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Accueil du site > Actualités > Technologies > « Ne pas entrer : Raptors en liberté... »

« Ne pas entrer : Raptors en liberté... »

« No trespassing : raptors loose » indique la pancarte à l'entrée d'un site de construction en périphérie d'un village en grande partie déserté à Boca Chica, dans le sud du Texas. Pas de dinosaures en vue, mais des moteurs d'une technologie inédite et brûlant du méthane qu'on peut croiser parfois, sur une palette... Dans cet endroit en bord d'océan, à 3km de la frontière mexicaine, une fourmilière d'ingénieurs, de techniciens et d'ouvriers de chantiers construisent un site unique d'où se sont déjà envolées des « citernes volantes » et depuis peu des prototypes d'un engin spatial dont une version modifié posera les prochains humains sur la Lune, suite à la décision de la NASA, hier soir de les choisir pour la construction du successeur du LEM qui posa les astronautes des missions Apollo sur notre satellite il y a 50 ans...

Le schéma retenu sera sensiblement différent de celui des missions « Apollo » puisque pour assumer des choix (dé)passés, les astronautes iront jusqu'à l'orbite lunaire dans une capsule « Orion », plus spacieuse mais pas fondamentalement différente de module de commande des années 1960/1970, lancée par la fusée « SLS »que la NASA finit d'assembler. Fondamentalement cette fusée est la fille de la navette spatiale, réutilisant les mêmes moteurs et les « mêmes » fusées à poudre.

Après quelques minutes de vol, le tout finit au fond de l'océan pour « respecter la tradition » pendant que la capsule propulsée par un module européen, prépare son envolée vers la Lune. En orbite lunaire, la capsule rejoindra l'atterrisseur de SpaceX, le « Starship » qui est au LEM des missions « Apollo », ce qu'un « A380 » est à un avion monomoteur biplace d'aéroclub. Les astronautes des missions lunaires passées disposaient de quelques m3 sur le sol lunaire pour se dégourdir les jambes, dormir, enfiler leur scaphandre. Le « Starship » lunaire disposera d'un volume identique à la cabine passager d'un « A380 » ou celui de la station spatiale internationale en orbite depuis 20 ans.

L'atterrisseur des années 1960 pesait de l'ordre de 10 tonnes sur le sol lunaire.

Le « Starship » pourrait afficher près de 200 tonnes, plus de 100t de charge utile.

Il est vrai que les objectifs ne sont plus les mêmes. Plus de « tourisme » justifié par quelques expériences déposées sur le sol lunaire et la démonstration de force face à l'URSS. La NASA veut pouvoir faire vivre ses astronautes sur le sol lunaire, aimerait disposer d'une base, construire des infrastructures, exploiter les ressources locales, tout ce qui était impensable pour des raisons économiques bien plus que techniques dans les années 1960 et jusqu'ici.

Les deux compétiteurs perdants (une équipe dirigée par Dynetics, l'autre par « Blue Origin ») ne proposaient en réalité qu'une extension modérée des missions du passé tout en étant bien plus chères mais bien plus simples aussi.

Le choix documenté de SpaceX s'explique par la confiance qu'à la NASA que SpaceX peut délivrer le matériel promis (leur passé parle pour eux), les capacités du « Starship » totalement inédites sur le sol lunaire, avec des masses et des volumes délivrés au sol sans aucune comparaison avec le passé ou la compétition actuelle et surtout les moyens budgétaires actuels de la NASA qui dépend entièrement du Congrès pour son financement.

Pour résumer, le choix du « Starship » était le plus complexe techniquement, celui offrant les capacités les plus riches, le moins cher des trois projets (de loin) et celui offrant les meilleures perspectives de coût à moyen et long terme.

Comme pour les navettes avec l'ISS, la NASA favorise les moyens de transport et les véhicules habités les plus susceptibles de vols fréquents et d'utilisation civiles.

Avec un vol ou deux vols par an de prévu pour le « SLS » à 2 milliards de dollars le vol (cas de le dire...) la NASA sait ne pas pouvoir développer dans les limites de son budget une base voire une économie lunaire. Le « Starship » qui est prévu en base pour une utilisation fréquente pourrait coûter des dizaines de fois moins cher à lancer, ce qui laisserait à la NASA des moyens de financer des charges utiles, qu'elle n'a pas aujourd'hui.

Pour les ordres de grandeur elle a déjà dépensé plus de 50 milliards de dollars pour disposer de son lanceur et de sa capsule. SpaceX a proposé un système « clef en main pour moins de 3 milliards, incluant un atterrissage sans pilote et un vol avec astronautes qui serait donc le premier atterrissage depuis le début des années 1970.

Une telle offre a été possible, car le « Starship » lunaire n'est qu'un dérivé de la version de base développée sur fonds propres pour les voyages martiens, le lancement de satellites et éventuellement le lancement sur Terre de point à point.

Il est prévu d'en fabriquer en série, des centaines au bas mot, rien à voir donc avec le « Saturn-V » ou sa version relookée « SLS ».

Dans quelques mois, une tour de lancement de 146m de haut se dressera à proximité de Boca Chica. Elle servira au lancement des premiers prototypes de la fusée « martienne » de Elon Musk qui fera donc un détour par la Lune, sans doute vers 2026 ou plus tard. Quand la vingtaine de « Raptors » s'allumera pour la première fois en produisant deux fois la poussé au décollage du Saturn-V, la fusée bi-étage entièrement réutilisable de 120 m de haut qui montera vers les nuages lancera la course à la Lune, une fois encore mais en ouvrant en grand, cette fois ci les portes du système solaire.

Les étapes techniques à franchir sont redoutables, même si la NASA met ses infrastructures et son personnel au service de SpaceX pour les résoudre si besoin est. Starship « SN8 » a prouvé il y a quelques mois que la « manœuvre Adama », basculement à l'horizontale en vitesse de chute libre, et le « basculement sur le ventre » (passage à la verticale en approche du site d'atterrissage) sont réalistes.

Il reste à solutionner la stabilité du régime moteur pendant cette phase très dynamique. Il faudra ensuite valider le concept de bouclier thermique inédit (fixé mécaniquement sur la paroi en acier inox du vaisseau) et enfin le ravitaillement en vol à l'échelle de centaines de tonnes de carburant.

Dans quelques années, un vaisseau de 40m de haut, se posera sur le sol lunaire. Il devra tout à l'idée fixe d'un homme, Elon Musk, de coloniser la planète Mars et au courage de la NASA d'avoir choisi de mettre ses bailleurs de fonds devant leurs contradictions.


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38 réactions à cet article    


  • sirocco sirocco 17 avril 19:30

    « Le choix documenté de SpaceX s’explique par la confiance qu’à la NASA que SpaceX peut délivrer le matériel promis... » 

    Oui, on a vu ce qu’ont donné pendant plusieurs mois les essais de SpaceX. Mais la politique américaine est de boycotter la Russie, alors...

    De toute façon l’équipage ne prendra pas plus de risques qu’en se faisant vacciner contre le Covid-19.


    • alinea alinea 17 avril 19:39

      Mais je ne comprends pas !! c’est « ma » lune !! et nous sommes des millions à le dire ! Je ne les autorise pas à aller la violer. Non mais !! pour qui se prennent-ils !


      • Passante Passante 17 avril 20:29

        @alinea
        laisse les jouer...
        c’est comme s’asseoir sur une bonbonne de gaz
        et allumer pour voir smiley
        (très brève histoire de la Nasa) 


      • jjwaDal jjwaDal 18 avril 05:10

        @alinea
        Sois pas si possessive... Avant que l’aspect de la Lune (vu de la Terre) bouge, nous ne serons même plus un lointain souvenir... Et puis laisser la Lune intacte alors que nous avons salopé la seule Planète qu’il aurait fallu un peu préserver (beaucoup même), je ne suis pas convaincu.
        « J’aimerai mourir sur Mars. De préférence pas au moment de l’impact... » E. Musk.


      • alinea alinea 18 avril 09:48

        @jjwaDal
        Belle, régulière et sécurisante, partagée par l’humanité depuis qu’elle existe et dans toutes les contrées, elle est sacrée.
        Plus rien n’est sacré aujourd’hui que l’homme se permet tout ; figure toi que notre planète est salopée à cause de cette propension de l’Homme a vouloir tout conquérir, tout maîtriser. Sa science de calculs froids est tellement addictive qu’il ira jusqu’au bout : un drame l’arrêtera ou le drame nous anéantira.
        Tout ça pour faire joujou ; je suis sérieuse, sauf que je sais que je n’y peux rien : tout le monde fait ça, ceux qui calculent l’âge des cailloux et nous racontent la vie il y a trois millions d’années, les chimistes, les pharmaciens qui en découlent,

        et ceux qui nous racontent le contenu chimique de nos haricots, de notre cerveau, de nos tripes... il n’y a plus que ça qui plaît à l’Homme.
        Pas de bol, moi c’est tout le reste qui m’attire et ils brouillent mes ondes et ils abîment la beauté !!
        Je suis possessive et égoïste, mais fort heureusement pas éternelle ni reproductible !

         smiley

      • Hervé Hum Hervé Hum 18 avril 10:03

        @jjwaDal

        « J’aimerai mourir sur Mars. De préférence pas au moment de l’impact... » E. Musk

        Ainsi donc, il prouve bien que son rêve c’est une planète déserte, aussi, il serait bien prêt à finir de saloper la Terre pour accomplir son rêve à la con.

        Bref, jjwaDal nous dit qu’il regrette qu’on salope la Terre, mais semble vouer une grande admiration pour quelqu’un qui ne porte aucun intérêt à la préserver et se fout donc de la saloper si cela lui permet d’accomplir son rêve à la con.


      • jjwaDal jjwaDal 18 avril 10:40

        @alinea
        J’en suis étonné moi-même mais je comprend ce point de vue. Je pense que c’est une forme d’investissement affectif biaisée . Le seul corps céleste le méritant est pour moi la Terre, car nous la partageons et sommes bien trop envahissant.
        Dans « Le visage des choses à venir », H.G. Wells (un homme bien sûr) donne ces propos à un de ses personnages : « Rest enough for the individual man, too much and too soon, and we call it death. But for Man, no rest and no ending. He must go on, conquest beyond conquest. First, this little planet and its winds and ways. And then all the laws of mind and matter that restrain him. Then the planets about him, and, at last, out across immensity to the stars. And when he has conquered all the depths of space, and all the mysteries of time, still he will be beginning…“
        Cela raconte en substance, la chanson de JJ Goldman »là bas« . Voyant le problème de l’intérieur, je pense que c’est une façon de gérer et de maîtriser nos pulsions, une échappatoire en quelques sortes. le mental veut gérer les émotions et il investit affectivement le monde des concepts et des choses car c’est un moyen de désinvestir la sphère affective qui lui fait peur.
        Ceux qui veulent mélanger les genres et réfutent l’idée du masculin et féminin, les voyants égaux donc identiques se racontent des histoires.
        Nous sommes l’antidote contre votre vision du monde qui aurait anéantit notre espèce, par naïveté. Vous êtes la même chose pour nous.
        Le jour où il ne restera plus qu’un principe (tragiquement le masculin est l’option la plus prévisible par les temps qui courent), j’ai peur que notre destin ne soit scellée. Ne nous laissez surtout pas sombrer, les filles...
        Je crois que c’est l’ancien testament qui dit »Le jour où le sel ne salera plus, avec quoi salera-t’on ?...". Il faut préserver cette noo-diversité.
        Mais j’irais là-bas. Quitte à mourir autant le faire avec 3000 tonnes d’explosifs sous les fesses. Ce n’est pas un jeu pour nous.


      • alinea alinea 18 avril 11:58

        @jjwaDal
        Wahou !! Qu’est-ce que tu me racontes ?
        Je fais partie de ces gens qui sont cinquante/cinquante, yin et yang, mâle et femelle, cerveau gauche et cerveau droit, et instinct par dessus le marché.
        Je sais bien que cette tare qui nous anéantira fait partie de l’humanité, en tout cas depuis l’écriture, la civilisation et son corollaire : la religion.
        Toutes les religions nous incitent à conquérir, se servir... exploiter. ?.. sauf le bouddhisme qui, ça tombe bien, n’est pas une religion.
        Passer ses caprices, vivre ses passions, ne pas sortir de ses addictions quitte à en crever, OK, mais tout seul !! pas embarquer les autres dans cette folie !
        L’équilibre, l’adéquation, est une conjugaison du féminin et du masculin ; un équilibre instable toujours à rechercher, mais équilibre tout de même.
        L’homme a pensé que le partage des tâches apporterait cet équilibre. Que nenni !
        Maintenant on est dans le pâté.
        Que des milliers de gens passent leur vie à faire des calculs, avec comme seule spiritualité d’espérer un au-delà ( au sens spatial du terme), ça ne me dérange pas ; nous sommes trop nombreux pour être tous utiles, nous avons le loisir du loisir. Mais faut pas pousser mémé dans les puits pollués non plus !
        Nous sommes aussi indigents qu’il y a des milliers d’années... c’est comme si on donnait une bombe à un gosse quoi ! Notre animalité n’a pas bougé, et c’est pas parce qu’on le nie que ça change quoique ce soit.
        Lis donc « le monde comme projet Manhattan » de JM Royer ; ce ne sont pas des élucubrations alineasques, mais un décorticage parfait du processus. Il ne parle pas du tout de fusée, hein ; moi non plus d’ailleurs, on est « dans ce monde », pas dans ses détails ! Mais en filigrane se dessine très clairement tout ce que l’homme peut faire pour parvenir à sa maîtrise : être maître !!! quelle ampleur dans l’idéal !!


      • jjwaDal jjwaDal 18 avril 14:16

        @alinea

        Bien sûr nous sommes un mélange et j’utilise plutôt les termes de « gardiens » et « explorateurs »., les premiers voulant préserver essentiellement, les seconds modifier ne serait-ce que par leur seule présence physique.
        « L’homme a pensé que le partage des tâches... ». Si tu remontes ne serait-ce que 100 000 ans dans le passé, le partage des tâches existait déjà en grande partie et pas fondé sur une théorie psychanalytique ou une idéologie, mais sur une asymétrie physique et psychologique basique. La masse musculaire et l’agressivité au combat ne sont pas apparues à une époque récente pour justifier quoi que ce soit, mais ont conditionné des modes de vie sur au moins 3 millions d’années.
        Après les « traditions » on en fait ce qu’on veut quand les conditions d’existence changent et tant mieux bien sûr.
        Je pense qu’il ne faut pas mélanger la démarche scientifique (comprendre, investiguer) et celle du capitalisme. Les deux s’utilisent mutuellement mais leur idéologie n’est pas la même.
        L’humain n’a pas envahi la planète, le canon d’un révolver sur la tête, pas plus qu’il n’a migré massivement en Amérique du Nord sous contrainte.
        Idem d’ailleurs pour la science ou même le capitalisme. Jeux d’influences oui, contraintes c’est beaucoup dire.
        Si un jour certains veulent partir sur Mars, je ne vois pas en quoi ça conditionne la vie de ceux qui restent ou alors ça signifie que toute technologie peut saloper les conditions de vie des autres contre leur gré et il faut tout arrêter.
        Ne soyons pas manichéens. La Nature ne nous veut pas plus de bien ou de mal que la technologie. Il faut débattre sur ce que nous voulons et écouter tout le monde, ce qui n’est pas fait bien sûr.


      • jjwaDal jjwaDal 18 avril 14:30

        @Hervé Hum
        Musk est un personnage très ambivalent avec certains traits de caractère sympathiques, atypiques chez les hyper riches, d’autres à vomir. A travers ses entreprises il vend des toitures solaires, des panneaux solaires, il fabrique des véhicules électriques et des batteries automobiles et pour le stockage réseau, enfin des fusées et des satellites (pour bâtir un internet planétaire).
        Son hobby est de faire de notre espèce une espèce pluri-planétaire. Il est prêt à claquer sa fortune pour ça. Il ne devrait pas être aussi riche, mais il pourrait en profiter en se désintéressant du monde.
        La fusée qu’il construit actuellement est la seule, LA SEULE, qui pourrait nous permettre d’esquiver un impact géant potentiellement exterminateur. A l’écouter, lui-même ne semble pas en être conscient. Il ne voit que Mars dans son champ de vision.
        Sans un outil comme celui là, nous pouvons prier pour avoir de la chance longtemps.
        Il donne à l’humanité les « moyens de... ». Le monde sera ce que nous en ferons. Si personne ne veut aller sur la Lune ou Mars, so be it...
        Pour parcourir les forums spécialisés en anglais, je peux affirmer que ce n’est pas un « rêve à la con » qui lui est exclusif.


      • alinea alinea 18 avril 14:52

        @jjwaDal
        Le partage des tâches n’est pas mon problème, je ne sais pas si tu as remarqué mais je ne suis pas féministe nouvelle mouture ! Je me suis épanouie dans le maternage, j’ai compris que l’instinct existait, qui me faisait ranger les couches ( en coton que je lavais), être à l’écoute, etc, ma féminité me va très bien , pas au niveau esthétique mais au niveau plénitude ; les femmes ne sont pas toujours en train de materner, et même quand elles maternent elles peuvent garder leur cerveau ! Je dis que l’idée du partage des tâches a paru une bonne idée, mais qui n’a pas tenu le millénaire, parce que les femelles aussi ont un cerveau gauche !
        Tu m’as mal lue, ou mal comprise : je te dis que chacun fait ce qu’il veut s’il n’empoisonne pas, les autres, le reste.
        Mais il t’apparaît comme à moi j’imagine, que la politique, les idées reçues, dogmes et idéologies qui mènent le monde, sont toutes appuyées sur la supériorité du mâle dominant qui calcule ; au point qu’on en vient à vouloir se passer de lui avec les ordinateurs.
        Je ne te demande pas de te priver du bonheur de l’abstraction, de l’impossible et de l’excitation de les ’tenir", juste savoir que tout cela est possible parce que c’est notre pôle privilégié par la puissance du fric ! et ce qui serait bien, c’est que cela tienne sa place juste dans la curiosité naturelle de l’homme pour la conquête, et l’abstraction.
        Mais on voit bien que ça n’aura pas de fin ! le désir de conquête est une aberration mortifère. Comme la drogue, létale ; sauf qu’elle touche les autres, qui n’ont rien demandé à personne !
        Ceci dit, jjwaDal, ta passion pour ce genre de trucs me surprend, mais pas en mal ; je sais,ou suppose en tout cas, que la conquête du monde, du cosmos, de l’éther n’entraînera pas chez toi les folies qu’elle entraîne..
        Impasse : autant la mesure, l’interdit, sont une offense à la vie, autant la démesure, l’obligation, sont une atteinte à, la vie.


      • alinea alinea 18 avril 17:12

        @alinea
        J’ai oublié de dire que, bien évidemment, tout ce que je dis s’applique au monde d’aujourd’hui, capitaliste pour faire court, et pas au monde idéal, que, au passage j’allude ! Mais ma philosophie basique, ma morale plutôt, m’autorise que dans les limites des conditions dans lesquelles je me trouve.


      • jjwaDal jjwaDal 18 avril 20:01

        @alinea
        Cette petite vidéo explique un peu mieux l’état d’esprit de ceux qui ont la « bougeotte ».
        Tu donnes un sens péjoratif il me semble au « désir de conquête ». Sur Terre il est vrai que sur le plan militaire ou économique il relève du désir d’appropriation de ressources perçues à tort ou à raison comme limitées. Mais là il s’agit de curiosité, celle qui a permis notre existence, alors que nos autres atouts n’étaient pas énormes.
        Peu peuvent deviner une fraction infime de ce à quoi cela pourrait bien nous servir.
        Je cite souvent l’histoire de ce chercheur sur les organismes extrémophiles qui dans les années 1970 galéraient à faire financer une expédition pour en trouver de nouveaux. « WTF ? » (A quoi ça peut servir ces conneries) devaient se demander les bailleurs de fonds éventuels. Il y avait plus urgent manifestement.
        Il a fini par trouver une queue de budget et découvert une enzyme fonctionnant à « haute température » permettant à ces bestioles de vivre à 100°C de mémoire..
        Dix ans plus tard un futur prix Nobel cherchait une enzyme pouvant fonctionner à haute température pour mettre au point un test rapide de détection du SIDA, la future « PCR ». Il l’a trouvé sur « un coin d’étagère ». Elle attendait son heure...
        On ne sait jamais ce qu’on va trouver, ni même si cela nous sera utile un jour ou entrainera notre perte. La bombe nucléaire est une autre illustration. Sans elle, jamais les USA n’aurait laissé en paix l’actuelle Russie par ex.
        Les USA vont consacrer 1000 milliards de $ pour acheter un nouvel avion (F-35) qui vient de se « tirer dessus » il y a quelques semaines. Que Musk ou la NASA consacrent quelques dizaines seulement à décrocher la Lune ne peut donc me choquer. On consacre beaucoup plus aux cosmétiques, à la drogue, au tabac, à la pub et je doute que ça nous fasse avancer d’un pas, collectivement.


      • alinea alinea 18 avril 21:07

        @jjwaDal
        Je connais bien cet état d’esprit, et ce n’est pas parce que je ne le partage pas que je voudrais qu’il n’existe pas ; mais tu vois bien la différence entre le voyage et le tourisme ? Eh bien c’est pareil, que quelques éléments d’une société s’excitent à la « conquête » ( pourquoi pas découverte ? Curiosité ?) ce n’est pas un souci, ça fait rêver les enfants. Mais une société toute entière « délivrée » de sa morale, de sa spiritualité, de son sens du sacré, de sa philosophie humaniste, à propos de tout suivant le langage de la science donnée comme vraie, alors qu’elle n’est que la nouvelle religion, c’est une autre dimension, on en vit la démesure et comme tu le dis cela a rapport à l’argent, mais c’est évident, et c’en est bien la limite.
        On pardonne aux scientifiques, comme s’ils n’étaient plus des humains, de n’avoir pas voulu la guerre nucléaire ; bon, on se demande bien pourquoi ils échapperaient aux responsabilités mais passons. La technologie est un bien pour l’humanité si elle la sert : c’est indissociable !
        Bref, de toutes façons, je suis contente que ça te régale, c’est déjà ça ! moi je n’ai pas le pouvoir de rendre le sacré à l’Homme !!


      • Trelawney Trelawney 19 avril 06:56

        @alinea
        Vous voulez changer la nature de l’homme derrière votre ordinateur ? Vous n’avez pas le bon outil


      • alinea alinea 19 avril 09:36

        @Trelawney
        Je n’ai pas cette prétention ; juste l’exprimer ! ce n’est pas sa nature qu’il faut changer mais ôter toutes les couches, dont certaines sont cristallisées, qu’il a accumulé pour échapper à sa peur.


      • jjwaDal jjwaDal 19 avril 10:30

        @alinea
        J’aime l’exploration car tu t’exposes en permanence à trouver le contraire de ce que tu pensais trouver et à devoir bouleverser tout tes schémas de penser. A voir et revoir des mondes stériles depuis 4,5 milliards d’années, on mesure mieux l’inimaginable beauté de notre biosphère et la richesse de la biodiversité que nous n’avons pas encore totalement massacrée. La Terre est l’unique endroit connu dans le système solaire où la vie a pu s’implanter et faire de la R&D depuis 3 milliards d’année. Si le sacré est quelque part, il est ici, nulle part ailleurs. On ne peut souiller le sol lunaire ou martien en y laissant des « déchets » par ex. Ces mondes stériles ne peuvent être ni violés ni souillés. Seule la Terre peut l’être en raison de la présence du vivant.
        Qu’est-ce qui peut justifier qu’on massacre ça ? Rien de sensé bien sûr.
        Rendre le sens du sacré aux humains (car la femme ne peut que devenir un homme comme les autres dans cette grande machine à broyer la noodiversité que notre civilisation est devenue) ? On peut tous y contribuer modestement.
        J’ai un point de vue privilégié au sens où j’incarne magnifiquement ce qu’est devenue notre espèce, à savoir un bourreau sans pitié pour plus faible qu’elle, une pensée mécanique, quasi figée dans des postures autocentrées, mortifères, nihilistes. Stiegler l’a correctement dit : à force d’interagir avec des machines, nous devenons comme elles et oublions dans la violence notre nature composite, nous oublions que nous faisons partie de la grande famille du vivant.
        Mais ce serait assez violent pour moi d’évoquer et détailler un nouveau mythe qui puisse remplacer les mythes anciens (religieux pour la plupart) comme les modernes (modèles économiques, progrès technique, science infaillible, etc), sachant ce que je suis.
        Je vais peut-être laisser à d’autres le soin de le faire...


      • alinea alinea 19 avril 11:55

        @jjwaDal
        oui ! L’exploration est le propre de l’animal, moi j’explore les textes et les âmes, toi les immensités, les poules la cour, les chiens les poubelles ; à chacun selon son désir modelé par son espèce, sa génétique et son passé !!
        Le monde est plein de mystères pour nous parce que nous voyons mal, n’entendons pas bien, ne sentons quasi rien, on ne sait ni courir, ni nager, ni voler... il a bien fallu trouver autre chose !
        Je n’arrive plus à trouver intéressant ou beau quelque chose qui s’inscrit dans les schémas de destruction actuels, parce que je vois le monde avec mon hypersensibilité, et ça me fait très mal. Ma compréhension globale et mon ressenti d’adéquation au monde

        me paraissent tellement merveilleux que je ne comprends pas que tous ne veuillent en être !
        Mais je m’emballe comme une imbécile ; ceci dit cela insiste et a provoqué un échange comme une exploration !
        Merci jjwaDal


      • Hervé Hum Hervé Hum 20 avril 09:45

        @jjwaDal

        commencez d’abord par réaliser que Musk tout comme n’importe quel autre de ces hyper riches, ont pour seul « mérite », d’avoir su profiter au bon moment de l’évolution technique, mais pour laquelle ils n’ont absolument aucun mérite, rien crée, rien inventé Leur talent réside essentiellement dans leur savoir faire marketing à savoir convaincre ceux qui disposent d’une épargne importante à investir dans un créneau dit porteur, mais dont tout le travail repose sur le
        personnel et in fine, sur toute la société. Ce sont avant tout des hyper opportunistes. Les grands inventeurs et génies scientifiques ont la plupart du temps rien demandé d’autre que la reconnaissance. Seuls les parasites et les charognes le font.

        Bref, Musk ne vend rien, ne construit rien, ni voiture, ni panneau et encore moins une fusée, cela, se sont les ingénieurs, techniciens, ouvriers et parler comme vous le faites, c’est voir le monde où seuls les hyper riches existent, les autres n’ayant aucune valeur. Le syndrome du larbin sans doute.

        Musk ne donne rien à l’humanité, ni Gates, ni autre hyper riche, ils ne font que prendre à l’humanité, mais ne donne absolument rien, que dalle sinon de nourrir le fantasmes de pauvres idiots utiles à un système dont ils savent juste en tirer le meilleur parti. Musk est juste prêt à claquer une fortune acquise via un système mafieux, frauduleux, mais dont il ne justifie ni de près ni de loin le mérite de sa fortune, sinon ses conséquences désastreuses sur tout le reste de la société. Un système incontournable jusqu’à l’avènement de la mondialisation, mais incompatible avec cette dernière.

        Pour finir, l’humain n’a pas encore fait la preuve de son utilité à assurer la vie sous sa forme actuelle, mais uniquement la preuve de sa nuisance extrême, quant à une fusée capable d’arrêter un astéroide, pourra t’elle arrêter une éruption solaire, ou d’un super volcan, ou d’un dégazage massif de la Terre ou d’un super virus comme celui qui semble vouloir émerger. etc ?

        Désolé, l’urgence pour l’humanité n’est pas une fusée, mais d’un changement de paradigme socio économique où les Musk et consorts n’ont plus leur place au delà de leur apport réel, c’est à dire, par leur seul travail et non celui de s’approprier celui d’autrui à leur délire mégalomaniaque. Surtout, parce que construire ou non une fusée pour se prémunir d’un astéroide ou aller coloniser la Lune, Mars et autres planètes, n’a de sens qu’une fois trouvé les règles d’équilibre sur la Terre, sans cela, c’est mettre la charrue avant les boeufs. Cela ne demande qu’une seule chose, la volonté de le faire et de décider sous quelles conditions le faire, mais fondamentalement, l’innovation technique ne dépend pas de la concurrence, mais uniquement des défis que l’on se propose de relever.


      • jjwaDal jjwaDal 20 avril 14:10

        @Hervé Hum
        Essentiellement en phase mais vous oubliez que si sans des milliers d’ingénieurs et techniciens obligés de vendre leur talent pour vivre, Musk n’aurait que « sa grande gueule », sans Musk ces gens là ne construiraient pas des voitures électriques, pas plus de fusées réutilisables, pas plus de toitures solaires ou des batteries innovantes. Par ailleurs son immense fortune repose surtout sur ses actions « Tesla » et il profite de la bulle des actifs dont la FED est responsable, bien plus qu’il n’exploite ses employés.
        JFK non plus n’a rien construit, mais sans lui aucune mission « Apollo ».
        Ce n’est pas plus à vous qu’à moi de définir ce qui est inutile. La bactérie extrémophile qui a permis la « PCR » était jugée aussi à l’époque, une branlette de scientifique, venant en bas de liste des choses à étudier.
        A nouveau, cibler l’exploration spatiale qui coûte à la planète à tout casser 40 milliards d’euros par an, quand le budget militaire annuel des USA peut dépasser les 1000 milliards est se tromper de cible et équivaut à être végétarien entre les repas, donc quand ça nous arrange.
        Oui, parer la menace d’un astéroide ne va pas nous rendre immortel et la veille météorologique solaire satellitaire en cours ne peut arrêter une éruption solaire mais donner l’alerte pour la protection et les contremesures. Mais dans la vie on résoud les problèmes en parallèle car on ne sait pas lequel va frapper à la porte en premier.
        Votre commentaire me fait penser à « Whitey on the Moon ». Sauf que nous avons créé des problèmes globaux et sans les satellites pour nous permettre de le voir et d’en discuter globalement les choses suivraient leur cours jusqu’à ce qu’on ait de l’eau au niveau de la ceinture...
        Ce n’est pas l’exploration spatiale qui a créé nos problèmes, mais elle aide à mieux les percevoir.
        J’ai simplement rapporté un fait d’actualité. Le jour où nous aurons supprimé l’essentiel des dépenses militaires, du tabac, de la pub, de la prostitution, de la subvention massive au transport aérien et aux énergies fossiles, à la 5G, à l’IA, j’en passe et des pires , alors on pourra loucher sur les dépenses spatiales éventuellement.
        Le faire avant serait stupide. Je pense que mon point de vue est compréhensible.


      • Hervé Hum Hervé Hum 21 avril 07:53

        @jjwaDal

        n’inversez pas le sens de la relation, on ne fabrique pas des voitures électriques ou des panneaux solaires parce que Musk le veut, mais Musk dit a ceux qui disposent d’une épargne importante d’investir dans la construction de voiture électriques et de panneaux solaires, parce que la société est demandeuse. D’autant que la voiture électrique existe depuis plus d’un siècle, mais le problème récurrent du stockage de l’énergie rendait inutilisable, sauf pour Tesla dont la légende raconte qu’il avait inventé une voiture se rechargeant en captant l’énergie dans l’air ambiant. Mais Musk n’aurait pas pu développer la voiture sans l’évolution technique des batterie avec la technologie litium et des moteurs électriques plus performants et moins gourmants. Tant pour la batterie que pour le moteur, il n’a fait que reprendre la technologie développé par ailleurs, que les ingénieurs travaillant pour son profit vont améliorer. Autrement dit, la part de travail de Musk se réduit à celui de coordinateur et d’appel de fond où comme vous le rappelez, il profite d’une conjecture exceptionnelle attisée par la politique de la planche à billet, mais c’est un sujet en lien indirect. Bref, Musk comme d’autres, est un hyper opportuniste, mais pour moi, c’est le plus petit des talents et des mérites.

        Idem pour JFK, sur fond de « rivalité » entre les USA et l’URSS. Mais autant JFK que Musk, leur rôle se limite à motiver, vendre un projet.

        Dans le système actuel, ce sont ces gens là qui récoltent le plus le fruit du travail des autres, mais c’est un système qui n’est pas conçu pour un monde devant s’appuyer sur la coopération en lieu et place de la compétition comme ordre premier, directeur de la société humaine. Aller au delà de la Terre, implique avant tout de prendre conscience que tous les peuples sont des terriens, et devant trouver les lois d’équilibres à l’intérieur de la Terre, pour ensuite aller au delà.7

        Alors effectivement, ce n’est pas l’exploration spatiale qui est le problème, mais pour pouvoir la réaliser pleinement, il faut résoudre les problèmes sur Terre et cela passe d’abord par l’abolition de la propriété privé des moyens de productions, sans cela, le camp de base qu’est la Terre risque de subir la tempête avant d’avoir atteint l’Everest et sans camp de base solide, pas de conquête possible.

        Encore une fois, l’innovation technique dépend uniquement des défis que l’on se propose de relever, que ce soit une personne ou une collectivité toute entière, or, dans le cas de figure du développement des voitures électriques et autres panneaux solaires, Musk n’a rien à voir avec et les milliers d’ingénieurs et techniciens y travailleraient, avec ou sans Musk et avec le même résultat final.

        Comme dit le proverbe, le cimetière est remplit de gens indispensables.


      • jjwaDal jjwaDal 21 avril 13:15

        @Hervé Hum
        Nous sommes d’accord, ce n’est pas un génie et il ne serait rien sans les milliers de personnes travaillant pour lui. Sauf que si son rôle est à ce point marginal, je ne m’explique pas que Tesla ait dans son rétroviseur tous les grands constructeurs automobiles, qui disposaient des mêmes ingénieurs et avaient une avance énorme en matière de savoir faire (des automobiles). La technique était là et les ingénieurs aussi. Tesla n’aurait jamais dû faire la course en tête du marché des véhicules électriques. Même chose pour SpaceX. L’entreprise était un nain, la technique était dispo et les ingénieurs aussi mais aucun des grands acteurs du secteur n’est encore capable de les égaler en coûts de lancement. Où sont l’équivalent des « Gigafactory » fabriquant les batteries avant que Tesla s’y mette ? Cet article relate un contrat passé par la NASA pour un atterrisseur lunaire. Les concurrents proposaient 850 km sur sol lunaire, la NASA a préféré la version 100 000 kg...
        Pour quelqu’un de marginal, puisque tout était disponible et technique et personnels, il a une fâcheuse tendance à être à la tête d’entreprises qui laissent les autres dans leur rétroviseur de manière fréquente. Un hasard ?
        Clairement pas un génie (il dit lui même qu’il travaille un temps catastrophique, donc bien plus besogneux que génial) mais manifestement le monde
        technique évoluerait bien moins vite sans des gens comme lui.
        Après la technique est plus un problème qu’une solution à beaucoup de nos soucis les plus sérieux. Cette fuite en avant pourrait via l’IA, les OGM ou un organisme qu’on aurait dû laisser dans son biotope nous rayer de la carte.
        On ne va pas résoudre les problèmes qu’on a créés avec les mêmes mécanismes de pensée qui les ont engendrés. En ça je suis d’accord avec quelques uns ici.


      • Hervé Hum Hervé Hum 22 avril 08:17

        @jjwaDal

        Je comprend ce que vous voulez dire et ce que vous écrivez montre bien que son talent est surtout de savoir saisir les opportunités et convaincre les autres de le suivre et dans un monde qui est jusque là fondé sur la compétition comme ordre premier,il est particulièrement favorable au gens comme Musk.

        Cependant, sans Musk et son entreprise Tesla (il ne pouvait pas choisir meilleur nom !) la voiture électrique se développerait, mais aurait peut être pris quelques années de « retard » par rapport à ce qui existe aujourd’hui. Ne pas oublier que par exemple, la technologie du moteur Tesla est repris sur la base du moteur développé par Toyota.

        Bref, dans un monde en compétition, le temps est une donnée vitale, mais n’est pas en soi la condition pour avoir une société paisible, bien au contraire. Ce que je veux dire, c’est que l’urgence n’existe que dans un monde en menace, danger imminent, or, si on excepte les dangers contre lesquels nous n’avons pas de prise directe, comme une éruption solaire, les dangers issues de l’activité humaine, exigent plutôt la fin de la compétition entre les personnes, pour ne conserver que la compétition entre les projets de sociétés, pour lesquels l’urgence est précisément de se donner du temps et non plus de se mettre toujours plus de pression d’urgence pour faire les choses.Qui ne servent que les intérêts de la minorité propriétaire de l’outil de production et capitalisant la plus grande partie de la masse monétaire, leur donnant le pouvoir d’exploiter la vie d’autrui à leur profit et attisant la violence entre les citoyens de tous les peuples.

        Autrement dit, ne plus chercher à aller toujours plus vite dans le développement technique, mais apprendre à utiliser la technique le plus utilement et alors, la porte de l’exploration spatiale s’ouvrira en grand.

        Encore une fois, ce sont les défis que l’on se propose de relever qui est le moteur de l’innovation, pas la concurrence entre les personnes. La preuve en est qu’à l’intérieur d’une même entreprise, la concurrence entre les personnes est le pire des freins, c’est la concurrence sur les seuls projets qui est permis et qui, une foiss choisi, doit fédérer toutes les énergies.


      • jjwaDal jjwaDal 17 avril 21:02

        J’ai eu à peine le temps de semer mes lupins il était en ligne. Magique ...

        Surtout qu’Agoravox n’est pas l’endroit pour des discussions de haute volée sur la science. Petite vidéo pour « sirocco » qui semble croire que la première fois qu’on essaie de marcher, ça marche...

        Bah non... smiley


        • Zolko Zolko 18 avril 00:43

          Dans quelques années, un vaisseau de 40m de haut, se posera sur le sol lunaire.

          non. Ce Starship ne se posera jamais sur la Laune. Je doute même qu’il aille un jour en orbite. Pour être franc, je doute même que ce soit sérieux, c’est assez evidemment une farce (c’est quoi ces petits « canards » sur le nez ? Ca sert à quoi ? En cas d’entrée atmosphérique, ils brûleraient, et sur la Lune ça sert à rien).

           

          Et la bonne méthode n’est pas d’aller de la Terre à la Lune, mais d’aller d’abord en orbite basse avec des fusées classiques, puis d’utiliser un « orbiter » qui ne sait faire « voler » que dans le vide de l’espace. La physique pour s’arracher à la gravité et l’atmosphère terrestre est très différente de celle pour changer d’orbite en accélération faible et dans le vide. Il faut des engines différents


          • jjwaDal jjwaDal 18 avril 05:22

            @Zolko
            Un défi, éventuellement insoluble mais sûrement pas une farce.
            Les élevons sont là pour la phase terminale du vol, dans l’atmosphère. Vu la façon dont ils se rabattent je doute qu’ils soient exposés au nuage de plasma lors de la rentrée atmosphérique. Ceci dit, vu que le coefficient balistique du « Starship » est sensiblement inférieur à celui d’une navette et que le matériau utilisé, l’acier, a une température de fusion très supérieure à l’aluminium structural de la navette, une isolation minimale n’est pas exclue.
            La propulsion chimique est la seule pour le moment utilisable dans les vols habités. Mais le premier élément « PPE/HALO » de la passerelle que « Falcon Heavy » doit lancer en 2024, utilisera une propulsion électrique solaire de 50kW éjectant du xénon accéléré pour aller rejoindre l’orbite lunaire souhaitée.
            Je ne vois pas l’intérêt pour un vol habité de mettre des semaines voire des mois à rejoindre la Lune.


          • Zolko Zolko 20 avril 08:42

            @jjwaDal : je n’ai pas dit qu’il fallait utiliser des moteurs à plasma pour aller sur la Lune, j’ai juste dit que la problématique des moteurs (même chimiques) utilisés pour des accélérations de 10g et dans l’atmosphère avec allumage initial n’est pas la même que celle des moteurs (même chimiques) utilisés dans le vide et pour des accélérations faibles (<1g) et ré-allumables en apesenteur.
             
            Aller directement de la Terre à la Lune est une aberration, il vaut mieux utiliser la station spatiale internationale comme dock pour changemenent de véhicule.


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 20 avril 10:05

            @Zolko
             
             ’’Aller directement de la Terre à la Lune est une aberration,’’
             
             Est-ce que ça ne l’était pas il y a un demi siècle ?


          • Zolko Zolko 20 avril 13:53

            @Francis, agnotologue : il y a 1/2 siècle, il n’y avait pas d’étape intermédiaire possible. Aujourd’hui, si.


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 20 avril 14:17

            @Zolko
             
             je veux dire : si aller directement de la Terre à la Lune est une aberration, ça l’était également dans les années 60. Dans ce cas, vu qu’à l’époque on ne pouvait pas y aller autrement que direct, comment aurait-on pu réussir à y aller et en revenir ?
             
             Personnellement, je pense qu’une telle mission aurait été mission impossible, et suicidaire.
             


          • jjwaDal jjwaDal 20 avril 14:33

            @Zolko
            « Aller directement de la Terre à la Lune est une aberration, ». Si l’engin lancé à le carburant pour faire le voyage, le détour n’a aucune justification.
            S’il ne l’a pas et veut limiter sa taille en profitant du ravitaillement en vol, l’orbite basse est une bonne idée mais le transfert de carburant à échelle de centaines de tonnes à proximité d’une installation habitée ayant coûté 100 milliards de $, ne me semble pas idéal. En particulier les ports d’amarrage ne sont pas structurellement capables de supporter des engins qui feraient des centaines de tonnes.
            Starship ne l’a jamais envisagé et à ma connaissance aucune mission ne l’a fait ou n’a envisagé de le faire. De plus les années de vie restantes de l’ISS se comptent probablement sur les doigts des deux mains.
            Cela n’arrivera donc jamais.


          • Esprit Critique 18 avril 17:38

            Espérons qu’au final, pour la vie des participants, le lancement habité soit moins brouillon que cet article.


            • troletbuse troletbuse 18 avril 22:05

              De toute façon, l’homme n’est pas prêt de poser le pied sur la Lune. Encore des promesses.Et encore moins sur Mars. On a encore le temps de détruire la Terre avant.


              • Clocel Clocel 19 avril 09:28

                Pas très politically correct la photo :

                Surreprésentation du mâle blanc (pouah) et symbole phallique qui pourrait tourmenter des personnes étroites... d’esprit.


                • ETTORE ETTORE 19 avril 14:37

                  Bah ! A s’émerveiller sur une planète aride, comme Mars, un caillou poussiéreux comme la lune....

                  S’échiner à coup de milliards à chercher de l’eau, là ou on n’en voit pas .....

                  Et de l’autre....

                  Raser la forêt amazonienne, polluer les océans et l’atmosphère, détruire les espèces, que cette planète à porté depuis des millénaires, et en finalité, faire de l’homme un poison pour cette perle bleue, comme pour lui même....

                  Comment pourrait ton croire, que, la seule raison de l’exploration, soit celle qui justifie tant d’énergie, de gaspillage, d’argent, qu’on aurait pu employer à rendre moins fragile ce vaisseau qui nous porte à travers l’espace, et qui ne demande aucun comburant autre, que, celui de le laisser voyager, avec nous, dessus, tant que sa nature géologique et multi millionnaire en années le laisse se faire bronzer dans sa ronde autour du soleil ?

                  Envisager la vie sur Mars ? Sous dôme ? Avec la science comme seul espoir de survie ? Juste le faire, pour le faire, et prouver que nous avons toujours été attiré par l’espace ? Que nous en venons ? Que nous avons cette volonté profonde d’y retourner, y pondre notre avenir ?

                  Pour ma part, la voie lactée, me convient de là ou je la vois, claire, sans brouillage des lumières de la civilisation, la même qui détruit et qui veut rendre cette planète, soeur, de celle qui a fait son temps, où la vie et l’eau, régnait peut être, il fut un temps, lointain pour l’homme, rien pour le cycle de la nature !

                  Au lieu de voir ces conquêtes comme une avancée, nous devrions les extrapoler, comme future condition terrestre, si nous continuons par nos idioties, à la rendre stérile comme un bac à sable.

                  Parce que ce temps, qui peut sembler lointain, nous pourrions, le ressentir, le voir, le subir, dans notre pauvre temps compté, à nous humains !

                  Le rêve, peut aussi commencer ici ! La fin aussi !


                  • jjwaDal jjwaDal 19 avril 20:45

                    @ETTORE
                    Où sont nos priorités ? Clairement à court et moyen terme ici et nulle part ailleurs. Personne ne dit le contraire, y compris à la NASA, y compris le patron de SpaceX. Mais ce n’est pas parce qu’on veut ignorer l’essentiel du monde physique autour de nous qu’il n’existe pas, riches de promesses et de menaces. Les promesses, c’est par exemple de détecter de la vie passée ou présente sur quelques corps du système solaire, c’est aussi celle de détecter la vie sur des planètes extra solaires, de détecter des planètes habitables, d’autres civilisations. C’est aussi celle de pouvoir contrer dans l’espace un géocroiseur potentiellement exterminateur pour non seulement la biosphère (nous pouvons la détruire nous aussi) mais nous également.
                    Entre un désert biologique que nous partagerions avec les insectes, virus et bactéries et un désert sans nous aussi, je vois plus qu’une nuance.
                    Nous ne pourrons nous doter de ces moyens qu’en devenant une espèce multi planétaire.
                    Arrêter de nous contempler le nombril, réapprendre à aimer la vie dans sa diversité, donner des droits aux autres espèces vivantes et aux écosystèmes est impératif mais ne nous protégerait pas d’un impact destructeur et ne nous apprendrait rien de plus sur notre place dans l’univers.
                    Le budget spatial dans le monde est dérisoire face aux budgets militaires, à la pub, au tabac, à la drogue, à la prostitution, et même au tourisme longue distance.
                    Si nous ne sommes pas foutus de faire fondre toutes ces dépenses inutiles pour gérer nos vraies urgences, taper dans le budget spatial serait pour moi équivalent à se tirer une balle dans le pied.
                    Je comprend que le sens du mot « exploration » fasse peur, car sur Terre il a consisté à priver les autres espèces vivantes d’habitats et d’avenir, à la guerre, à l’esclavage.
                    Là, on parle d’aller visiter des cailloux, sans vie, désertiques depuis 4,5 milliards d’années.
                    Ne nous trompons pas de combat, car nous n’avons pas une énergie infinie pour la lutte. L’essentiel de l’énergie consommée dans le monde l’est par nos machines, pas par nous. L’essentiel des paysages défigurés par l’activité minière l’est pour nos machines. L’essentiel des paysages artificialisés l’est pour notre consommation imbécile de viande. Prendre l’activité spatiale de découverte des autres mondes pour la cible ne mène nulle part.
                    Nous avons mille fois plus à craindre du développement de l’IA que d’une colonie martienne.
                    Et blague à part j’ai passé cent fois plus de temps à sauver des vers de terre égarés sur un bout d’asphalte ou à regarder les insectes butineurs faire leur travail pour nous qu’à loucher sur des déserts lunaires ou martiens.


                  • ETTORE ETTORE 19 avril 22:23

                    jjwaDal

                    Pensez vous, que si nous découvrions un minerai, d’une valeur certaine, sur une planète de notre système solaire ou autre, ....Que nous aurions un comportement différent que celui que nous déployons frénétiquement sur notre terre ?

                    Imaginez que nous découvrions une forme de vie intelligente, comment pensez vous que nous nous positionnerons, vis à vis d’eux ?

                    Selon leur niveau ? Selon une forme de respect de la création de l’Universel ?

                    Selon la puissance  ? Pouvons nous respecter une nouvelle civilisation, en décimant chez nous, des espèces innocentes, vivantes, différentes, mais qui ont toute leur place, autant que nous, en CE monde ?

                    Ce que je retiens de notre comportement à travers notre histoire, ne prête aucunement à l’esprit de bienveillance !

                    Regardez, pour juger si la vie est existante sur nos mondes de proximités, nous envoyons des sondes, dont la première mission est de prélever de la matière, de l’analyser, puis de la brûler pour une comparaison chimique de vie (potentielle) avant et après traitement.

                    Loin de moi de blâmer l’avancée technologique, mais cela ressemble à une fuite vers l’extérieur de notre monde, un nouveau Far West, alors que notre planète se consume à petit feu, sous le même regard de ces scientifiques, qui scrutent avidement ailleurs !

                    Et même l’histoire passée de ces planètes, devrait nous servir de leçon, à ce que nous faisons à la nôtre. Nous mettrons certainement bientôt, les deux pieds sur un monde qui fut il y a jadis, couvert d’océans et peut être de vie florissante...

                    Est ce que cela va donner de la compassion à notre humanité, envers notre terre de

                    naissance ?

                    C’est la seule question que je me pose, parce que, faut être réaliste, mon âge ne me permettras pas de migrer, vers une deuxième terre !

                    Alors j’aimerai que celle ci, soit sanctuarisée !


                    • jjwaDal jjwaDal 20 avril 08:07

                      @ETTORE
                      Nous sommes bien plus primitifs que nous ne voulons l’admettre. Nos seuls garde-fous sont les structures sociales qui nous ont été données pour l’essentiel par des psychopathes, non les meilleurs d’entre nous mais souvent les pires. On continue à placer aux sommets des « chefs de meutes » qui sont amoraux, vindicatifs, formatés, imbus d’eux-mêmes. « Autorisez le travail des enfants et il ne faudra pas vous plaindre que les petits ne vont plus à l’école » dit Lordon. Autorisez le viol, le meurtre, la torture et vous l’aurez. On l’a déjà d’ailleurs mais faut pas dire...
                      Le féminin est notre avenir. Pas les femmes, qui deviennent des hommes comme les autres, mais le principe créateur, empathique, la diplomatie, la tendresse.
                      La vision d’O’Neill pourrait se réaliser et on sait déjà que des corps comme « Psyche » sont constitués de plus de 60% de métal (fer et nickel surtout mais pas que), bien plus que toutes les mines terrestres ne peuvent en fournir. Vampiriser un caillou désertique depuis 4,5 milliards d’années n’est pas un problème. Le problème est « que fait-on de ces ressources ? ». Si c’est pour s’étaler encore plus sur Terre au détriment de toutes les autres formes de vie, la seule chose qu’on sait faire, oui, c’est une fuite en avant.
                      « Pandora » (le film) ne se réalisera pas. Le jour où nous pourrons physiquement entrer en contact avec des néo indiens nous serons très différents.
                      Nous savons que notre trajectoire actuelle collective est celle d’une collision violente contre un mur. Avant ou plus probablement après, nos structures sociales changeront et nous changeront alors. Les enfants ont besoin qu’on leur fixe des limites qu’ils ne peuvent se donner eux-mêmes.
                      L’humanité en est à ce stade, celui de la petite enfance. Les adultes peuvent se donner des limites après délibération interne qui vont très au delà de ce que la Loi (externe) ou la Nature imposent. Nous en sommes loin encore...
                      Ma conviction est que des adultes nous surveillent sans pouvoir grandir à notre place.
                      Je suis inquiet pour nous, non parce que nous pourrions disparaître, mais parce que tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue le pourrait
                      par notre faute. Serait-ce un argument pour passer outre à la « première directive » ? Je l’ignore.
                      « Klaatu » est peut-être déjà ici. Cela expliquerait des programmes militaires à 1000 milliards de $ quand on est sanctuarisé par des milliers d’ogives nucléaires. Il est vrai qu’avoir un égo démesuré de psychopathe et se faire rouler dans la farine sans pouvoir rien faire doit énerver...
                      Je me suis un peu lâché, mais comme Alinea est occupée avec ses chevaux , j’ai bon ... smiley

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