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Affaire de l’UIMM : un des plus gros scandales de la Ve République ?

Qui finance les syndicats français ? Cette interrogation fait figure d’épouvantail au sein même de l’actualité politique de notre beau pays. Autant vous avertir tout de suite, personne n’est actuellement en mesure d’y répondre. Cependant, l’affaire dite de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) mettant en cause son président, Denis Gautier-Sauvagnac, tend sérieusement non seulement à alimenter les rumeurs, mais aussi à apporter des éléments tendant à mettre en lumière ce qui pourrait être l’un des plus gros scandales de notre République.

A l’origine peut-être du scandale figure la loi Waldeck-Rousseau, du nom du ministre de l’Intérieur libéral Pierre Waldeck-Rousseau qui la fit voter. Il s’agit en clair d’une loi française votée le 21 mars 1884, la première à autoriser les c83c25d7f85f6e2e32d6616346a7e52b.jpgsyndicats en France, en abrogeant la loi Le Chapelier. Ce qui nous intéresse précisément au sein de ce texte législatif est le fait que son alinéa 5 précise que les organisations syndicales ne sont pas tenues de rendre public leurs comptes. Ceci est compréhensible compte tenu du contexte social de l’époque, cette opacité du financement syndical étant censée protéger le salarié du patronat en garantissant la discrétion, voire le secret sur son appartenance ou non à tel ou tel syndicat. En effet, en l’absence de chiffres précis traduisant le nombre d’adhérents aux différentes organisations syndicales, mener une étude sur leur financement relève de l’opacité la plus totale et la plus extrême.


De cette loi, partant d’un constat social avéré et juste, nous en arrivons à une situation extrême, tant et si bien que depuis deux jours, Denis Gautier-Sauvagnac, également le numéro deux du Medef, est l’acteur principal d’un scandale politico-financier de grande ampleur, peut-être le plus important de la Ve République. Premier indice, ce dernier est suspecté d’avoir prélevé près de 15 millions d’euros en liquide dans les caisses de l’UIMM, l’organisation la plus riche du Medef, dans le cadre d’une enquête opérée par la brigade financière à la suite de la demande de l’ouverture d’une enquête préliminaire par le procureur de la République de Paris.

Selon Le Figaro, Tracfin, la cellule de lutte contre le blanchiment du ministère de l’Economie et des Finances, avait été ac21e7c89a7bf64ca08d737018e65afb.jpgalerté de ces retraits par un cadre de la BNP, intrigué de voir ce responsable du Medef, une assistante ou un de ses collaborateurs venir retirer d’importantes sommes en liquide, pouvant atteindre 150 000 à 200 000 euros, du compte de l’UIMM. Cependant, la question maîtresse est de savoir à qui était destiné tant d’argent en liquide. L’idée selon laquelle ces retraits étaient destinés à financer les syndicats de salariés apparaît de plus en plus crédible, malgré les protestations et les différents démentis des organisations syndicales s’indignant que l’on puisse les suspecter de malversations alors que le Medef détiendrait des caisses noires.

Le journal Les Echos rapporte dans son édition du mardi 16 octobre que l’UIMM disposerait d’un "trésor de guerre" de plusieurs centaines de millions d’euros alimenté notamment par une caisse de solidarité antigrève ("Epim") constituée à la suite des événements de Mai-68 et évaluée aujourd’hui à 160 millions d’euros. On ne connaît pas la destination des sommes qui y ont été prélevées, mais plusieurs sources proches estiment qu’elles étaient probablement destinées aux syndicats. L’intéressé a expliqué que ces sommes étaient destinées à «  fluidifier les relations sociales ». Curieuse explication des choses et cruel euphémisme que de qualifier ainsi le financement occulte de syndicats en vue d’étouffer un mouvement social ! Selon Les Echos, « Au fil des ans, l’UIMM a alimenté en son sein plusieurs fonds grâce à des cotisations volontaires et supplémentaires des entreprises du secteur », affirme le quotidien économique, sans préciser ses sources.

5444a474af62d1228cc4a622d638b516.jpgLa CFDT demeure pour l’instant la seule organisation syndicale à sembler vouloir moins pratiquer la langue de bois que ses consœurs. François Chérèque a confessé, ce lundi 8 octobre dans Le Figaro : "La CFDT est financée à 30 % par des fonds publics, sur un budget total de 41 millions d’euros". Voilà pour la partie émergée de l’iceberg. Le reste est très flou du fait de la loi de 1884.

Depuis des années, la Cour des comptes dénonce l’opacité du financement des syndicats. Outre les subventions publiques et les cotisations des adhérents, les syndicats placent certains fonds de caisse de retraite en bourse afin de faire fructifier ces capitaux à leur seul bénéfice. A regarder de plus près les comptes des syndicats, on peut être en droit de rester parfois estomaqué des surprises de taille que l’on y décèle : les notes de frais de certains dirigeants sont d’un montant anormalement élevé et certaines centrales syndicales investissent même dans l’achat de chevaux de course hippique !

Un autre fait vient renforcer la suspicion à l’égard du financement des syndicats français : la faiblesse du nombre de leurs adhérents. Le taux de syndicalisation est de l’ordre de 83 % en Suède, de 65 % en Belgique, de 50 % en Italie, de 29 % au Royaume-Uni et en Allemagne et de... 8 % en France, selon plusieurs études comparatives - de l’IGAS. En extrapolant, la revue Société civile parvient aux évaluations suivantes :

CGT  : 220,6 millions d’euros de budget dont 145 millions hors cotisations.
CFDT  : 138 millions d’euros de budget annuel dont 69 millions hors cotisations.
FO : 61 millions d’euros de budget annuel dont 26 millions hors cotisations.
CFTC : 60 millions d’euros de budget annuel dont 48 millions hors cotisations.

L’affaire de l’argent liquide de l’UIMM devrait donc servir de prétexte pour une remise à plat du mode de financement des syndicats dans un souci de transparence, sur le même modèle que les lois de financement public des partis politiques dans les années 1990. S’il s’avère effectivement que le patronat s’est payé le silence des syndicats, qu’il a « fluidifié les relations sociales » en ayant corrompu les organisations syndicales lors de grands mouvements sociaux, alors nous sommes certainement en présence de l’un des plus gros scandales de la Ve République mêlant à la fois le patronat et les syndicats. Alors, patronat et syndicats, même combat ?
Pour aller plus loin :

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57 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 23 octobre 2007 10:15

    Il est plus que tant de moderniser les rapports sociaux en permettant le financement des organisations syndicats qui existent déjà pour les partis politiques.

    Les hommes politiques de droite,mais surtout de gauche ont « oublié » de reformer les rapports sociaux et c’est quand même surprenant !

    Pendant des années la France à vécu sur une fausse illusion qu’il existait « des syndicats réformistes » face au syndicats « politiques ».

    Nous voyons bien que les « syndicats réformistes » à l’image de la CFDT ,qui a touché le plus de pot de vin pour signer des accords qui allaient à l’encontre de toute logique des travailleurs (rappelons nous de Nicole Cottat !)

    Oui,il faut un financement uniquement publique des syndicats représentatif en France et sortir les « permanents » et les « emplois fictifs » des organismes de gestion ,de formation ,de retraite qui constituent un conservatisme à va à l’encontre de l’intéret général mais qui defendent un financement occulte de détournement de fond public,avec toutes les dérives possibles.


    • MagicBuster 23 octobre 2007 10:47

      Tout le monde sait que les gochos se font de l’argent en vendant des enfants, en prostituant les femmes ou en vendant de la drogue ...

      Je rêve.

      Qui a payé les vacances de Sarko aux USA ? Qui a payé le Yacht à Malte . . .

      Vous n’avez pas de mémoire ou quoi ? Pourquoi reprocher aux uns ce que vous tolérez aux autres ?

      Que les syndicats soient en parti corrompu est une chose, Que l’on se demande alors qui le fait (pourquoi/comment) et à qui ça profite.

      En tout cas , je peux déjà vous dire à qui ça ne profite pas. Bonne journée quand même.


      • Alpo47 Alpo47 23 octobre 2007 17:48

        On semble s’orienter également vers du lobbing auprès des élus, donc de la corruption active...

        Alors, là, il ferait bien de « faire gaffe », DGS, parce qu’il est le seul témoin, donc le seul à pouvoir dénoncer le système...

        Un accident est si vite arrivé ... alors, plus de témoin, plus de preuves, plus d’affaires.


      • castling 23 octobre 2007 10:50

        Bjr

        Flemmard de la presse francaise quotidienne, merci pour cet article tres instructif, mais qui pourrait s’etonner des appointances entre syndicats et patronnat ?.

        Je cite juste une phrase tiree de votre texte :

        « Depuis des années, la cour des comptes dénonce l’opacité du financement des syndicats. »

        Oki bon sans faire de proces d’attention (lol je suis en plein dedans mais c’est pas grave) des que la cour tire la sonnette, c’est que il y a gros probleme.

        Malheureusement il est aussi coutumier que les travers denonces par la cour reste sans suite (a part l’ARC je vois pas). Dommage.....

        Salutations

        Cast


        • Christophe Christophe 23 octobre 2007 10:50

          @L’auteur,

          Il serait temps, en effet, de revoir cette loi de 1884 ; principalement sur l’aspect financement.

          Depuis plusieurs années, les financements des organisations syndicales prennent forme ouvertement dans des accords, surtout dans les Groupes industriels (EADS, SAFRAN, ...) qui fixent des règles de financement transparentes.

          Il est évident, de prime abord, que les cotisations seules sont insuffisantes pour couvrir les frais des Organisations Syndicales. Il faut donc clarifier cet historique et faire le ménage nécessaire. Il faut donc déterminer à quoi ces fonds ont pu servir, frais de transport, hébergement, ..., issus de certaines pratiques. Ce qui restera pertinent, dans le cadre de cette affaire, sera de déterminer si enrichissement personnel il y a eu !

          Je suis sceptique sur le déroulement et la finalité d’une telle affaire ; même si je reste confiant envers notre justice, la situation pourrait être explosif et le politique pourrait s’insérer dans le dossier à des fins pas plus honnêtes.


          • MagicBuster 23 octobre 2007 10:54

            Une affaire de corruption dans les syndicats éclatent au même moment que des grèves qui gènent le gourvenement . . . (Sans parler de l’annonce officiel du divorce le même jour).

            Avec Sarko à la baguette , je ne crois pas aux coïncidences.

            Tout est calculé dans un objectif unique qui n’est pas l’intéret de la France (et encore moins dans l’intéret des Français).


            • Christoff_M Christoff_M 24 octobre 2007 06:27

              Est ce que l’intérêt de la France est de continuer à croire qu’il y des mauvais la des bons ici, la gauche la, la droite ici, les pauvres syndiqués et les mauvais patrons...

              Ceci nous renvoie au visages des bonnes habitudes de combines, entre élus, représentants, qui ont éclatés pour les partis politiques, qui existent dans le sport, dans les régions, dans les attributions de marchés, dans les relations fournisseurs, qui est une tellement bonne habitude française ;

              petits arrangements entre quelques uns sur le dos du plus grand nombre !! malheureusement la plupart des affaires végètent après avoir été dénoncées par la cour des comptes ou certains journalistes rares !!

              mais voila quand on tient à sa petite place en France motus le journaliste est mis au placard, le magistrat est muté, et certaines personnes tombent de leur balcon... c’est ça la démocratie de ce grand pays qui donne souvent des leçons aux autres... il est temps de faire sauter ce couvercle de non-dits maintenu tant bien que mal par une poignée de gens qui s’engraissent sur le dos du plus grand nombre...

              En attendant je n’aimerais pas être dans le pantalon de Gautier-Sauvagnac... Ceux qui voient encore du SARKO partout feraient bien de penser que des affaires se jugent depuis 95 et que la merde remonte enfin à la surface, après trente ans de silence collabo de tous bords...

              Mr Schuller sort de prison et je serais curieux de l’interroger sur les valises de fonds qu’il ramenait à tous les partis politiques de l’époque, étrange consensus mou silencieux de la droite de Chirac, des lieutenants de Mitterrand et du Parti communiste... depuis le fils de Mitterrand a été condamné, le fils de Pasqua, vient de l’être, et Falcone ; donc il y a peut-être un frémissement salutaire dans notre justice... la sortie de cette affaire n’est pas innocente au moment des grèves, mais après tout c’est un patron qui doit s’expliquer et Lagardère et Forgeard ont été mis en examen, pourquoi pas les syndicats ;

              Ras le bol de ce silence, cette hypocrisie et cette connivence dans notre beau pays au sujet de petites combines et habitudes qui datent d’un autre age... Ah c’est sur pour ne pas effrayer et stresser le pauvre français moyen, il vaut mieux lui mettre du Pernaud ou du Poujadas pour bien l’abreuver de sujets idiots et inintéressants et finir par la météo et le foot...


            • Gazi BORAT 23 octobre 2007 11:13

              Où va l’argent du patronat ?

              La position du MEDEF est habile dans sa gestion de la crise de la révélation des fons secrets de l’UIMM.

              Le patronat français, pourtant bon gestionnaire, apparait ainsi comme une victime rackettée par les syndicats, selon une stratégie de communication visant à semer la confusion..

              On oublie que le patronat a eu aussi à utiliser des fonds secrets pour des usages moins respectables et que, dans les années 1970 (l’apogée du phénomène), émargeaient sur ces fonds notamment des préposés aux basses besognes tels que briseurs de grêves et membres des milices patronales..

              Ils apparaissaient régulièrement à l’occasion de faits divers tels que l’assassinat de Pierre Overney et pullulaient dans ce qu’on appelait autrefois les syndicats « maison »...

              La stratégie actuelle est fine car, elle permet de se donner une apparence de vertu en dévoilant des pratiques qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui tout en s’abstenant d’être trop précis sur l’usage fait de la dîte caisse..

              gAZi bORAt


              • Vilain petit canard Vilain petit canard 23 octobre 2007 12:44

                gazi, quand tu dis que la stratégie du patronat est « fine », tu est gentil. On voit les ficelles d’ici, elles sont grosses comme des câbles d’amarrage. Parisot qui glapit qu’elle n’est pas au courant, qui réclame (pardon, exige) la transparence, ça fait franchement un peu trop. Bientôt elle va s’enchaîner aux grilles du Conseil d’Etat pour exiger la justice et la transparence... La caisse noire, c’est bien chez elle qu’on l’a trouvée, pour l’instant.

                Parisot applique le vieil adage « si tu coules, ne coules jamais seul, entraînes-en un maximum avec toi ».


              • Gazi BORAT 23 octobre 2007 12:51

                @ vilain petit canard..

                Mme Parizot est pour moi un modèle de comm’ dans son genre..

                Je n’oublierai jamais son :

                "La santé, la vie, l’amour sont précaires.. Pour quoi le travail ne le serait-il pas aussi ?"...

                gAZi bORAt


              • Vilain petit canard Vilain petit canard 23 octobre 2007 18:33

                Gazi

                Tu as raison, Parisot est un modèle, mais alors uniquement dans son genre... Ell est en course pour l’Oscar de la Faux-culterie 2007.

                Tiens, ça fait une idée de Prix annuel à lancer, avec soirée en smoking à la fin. Comment on pourrait faire ?


              • Yohan Yohan 23 octobre 2007 11:55

                Visiblement, quand on est un gros poisson, on peut tout se permettre. Sortir de l’argent en liquide, c’est pour une petite boîte le début des ennuis garantis avec la banque, le fisc, le commissaire aux comptes. La grande entreprise, c’est vraiment un univers à part, qui échappe aux lois d’airain qui s’appliquent aux petits


                • Internaute Internaute 23 octobre 2007 12:20

                  Pourquoi laissez-vous entendre que personne ne peut répondre à la question de savoir qui finance les syndicats alors même que Yvon Gattaz, l’ancien patron du CNPF, explique à qui veut l’entendre que les dirigeants de la CGT, FO et CFDT sont payés par le patronat pour arrêter les grèves. C’est ce qu’on appelle « acheter la paix sociale ».

                  Les syndicalistes sont des gros pourris, ceux du PCF en premier et il serait temps que la justice fasse un grand ménage. De toute manière ils ne défendent pas les intérêts des salariés. Ceux-ci l’ont trés bien compris et ont voté avec leurs pieds. Il n’y a plus qu’une infime minorité des travailleurs qui est syndiquée.

                  Les particuliers ont financé le PCF et la CGT au travers de leur facture d’électricité. Il faut retirer la main de la CGT des caisses du comité d’entreprise de l’EDF.

                  J’avoue que j’ai été ahuris d’apprendre que seuls les syndicats issus de la résistance avaient droit de cité. D’où vient un tel archaïsme ? Quel rapport peut-il y avoir entre la défense des salariés et la résistance ? Je ne vois pas. Sans compter que les communistes ont plus donné dans la collaboration que dans la résistance. Jusqu’en 1942 ils ont défendu bec et ongle les intérêts nazis en France. Découvrira-t-on un jour que le patron de la CGT a un droit de cuissage régalien sur toutes les nouvelles secrétaires embauchées par le PCF ? C’est du grand n’importe quoi en 2007 mais cela existe.

                  La CGT est historiquement un outil révolutionnaire aux mains du PCF. Elle a utilisé les ouvriers pour faire le coup de feu selon les ordres du parti. C’est bien Georges Marchais qui disait « il faut créer le mécontentement ».

                  Maintenant que ce petit parti ne fait même pas 2% aux élections il devrait être possible de revenir à des méthodes un peu plus démocratiques.


                  • Gazi BORAT 23 octobre 2007 12:35

                    à internaute

                    Votre vision du communisme français est apocalyptique...

                    La CGT n’a jamais mis le pays a feu et à sang et la grande grêve insurectionnelle n’a jamais eu lieu..

                    Le PCF fut d’ailleurs accusé par l’extrème gauche des années 60 de révisionnisme, c’est à dire de gérer tranquillement la contestation ouvrière et les demandes de réajustements salariaux en douceur et ainsi de dévoyer le prolétariat de sa mission historique : la Révolution..

                    Le prolétariat français tira peu de coups de feu durant les crises de l’après guerre.. Les milices patronales un peu plus...

                    C’était encore l’époque de la guerre froide..

                    En face, le syndicalisme non-communiste bénéficia de fonds du Plan Marshall et plus tard de la CIA : FO et la CFTC en profitèrent, et ce n’est pas là un scoop..

                    gAZi boRAt


                  • Internaute Internaute 23 octobre 2007 15:12

                    Le terme coup de feu est peu-être un peu exagéré, troubler l’ordre social serait plus précis. Mai 68 était entrain de partir en quenouille jusqu’à ce que le PCF prenne la relève des étudiants. A ce moment, comme par hasard, la CGT a déclenché les grèves les plus dures que l’on ait connu. Elle a agi sur l’ordre politique d’un parti (le PCF) qui espérait récupérer à son profit la révolte étudiante en créant le mécontentement afin de renverser le gouvernement. Je me souviens trés bien qu’à l’époque François Mitterand à lâché sa fameuse phrase « ... et s’il faut un président, je serai celui-là » qui a provoqué la chute vertigineuse du PS aux élections suivantes car les français ont eu peur. La chute du gouvernement était une éventualité.

                    La CGT est donc bien le bras du PCF et la sauvegarde des intérêts des travailleurs passe aprés les choix politiques du parti. C’était vrai de 45 à 97. De nos jours avec la chute du Pcf, ce lien est moins affirmé. Il me semble même que la faucille et le marteau ont disparu des tracts du syndicat.


                  • Gazi BORAT 23 octobre 2007 15:29

                    à Internaute

                    Soyons sérieux..

                    En 1968 la CGT n’avait pas l’intention de renverser le pouvoir gaulliste et l’union de la gauche n’existait pas encore..

                    Le PCF a toujours beaucoup plus ménagé De Gaulle que la SfIO en raison des posuitions anti atlantistes du premier qui arrangeaient bien l’Union Soviétique de cette époque..

                    Grêves les plus dures ? Je n’en jurerais pas, celle de 1947 ayant plus mobilisé mais étaient moins spectaculaires..

                    On n’y voyait pas les files de voitures devant les stations essence pour cause de sous-équipement automobile mais les foyers français avaient froid^par manque de charbon.

                    De plus, pour des grêves aussi dures que vous l’évoquez, les résultats ne furent pas à la hauteur et les avancées sociales bien moindres qu’en 1936..

                    Quant à la récupération... Les étudiants dès le début appelait à l’union avec le monde ouvrier.. qui s’est plutôt fait prier.

                    Le PCF a toujours tenu compte des intérêts de l’URSS et à cette époque, ceux-ci n’étaient pas à la Révolution Française..

                    gAZi bORAt


                  • Thibault_Masson Thibault_Masson 23 octobre 2007 17:50

                    Les financements des syndicats est un vrai problème, mais il est très difficile de l’évoquer. Toute critique envers leur financement est systématiquement assimilée à une remise en cause du droit de se syndiquer, du droit de grève, etc.

                    La CGT a sans doute le moins eu besoin de l’argent de l’UIMM.

                    En effet, la pompe à finances du Comité D’Entreprise d’EDF lui a permis de détourner de l’argent et des emplois pendant des décennies. Le PCF en a d’ailleurs bien bénéficié. (Ne vous êtes-vous jamais demandé comment L’Humanité pouvait encore paraître alors que nombre de journaux ferment ? Comment le PCF fonctionne alors qu’il fait des scrores ridicules aux éléctions ?)

                    La Cour des Comptes a publié des rapports très intéressants, mais évidemment, on n’a pas trop parlé.

                    Extrait :

                    Depuis plus de dix ans, ce CE se voit reprocher (par la Cour des Comptes, notamment) d’être en délicatesse avec la réglementation relative à la passation de marchés, de mener une politique sociale et culturelle dispendieuse et peu efficace, de gérer son personnel pléthorique de manière hétérodoxe (octroi d’avantages injustifiés, favoritisme dans les promotions et les nominations, etc.), et de mener grand train de vie -voir son somptueux siège social à Montreuil (banlieue parisienne). A ces accusations d’opacité et de mauvaise gestion, se greffent depuis 2004 des soupçons encore plus graves de malversations.

                    Une enquête judiciaire a été ouverte pour abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux et abus de biens sociaux. Le CE d’EDF est suspecté d’avoir été la « vache à lait » de la CGT et du Parti communiste. Via, par exemple, des emplois fictifs comme celui évoqué lors de l’audition de Bernard Thibault mercredi, via des achats massifs d’exemplaires du journal « L’Humanité », la prise en charge de frais de « La fête de l’Huma », voire le paiement de dépenses électorales de l’ex-leader communiste Robert Hue. Fin 2004, un corbeau avait même envoyé au juge des documents qui l’ont mis sur la piste d’un financement occulte présumé, par le CE d’EDF, de la campagne présidentielle de Lionel Jospin en 2002, par le biais de prestations surfacturées à une célèbre agence de publicité proche du PS.


                  • oncle archibald 23 octobre 2007 12:32

                    De révélations en révélations, le français moyen va de désillusions en désillusions... Devrons nous vivre en nous défiant de tout...

                    Il était déjà rare que nous allions voter « pour », n’irons nous plus voter du tout ? Un immense coup de torchon est nécessaire pour que le peuple Français au nom de qui quelques uns seulement agissent, redevienne le patron et sache exactement ce que l’on fait en son nom avec les mandats qu’il délègue...

                    Qui s’y colle ?


                    • Cyril de Guardia Cyril de Guardia 23 octobre 2007 12:37

                      Je ne vois qu’une réponse à cette question...une jeunesse engagée voulant prouver qu’elle n’est pas résignée et voulant prendre son avenir en main smiley


                    • oncle archibald 23 octobre 2007 15:15

                      Je suis entièrement d’accord avec vous sauf sur un point : les « vieux » ont au moins autant envie que les jeunes de changement, de moralisation et d’assainissement de la vie publique, politique et syndicale, car leurs désillusions sont plus profondes. En outre, ils peuvent aussi bien que les jeunes peser avec leurs bulletins de vote.... non mais ! jeune présomptueux !

                      Ce qui me chagrine c’est précisément l’inefficacité de nos bulletins de vote pour changer les choses tant que les deux grands courants dominants se passeront la rhubarbe et le séné... Il me parait donc indispensable de changer profondément de mœurs politiques. J’ai eu l’impression un moment que Monsieur BAYROU voulait s’y coller... Alors qu’il s’y colle vraiment car dans le cas contraire, le Modem sera mort-né et seuls quelques bidouilleurs qui ne présentent à mes yeux aucun intérêt le regretteront.


                    • Adama Adama 23 octobre 2007 13:26

                      Article très intéressant.

                      Je ne m’étais jamais posé la question du financement des syndicats, en tout cas,voici une boîte de Pandore ouverte désormais,espérons qu’elle ne se referme pas...


                      • Gazi BORAT 23 octobre 2007 13:45

                        @ adama

                        La part du financement des syndicats dans l’usage fait de la caisse noire, c’est l’arbrisseau qui cache la forêt..

                        ...ou alors un appel à l’auto-organisation des travailleurs !

                        gAZi bORAt


                      • Christophe Christophe 23 octobre 2007 17:28

                        @Gazi Borat,

                        En effet, la somme est quasiment ridicule au regard des dépenses potentielles des organisations syndicales ; souvent, nous ne le voyons que d’un point de vue national, mais ils sont actifs au niveau européen ainsi que mondial.

                        Comme je l’ai écrit plus haut, il serait étonnant que les ressources émanant uniquement des cotisations soient suffisantes. Les organisations syndicales se font maintenant ouvertement financer par les groupes importants (clauses dans des accords officiels).

                        Le problème serait, à mon sens, plus orienté vers la politisation que certains refusent. C’est, une nouvelle fois, une orientation de type anglo-saxone qui prédomine, le syndicalisme anglais en est le fer de lance. Les Trade Union ont leur bras politique : le New Labour actuellement au pouvoir en Angleterre.

                        @Adama,

                        En effet, il serait temps de clarifier le financement. Mais ce n’est pas ce que nous pourrions appeler une boîte de Pandor ; les syndicats n’ont aucun compte à rendre, actuellement, sur leurs modes de financement (loi de 1886). C’est plus un problème éthique que juridique ; nous aborderons l’aspect juridique uniquement si il est démontré des enrichissements personnels.


                      • Le péripate Le péripate 23 octobre 2007 13:39

                        C’est un hareng saur. Une diversion. Du foutage de gueule. Et si un syndicat était acheté, il faudrait que ce soit un syndicat aux ordres... la cfdt ? Fo ?

                        Et une caisse antigrève, c’est une caisse antigrève. Une mutuelle pour les patrons. On peut imaginer des dizaines de sortes d’usage pour une caisse noire. Alors une caisse noire pour aider les syndicats ? Tous les syndicats ?

                        Une histoire à dormir debout.


                        • Gazi BORAT 23 octobre 2007 13:50

                          @u péripate

                          Les syndicats seraient alors des valets du patronat ?

                          Voilà qui révolutionne la lutte des classes et qui va augmenter le nombre d’adhésion à la CNT.

                          Pour info : la CNT (anarcho-syndicaliste) présente des candidats aux élections prud’hommales mais qui refusent de siéger car, présents dans une structure où figurent des représentants du patronat, ils participeraient à une action de collaboration de classe..

                          gAZi bORAt


                        • Vilain petit canard Vilain petit canard 23 octobre 2007 18:41

                          Léon, j’ai la même impression : cette histoire est un peu trop belle. D’ailleurs, le patronat devrait en prendre quand même plein la poire, et il faut régulièrement recentrer le débat : la caisse noire a été découverte chez les patrons, pas à FO ni à la CGT. L’ambiance sociale est mûre pour qu’un arriviste démagogue arrive au pouvoir... Oups !...


                        • ARTEMIS ARTEMIS 23 octobre 2007 15:21

                          Bonjour à tous

                          Monsieur SAUVAGNAC a annoncé sa démission de l’UIMM, ce qui est à mon sens sans importance dans cette affaire car il n’a fait que perpétuer des pratiques bien rodées :utiliser des fonds occultes pour fluidifier les relations sociales

                          ah quel beau terme « fluidifier les relations sociales »

                          combien de greves cassées, combien d’accords signés au détriment de la base par des syndicats devenus depuis une vingtaine d’année extremement conciliants ???

                          il est bien connu que les syndicats représentatifs enfin ceux qui bénéficient d’une représentativité de principe dans le code du travail sont politisés et que les mots d’ordre des têtes syndicales sont dictés par les partis politiques ( parti communiste pour la cgt, parti socialiste pour la cfdt etc...) alors dans ces conditions les tractations en tous genres sont possibles, balayant toute éthique syndicale et laissant la porte ouverte aux trahisons des salariés de la base sous couvert de modernité ou d’adaptation au marché du travail.

                          mais je rejoins Gazy Borat dans son analyse à savoir que ce scandale tombe bien car il va affaiblir la confiance des salariés envers les syndicats le grand gagant de l’histoire sera le patronat et biensur le gouvernement et le chef de l’état en place.

                          n’oublions pas que des négociations qui vont bouleverser le droit du travail et faire reculer à mon sens les acquis des salariés sont en cours depuis le mois de septembre. plus il y aura de la zizanie au sein des salariés et des syndicats plus la pilule passera car c’est bien connu il faut diviser pour régner

                          et Monsieur SARKOZY connait cette devise sur le bout du doigt.


                          • Gazi BORAT 23 octobre 2007 15:56

                            @ ARTEMIS

                            Je suis d’accord avec vous pour ces manoeuvre de décrédibilisation du syndicalisme..

                            Quelle comédienne que cette Laurence Parizot, qui noue joue une scène de Festen, avec dévoilement consterné d’un secret honteux..

                            gAZi bORAt


                          • alberto alberto 23 octobre 2007 16:33

                            Artémis : je suis à peu près d’accord avec tout ce que vous avez écrit, mais, une remarque : attentions aux mots ! Qui se cache derrière « les syndicats » ? Evidemment on pense tout de suite aux centrales ouvrières : elles ont bon dos et en ont l’habitude ! Mais, moi, je ne vois pas pourquoi certains syndicats agricoles, syndicats de médecins, de transporteurs..., n’auraient pas profités de la « fluidification » dispensée par le MEDEF...

                            Dans certains milieux, fluidification peut-être synonyme de lobbying !

                            Bien à vous.


                          • Christophe Christophe 23 octobre 2007 17:10

                            @Artemis,

                            Vous pourriez développer la relation entre organisations syndicales et partis politiques, j’ai du mal à voir car il existe plus de structures syndicales que de partis politiques. Pour la CGT, je vous rejoins, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il existe FO. Pour la CFDT, un peu moins ; elle n’est pas particulièrement liée à un parti politique, je dirais plutôt que c’est un syndicat gouvernemental, prêt à jouer l’alternance si nécessaire. L’influence politique était historiquement plus forte à la CGT, mais c’est maintenant la CFDT qui est la plus politisée (je parle là des têtes, des représentants nationaux).

                            Pour les autres, c’est un peu plus compliqué. Vous avez des syndiqués, dans leur rang, qui sont aussi membre d’un parti, mais pas tous, et ce n’est pas le même parti pour tous ; il y en a au Modem, au PS et même à l’UMP.

                            Quant au patronat, nous avons aujourd’hui un MEDEF totalement politisé. Ce qui n’est pas le cas dans toutes les branches ; UIMM en tête qui refuse de mélanger politique et syndicalisme ... cette affaire n’est sans doute pas tout à fait anodine et elle me semble plutôt aller dans le sens de la recherche de politisation des relations sociales, mais nous verrons.

                            Comme Gazi Borat le soulève, les affaires n’ont strictement rien d’anodin. La sainte patronne des patrons découvre l’existence d’un système qui perdure dans toutes les branches et sans doute même dans la structure dont elle est responsable. Associez cela au fait que l’UIMM s’est toujours opposée à la fusion UNEDIC-ANPE, nous pouvons nous poser la question de savoir pourquoi une telle affaire sort à point nommé pour le MEDEF et le gouvernement. Certes, certains peuvent croire au hasard, mais je n’y crois pas, pas à ce niveau là !


                          • Vilain petit canard Vilain petit canard 23 octobre 2007 18:44

                            @ alberto

                            eh eh eh oui, pourquoi pas ? Et des partis politiques, aussi, tant qu’on y est ? Par exemple, un candidat pro-patrons, promettant des avantages fiscaux, et autres cadeaux de classe.... ?


                          • alberto alberto 23 octobre 2007 20:53

                            Oui, VPC, avec six cent M€ on peut s’en permettre beaucoup ! Le tout étant de détourner l’attention : UIMM ! Vous avez dit UIMM ?


                          • Gazi BORAT 23 octobre 2007 15:59

                            à calmos

                            Vous rendez-vous compte du paradoxe dans lequel vous vous engluez..

                            Vous voilà d’un côté à stigmatiser les syndicats repaires de marxistes et de l’autre à les dénoncer comme achetés par le patronat..

                            Soyons sérieux..

                            gAZi bORAt


                          • Marsupilami Marsupilami 23 octobre 2007 16:23

                            @ Gazi

                            Comment peut-on être plus con que Calmos ?

                            Réponse : faut essayer.

                            Mais c’est pas donné. Ce mec là est un vrai génie dans le genre...


                          • Christophe Christophe 23 octobre 2007 17:16

                            @Marsupilami,

                            Je ne sais si c’est de la connerie, mais ce qui est certain, c’est que Calmos s’exprime sur un sujet dont les seuls point de référence sont des images toutes faites ; il ne connait rien au syndicalisme, ni historiquement, ni dans le temps présent !


                          • Christophe Christophe 23 octobre 2007 20:50

                            @Calmos,

                            Vous vous exprimez sur un sujet que vous ne connaissez en aucun cas en portant des accusations directes sans aucun élément ; puisque les syndicats semblent ne pas partager vos idées, vous leur faites, en l’état des investigations menées, un procès d’intention.

                            Vous vous rebellez quand ce type de pratique est utilisé contre ceux dont vous défendez les positions. Connerie, je ne sais, malhonêteté intellectuelle, cela est certain !

                            Pour ce qui concerne la connaissance du syndicalisme, il n’est pas nécessaire d’être syndiqué. Il existe des ouvrages dans le domaine ; il existe même des branches de recherche qui abordent le sujet. Je peux vous donner des références bibliographiques si vous le souhaitez. Ce qui reste, à mon humble avis intéressant, c’est de suivre la chronologie des syndicats mondiaux ... mais surtout de savoir par exemple que toute organisation syndicale, par définition, ne défend que les intérêts de ses adhérents ; ceci étant un principe fondateur de toute organisation syndicale. Ce qui évite de dire de conneries, si vous voyez ce que je veux dire !


                          • Gazi BORAT 23 octobre 2007 18:14

                            « Syndicats corrompus »

                            Pour relativiser ce « scandale », on est quand même loin, en matière d’affaire louche et de syndicats, des « teamsters » (camionneurs américains) qui investissent dans la construction de casinos à Las Vegas dont ils confient ensuite la gestion à la mafia..

                            Suivre cette voie en France... Un exemple de « rupture » ?

                            gAZi bORAt


                            • Imhotep Imhotep 23 octobre 2007 18:27

                              Il y a une chose à ajouter (voir l’article de Marianne) :

                              - deux ministres des finances avaient été avertis par les banques (en suivant les règles de Tracfin qui impose à toute banque de dénoncer des mouvements de fonds suspects) et se sont empressés de ne rien faire. Et devinez un peu qui sont ces deux ministres ? : Sarkozy et Breton (l’ignorant d’EADS et de Lagardère lui-même ami/frère du premier). A vous de juger.


                              • Signé Furax 23 octobre 2007 19:46

                                Allemagne : 8 millions de syndiqués, tous les comptes des syndicats sont soumis à l’appréciation d’un commissaire aux comptes indépendant et sont publiés.

                                Aucun argent public ne les finance.

                                En cas de grève, les syndiqués sont payés par leurs syndicats.

                                France : près de 8 fois moins de syndiqués et, parmi eux près de 70 % venant du secteur protégé.

                                On se réfugie derrière une loi de 1884 pour justifier la non publication des bilans, donc aucune intervention d’un commissaire aux comptes.

                                Et ils attendent vraiment qu’on les prennent au sérieux ?


                                • Christoff_M Christoff_M 24 octobre 2007 08:22

                                  Est ce que l’intérêt de la France est de continuer à croire qu’il y des mauvais la des bons ici, la gauche la, la droite ici, les pauvres syndiqués et les mauvais patrons...

                                  Ceci nous renvoie au visages des bonnes habitudes de combines, entre élus, représentants, qui ont éclatés pour les partis politiques, qui existent dans le sport, dans les régions, dans les attributions de marchés, dans les relations fournisseurs, qui est une tellement bonne habitude française ;

                                  petits arrangements entre quelques uns sur le dos du plus grand nombre !! malheureusement la plupart des affaires végètent après avoir été dénoncées par la cour des comptes ou certains journalistes rares !!

                                  mais voila quand on tient à sa petite place en France motus le journaliste est mis au placard, le magistrat est muté, et certaines personnes tombent de leur balcon... c’est ça la démocratie de ce grand pays qui donne souvent des leçons aux autres... il est temps de faire sauter ce couvercle de non-dits maintenu tant bien que mal par une poignée de gens qui s’engraissent sur le dos du plus grand nombre...

                                  En attendant je n’aimerais pas être dans le pantalon de Gautier-Sauvagnac... Ceux qui voient encore du SARKO partout feraient bien de penser que des affaires se jugent depuis 95 et que la merde remonte enfin à la surface, après trente ans de silence collabo de tous bords...

                                  Mr Schuller sort de prison et je serais curieux de l’interroger sur les valises de fonds qu’il ramenait à tous les partis politiques de l’époque, étrange consensus mou silencieux de la droite de Chirac, des lieutenants de Mitterrand et du Parti communiste... depuis le fils de Mitterrand a été condamné, le fils de Pasqua, vient de l’être, et Falcone ; donc il y a peut-être un frémissement salutaire dans notre justice... la sortie de cette affaire n’est pas innocente au moment des grèves, mais après tout c’est un patron qui doit s’expliquer et Lagardère et Forgeard ont été mis en examen, pourquoi pas les syndicats ;

                                  Ras le bol de ce silence, cette hypocrisie et cette connivence dans notre beau pays au sujet de petites combines et habitudes qui datent d’un autre age... Ah c’est sur pour ne pas effrayer et stresser le pauvre français moyen, il vaut mieux lui mettre du Pernaud ou du Poujadas pour bien l’abreuver de sujets idiots et inintéressants et finir par la météo et le foot...

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