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Shoes tossing, alcoolisation et hurlements

 Depuis quelques années se développe en France, principalement à Rennes et à Nantes, la pratique du Shoes tossing, autrement dit le lancer de chaussures. But de l’opération : réussir, en les reliant par les lacets, à accrocher tennis, baskets ou espadrilles à des grillages, des lampadaires ou des fils électriques et téléphoniques. À l’origine de cette mode, principalement des étudiants éméchés dont les beuveries compulsives et immodérées s’accompagnent également de hurlements dans la nuit bretonne. Quant la teuf devient nuisance...

Parti des États-Unis, le Shoes tossing (également appelé Shoefiti) a maintenant gagné le Canada, le Mexique, l’Amérique du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la majeure partie des pays d’Europe, de la péninsule ibérique à la Scandinavie. Dans le ciel des rues de certaines villes, mais également sur des arbres ou des clôtures dans les campagnes, ce sont des dizaines de baskets ou de tennis qui s’agitent au gré des courants d’air en une sorte d’installation publique d’un intérêt artistique des plus discutables.

L’art a-t-il d’ailleurs quelque chose à voir dans cette étonnante mode ? Pas sûr si l’on en croit les bruits qui courent sur l’origine de ce phénomène. Certains évoquent la guerre des gangs qui sévit dans de nombreuses villes américaines, les chaussures faisant office de marqueur d’entrée dans un territoire. D’autres prétendent qu’elles servent d’enseigne pour les zones de deal du crack ou de la coke. Le Shoes tossing serait également pratiqué pour marquer la fin d’une année universitaire, voire pour fêter la perte d’un… pucelage ! Il se trouve même d’anciens Marines pour affirmer que tout cela relève de l’affabulation car le Shoefiti remonterait aux années 80, la tradition voulant dans certaines Unités que, l’engagement terminé, la paire de rangers soit expédiée ainsi dans les fils électriques pour symboliser le retour à la vie civile. Bref, on dit tout et n’importe quoi, et bien malin celui ou celle qui pourrait prétendre connaître à coup sûr l’origine de cette pratique. 

Une pratique qui semble toutefois marquer le pas (un comble pour une affaire de chaussures !) depuis quelques mois, sans que l’on puisse affirmer pour autant qu’elle a subi un sérieux coup de pompe. Peut-être les adeptes du Shoes tossing manquent-ils de munitions ? À moins qu’ils ne soient découragés par le zèle des employés municipaux qui, avec une réactivité accrue, s’efforcent désormais d’effacer le plus rapidement possible du ciel urbain de nos villes ces trophées d’un genre particulier qui font, il est vrai, quelque peu tache dans les quartiers historiques.

Rire, chanter, boire et pisser

Si le phénomène du Shoes tossing semble quelque peu s’essouffler, il n’en va pas de même des beuveries du jeudi soir, institutionnalisées depuis des années dans les milieux estudiantins et qui ont parfois donné lieu à de graves débordements. Qui n’a pas vu la place et la rue Saint-Michel à Rennes au cœur de la nuit n’a rien vu en matière d’alcoolisation des jeunes, sauf peut-être à fréquenter le samedi soir les quais de Nyhavn à Copenhague. Surnommée « rue de la Soif », la rue Saint-Michel, si jolie avec ses maisons médiévales colorées à pans de bois, est une succession de bistrots dont les terrasses plutôt sommaires envahissent le pavement à l’ancienne d’une chaussée entièrement réservée aux piétons.

Très peu de têtes chenues parmi les consommateurs, presqu’uniquement des jeunes venus des résidences universitaires ou des chambres meublées qu’ils louent ici ou là en ville : des jeunes ici, des jeunes là, des jeunes partout, riant, parlant fort, chantant parfois, heureux d’être ensemble et de s’éclater en alignant les demis, souvent allongés d’une vodka ou d’un gin préalablement achetés dans l’une des supérettes du quartier. Quand ils n’ingurgitent pas de redoutables mix de leur composition. Une alcoolisation qui, pour certains, relève à l’évidence du redoutable Binge drinking importé de Grande-Bretagne ou de Scandinavie.

Plus de place dans les bars ou aux terrasses ? Pas grave, on s’installe à même le pavé et l’on vide là aussi packs de bière, bouteilles de vodka et autres cocktails explosifs. Puis l’on pisse et l’on reboit. Après quoi, la démarche parfois chancelante, l’on repisse encore, principalement dans l’impasse qui s’ouvre sur un côté de la rue et dont le pavé se charge, au fil des heures, d’écoulements douteux, mélange d’urine et de bière renversée, sans compter quelques flaques de vomissures. Bref, la fête bat son plein !

À 1 heure du matin, les bars ferment, comme le veut le règlement municipal, appliqué drastiquement dans la métropole bretonne depuis quelques années, et tout le monde se disperse lentement dans la ville d’un pas parfois mal assuré. Un exploit pour certains, telles ces deux filles ivres rencontrées un jour affalées sur le pavé malodorant de la rue de la Soif, au risque de se blesser sur des tessons de verre, et prises en charge par des camarades compatissants un peu moins imbibés qu’elles. Ou bien décidés à tirer parti de la situation… Ainsi va la fête !

Bacchanales rennaises

Pour les riverains également, c’est la fête : celle des oreilles agressées par les chants à tue-tête, les hurlements dans la nuit, et parfois les rixes qui éclatent, ou les heurts avec les forces de l’ordre. Encore que sur ce plan-là, les choses se soient nettement arrangées depuis 2006 : oubliées les batailles rangées avec les flics, oublié le vandalisme gratuit, oubliés les ballets d’ambulance qui chargeaient les blessés et les comateux éthyliques, oubliées les scènes orgiaques qu’évoquait Bernadette Malgorn, la préfète de Région surnommée « La Mère Fouettard », lorsqu’elle dénonçait à la presse ces gens qui déféquaient ou s’accouplaient à même la rue ! Relativement à ces temps heureusement révolus, on pourrait presque parler de situation calme. Et de fait, les cris, les rires sonores et les engueulades avinées s’estompent progressivement, les heures passant. Pas question toutefois d’espérer bénéficier pour les riverains d’une nuit paisible, et ils s’estimeront heureux s’ils arrivent à grapiller quelques heures de sommeil entre les passages des différentes hordes néo-barbares sympathiques et débraillées qui déferlent chaque jeudi soir sur le centre-ville.

Mais c’est la fête, que diable, et il faut bien que jeunesse se passe ! D’ailleurs, ils sont si gentils ces étudiants – plus de 60 000 à Rennes –, si chaleureux et si sérieux dans leurs études pour la plupart d’entre eux. Que demander de plus ? Et puis les statistiques sont là : si la Bretagne est championne de France en matière d’alcoolisation des jeunes, championne de France également de la consommation de stupéfiants, et largement en tête des palmarès nationaux en matière de teufs géantes et de festivals en tous genres*, l’Académie de Rennes enregistre également les meilleurs taux de réussite scolaire et universitaire, et ce n’est pas là le moindre de ses paradoxes.

Moralité : jeunes filles, jeunes hommes, buvez de l’alcool sans retenue, fumez des pétards ou sniffez des lignes de coke, et ainsi conditionnés faites la teuf à donf, c’est à l’évidence la meilleure garantie de réussite ! Bel exemple de sophisme auquel on se gardera bien d’accorder le moindre crédit. Mais de cela tous les lecteurs d’AgoraVox sont évidemment convaincus ! 

* Il existe un nombre considérable de Festivals culturels en Bretagne, et pas seulement en été. À cet égard, l’offre rennaise est impressionnante avec les Trans Musicales (doublées en off par les concerts de Bars en Trans), les Tombées de la Nuit, Rock’n Solex, Mythos ou le Grand Soufflet  !
 

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Shoes tossing, alcoolisation et hurlements

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72 réactions à cet article    


  • jako jako 30 avril 2010 12:33

    Colmar !
    Merci Fregus effectivement, je me demande si votre article ne compléte pas celui de Marguerite


    • Fergus Fergus 30 avril 2010 12:50

      Bonjour, Jako.

      Je ne crois pas que l’on puisse établir une relation entre le propos de Marguerite et le mien dans la mesure où les étudiants rennais sont plutôt bien dans leur peau et sérieux dans leurs études. Sur les 60000 étudiants rennais, 5000 viennent d’ailleurs de l’étranger et figurent parmi les plus motivés.
       
      Les dérives alcooliques liées à leur volonté de faire une fête hebdomadaire, dont la tradition est désormais solidement ancrée, sont plus à mettre sur le compte d’un effet mode que sur celui d’un mal-être. La grande majorité de ces étudiants, et des jeunes rennais avec lesquels ils se sont liés d’amitié, est d’ailleurs constituée de jeunes adultes et non d’adolescents sans repères. 


    • Fergus Fergus 30 avril 2010 12:34

      Sur la photo ci-dessus, la « rue de la Soif » (rue Saint-Michel) telle qu’elle est en journée. Rien à voir avec ce qu’elle devient le soir venu, principalement le jeudi, jour des étudiants, mais également les vendredi et samedi.


      • DIMEZELL 1er mai 2010 09:58

        Concernant l’alcoolisation en Bretagne, le phénomène n’est pas nouveau, il a juste changé de forme.
        Il faut prendre connaissance de la réalité des pardons qui étaient aussi fréquentés pour leurs partie profane : les descriptions de la fête de nuit avec ses danses et ses rituels d’origine païenne feraient frémir les bien pensants de ce site. Les prêtres ne pouvaient accepter et ont tenter par tous les moyens de changer les choses, les maires prennaient des arrêtés ( St Laurent par exemple ).
        Lire encore comment les prêtres s’alcoolisaient au XVIème, XVIIème....
        Ce ne sont là que les exemples les plus marquants.
        Une vieille affaire qui se traduit aujourd’hui par des apéros géants et de moches habitudes en milieu étudiant.
        Il y a bien sur un juste milieu et je conseille fortement de découvrir quelques produits finistériens ou du pays nantais qui s’ils ne proviennent pas de vieilles abbayes méritent cependant le détour du consommateur averti.


      • Fergus Fergus 1er mai 2010 10:37

        Bonjour, Dimezell.

        Vous avez raison de souligner le caractère débridé que pouvaient prendre autrefois les fêtes bretonnes organisées autour des pardons et qui, souvent, lorsque le « biniawer » (joueur de biniou) et le « talabarder » (joueur de bombarde) rangeaient leurs instruments, laissaient de nombreux fidèles sur le carreau, assommés par l’alcool.

        Raison également de noter que certaines prêtres ruraux levaient vaillamment le coude eux-mêmes, ne serait-ce que pour déguster avec les paysans la goutte issue de la distillation, parfois totalement illégale, du cidre. Il est qu’eux-mêmes étaient issus de la même culture et que l’empathie passait plus facilement par la bouteille.

        Petite digression linguistique pour les non-bretonnants (j’espère que vous ne m’en voudrez pas) : Dimezell signifie « bigorneau ». A noter qu’il existe à Douarnenez un restaurant appelé « La bigorneau amoureux », ce qui, en breton, se traduirait par : « An karedig dimezell ».


      • DIMEZELL 1er mai 2010 11:51

        Fergus :

        E brezhonneg bro Gwenneg (hag e kichen Crozon ive me sonj din ), bigorneau = bigorn hag dimezell = demoiselle pe bergeronette, ne ke gwir ?


      • Fergus Fergus 1er mai 2010 12:48

        @ Dimezell.

        Toutes mes excuses. Je suis tellement habitué sur le Net aux pseudos plutôt humoristiques que j’ai omis de signaler qu’en effet Dimezell signifie surtout « demoiselle ». J’ignorais en revanche pour « bergeronnette ».

        Pour ce qui est du bigorneau, dont j’ai noté qu’il est appelé « bigorn » en pays léonard, j’étais habitué à l’entendre désigner par le nom de « dimezell » par mes anciens voisins bretonnants de la campagne morlaisienne. D’où mon commentaire précédent.

        Ar wech all, Dimezell.


      • Cogno2 30 avril 2010 12:57

        Et augure mal de l’avenir de nos jeunes

        Nous y voila, c’est quoi l’avenir de la jeunesse maintenant ?
        je suis curieux d’entendre votre réponse sur les perspectives d’avenir, sur le rêve que vous pouvez leur vendre aujourd’hui.

        Je ne les excuse pas, mais je les comprends, car j’ai beau avoir plus de 35 ans, je suis l’ainé d’une cousinade de 15, le dernier ayant tout juste 18 ans, alors je vois bien ce qu’il en est pour eux.


      • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:01

        Bonjour, Chantecler.

        Qui paie les baskets et l’alcool ? Bonne question... à laquelle je n’ai pas de réponse. Encore que quelques paires de chaussures aient pu, ici et là, avoir été prises, en forme de gage ou de plaisanterie stupide, à des adversaires lors d’échauffourées éthyliques, ou à plus bourré qu soi !

        Effectivement, tout cela est un peu triste. Et cela me mets d’autant plus mal à l’aise lorsqu’il s’agit de filles, hors d’état de se maîtriser et plus encore de se défendre, le cas échéant, vis-à-vis de prédateurs ou de garçons incapables eux-mêmes de contrôler leurs pulsions.


      • Cogno2 30 avril 2010 12:53

        La « défonce » est dans la nature humaine, que vous le vouliez ou non, il en a toujours été ainsi.
        Ensuite, vu les perspectives d’avenir de la jeunesse d’aujourd’hui, la défonce peut être un bon moyen d’oublier un moment que vous n’avez pas vraiment d’avenir, et dans ces cas la, on vit un peu au jour le jour.
        Avez vous été jeune un jour ?
        C’était il y a longtemps, une époque relativement saine au niveau des conditions économique et des perspectives d’avenir, cela n’est plus aujourd’hui.
        Bref, si vous les voulez sages, sains de corps et d’esprits, studieux, couchés le soir à 22h00, vous risquez fort de passer pour un vieux con.

        HS :
        OU EST PASSE L’ARTICLE SUR ADOLF JACOB ?


        • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 12:55

          En ouais en plus j’ai repondu à toute tes questions.
          Fais chier.


        • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 12:56

          C’est HS.

          MAis j’ai conservé la reponse à tes questions, tu l’a veux ?

          Bonjour Cogno, si tu veux je veux bien répondre à tes questions, mais je tiens à te préciser que je repondrais sur les valeurs et les concepts, et que par conséquent, il se peut que des juifs (qui comme je vous le disais dispose de la même proportion de cons que le reste de l’humanité) n’appliquent pas ou ne comprenne pas ses concept. Je ne pretend pas non plus connaitre la véroté, néanmoins je me suis beaucoup documenté pour tenter de comprendre.

          La transmission par la mère a deux origines.

          La première date de la période ou les romains ont envahi la judée. Apparement à cette époque l’envahisseur ne faisait pas de cadeau a l’envahi (remarquez dans cette région c’est toujours le cas, même si ce ne sont plus les mêmes qui morflent). Et comme ils avaient l’habitude de violer souvent les femmes hebreux qui vivaient là, le concistoire a décider de faire en sorte que tous les enfants nès de mère juives soient quand même juif, peu importe qui est le père tout simplemant car on ne savait pas à qui étaient les gosses.

          Cette explication n’est pas celle qui me convint le plus, je vous dirai même franchement que je n’y crois pas tellement. Que voulez vous, il n’est pas interdit de remettre en cause la parole du sage, ni du rabbin.

          La seconde, qui malheureusement est nettement moins élégante, est purement lièe à la méfiance. Comme on ne sait jamais qui est le père, le seul moyen d’être sur que les parents soient juifs c’est de se fier uniquement à la mère. Du coup c’est bien la mère qui est transmetteuse de religion, car c’est de son corp que sort le gosse. Moi qui suit progressiste, je trouve cette idée obsolète, dans la mesure ou avec l’ADN on peut determiner la paternité d’un gosse, on pourrait sous preuve scientifique être juif par l’un ou l’autre de nos jours.... Pour l’instant cette idée plait peu. Peut etre dans 300 ans on en reparlera !
           
          De toute façon le role religieux des femmes chez les juifs est extrémement important. Malgrè l’extréme machisme de cette religion (qui n’a d’égal que le machisme musulman, en de nombreux points similaire), la femme a un rôle religieu fondamental, puisque c’est également elle qui est en charge de l’éducation religieuse, ainsi que de la preparation (presque administrative) des fêtes religieuse. Il etait donc logique que puisque c’est à elles que revient la lourde tache de veiller à l’application de la religion par ses enfants dans son foyer, elle soit aussi celle qui la transmet....

          JE vais répondre à ta seconde question et ma reponse risque fortement de te surprendre.

          La conversion volontaire et spontanée, n’est possible que dans un cadre hors mariage. C’est à dire qu’en fait le Rabbin ecoute d’abord les motivations de la personne qui vient pour se convertir. Si la personne lui dit que c’est pour se marrier, le rabbin n’acceptera pas. Si la personne lui dit que c’est par conviction, parce que il se sent au fond de lui et tout, et tout, le rabbin le fera. Encore un fois voyez, il y a de fausses idées qui amènent à de mauvaises conclusions..... D’ailleurs ont dit à celui qui veut se convertir pour se marrier, qu’il a interet à ne pas le dire au rabbin, et parler plutot de conviction personnel. L’amour ne doit pas motiver la foi, tout simplement parce que le jour ou l’amour s’etient, il n’y a alors plus de foi....

          Ensuite la formation. Je ne la connais pas trop, mais je présume que le mec doit en chier. déjà faut qu’il soit pret à perdre un bout de peau. Ensuite il doit faire l’apprentissage religieux, qui a mon sens doit être le même que celui qu’on fait aux gosses entre 11 et 13 ans, c’est à dire l’avant bar mitsva (equivalent de la communion). En gros il en chie bien, et c’est long. Et c’est encore plus long pour une femme, puisque comme je vous le disais plus haut, la femme a un role religieu bien plus important que l’homme.

          Comment ils sont considérés, ca c’est pas vraiement généralisable. Ce que je sais c’est que comme les convertis à l’ISlam, ils sont bien souvent plus pratiquant et mieux instruits, que ceux qui sont nés juifs. Après moi je n’ai absolument aucun a priori, le mec il est juif, de naissance ou de conversion, ca ne me regarde pas il fait ce qu’il veut, tant qu’il ne vient pas m’emmerder sur le fait que je ne pratique pas. Maintenant, il y aura toujours des connars pour leur reprocher, mais comme je vous disais dans la mesure ou les cons sont majoritaires sur notre planête, on ne peut pas trop lutter.

          Pour les deux questions suivantes (lié au petit nombre et à l’idée de conserver la religion pour eux, de ne pas partager, ah les rapias smiley ), je ne saurai pas vraiment te repondre. Je sais que c’est la première distinction entre la chretienté et le judaisme. Ou plutot c’est ce qui a fait que Jesus (qui chez nous n’est pas le messie, mais a quand même été rabbin) s’est détaché du Judaisme. Jesus, dans son infinie bonté, pensait que la religion devait s’etendre au reste de la population humaine, alors que les vieux sages (si tant est qu’on devienne plsu sage en vieillisant, moi j’ai plus l’impression que les vieux deviennent de plsu en plus cons...) voulait garder la religion pour eux....

          Je n’aurai donc pas vraiment de réponse claire à te donner, tout simplement par méconnaissance, mais c’est une bonne question. Après je en sais pas si il ya énormément de gens qui tiennent aussi à se convertir au Judaisme. Dans l’idée peut etre, maintenant en chier 3 piges et perdre un bout de bite peut être décourageant.... J’en sais rien en fait.

          Voila j’espere avoir pu t’éclairer d’avantage sur des choses que l’on ne sais pas forcément. Moi je suis plutot quelqu’un de très pacifiste, mais qui réagit au quart de tour (c’est un peu contradictoire, mais c’est comme ça). Donc si nos entretien peuvent t’eviter d’avoir de fausses interpretations qui altèrerait ton jugement, je serai honoré de repondre aux questions dont je connais la réponse.

          Cordialement

          Al Batar, le sale Batard !


        • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:13

          @ Cogno2.

          Vous avez raison, l’alcoolisation des jeunes a toujours existé. Mais elle prend désormais des formes de plus en plus radicales (mix de nature explosive) et gagne des pans de la population non concernés naguère, tels les pré-adolescents, filles comprises, qui ingurgitent parfois de la vodka dès le matin sur le chemin de l’école. Au point qu’il n’est désormais pas rare de voir des gamines de 14 ans hospitalisées en urgence pour un coma éthylique avec d’ahurissants taux d’alcoolémie pouvant dépasser les 3 grammes. On est bien loin des schémas du passé.

          Pour ce qui est des étudiants rennais, on ne parle pas là sur de jeunes en mal de vie pour cause de « no future », et par conséquent désireux de noyer leur horizon bouché dans les vapeurs d’alcool, mais de jeunes plutôt bien dans leur peau et qui, pourtant, s’adonnent, le jeudi soir, à d’impressionnantes absorptions d’alcool. Il faut dont y voir plutôt un phénomène de société sans rapport direct avec des incertitudes économiques. J’ajoute que les jeunes qui se cuitent gravement à Nyhavn le samedi soir sont pour la plupart des travailleurs en costard-cravate bien intégrés !

          Bonne journée.


        • Fergus Fergus 30 avril 2010 23:12

          Bonsoir, Boris.

          Il existe un nombre important de jeunes (ou un peu moins jeunes) qui travaillent dans le tertiaire à Copenhague et sont soumis à un assez fort stress professionnel qu’ils évacuent en allant se cuiter le samedi soir sur les quais de Nyhavn. Une tradition déjà assez ancienne que l’on retrouve en divers lieux de Scandinavie (notamment en Finlande) ainsi qu’au Royaume-Uni où il n’est pas rare de voir des cadres faire le vendredi soir le plein de bière dans les pubs jusqu’à ne plus trop savoir où ils habitent. Ceux-là sont effectivement tous bien intégrés. Cela dit, ils ne sont pas les seuls à boire, bien entendu, mais c’est à eux que je faisais allusion par analogie avec les étudiants de Rennes.


        • Fergus Fergus 1er mai 2010 09:01

          Bonjour, Boris.

          Je comprends mieux le sens de votre interrogation à la lecture de ce dernier commentaire dont je partage le fond, au moins partiellement.

          Je parlais de jeunes « intégrés » au sens couramment utilisé dans la communication médiatique. Ce qui n’empêche pas, effectivement, pour certains d’entre eux, d’être sur une pente plutôt négative, même si cela ne leur apparaît pas de manière consciente.


        • dom y loulou dom 1er mai 2010 13:46

          Jesus s’appelait Cesarion, rebaptisé Isu par sa mère Cléopâtre et finalement connu sous le nom de Isa dans un monastère bouddhiste de l’Himalaya.

          II serait revenu vers Alexandrie et au pays de Canaan pour sa trentième année après avoir appri à soigner et panser dans toutes sortes de monastères en Inde.

          c’est aussi sous le nom de Isa qu’il est connu dans le Coran, c’est donc bien le même personage.

          ce qui n’enlève en rien de son parcours ni des sagesses qu’il a apporté au monde.

          au contraire, on cmprend mieux qu’en tant que fils de César il ait voulu transcender l’empire dont il se savait l’héritier naturel.

          mais il était égyptien et pas juif

          c’est un supercherie de ceux qui l’ont crucifié
           
          adorant reprendre les lauriers de ceux qu’ils maltraitent


          un vieil art de vivre en somme... smiley


        • dom y loulou dom 1er mai 2010 13:48

          je sais je suis hors sujet, excuses ;)

          un petit complément au commentaire de King Al Batar


        • dom y loulou dom 1er mai 2010 13:50

          le doute est différent que d’affirmer que le Christ était juif et qu’il s’appelait Yeshoua


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er mai 2010 17:09

          @ Cogno2 et King Al BAtar


          Tous les anciens jeunes étant morts, il est difficile de prétendre qu’une génération quelconque ait eu un avenir... Le désarroi de la dernière pourrait donc être tristement interprété comme une prise de conscience. Il ne reste donc que le carpe diem, en ou Hors Série.


          Pierre JC Allard

        • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 12:54

          Au feria de Bayonne, il ya deux ans, j’étais avec des potes dnas un camping à Biarritz. On a vu des mecs completement bourré faire ça. Nous on était aussi pas mal emmeché. Ca nous a fait bien rire en tout cas !


          • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:17

            Salut, Le KIng.

            C’est effectivement le genre de chose qui fait rigoler en général. Jusqu’au jour où ça dérape...

            Une bouteille, ça va ; c’est quand il y en a plusieurs que ça pose problème !

            Bonne journée.


          • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 13:36

            Bonjour Fergus, effectivement les Feria ca deborde souvent....

            MAis c’est quand même bon enfant, sauf pour ceuxx qui veulent interdire les Corridas, bien sur !


          • Surya Surya 30 avril 2010 13:06

            Bonjour Fergus,
            Cette tradition du shoe tossing vient d’un problème lors du tournage aux Etats Unis d’une publicité pour une de ces colles qui peuvent vous faire tenir la tête en bas quand vous en déposez juste une goutte sur la semelle de vos chaussures. Le thème du jour consistait à se coller sous la branche d’un arbre. Le problème est que les lacets ont lâché, le mec est tombé, et les chaussures sont restées collées là haut. On lance depuis lors ses chaussures dans les arbres pour commémorer l’événement.
            Plus sérieusement, si je trouve le shoe tossing plutôt marrant, j’avais entendu parler de la rue de la soif à Rennes, et des problèmes que cela entraîne, mais pourquoi est-ce que cela se passe toujours le jeudi soir ?


            • Surya Surya 30 avril 2010 13:14

              Ah je n’avais pas encore vu votre réponse à l’un des commentaires. Jeudi est donc le jour des étudiants.


            • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:22

              Bonjour, Surya.

              Moi aussi, je trouve le « shoes tossing » plutôt amusant. Encore qu’il vaudrait peut-être mieux garder ses chaussures pour les balancer à la tête d’Hortefeux ou de Besson...

              Pour ce qui est du jeudi, jour des étudiants effectivement, cela s’explique par le fait que nombre d’entre eux viennent d’ailleurs et rentrent chez eux le vendredi pour passer le week-end en famille. Il existe la même chose à Brest.


            • ZEN ZEN 30 avril 2010 13:08

              Salut Fergus
              Il me semble que ce genre de manifestation, sous ses formes actuelles, est le symptôme d’un grand malaise lié à la crise et à l’effondrement des valeurs et des perspectives positives d’avenir
              Elle a sociologiquement une fonction cathartique, un peu comme le carnaval d’autrefois , qui permettait beaucoup d’excès...pour mieux renforcer l’ordre et le conformisme


              • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:25

                Salut, Zen.

                Cette explication me convient parfaitement pour ce qui est de l’alcoolisation et des hurlements dans la nuit. Au delà des questions de mode, la probabilité d’une fonction de catharsis dans ces comportements est en effet plausible, voire probable !

                Bonne journée.


              • Georges Yang 30 avril 2010 13:22

                Bonjour Fergus
                Il ne faut pas trop s’affoler de l’alcoolisation massive des jeunes en Bretagne ou ailleurs
                Vous faites remarquer que la plupart des étudiants buveurs sont bien intégrés
                Une bonne cuite, si ça ne se répète pas trop souvent, ça sert d’éducation et ça permet de connaitre ses limites pour la fois d’après
                Bien sur, il y a des comas, des violences, mais cela fait parti des pertes collatérales, l’immense majorité se réveille indemne avec la gueule de bois
                Avec l’âge, on picole plus, mais on résiste mieux, on se fait moins remarquer

                Principe de précaution, hygiénisme, moralisme vont tuer l’esprit festif, les quelques dérapages sont le prix à payer pour la liberté du plus grand nombre


                • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:35

                  Bonjour, Georges.

                  Vous avez raison de relativiser le phénomène, s’agissant des étudiants. Cela dit, certains d’entre eux remettent ça tous les jeudis avec une régularité d’horloge. Rien de bien grave toutefois si cela ne débouche pas sur de graves crises éthyliques.

                  L’alcoolisation des gamins plus jeunes est en revanche un vrai problème.

                  D’accord également pour ne pas tuer l’esprit festif pour des motifs hygiénistes. A cet égard, les apéros géants qui ont réuni quelques milliers de personnes à Rennes puis à Brest avant que l’idée soit reprise ailleurs (Paris en mai) s’inscrivent dans cette recherche de fête et de convivialité. Encore faut-il éviter les débordements et, sur ce plan, force est de reconnaître que l’équation n’est pas simple à résoudre pour les autorités.


                • Yohan Yohan 30 avril 2010 13:28

                  Salut Fergus.
                  Bah, à chaque époque, ses modes débiles, il faut bien que jeunesse se passe... . mais ce qui me gonfle, c’est qu’on récupère ce qui a de plus convenu chez les américains, les tags, la foule éclair et puis maintenant le shoe tossing. Nos jeunes manqueraient-ils d’imagination ? 


                  • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 14:25

                    Bonjour Yohan,

                    Les tags c’est les mecs de Lascau qui les ont inventé !

                     smiley


                  • Fergus Fergus 30 avril 2010 15:28

                    Salut, Yohan.

                    Il est incontestable que la plupart des modes viennent des Etats-Unis, véhiculées par les films, YouTube ou Dailymotion et le show-biz.

                    Cela dit, nous avons nos bonnes traditions, tels ces Championnats du Monde de Boulou-Poc (sorte de pétanque bretonne à boules asymétriques) et de Lancer de menhir organisés - et généreusement arrosés - chaque année dnas la bonne ville de Guerlesquin (Finistère) !


                  • Yohan Yohan 30 avril 2010 16:51

                    Salut Albatar
                    Plutôt les graphs, alors ! smiley)


                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 30 avril 2010 16:34

                    Halalala, les beuveries collectives !
                    Oui, c’est vieux comme le monde. On pratiquait déjà l’exercice au Moyen Âge :

                    « Les fêtes populaires offrent tout au long de l’année des distractions, en raison de l’absence de véritables vacances. Elles suivent en cela très largement le calendrier religieux. Elles sont prétexte à danses, ébats et beuveries, après qu’ils ont assisté à la messe. (...) Parmi ces grands moments, la fête des Fous est l’occasion de réjouissances contestataires qui s’attaquent à l’ordre social établi. Liée intimement aux chanoines, la fête a d’abord lieu dans la cathédrale, puis dans le voisinage : elle déborde ainsi dans la rue... »

                    Extrait de « S’amuser au Moyen Âge ». Lien.


                    • Fergus Fergus 30 avril 2010 17:10

                      Bonjour, Peachy, et merci pour cet intéressant lien.

                      Eh oui, les beuveries, parfois spectaculaires dans le cadre des fêtes, qu’elles soient religieuses ou profanes, sont vieilles comme le premier alcool distillé dans ce monde, autrement dit vieilles comme l’antiquité. Pour une bonne raison : l’alcool désinhibe et permet à celui qui le consomme de « se lâcher ».

                      Encore faut-il ne pas aller trop loin, et c’est là que, parfois, le bât blesse. D’où l’intérêt pour les organisateurs d’évènements de faire appel, quand c’est possible, à des modérateurs.


                    • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 17:04

                      On peut critiquer la Corrida, et être choqé par la violence qui s’en dégage.

                      Les meilleures beuveries que l’on peut faire ca reste quand même les Féria de Dax, de Bayonne et de toutes ses villes du Sud ouest de la France....

                      Faut avoir le foi préparé mais qu’est ce qu’on se marre.

                      Je me souviens, il y a 3 ans, le lendemain d’une soirée de Féria, on est allé se faire un petit resto a midi. Avec mes potes on hesitait à boire du vin. Le plus pochtron d’entre nous (moi en l’occurence) a dit : « il faut soigner le mal par le mal ! ». Le serveur m’a repondu :
                      « Dans la région, on dit il faut savoir caresser le chien qui t’as mordu la veille ».

                      J’ai trouvé l’expression pleine de poésie.

                       smiley


                      • Fergus Fergus 30 avril 2010 17:18

                        Eh non, King Al Batar, tu te trompes.

                        Certes les férias du midi donnent lieu à de spectaculaires beuveries, notamment à Bayonne, mais celles des Flandres (belge ou française) n’ont strictement rien à leur envier. Va donc faire un tour dans les ducasses du Nord et, plus encore dans les carnavals, et tu seras surpris de l’état de certains participants dont on se demande comment ils parviennent encore à tenir debout.

                        Pour avoir une idée de ces beuveries nordistes, l’excellent film Karnaval de Thomas Vincent (avec Sylvie Testud) en est une excellente illustration.


                      • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 17:36

                        Ecoute Fergus, je prends bien note de ton conseil,

                        Et je ne manquerai pas d’aller me bourrer la gueule dans les feria dont tu me parles. Si je te suis bien hormis le pull et le manteau, y a rien qui change !

                         smiley


                      • Fergus Fergus 30 avril 2010 17:58

                        Même pas besoin de pull, les autochtones ont la chaleur communicatrice. Tu pourras même aller te baigner sur les plages, histoire de te désembrumer l’esprit envahi par les vapeurs de Gueuze lambic. Il y en de très sympathiques comme celle de Wissant ou celle de Wimereux, ou bien encore celle d’Ambleteuse, au pied du Fort Mahon. Sans oublier celle, nettement moins connue, de La Sirène, juste à côté du Cap Gris Nez, sur la commune d’Audinghen (prononcer Audinguant), le village où est inhumé le chantre du nord, Raoul de Godewarsvelde, un qui aimait la fête, les femmes et boire un bon coup avec les copains !


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er mai 2010 15:52

                        @ Fergus


                         Boire au Nord n’est pas boire au Sud et vin n’est pas bière... J’arrive tard sur ce fil, mais il y a un temps que je me demandais comment vous rejoindre. Moi, c’est facile : pjca@iname.com 

                        Pierre JC Allard
                        Éditeur de Cent Papiers.com







                      • Fergus Fergus 2 mai 2010 09:09

                        Bonjour, Pierre.

                        Je vous contacte à l’adresse indiquée.


                      • Fergus Fergus 30 avril 2010 17:27

                        Bonjour, Réveil.

                        Le problème, c’est que jusqu’en 2006, c’est précisément ce qui se passait : du vandalisme, de nombreuses bagarres et des affrontements, parfois très musclés, avec la police. Avec à la clé de nombreuses interpellations et hospitalisations. Heureusement, les choses se sont arrangées, du fait notamment de l’interdiction de vente d’alcool après 20 heures dans les supérettes du centre-ville de Rennes.

                        Pour ce qui est des rétroviseurs, cela tourne carrément à l’institution à Rennes. Impossible de garer sa voiture dans la rue en centre-ville sans risquer de trouver un rétro arraché au bout de quelques jours ou quelques semaines. Personnellement, j’ai eu droit aux deux à des périodes différentes ! Et comme de nombreux Rennais, j’ai dû rouler un certain temps avec des rétros rafistolés tant bien que mal avec de l’adhésif. Pas vraiment top comme source d’amusement !


                      • Fergus Fergus 30 avril 2010 18:51

                        Bonjour, Musima, et merci pour ce témoignage.

                        Il est vrai que nombre de nos compatriotes ont tendance à minimiser les effets de l’alcool et surtout l’aggravation évidente de l’alcoolisation des jeunes du fait de la nocivité des cocktails ingurgités et de l’abaissement de l’âge de consommation.

                        Comme je l’ai écrit précédemment, il n’est désormais pas rare de constater des comas éthyliques chez des pré-adolescents, filles comprises, ce qui n’existait pas autrefois et pose de nombreux problèmes, non seulement de santé, mais également de sécurité.

                        Qui plus est, il semble, mais sans doute pourriez-vous nous le confirmer, que la consommation fréquente d’alcool entraîne une dépendance beaucoup plus rapide chez les plus jeunes.

                        Personne, dans notre société, n’a quoi que ce soit à gagner à laisser se développer ces dérives. D’où l’intérêt, partout où c’est possible, d’encadrer les évènements festifs et de faire en sorte qu’ils ne soient pas ternis par des accidents graves ou des gestes irréparables.


                      • slipenfer 30 avril 2010 18:49

                        La réalité s’ effondre 
                        le changement ou la mort ?


                        • Fergus Fergus 30 avril 2010 18:53

                          Bonjour, Slipenfer.

                          J’avoue ne pas comprendre le sens de votre commentaire. Pourriez-vous être plus explicite ?


                        • slipenfer 30 avril 2010 23:51

                          Fergus sa risque d’étre plutôt long.
                          désolé j’aurai du me la fermer sur ce coup là.
                          quelques pistes a suivre 

                          Que sait-on vraiment de la réalité ! - (de William Arntz, Betsy Chasse avec Marlee Matlin, Elaine Hendrix 2005) (vostFr)

                          http://www.dailymotion.com/video/xc...

                          Jan Kounen - D’autres mondes

                          http://www.dailymotion.com/video/x8...

                          http://cosmobranche.wordpress.com/c...

                          la folle du régiment

                          http://www.dianequiose.com/francais...


                        • slipenfer 1er mai 2010 13:00

                          Fergus
                          encore des liens :
                          extraits du livre "commentaires sur la société du spectacle 1988
                          http://www.dailymotion.com/video/x9pov5_la-societe-du-spectacle-de-guy-deb_news
                          le film:la société du spectacle
                          http://www.ubu.com/film/debord_spectacle.html
                          http://www.ubu.com/film/debord_ingirum.html
                          excellent aussi avec quelques stars merdiatique.
                          http://video.google.com/videoplay?docid=-7144454639717470454#
                          un site générique :
                          http://blog.syti.net/
                          quand la réalité s’effondre des vérités émerges tien en 10 secondes sa vient de tomber
                          Livres et vidéo – Jacques Pauwels : << Le Mythe de la Bonne guerre >>
                           ou comment les élites US ont équipé Hitler et les Nazis
                          http://911nwo.info/
                          pour ceux qui n’aime pas le noir et blanc (clone de Debord)
                          http://www.delaservitudemoderne.org/francais1.html

                          Comme disait l’autre pour quitter cette société il y à
                          deux moyens, la folie ou la mort.
                          LES Ados qui se défoncent se serai pas des fois des tentatives de suicide
                          plus ou moins bien réussi. Le fils de mon meilleur ami (un breton) est passé à travers
                          le part brise de la pharmacienne du coin 3 semaines de coma.
                          et une sortie de route en foret le moi dernier le caisse plié, eux rien, coup de bol
                          ils sont passé à 40cm d’un beau hêtre.ect....etc...


                        • Fergus Fergus 1er mai 2010 13:21

                          Merci, Slipenfer, pour tous ces liens dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils appellent à la réflexion.

                          Concernant une tendance suicidaire chez les adolescents gros consommateurs d’alcool, cela semble non seulement plausible mais probable pour une minorité d’entre eux qui multiplient parfois les comportements à risque dans tous les domaines. L’avis d’un spécialiste sur ce sujet serait le bienvenu.


                        • COVADONGA722 COVADONGA722 1er mai 2010 09:09

                          Bonjour Fergus

                          lu un article comme quoi il existerait une pratique similaire chez les jeunes Amish
                          ou autre secte religieuse auX usa , pendant l année qui precede leur majorité religieuse
                          ils jettent leur gourme ,saoulographie et autre exces puis suivent leur preceptes toute
                          leur vie durant.
                          Cela n est pas sans rappeler les bacchanales les mardi gras et autre mois des fous
                          qui permettaient de supporter les restrictions du reste du temps.
                          Sauf qu aujourd hui ce qui devrait etre exception devient habitudes


                          • Fergus Fergus 1er mai 2010 09:23

                            Bonjour, Covadonga, et merci pour ce commentaire qui rejoint le lien de Peachy Carnehan sur les festivités médiévales.

                            De tous temps dans les siècles passés, les autorités religieuses ont en effet veillé, pour ne pas se laisser déborder et mieux serrer la vis le reste de l’année, à laisser des soupapes de sécurité à la population. Les Amish, restés ancrés dans un rigoureux modèle social du 18e siècle hérité de l’austère protestantisme germano-scandinave n’échgappent pas à cette règle. 

                            On retrouve d’aileurs ce type de comportement « de passage » dans de nombreux autres cas, y compris les fameux « enterrements » de la vie de garçon qui donnent lieu parfois à des débordements sexuels et éthyliques.


                          • furio furio 1er mai 2010 12:17

                            Ah ! les petits garnements. ils boivent et c’est les parents qui trinquent dans la nuit ! Vacarme de la nuit et inquiètudes !
                            SAUF que si ces jeunes boivent et fument pour « exiter » leurs soirées mornes. Ils ne sont eux pas encore forcément « addict » contrairement à leurs parents qui eux ne peuvent faire un repas sans se passer d’un bon coup de rouge et pire même commencer un repas fatalement avec l’instant « apéro ».
                            Alors en matière d’« addiction » ce n’est pas toujours le plus visible qui est le plus « addict ».
                            Exemple les femmes qui paraissent peu alcooliques sur le voie publique mais qui en fait « sirotent » pas mal en loucedé.


                            • Fergus Fergus 1er mai 2010 12:56

                              Bonjour, Furio.

                              Heureusement que l’écrasante majorité des étudiants qui fréquentent la rue de la Soif n’est pas dépendante de l’alcool, car sinon il faudrait parler de catastrophe et envisager des mesures drastiques pour contrer ce phénomène.

                              Quant aux parents de ces jeunes, je n’ai évidemment pas d’information à leur sujet. Toutefois, parmi les adultes que je connais en Bretagne, très peu sont des consommateurs quotidiens de vin ou d’alcool, mais plutôt des occasionnels, comme mon épouse et moi.


                            • thilon 1er mai 2010 12:21

                              Que de clichés, d’approximations et de raccourcis !
                              au titre je pensais enfin lire un article original et amusant
                              finalement
                              rien de bien
                              juste un ramassis de lieux commun de vieux réac aigri
                              dommage
                              le sujet aurait mérité mieux...


                              • Fergus Fergus 1er mai 2010 13:10

                                @ Thilon.

                                Sincèrement désolé pour ces clichés que vous dénoncez. Cela dit, je me suis contenté de dresser un état des lieux (non exhaustif) le plus fidèle à la réalité.

                                Libre à vous de penser que je suis un « vieux réac aigri », mais je peux vous assurer que cela ne correspond pas à l’image de moi qui m’est renvoyée habituellement. Je vous invite à cet égard, faute de pouvoir vous mettre en contact avec les personnes que je fréquente, à lire mes précédents articles et les commentaires qui les ont accompagnés. Vous y constaterez que, si je suis vieux d’un an de plus à chacun de mes anniversaires, je n’ai strictement rien d’un réactionnaire, mais suis au contraire attaché aux valeurs de progrès et d’humanisme.

                                Quant à être aigri, c’est bien la première fois de ma vie que l’on utilise ce qualificatif à mon sujet. Mais il faut une première à tout ! Surtout, je n’ai rien d’aigri vis-à-vis de ces étudiants « bambocheurs » comme l’on eût dit autrefois, et il m’arrive souvent de discuter avec eux de choses et d’autres, que ce soit sur la société, l’économie ou la politique. Je les trouve d’ailleurs très sympathiques pour la plupart d’entre eux, et c’est même l’une des raisons pour lesquelles je suis venu m’installer à Rennes : pour être au contact d’une population dynamique et jeune, et rompre avec les « ratapoils » repliés sur eux-mêmes !

                                Je vous souhaite une excellente journée.


                              • slipenfer 1er mai 2010 13:49

                                salut thilon
                                tien un article pas amusant du tout.
                                http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pediatrie/TS.htm
                                A noter
                                Les tentatives de suicide sont 30 fois plus fréquentes que les suicides réussis à l’adolescence.
                                en augmentation franche depuis les années 1960
                                consommation plus fréquente et plus excessive d’alcool, de tabac, de drogues
                                le désir de mort est rarement présent, il s’agit plutôt d’un désir de vivre autrement et autre chose que cette souffrance insupportable et insurmontable.
                                récidives ++++

                                • Alcoolisations aiguës répétées.
                                • Utilisation de drogues.
                                • Sexualité à haut risque (partenaires multiples, pas de protection).
                                • Désinsertion sociale.
                                 le coma éthylique ; un style de vie ?
                                http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=439155
                                http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mag0131/dossier/ps_6430_ suicide_adolescents.htm
                                Les chiffres du suicide chez l’adolescent sont inquiétants : plus de 50 000 tentatives par an.

                                Pas de panique j’ai ce qu’il te faut après cette lecture sinistre.
                                http://www.dailymotion.com/video/xclj8s_dans-la-serie-comment-faire-admettr_fun
                                bonne détente


                              • fredleborgne fredleborgne 1er mai 2010 12:44

                                Je préfère amplement les pisseurs de bière que les pisse-vinaigre. Nos jeunes s’alcoolisent en tant qu’étudiants, mais seul un pourcentage restreint deviendra alcoolique dépendant car nous sommes inégaux devant les drogues quelles qu’elles soient.
                                Autorisées, ces beuveries peuvent avoir un caractère festif et limité à une période de la vie. Interdites, elles peuvent mener à des excès cachés qui entrainent, même pour des jeunes normaux de terribles dépendances (normal dans le sens peu enclin à la dépendance au départ).

                                Il faut, pour limiter les excès, un alcool léger (bière qui fait pisser avant d’être totalement défoncé), et conserver l’ambiance festive avec une répression mesurée (ce sont des erreurs de jeunesse) mais ferme dès qu’il y a conduite en état d’ivresse et par contre la mise en place de transports adaptés (bus ou tramway) pour ramener les beuglards chez eux.

                                Interdire, c’est encourager le défi, le ras-le-bol de ces vieux cons sarkozystes ex soixante huitards .

                                Aujourd’hui, le deuxième apéro me fait tourner la tête. Il n’en a pas toujours été ainsi. J’ai des amis morts sur la route dont je me rappelle 20 ans plus tard. Je peux lire qu’au Moyen-Age, les étudiants pouvaient se battre et se poignarder lors de leurs débauches (Vie de François Villon).

                                Ne privons pas nos jeunes d’un début de vie festive et encadrons-les sans hypocrisie afin qu’ils puissent s’amuser sans aucune hypocrisie. On leur laisse un avenir de merde à cause de certains de nos excès et de nos capitulations à sainte morale des banquiers et des traders.

                                Il vaut mieux des chaussures sur ces fils électriques qui dénaturent nos villes et quartiers alors qu’ils devraient depuis longtemps être enterrés si on ne "faisait pas au moindre coût’ tout en finançant le chômage et la pauvreté que botter le cul avec des petits vieux qui couinent alors qu’à leur âge, c’est le silence qui les fait mourir.

                                 


                                • Fergus Fergus 1er mai 2010 13:14

                                  Bonjour, Fredleborgne.

                                  J’approuve totalement votre discours car il est emprunt de bon sens. Merci à vous d’avoir écrit ce commentaire.


                                • Fergus Fergus 1er mai 2010 13:16

                                  Petit problème de transmission. Lire : « ... d’avoir écrit ce commentaire mesuré et lucide. »


                                • Nycolas 1er mai 2010 13:45

                                  Merci Fergus pour cet article. Cette « rue de la soif » ressemble à une rue piétonne de Saint-Etienne, elle aussi pavée et très ancienne, et qui concentre depuis désormais assez longtemps les fêtards stéphanois, pour le plus grand malheur des habitants du quartier, dont j’ai fait partie pendant 8 ans. J’avais environ 25 ans, lorsque j’y ai emménagé, j’étais donc loin d’être un vieux con, mais qu’il est difficile à un organisme humain, même jeune, de supporter des réveils nocturnes jusqu’à 5h du matin et plus... J’ai tenté de remuer ciel et terre devant ce problème à l’époque, puis ai baissé les bras devant le manque de volonté des pouvoirs publics et l’irrespect, l’irresponsabilité et l’inconscience des jeunes nous pourrissant toutes les nuits (surtout du jeudi au samedi, mais de mai à septembre, c’est pratiquement constant du mardi au dimanche).

                                  Bref, ces coutumes festives ont sans doute leur raison d’être, et moi-même quand j’avais cet âge, je « fantasmais » sur, comme dit Zen, la qualité « cathartique » de ces moments, c’est à dire le fait de tout oublier l’espace d’une soirée, d’une nuit...

                                  Mais lorsqu’on oublie le respect d’autrui une nuit sur sept, ou plus, est-on encore un citoyen digne, responsable et surtout respectable soi-même ? J’en doute fort.

                                  J’ai à présent regagné un quartier plus humainement vivable, où l’on peut dormir quand il fait nuit, et vivre quand il fait jour, et choisir quand l’on sort sans subir le choix des autres qui viennent hurler à vos fenêtres, d’abord à la fermeture des bars (vers 1h) puis vers la fermeture des discothèques (vers 5h, ou plus tard même), ainsi qu’à chaque fois qu’ils sortent dans la rue pour s’engueuler et se faire saigner le nez entre eux, pour célébrer l’esprit de la fête. Et combien de nuit en 8 ans n’ai-je entendu des gens se souhaiter « joyeux anniversaire » à tue-tête entre 2h et 5h30 du matin, histoire que tout le quartier sache ? De quoi faire des statistiques sur les naissances en occident, je vous le dis... Incroyable le nombre d’anniversaires fêtés sous mes fenêtres en quelques années...

                                  Bref... Personnellement, je honnis ces beuveries qui ravalent l’homme au rang de bête vomissante, hurlante et bagarreuse, et il y a de quoi, quand on en a été si souvent privé de sommeil pendant des années.

                                  Les quartiers ainsi investis par les fêtards, dans chaque ville estudiantine de France, deviennent des no-man’s land de demeures quasi médiévales ou renaissance interdites à l’habitation par les conditions de vie à peine meilleures qu’une favela (j’en rajoute un peu, j’en conviens, mais gâcher des quartiers piétons anciens par ces comportements, c’est tout de même lamentable, et ce n’est pas un bourgeois qui vous le dit, à cette époque là, j’y vivais au rmi...).

                                  Bref, merci encore pour cet article, et l’occasion que vous m’en donnez d’en citer ma propre expérience. Je ne recommande à aucune personne aspirant à un tant soit peu de calme d’habiter dans un tel quartier. Et n’attendez pas que les pouvoirs publics vous soutiennent : les mairies ont tout intérêt à laisser prospérer chaotiquement le commerce, dans ces quartiers, même au détriment de l’immobilier, complètement sacrifié (c’est mon propriétaire qui vous le dira).


                                  • Fergus Fergus 1er mai 2010 15:04

                                    Bonjour, Nycolas, et merci pour votre témoignage.

                                    Ce que vous décrivez est très exactement ce que ressentent nombrede riverains immédiats de ces lieux, et pas seulement de « vieux réacs aigris ». A Rennes, lorsqu’un appartement se libère aux abords immédiats de la rue et la place Saint-Michel, il est très difficile à vendre ou à louer, précisément en raison de ces dérives alcooliques et de l’incivisme caractérisé qu’elles engendrent et qui refroidit - on se met à leur place - les personnes en recherche d’un logement. On peut le comprendre.

                                    J’habite moi-même à quelques centaines de mètres de là, à un endroit où il n’y a pas de bar aux environs imédiats. Cela n’empêche pas que je sois effectivement régulièrement réveillé dans la nuit par des fêtards totalement désinhibés et qui, manifestement, sont incapables de s’exprimer de façon normale quand ils ne hurlent pas carrément sans le moindre motif. Encore cela serait-il supportable s’il n’y avait, de temps à autre, un risque de grave débordement. C’est ce qui est arrivé une nuit où, sous ma fenêtre, une vive altercation de types éméchés s’est déclenchée. Jusqu’au moment où l’un des jeunes a sorti de son manteau un couteau de cuisine - dont on se demande ce qu’il pouvait faire avec - et l’a pointé sur le ventre de son adversaire. Par chance, une voiture de patrouille a surgi au même moment et mis fin à l’échaffourée. Vous imaginez aisément mon soulagement...

                                    Pour ce qui est de Rennes, des mesures ont été prises concernant la vente des boissons alcoolisées, la mise à disposition d’accompagnateurs ou pour ramener chez eux des jeunes hors d’état. Qui plus est, la municipalité a entrepris de préempter désormais dans le centre historique toues les bars qui sont mis en vente afin d’en reconvertir la destination en activité commerciale de jour et par conséquent de supprimer les licences 4. C’est ainsi que le mythique « 1929 » implanté dans l’impasse des Barrières, celle qui s’ouvre au coeur de la rue de la Soif, a cessé son activité. D’autres suivront...


                                  • Nycolas 1er mai 2010 16:53

                                    Bien content de lire qu’à Rennes au moins, quelques efforts sont faits pour revenir à des choses plus raisonnables. Que je sache, on peut faire la fête sans déranger tout un quartier.

                                    J’ai été également témoin de nombreuses bagarres, plus ou moins violentes et sanglantes, et pas mal de descentes de fl... de police.

                                    Mais globalement, ici, peu de choses sont faites, et même la police a très nettement tendance à négliger les plaintes, voire à s’en moquer carrément. C’est très frustrant. Vous êtes victimes d’un tapage permanent, et à la fois de la conviction trop répandue que ce type de dérangement est « normal »... comme on me l’a souvent répondu.

                                    Heureusement, quelques gradés, et quelques responsables semblent prendre le problème au sérieux, à moins qu’ils fassent semblant, car leurs actions ne sont jamais suivis de résultats visibles... Il s’ensuit en effet la désaffection du quartier, qui devient le QG d’une génération de fêtards qui vit au détriment des autres.

                                    Je plains toutes les personnes qui doivent continuer à subir cela, et me félicite d’avoir trouvé enfin une solution au bout de 8 ans (même si cela me coûte plus cher, même la tranquillité finissant par avoir un prix).


                                  • Fergus Fergus 2 mai 2010 09:41

                                    Bonjour, Nycolas.

                                    Il est en effet regrettable que des des mesures ne soient pas prises dans certaines villes exposées à ce type de nuisances car, tôt ou tard, cela dérape. Et vu la dégradation rapide des comportements et des habitudes d’alcoolisation, il devient urgent d’agir. Mieux vaudrait que cela puisse se faire par paliers pour éviter des mesures autoritaires susceptibles d’engendrer de grands désordres. Mais de cela, hélas, nombre d’élus n’ont, semble-t-il, pas encore une conscience suffisante, faute sans doute d’être riverains des quartiers exposés !


                                  • slipenfer 1er mai 2010 14:18

                                    j’oubliai
                                     en plus ma confience en l’OMS est juste limite.
                                    http://www.who.int/inf-pr-2001/EURO01.html
                                    Un décès sur quatre parmi les Européens de sexe masculin âgés de 15 à 29 ans est lié à l’alcool, soit 55 000 décès pour la seule année 1999.

                                    Selon un rapport de l’OMS (2000) 31,5% des décès de jeunes entre quinze et vingt-neuf ans en Europe et aux Etats-Unis sont liés à l’alcool seul. En Europe, environ 60 000 jeunes meurent chaque année des conséquences directes de l’alcool. C’est en fait la première cause de décès chez les jeunes hommes européens.

                                    en 2002 : 63000 décés
                                    http://www.euro.who.int/document/mediacentre/fs1005f.pdf

                                    j’ai pas les chiffres 2009, surement pas à la baisse.
                                    Je demande la démission immédiate des gouvernements.
                                    Et que l’on raccourcisse Pasqua pendant qu’on le tien Arffff....


                                    • Fergus Fergus 1er mai 2010 15:06

                                      Merci pour ces nouveaux liens et pour ces rappels utiles, Slipenfer.


                                    • Fergus Fergus 1er mai 2010 16:20

                                      Bonjour, Vilistia.

                                      Au choix : Sodome et Gomorrhe ou la Rome décadente. Il y a un peu de cela, c’est vrai, encore qu’il faille relativiser, comme le fait Georges Yang, mais sans se voiler la face, comme le fait Nycolas.

                                      Oui, la Bretagne reste nettement en tête des bilans en matière d’alcoolisation devant... Midi Pyrénées, placée là notamment grâce (ou à cause ?) de la métropole toulousaine et de sa jeunesse étudiante. Cela dit, la consommation française (mesurée désormais à un peu plus de 9 litres d’alcool pur par an et par personne) a diminué de moitié en 40 ans et la France a perdu un leadership désormais l’apanage de la Tchéquie. Une perte dont on ne se plaindra pas.

                                      Cela dit, ce ne sont pas les jeunes qui boivent le plus, mais les retraités et les paysans. Encore qu’ils ne boivent pas de la même manière, les premiers étant de loin les champions de l’alcoolisation rapide alors que les autres étalent nettement plus leur consommation. D’un côté les sprinters, de l’autre les marathoniens !


                                    • Fergus Fergus 2 mai 2010 09:30

                                      Bonjour, Vilistia.

                                      Je ne suis absolument pas spécialiste des questions d’alcoolémie en Bretagne. Je ne suis d’ailleurs même pas breton. Cela dit, je ne crois pas que les éleveurs de porcs soient les plus menacés par la crise agricole. De plus, ils sont de moins en moins des paysans et de plus en plus des industriels dont ils adoptent les comportements en matière de rentabilité, quitte à élever leurs animaux dans des porcheries hors sol où les bêtes sont entassées dans des conditions choquantes et parfois indignes.

                                      Même chose, et peut-être pire encore en matière de respect animal, chez les éleveurs de volailles hors sol. A cette différence près que ceux-là, soumis à des contraintes d’élevage délirantes, sont en difficulté économique et ont depuis longtemps renié ce qui faisait la fierté d’être paysan. Peut-être ceux-là boivent-ils plus que de raison, mais je n’en sais strictement rien. L’origine de l’alcoolisme paysan est d’ailleurs plus à rechercher dans les habitudes de consommation ancestrales.

                                      D’accord avec vous pour ce qui est de l’alcoolisme des jeunes : où est la fête quand on en arrive à ne plus être maître de soi ? Boire pour s’amuser, cela se comprend car l’alcool désinhibe et permet de repousser les habituelles barrières comportementales que l’on dresse autour de soi par convention sociale. Encore faut-il ne pas aller trop loin. Pour, d’une part, ne pas tomber dans un état éthylique où l’on ne se contrôle plus. Pour, d’autre part, ne pas donner le prétexte à des mesures autoritaires drastiques et potentiellement liberticides, comme vous le soulignez.

                                      Si vous passez pour ringarde, nous serons au moins deux, et sans doute plus à en juger par certains commentaires, à mettre dans le même sac !


                                    • brieli67 2 mai 2010 11:18

                                      @ fergus

                                      du toxicologue de terres/terrain.

                                      En Bretagne _ en plus des radiations du granit, il y a l’ hémochromatose génétique plus répandue qu’ailleurs. Donc deux causes étiologiques de 6-roses.

                                      Plus atavique chez le paysan ? Renseigne toi sur la « piquette » — recette du garde-champêtre - la boisson hygiénique des Hygiénistes du Guizot ( Enrichissez-vous) 
                                      But louable stériliser l’eau des puits.

                                      Deux grands noms pour la Bretagne des dindes, des poules des porcs : Edgard Pisani et Sicco Mansholt
                                      Pour l’élevage de porc industriel, c’est rentable au-dessus de UN FRANC CINQUANTE le kilo de carcasse.
                                      La solution les fermes verticales intégrées dans les ports voir discussion

                                       Ce sont les Verts « élus » de la Hollande qui sont les précurseurs dans les zones portuaires.... du porc, de la volaille, des légumes.. à tous les étages ; Transformation et vente des produits en ces lieux.... 

                                      L’ opération est rentable rien que par les corrections de la logistique et des économies de transport. Sans parler des espaces libérés ou non consommés.
                                      Surfaces agricoles hollandaises ? Oui on ferme les serres ( concurrentes de l’Espagne et du Maroc) et ... on implante des vignes !! 

                                       En Hollande en Angleterre en Belgique au Luxembourg des maraîchers des éleveurs de porcs et de vaches à lait peuvent depuis trois ans bénéficier de fonds européens pour convertir leurs terres en vignes !!

                                      dont des cépages interspécifiques c’est à dire des hybrides plus précoces, résistants aux phylloxera mildiou oïdium ... pour le marché bio !!


                                      Alcool et jeunes

                                      Il y a un mieux !! avec la disparition de la conscription et du SN OBLIGATOIRE. Te dis pas la transhumance de la soldatesque stationnée en Allemagne chaque week-end. Officier MP sur la garnison de Lyon : une centaine de vaillants soldats vendredi, samedi, dimanche( une vingtaine le lundi matin) rapatriés sous les tentes de l’HIAD de Desgenettes pour décuver... 

                                      Le pire que j’ai vu c’est à Mexico Tous les jours, les victimes de la tequila frelatée jonchent le sol (mâles et femelles). Le sport national : résister aux coups de jus délivré par les batteries de voiture. Et selon, on gagne une ou deux ou trois botellas...

                                      au plaisir !




                                    • Fergus Fergus 2 mai 2010 14:31

                                      Salut, Brieli.

                                      Intéressant ces liens, y compris celui sur les fermes verticales, utopique en effet comme le dit l’auteur de la communication.La solution ne passe d’ailleurs pas par ces fermes verticales, mais plutôt par la diminution de la consommation d’aliments carnés.

                                      Pour ce qui est du photovoltaïque, il est vrai qu’il pose de gros problèmes de surface, au détriment potentiel de l’agriculture. Mais nous n’en sommes pas encore, loin de là, à un conflit insoluble. D’autant plus qu’il devrait être possible dans l’avenir d’améliorer le rendement des cellules photovoltaïques.

                                      Je me souviens de Sicco Mansholt principalement pour certaines de ses positions humanistes, notamment pour l’idée qu’il avait avancée en faveur des oisifs qu’il convenait à chaque état de prendre en charge, aucun homme n’ayant fait le choix de la vie. Plutôt décoiffante comme position ; et, répétée aujourd’hui, de nature à faire hurler au fou l’écrasante majorité de nos personnages politiques et même de nos concitoyens.

                                      Pour ce qui est de l’hémachromatose génétique, c’est une maladie effectivement mieux connue en Bretagne qu’ailleurs car elle y concerne plus de patients du fait, paraît-il, d’une origine celtique très ancienne.

                                      Bonne journée.


                                    • Fergus Fergus 3 mai 2010 10:01

                                      @ Vilistia.

                                      Merci pour ce lien.

                                      Le concept est intéressant (comme toutes les idées, fussent-elles utopiques car elles contribuent à alimeter la réflexion) et le projet architectural de qualité. Pas sûr cependant que cela soit, comme le souligne la conclusion, un progrès écologique.


                                    • Talion Talion 2 mai 2010 21:32

                                      Ah, les jeudi soir rue de la soif à Rennes !...

                                      Que de bons souvenirs... J’en ai une larme à l’œil... (enfin bien entendu en ce qui concerne les soirées dont les souvenirs ne se sont pas noyés dans un taux d’alcoolémie un petit peu trop élevé)

                                      En plus j’avais du pot : C’était à deux pas de là ou j’habitais à l’époque ou j’étais étudiant... C’était plus simple pour revenir... Que ce soit à pied ou en rampant...

                                      (Pour ceux qui se poseraient la question j’exagère à peine...)


                                      • Fergus Fergus 3 mai 2010 09:15

                                        Bonjour, Talion.

                                        Souvenirs, souvenirs...
                                        Eh oui, c’est à peine exagéré, et c’est bien là que se pose le problème. Notamment pour les filles.

                                        Il semble même que certains étudiants, pour réduire leurs dépenses, fabriquent eux-mêmes leur alcool à partir de pommes de terre et de malt. Pas sûr que la qualité soit au rendez-vous.


                                      • Fergus Fergus 3 mai 2010 09:55

                                        Exactement, Vilistia, vodka maison.

                                        Cela dit, ce n’est peut-être pas un hasard car sont inscrits à Rennes plusieurs centaines d’étudiants venus des ex-pays de l’Est, et notamment de nombreux Russes et Polonais.

                                        Encore qu’il ne soit pas nécessaire de faire appel à leur culture ancestrale tant les recettes de fabrication d’alcool maison sont nombreuses sur le net...

                                        Bonne journée.

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