoup de plaisir et de sens à cette expérience, tandis que la même personne asservie toute la journée pour faire cuire la nourriture dans un restaurant trouve que les achats qu’il fait avec son chèque de paie, ne peut pas le compenser des jours de sa vie qu’il a dû renoncer. Vous pouvez acheter un domaine de vingt hectares, la dernière voiture-statut, et une garde-robe complète dernière mode, mais le plaisir que ces biens vous offrent ne peut pas être comparé à la joie de passer une journée libre à la poursuite de vos désirs.

        En conséquence, si révolution il y a, elle doit être immédiate et quotidienne

        • Jeekes Jeekes 11 octobre 17:33

          ’’la plupart des journalistes n’ayant pas une claire conscience de l’idéal professionnel qu’ils sacrifient en se faisant les défenseurs d’un système des médias devenu profondément vicieux dans son fonctionnement, et dangereux dans ses implications démocratiques. La plupart n’agissent pas avec l’intention de nuire’’
           
          Ben voyons !
           
          Merci, j’ai bien ri...
           


          • Xenozoid Xenozoid 11 octobre 18:18

            @Jeekes


            ça ? La plupart n’agissent pas avec l’intention de nuire’’
             

          • Croa Croa 12 octobre 21:57

            À Jeekes,
            C’est VRAI ! La nuisance du lèche-botte n’est que dégât collatéral. L’intention c’est de faire carrière, pas de nuire. 


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 octobre 07:56

            @Croa
            Les journalistes sont des salariés qui ne font pas ce qu’ils voudraient, des dizaines de remplaçants attendent derrière la porte...
            « Révélations du journaliste Udo Ulfkotte »


          • FreeDemocracy FreeDemocracy 11 octobre 17:42
            à AUDE ANCELIN,

            j’avais écrit ça, juste pour vous, pouvez vous m’expliquer svp ?

            Le trio d’actionnaires Xavier NIEL, Pierre BERGE et Matthieu PIGASSE, gérant le journal Le Monde, est aussi actionnaire majoritaire du magazine L’OBS. La directrice adjointe de L’OBS a été licencié pour des raisons politiques, un an avant les élections présidentielles, en mai 2016. Le directeur de la rédaction, Matthieu CROISSANDEAU, a viré Aude LANCELIN à la demande des actionnaires qui estimaient les opinions d’Aude LANCELIN anti-libérales. Un licenciement « sans réelle cause et sérieuse », sans indemnités. C’est pourquoi le 25 mai 2016, un collectif s’est exprimé dans une tribune de Libération afin de dénoncer ces méthodes :

            « À l’état d’urgence, à la déchéance de la nationalité, au 49.3, il manquait encore une vilenie pour achever le quinquennat, et la voici  : la presse aux ordres. À un an de la présidentielle, le premier hebdomadaire de la gauche française, L’Obs, a brutalement décidé d’engager une procédure de licenciement à l’égard de sa numéro 2, Aude Lancelin. On a du mal à croire que les raisons de cette éviction puissent revêtir un caractère « managérial », comme s’obstine à le soutenir curieusement la direction du journal.

            On lit, en effet, dans la presse qu’il y aurait eu un conflit entre la prétendue ligne de M. Croissandeau, dite « de toutes les gauches », et celle d’Aude Lancelin que certains ont voulu mensongèrement réduire à la « gauche de la gauche ». Il suffit de lire les éditoriaux dudit directeur de la rédaction pour s’apercevoir que « toutes les gauches », ce sont, en fait, les seules « gauches » de Hollande, Valls et Macron…

            Nous autres savons très bien, au contraire, que l’un des seuls lieux réellement ouverts à toutes les gauches dans ce journal était précisément les pages dédiées aux idées, aux interventions intellectuelles, aux débats, dont Aude Lancelin avait plus particulièrement la charge ».

            Monsieur CROISSANDEAU a réfuté toute accusation du surbordination envers ses actionnaires, il trouvait également du soutien en la personne de Jean DANIEL, éditorialiste et cofondateur du journal Libération qui réfutait les accusations dont il était la cible :

            « Je me suis assuré que la décision prise par Matthieu Croissandeau de se priver d’une collaboratrice qu’il avait nommée à son poste, n’avait aucune motivation politique et qu’elle n’était en rien dictée par la triste défense d’un gouvernement aux abois. La conclusion que j’ai pu tirer de mon enquête, c’est que les signataires de cette pétition contre L’Obs, représentants d’une gauche en guerre et jusqu’au-boutiste, veulent instrumentaliser Aude Lancelin. Ils se sont gravement trompés d’ennemis. Gravement ».

            Pascal RICHE, alors directeur adjoint de la rédaction, a été remercié en même temps que Aude ANCELIN mais il a bénéficié de bien plus de considérations puisqu’il a pu rejoindre un autre service du journal en tant que grand reporter.

            ACRIMED : Aude Lancelin virée de L’Obs : un chef-d’œuvre de management très politique, Henri MALER, le 07/06/2016.

            EXPLICATIONS DAME ANCELIN ? info intox ?

            FD


            • Croa Croa 12 octobre 22:04

              Aude, hou hou... Es-tu là ?  smiley


            • jimontheair 11 octobre 17:46

              Il y a aussi une idée vraie concernant les media et bien des journalistes. 


              Ils se considèrent comme une élite, très informée, très subtile, très intelligente, très consciente, dont le rôle est d’« éveiller » quand ce n’est pas carrément guider, 

              et ont pour la majorité des gens (cad le peuple sauf eux et leurs copains des plateaux studios rédactions, disons...) une attitude qui mêle condescendance et carrément mépris de fond. 

              Et cela n’a rien à voir avec le « méchant cac40 », Aude Lancelin aka « de gausse AOC ». ,) 

              Et cette sorte de sentiment de supériorité de caste, ce gout pour le monopole et le pré carré, apparait non seulement grotesque et fat tant leurs erreurs et leur disons le assez grande médiocrité éclatent au grand jour avec le concurrent « internet » qui donne des faits analyse et réfléchit, 

              mais il est aussi quasiment impardonnable, pour des raisons philosophiques, sociales, et démocratiques. 

              Cdt. 

              • Croa Croa 12 octobre 22:13

                À jimontheair,
                L’es journalistes et les animateurs TV font aussi partie de « l’élite ». Ils sont d’ailleurs très copains avec les autres « élites », notamment politiques.

                L’auteur des fausses idées reçues à propos des médias dans son article. En ce qui concerne les vrais, ce n’est pas le sujet ! smiley


              • jimontheair 12 octobre 22:44

                @Croa
                Et quel serait le sujet, alors ? 


              • Croa Croa 13 octobre 09:13

                À jimontheair,
                T’es lourd !


              • jimontheair 13 octobre 12:16

                @Croa

                Mais non, mais non, je suis ri-gou-reux et j’aime la pré-ci-sion  :))) 

              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 11 octobre 18:13
                A partir des sixième et septième point ... Vous vous égarez !!!

                6/ Sixième idée fausse : les journaux sont par définition des forces démocratiques, à défendre quoiqu’il arrive

                7/ Septième et dernière idée fausse : les médias ne peuvent pas grand-chose

                - Les journalistes et en général tous les médias sont par définition des « moyens intelligents » de propagande, de désinformation, de l’intox, de la manipulation et sont au service du pouvoir devenu aujourd’hui LE POUVOIR DE L’ARGENT ! Les médias ont réussi à tuer la démocratie au profit du Leurre démocratique qui semble impossible à combattre tant les populaces sont devenues molles, peureuses, terrorisées et corrompues par la Grande consommation ... Herbert MARCUSE avait prévenu.

                - Vous risquez cette conclusion : « Les médias ne peuvent pas grand chose » ? Qui ne sait pas que les journalistes et l’ensemble de médias sont L’ARME ABSOLUE dont disposent les pouvoirs politiques devenus aujourd’hui dans la totale transparence ds POUVOIRS DE L’ARGENT ?

                Désormais la lutte semble perdue d’avance. D’un côté l’Empire de l’argent qui dispose de la science et de la technologie et de l’autre la masse humaine qui n’a ni guides, ni bergers, ni éclaireurs, ni gardiens, ni bénévoles ni rien du tout ! 

                Nous sommes tous des citoyens potentiellement chômeurs au service des plus grandes fortunes du BORDEL PLANÉTAIRE ! C’est cela Metropolis occidentale !

                • Decouz 11 octobre 19:20

                  @Mohammed MADJOUR

                  Mais c’est ce qu’elle écrit !!!


                • Fergus Fergus 11 octobre 20:44

                  Bonsoir, Mohammed MADJOUR

                  Je vous conseille de relire l’article à tête reposée et en faisant une sieste avant les 6e et 7e points. smiley

                  Comme indiqué ci-dessus, vous constaterez que globalement vous êtes d’accord avec cet excellent article d’Aude Ancelin.


                • Croa Croa 12 octobre 22:21

                  À Mohammed MADJOUR
                  « Qui ne sait pas que les journalistes et l’ensemble de médias sont L’ARME ABSOLUE dont... »
                  Réponse : Les beaufs qui ont voté Macron !
                  .
                  Certains même savent vaguement cela sans se rendre compte à quel point. Quand je pense que même Martinez a voté Macron il y a de quoi en être sur le cul, non ? 


                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 14 octobre 12:18

                  @Decouz

                  Non, ce n’est pas ce qu’elle écrit !!! En tant que journaliste professionnelle, elle se fait avocate de ses camarades et de sa profession criminelle !!! On dirait qu’elle essaie de montrer que les journalistes « NUISENT INCONSCIEMMENT » ! Non, ce n’est pas le cas, ils sont bien engraissés pour la sale besogne qu’ils assurent au nom du pouvoir de l’argent !

                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 14 octobre 12:23

                  @Fergus

                  Pour comprendre ce que dit un journaliste, je n’ai pas besoin d’activer plus de deux paires de neurones ! Le monde est aujourd’hui transparent « Fergus » ! 

                  C’est vous qui croyez que je pourrais être d’accord avec une journaliste professionnelle qui a servi l’Empire de l’argent... 

                • Cateaufoncel 11 octobre 18:32

                  De quoi s’agit, au-delà de toutes les logorrhées pensables et imaginables ?

                  D’une caste qui non contente d’avoir gauchisé les médias à propos de toutes les questions sociétales, souhaite étendre son influence au social et à l’économique.

                  Ce qui n’a strictement rien à voir avec la liberté de la presse, la liberté d’expression et la liberté de pensée.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 octobre 07:59

                    @Cateaufoncel
                    Allons, le FN a son rond de serviette dans tous les médias depuis que Mitterrand l’y a poussé, vous n’avez même pas la reconnaissance du ventre !?


                  • Piere CHALORY Piere CHALORY 11 octobre 19:08

                    Bonsoir Aude & Lézot (les autres, tous les autres...)


                    Cet article est d’un niveau clairement hors sol, comparativement à certains ici bas.

                      smiley

                    Nous sommes loin là du brouet ultra-dilué intellectuellement  ; du manichéisme simplet façon Rosemar, construit comme un cours pour enfant new-age-isé, démonté mentalement au smartphone, aux jeux virtuels, physiquement au vélo électrique ou du Panda feeling orthographiquement in-compréhensible... 

                    Merci Aude. Mais je vois dans les commentaires une sorte de trolle_amertume poindre, comme un déchaînement jalousique ; comme si vous aviez tort sur toute la ligne ou travailliez pour quelque engeance intello-insupportable. On vous reproche de ne pas avoir écrit ailleurs cette prose pourtant éclairante, ne leur en voulez pas, ici c’est comme ça et ce citoyen média recèle en son sein un nid saturé de vipères particulières.

                    J’ai ouï dire que désormais sur Agoravox, les auteurs peuvent bloquer comme sur Twitter par exemple, les indésirables, les trolls. 

                    Brrr, ça doit faire peur aux fiers et courageux anonymes qui passent leur temps à dénigrer le politiquement incorrect, quitte à diffamer ou psychiatriser l’adversaire. Ils ont l’air tout-énervés, les pôvres.

                     smiley

                    En tout k votre article est bien écrit et je crois que vous avez hélas raison quand vous dites que beaucoup de journalistes agissent sans intention de nuire. C’est sûr que vu le formatage délirant qui leur est infligé, ils doivent m^me se prendre pour Mère Térésa, Jaurès ou l’Abbé Pierre. Du moment qu’ils ont sauvé leur employeur.

                    Sinon, j’ignore si les médias français ont 20 ans de retard sur ceux des USA, mais en tout cas ; malgré la phénoménale campagne pro-Killary, ces satanés ricains ont tout de m^me étés capables d’élire l’Abominable, le Déplorable Trump, wasp assumé, macho, anti lgbt et milliardaire.

                    Bonsoir & au plaisir de vous lire





                    • Robert Lavigue Robert Lavigue 11 octobre 19:41

                      @Piere CHALORY

                      Effectivement, je me demandais pourquoi l’auteur n’a pas publié son article AVANT et AILLEURS.

                      1) Avant qu’elle ne soit virée de l’Obs.
                      2) Ailleurs, parce que son discours sera inaudible aux côtés de tous les azimutés de la toile.
                      Est-ce bien sérieux pour Aude Lancelin de paraître aux côtés des pointures qui occupent la tête de gondole ?

                      PS : C’est Aude Lancelin qui a pris BHL en flagrant délire. Rien que pour ça, elle mérite le respect :
                      A propos de BHL et de Botul :
                      Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si Michel Foucault s’était appuyé sur les travaux de Fernand Raynaud pour sa leçon inaugurale au « Collège de France ».


                    • jimontheair 11 octobre 20:09

                      @Piere CHALORY
                      C’est vrai que certains commentaires suintent la haineTM, comme on bêle à l’obs et aux alentours :) 

                      Mais pas que pour certains... 

                      Permettez moi cette remarque. 
                      Vous écrivez « anonymes qui passent leur temps à dénigrer le politiquement incorrect ». 

                      Or il me semble bien que la grille de lecture de Aude Lancelin est très politiquement correcte, très connue, très identifiable, et très rabâchée. 
                      Avec sa très classique hyper-focalisation sur le cac40 et les effets pervers du pouvoir du kapital. 
                      Et son très classique dédouanement et victimisation des journalistes aussi. 
                      Et son si pratique oubli de la sociologie et des marquages si typiques de cette corporation qui fait qu’elle ne reflète que très peu la diversité de la société.
                      Et d’autres choses aussi elle « oublie ». 

                      Cela ne va pas. 

                      C’est bien trop convenu, de gauche militante AOC restons dans le cadre idéologique bien appris et si rassurant n’est ce pas..., oublieux de bien des choses, et dans le fond fort éloigné à mon avis de ce que pensent et disent « les gens » de ces journalistes et des massmedia. 

                      Alors oui, il y a des choses à lire dans ce papier, c’est bien écrit aussi, mais ne parlons pas de politiquement incorrect ou de considérations abouties et suffisamment pleinement « libres ». 

                      Bien à vous. 

                    • Piere CHALORY Piere CHALORY 11 octobre 20:38

                      @jimontheair


                      Au-delà du politiquement correct ou incorrect, l’important dans ce texte est la simplicité avec laquelle sont décrits les mécanismes ou les conditionnements automatiques qui semblent régir le fonctionnement des médias. Mais ça ne suffit peut être pas à expliquer, en effet ; le bourbier monumental où nous sommes désormais englués...

                       smiley



                    • jimontheair 11 octobre 20:54

                      @Piere CHALORY

                      Oui, bourbier, en effet, il semble bien qu’il y ait un bourbier. 

                      Causé en petite partie aussi par les gens comme Aude Lancelin, si « typiques » (excusez Aude si vous passez par là et lisez ça, mais bon), 
                      et en grande partie aussi par les écuries et clubs idéologiques qu’elle affectionne, 
                      et par leurs cadres et « penseurs » devenus hors peuple et pas qu’un peu et ceci par leur faute et leur bêtise et leurs trahisons. 


                    • FreeDemocracy FreeDemocracy 11 octobre 21:54
                      @Piere CHALORY

                      bonsoir piere,

                      quel niveau oui, vraiment ? aborder un tel thème en oubliant ceux qui ont influencé cette tendance qu’est ce que c’est pertinent, j’en reste baba...

                      je vous remet leur nom, je crois avoir dégainé le premier ici donc suffit de me relire mais on s’en fout, vous n’êtes que des fans, génération de fan attitude, vous voyez un nom connu vous bavez, c’est primaire et ridicule, comme je disais elle pourrait écrire CACA vous seriez à ses pieds...

                      donc où sont lippman et bernays ? du gros niveau effectivement...

                      merci

                      FD

                    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 11 octobre 22:24

                      @ Robert Lavigue

                      Est-ce bien sérieux pour Aude Lancelin de paraître aux côtés des pointures qui occupent la tête de gondole ?

                      Je me demandais aussi comment ce képi raide et rikiki qui vous fait office de couvre-chef pouvait recouvrir une aussi large amplitude intellectuelle que la votre ! Oh ! je compatis, ce n’est pas facile pour une « grosse tête » de trouver chapeau à son pied ! Je considère cela comme une faute de goût !

                      Après ClouzO l’homme au chapeau, Lavigue l’homme au képi !

                      Disons.fr, mais c’est une vraie chapellerie !

                      Et voilà que vous radinez toujours votre fraise, pour animer les fils de votre jactance ampoulée et de vos petits commentaires railleurs qui se voudraient céliniens mais qui n’en restent pas moins que rien !

                      Dommage que vous n’écriviez pas un article, de temps à autre, je vous plussoierais et j’aurais, nous aurions, l’infini plaisir de vous voir qui sait ! rallier les têtes de gondole du site que vous raillez tout en finesse - n’est pas porteur de képi qui veut - et vous rajouteriez la votre - de tête - ce serait ludique et passionnant ! qu’est-ce qu’on se gondolerait !

                      Il faut dire qu’il ne doit pas vous rester grand-chose en matière d’imagination, lorsque vous avez épuisé toutes vos ressources sur ce site voisin si moyen !

                      Voilà, cher « Lavigue » qui navigue, de Charybde et Scylla !


                    • FreeDemocracy FreeDemocracy 11 octobre 23:10
                      @Nicole Cheverney

                      bonsoir nicole,

                      merci pour la découverte, je comprends certaine chose, disons.fr, cela renforce plus encore ce que je pense de ces spécimens, jalousie extrême...


                      merci 


                      FD

                    • Robert Lavigue Robert Lavigue 11 octobre 23:35

                      @Nicole Cheverney

                      Je viens de découvrir votre existence et j’espère que vous ne m’en tiendrez pas trop rigueur.
                      Voilà. C’est tout.


                    • FreeDemocracy FreeDemocracy 12 octobre 05:20
                      @Robert Lavigue

                      tiens ça ne m’étonne pas de voir le robert venir faire du cirage à MEUDAME la JOURNALISTE.

                      qu’espérez vous qu’elle réponse à vos mièvreries peut-être ? une bise ? un autographe ? quel fayot, quel bouffon, quel amuseur oui.

                      n’est-ce pas aude ancelin qui cite gilles Deleuze dans son article, un type qui a signé une pétition pour faire libérer 3 pédophiles en 1977, c’est du lourd votre idole encore une fois et quant à vous... toujours aussi niais.

                      BHL ? nous n’avons pas attendu après elle pour savoir qui était cet usurpateur depuis le départ... vous êtes séniles mon vieux robert ou quoi ?


                      de plus son article est mauvais, elle évoque les médias, la finance etc, l’information partiale ou non selon certains critères etc etc bref du bidonnage complet son bazar... lire tout ça m’a couté quelques minutes précieuses personnellement.

                      nulle trace de Walter Lippman, Edward Bernays (qui a influencé Goebbels dans l’art de la propagande), ok robert ?

                      et ça je l’ai appris où ? en lisant NOAM CHOMSKY sûrement pas votre blonde...


                      ce sont eux qui ont transformé l’information en un outil de propagande et idéologique permettant d’orienter nos opinions.

                      vous êtes d’un ridicule dans ce rôle de fan, c’est de pire en pire, après le coup de la NSA... ça... vous me faîtes rire, et ça se pose en donneur de leçons encore et encore alors que vous êtes zéro.

                      bien à vous mon cher...


                      FD


                    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 12 octobre 14:09

                      @Robert Lavigateur

                      Oh ! vous me découvrez seulement maintenant ? Mais je vais me faire encore plus rachitique, afin de ne pas trop faire d’ombre à votre boursouflure, moi qui me voulais ici, l’ombre de mon ombre et l’ombre de mon chien... C’est un basset !

                      Oh ! mais que oui, je m’efface bien humblement devant vos encombrements catarrheux, vos épanchements bilieux et vos phrasés gravioteux !


                    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 12 octobre 14:40

                      @FreeDemocracy

                      Bonjour Free Democracy,

                      Ne vous inquiétez surtout pas, ce sont les joyeusetés citoyenne d’un monsieur @ Covagonda qui se compare à un âne. Quant aux autres troll ils sont là pour pourrir le site, mais cela ne fait qu’encourager les âmes de bonne volonté. Leur Startup de démolition contrôlée fait « Plouf » à chaque fois ! Ils croient voir ce site mourir, il est toujours là !

                      Sinon, je vous trouve un petit peu dur avec @ Aude Lancelin qui a le mérite, tout de même, de venir nous expliquer les dessous des cartes des médias actuellement. C’est assez rare pour être souligné. Peut-être développera-t-elle plus tard, dans d’autres articles, toutes les questions que nous nous posons tous sur ce... drôle de métier qui ressemble de plus en plus à celui des ’annonceurs" de publicité. Ou alors à la radio ou à la télévision, à ceux des animateurs de supermarché.

                      Cordialement.

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