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Quand les physiciens parlent d’un Dieu caché

Une idée erronée ou approximative suggère que la science et la religion sont deux domaines séparés et que de surcroît, la pratique des sciences devrait éloigner les scientifiques de Dieu, à l’instar d’une certaine philosophie moderniste qui elle aussi, se réclamant de la raison, pense que la rationalité éloigne des fausses conceptions infantiles véhiculées par les religions et permet à l’homme de trouver son vrai chemin en ce monde bien incertain. La réalité est en fait bien plus contrastée et subtile. Nombre de scientifiques sont pénétrés d’une fois religieuse et quelques-uns n’hésitent pas à suggérer quelques ponts entre leurs recherches scientifiques et la quête d’un Dieu qui se dévoilerait dans on ne sait quelle improbable particule ou théorie. Si les connivences entre les scientifiques et « le problème Dieu » sont admises, elles ne sont connues qu’imparfaitement et c’est le grand mérite de l’ouvrage écrit par Jacques Arnould que de nous faire voyager dans cette étrange histoire des « noces ambiguës » entre Dieu et les physiciens. Car malgré le sous-titre de l’ouvrage : « Quand les scientifiques parlent de Dieu », il est question essentiellement des physiciens, notamment ceux du 20ème siècle. L’historien des sciences qu’est Arnould n’ignore pas que de rares biologistes ont évoqué Dieu mais ce sont les physiciens qui en parlent le plus, pour des raisons assez évidentes, qui sont le plus souvent esthétiques avec les mathématiques de la nature interprétées comme un signe du divin.

Le récit des liens entre les scientifiques et le religieux est un terrain parsemé de chausse-trappes. En théologien averti, Arnould a su éviter les pièges inhérents à ce thème faussement frivole dont l’exposition impose une connaissance non seulement des travaux scientifiques mais aussi des questions religieuses et plus précisément de la théologie. Le lien ambigu entre les savants et Dieu n’a pu se dessiner qu’à partir du moment où la science s’est affranchie, avec sa comparse la philosophie, des dogmes et de ce que l’on doit désigner comme théologie révélée, fondée sur les Ecritures. Cette époque est datée, elle court sur deux siècles, les 17ème et 18ème, avec l’avènement des théologiens séculiers. Descartes, Leibniz, Spinoza, Newton et d’autres figurent dans cette catégorie. L’émancipation de la Raison et l’avènement de la science n’ont pas « mis à mort » le Dieu de l’univers mais scindé la théologie (avec la religion) en deux branches, l’ancienne étant la théologie révélée, la nouvelle étant la théologie séculière dont une branche est une théologie naturelle, basée sur un sentiment esthétique de l’ordre dans la nature, grâce notamment à la gravitation universelle de Newton. C’est l’époque du Grand architecte vénéré notamment dans les loges maçonniques.

Entre le 18ème siècle et l’époque dont nous héritons se déroula l’éclipse de Dieu selon les termes employés par Arnould. Non pas que la religion ait disparu mais que les physiciens, enivrés de science positive mécaniste et réductionniste, se sont éloignés du divin mais aussi d’une interrogation sur le Tout de l’univers. Dans le courant du long 20ème siècle, la compréhension du Tout est à nouveau à l’ordre du jour et par voie de conséquence, lorsque l’universel se pointe, Dieu n’est jamais loin même s’il se cache. C’est la leçon que l’on peut tirer de ce livre racontant cette partie de cache-cache avec Dieu jouée par les physiciens et notamment les cosmologistes avec trois figures qui se détachent, celles d’Einstein, de Lemaître et d’Eddington. Cette étude s’avère aussi passionnante qu’un roman, elle regorge de détails, anecdotes et phrases prononcées ou écrites par ces physiciens qui, non content de trouver des modèles d’univers, se penchent sur des questions métaphysiques, sur le pourquoi des choses et sur le fait qu’elles soient devenues ce qu’elles sont. Hasard ou intention dans l’univers ? Telle est l’une des grandes questions du 20ème siècle avec la possibilité d’un Dieu de la Nature qui se distingue du Dieu de la Révélation. Si l’on suit les développements du lien tissé entre Dieu et les physiciens, on voit se dessiner quelques indices pour une seconde théologie naturelle, post-moderne évidemment, mais ce ne sont quelques indices car comme l’indique Arnould dans sa conclusion, ces physiciens n’ont pas cherché vraiment à construire une cosmo-théologie mais se sont plus à jouer avec ce divin qui continue à se cacher. Ne voyons pas une quelconque condescendance de l’auteur qui fait preuve d’une bienveillance à l’égard de physiciens dont il parle comme s’ils étaient ses amis. Qui sont des théologiens tout aussi amateurs que déguisés ajouterai-je.


N’attendez pas une réflexion poussée sur la physique ou sur Dieu. Ce livre parle de l’homme et plus précisément de ces physiciens tiraillés entre trois pôles, celui de la Nature et de la cosmologie, celui des Ecritures et celui de l’expérience vécue. Le cosmos mathématique suscite un émerveillement esthétique laissant accroire à la trace d’un Créateur (ou d’une Création) tout en nourrissant un embryon de théologie naturelle qui évidemment ira parfois se confronter avec la théologie révélée enseignée par les institutions religieuses, le Vatican en l’occurrence pour la religion à laquelle participe Lemaître. Ensuite, il y a le sentiment du divin, éprouvé différemment par un Einstein qui cherche la foi dans le cosmos alors que Eddington, en quaker averti, sait pertinemment que la foi est nourrie par l’expérience intérieure. Comme le précise Arnould, l’astronome Eddington, piétiste convaincu, s’en remet à la part mystique de l’âme plutôt qu’à l’œuvre de la raison. Sa foi le conduit à combattre les tendances matérialistes dans la science mais aussi à prendre position sur l’idée du big-bang qu’il trouve répugnante. En fait, Eddington se pose en juge arbitre signalant les « hors-jeu ontologiques et théologiques ». Il sépare bien la foi mystique liée à la transcendance de la foi naturaliste liée à l’expérience immanente du physicien.

Toute autre est la position de Lemaître qui en cette année 1927 décisive (congrès de Solvay sur la mécanique quantique mais aussi parution d’Etre et Temps de Heidegger) émit l’hypothèse de l’atome primitif. Une idée induite par la flèche du temps et la pensée d’un univers qui à l’origine, se serait trouvé concentré avant de se disperser conformément au second principe. Les oreilles du Vatican n’ont pas été sourdes à cette hypothèse si bien que Pie XII s’empara un peu trop vite de cet atome primitif pour en faire une sorte de preuve attestant du fiat lux. Ce qui eut l’heur de déplaire fortement à un Lemaître conseillant aux autorités pontificales de ne pas s’immiscer dans les affaires cosmologiques. Comme Eddington mais en empruntant un chemin différent, Lemaître s’est employé à éviter les confusions entre deux options théologiques, naturelle ou révélée, en précisant que les connaissances de l’univers ne sont d’aucun secours pour le salut humain et la rédemption. Si cela avait été le cas, Moïse et Saint-Paul auraient révélé la relativité affirma Lemaître avec cette docte boutade.

Le cas de Einstein est lui aussi très singulier. Avec une foi naturaliste inspirée de Spinoza qui bien évidemment, n’est pas en odeur de sainteté avec l’origine religieuse d’Einstein qui, déçu de ne pas avoir trouvé Dieu dans le cosmos mais surtout affligé par les événements du monde dans les années 40 avec le tragique sort de sa communauté, chercha son salut non pas dans le cosmos ou la Torah mais dans le sionisme, s’imaginant en saint juif après avoir décliné la présidence de l’Etat d’Israël. En fait, le Dieu que cherchait Einstein n’a rien de commun avec le Dieu raconté dans les Ecritures mais se rapproche du Dieu impersonnel panthéiste qui est censé gouverner la métaphysique de Spinoza avec l’harmonie de tout ce qui existe et notamment celle qui réunit l’âme et le corps. De la métaphysique il est aussi question dans ce portrait des physiciens. Avec une leçon à retenir. Arnould insiste sur les égarements visant à inventer un Dieu bouche-trou pour combler les déficits gnoséologiques de la physique. Le danger n’est pas tant pour une science qui sait s’y prendre pour se défendre contre la religion que pour une théologie qui tenterait de placer son Dieu au gré des contingences épistémologiques. Ce que l’opinion ignore, c’est que c’est la science (ou son principe) qui contamine la théologie, bien plus que l’inverse.

On retiendra trois couples, Eddington et le mysticisme, Lemaître et le concordisme, Einstein et le naturalisme. Trois manières de disposer la cosmologie et un domaine religieux comprenant la foi ainsi que la théologie. Par trois physiciens qui ont été sous l’influence de l’ancienne physique de Newton et de la nouvelle physique du 20ème siècle.

Et la mécanique quantique dans tout ça ? Elle intervient dans le chapitre 8 qui évoque le dialogue de sourds entre Bohr et un Einstein dont on connaît la célèbre formule, Dieu de joue pas aux dés ! Que dire de plus sinon que Einstein ne n’est jamais remis des quanta, se positionnant comme un farouche conservateur, nostalgique du déterminisme classique. Une nouvelle histoire a commencé après le décisif tournant des années 1960. La physique s’est mise en quête d’une théorie du Tout. Une physique qui a pris note du schisme entre théologies naturelle et révélée et qui s’est parfois orientée vers d’autres cieux, ceux des philosophies orientales, avec l’appui de la physique des particules dans le sillon du bootstrap de Chew et des recherches de Fritjof Capra sur le « Tao de la physique ». Dans les années 1970 apparaît aussi le principe anthropique qui suscita maintes controverses suite aux hypothèses de Carter selon lequel l’univers est réglé de telle manière qu’il permette l’apparition de la vie et de l’homme. On voit bien qu’il s’agit d’une transposition du Dieu personnel de la révélation qui soucieux de l’homme et le créant au Dieu cosmique qui crée les conditions pour que l’homme apparaisse. Bien que subtilement amenée, cette hypothèse ne paraît pas tangible mais l’étonnement des physiciens face au cosmos est tout à fait légitime. C’est le même étonnement « métaphysique » dont faisait état Aristote. Métaphysique parce que cette spécialité est dédiée au pourquoi des choses et non au comment qui concerne la science positive.

Finalement, une question reste sans réponse. Faut-il penser que le dialogue entre science et théologie est un dialogue de sourds, voire impensable ou impossible, ou bien existe-t-il d’autres pistes non explorées mais appréhendées ? C’est ce que laisse entendre l’auteur dans le chapitre 11 avec un passage obligé, celui du fameux colloque de Cordoue en 1979, deux ans avant le colloque de Cerisy sur l’auto-organisation. Je donne cette précision car ces deux rencontres n’avaient pas le même enjeu mais partageaient un souci de comprendre les choses en adoptant une démarche transversale. C’était le signe d’une époque marquée par la curiosité et les échanges interdisciplinaires dans un but de connaître le monde. Je ne suis pas certain que cet esprit soit encore très présent actuellement.

Dans ce dernier chapitre, Arnould prend une position éclairée et ouverte, en osant évoquer une mal-mesure des théologies monothéistes venant des scientifiques tout en citant les « bonnes paroles » d’un Carl Sagan critiquant l’étroitesse des conceptions dogmatiques avec un Dieu bien trop étriqué pour être à la dimension des enjeux cosmologiques universels. L’univers est bien plus grand et plus élégant que ne l’affirmaient nos prophètes. La position finale d’Arnould peut faire débat mais je la partage, notamment lorsqu’il propose une leçon de Proclus revisitée par Hillman sur l’unicité de l’univers et donc de la description qui doit en découler, qu’elle soit restreinte au Nomos ou alors élargie à la métaphysique, la théologie et le mystère. Il faut aussi mettre en garde le syncrétisme des religions qui s’adressent aux personnes. En ce cas, elles ne sont pas équivalentes et proposent chacune un sens de l’existence, que l’on soit chrétien, kabbaliste juif, mystique soufi, bouddhiste, hindouiste ou taoïste. Unicité pour le Dieu du cosmos, diversité pour le Dieu des hommes. Telle est la leçon de sagesse qui clôt ce passionnant livre.

Pour clore cette recension, un avis personnel. Si une métaphysique, voire une théologie émerge des sciences physiques, elle sera « Une » mais présentera certainement quelques « connivences ontologiques » avec toutes les théologies « révélées » à l’homme, les métaphysiques d’Orient ainsi que les spiritualités antiques comme celles de Platon, Plotin ou Proclus.

Paru chez Albin Michel, Jacques Arnould, Sous le voile du cosmos (2015)


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81 réactions à cet article    


  • Aldous Aldous 1er avril 2015 09:09

    L’hellénisme chrétien de l’antiquité tardive avait déjà la même approche conciliant Dieu avec la science. Aristote et Platon étaient vu comme des précurseurs des pères de l’Eglise et Constantin dédiait sa cathédrale sainte sophie non pas à une sainte prénommée Sophie mais à la sophia de Dieu, la sagesse divine.

    Le scientisme moderne post-maçonnique réduit Dieu à un grand architecte. C’est bien commode : l’architecte ne vient jamais enquiquiner le propriétaire sur l’usage qu’il fait de sa création. Cette évolution a été assez paradoxalement préparée par le catholicisme qui a introduit à la fin du 1er millénaire un souverain pontife comme « tampon » entre la volonté de Dieu et celle des Hommes, (comprendre les rois). Tampon qui a permit aux politiques de continuer de violer les règles morales chrétiennes en toute tranquilité, puisqu’absoud par le pape. Un morale à deux vitesses, dure avec les modestes et bienveillante avec les puissants, qui a fini par déchristianiser l’Europe occidentale. 

    Dans le christianisme orthodoxe, où ce rôle du pape n’a jamais été accepté, cette dichotomie entre dieu et la sagesse (c’est à dire la morale dans la politique et pas uniquement la morale des moeurs) n’a jamais eu lieu. C’est pourquoi un Vladimir Poutine peut se retirer dans le monastère de Varlaam sans que cela ne surprenne les Russes, et qu’il en tire manifestement une réflexion sur la façon de gérer les crises actuelles qui a limité l’embrasement du conflit.

    • La mouche du coche La mouche du coche 1er avril 2015 15:12

      Attention, ce commentaire nécessite de RÉFLÉCHIR. je vais vous faire du mal mais la doctrine de l’évolution est une vaste supercherie. 

      .

      Les principales critiques des opposants à l’évolutionnisme me semblent recevables et toutes dirimantes (elles étaient d’ailleurs déjà formulées en son temps par Darwin lui-même et les évolutionnistes feraient bien de commencer par lire son livre ) :

      .

      • - Absence dans la nature de fossiles “intermédiaires” bizarres, imparfaits, avec des moignons, des bouts d’ailes, des écailles à la place de plumes, etc. que réclame obligatoirement cette théorie alors qu’on a plus de 150 ans de recherches archéologiques derrière nous.

        .

      • - Présence très ancienne par contre de fossiles très sophistiqués comme les araignées, oiseaux, etc. qui détruit l’idée d’une évolution allant dans le sens d’une complexification croissante de la cellule vers le mammifère.

      .

      Je devrais m’arrêter là, cela suffirait, mais il y a encore :

      • - Théorie darwinienne du HASARD, mot qui n’explique rien alors qu’une théorie scientifique digne de ce nom a pour mission de SIMPLIFIER et PRÉDIRE, ce que la théorie évolutionniste ne fait pas. Avec Newton, on peut prédire la trajectoire d’une pomme, que peut-on prédire avec Darwin ? En réalité le mot HASARD n’est qu’un mot-valise pour dire “je ne sais pas”. On pourrait le remplacer aussi bien par CARAMBAR ou DIEU. Cela expliquerait tout autant, c’est-à-dire rien du tout. Tout ceci n’est pas scientifique.

      .

      Devant de telles difficultés, les évolutionnistes devraient s’arrêter et chercher une autre théorie plus précise, plus scientifique et plus sérieuse, mais ils ne le font pas, et ceci nous alerte qu’ils ne sont plus des scientifiques mais de nouveaux clercs d’une religion absconse, comprise uniquement par eux comme sous l’ancienne Égypte. De ces religions bidons, l’histoire en est gorgée et l’évolutionnisme n’est juste que la dernière. Elle disparaitra comme les autres. 

      .

       smiley

      Pour aller plus loin, vous pouvez suivre le fil de commentaires ici ; http://www.agoravox.tv/culture-loisirs/culture/article/darwin-les-origines-de-l-homme-et-40181 et là : http://www.agoravox.tv/culture-loisirs/culture/article/une-video-plus-facile-sur-l-40194


    • JC_Lavau JC_Lavau 1er avril 2015 19:01

      La couche du moche : il suivait son idée. C’était une idée fixe, et il était surpris de ne pas avancer.

      Il s’imagine qu’à force de répéter son ignorance, il va nous convertir à l’ignorance.

      Si quelqu’un voit le moyen pour le réhabiliter et l’empêcher de mourir idiot, qu’il ait la charité de nous l’exposer ! Pour moi, La couche du moche est un cas désespéré.


    • La mouche du coche La mouche du coche 1er avril 2015 20:30

      @JC_Lavau

      Au lieu de vous croire intelligent, essayez plutôt de contredire mes arguments. Bonne chance smiley


    • JC_Lavau JC_Lavau 1er avril 2015 23:56

      @La mouche du coche.

      Lève-toi un peu plus tôt, et étudie la biologie, au lieu de prétendre qu’elle n’existe pas.


    • kalachnikov lermontov 2 avril 2015 00:27

      @La mouche du coche

      Les formes intermédiaires existent. In utero. Par exemple, le foetus humain a une queue à tel moment de son développement et la perd ultérieurement. Imaginons que pour des raisons qui le regardent, le hasard décide de conserver celle-ci. Tu ne retrouverais en ce cas aucun fossile intermédiaire.


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 01:02

      @lermontov

      Le foetus de dauphin commence par avoir les quatre moignons de pattes. Mais il ne subsiste rien de ce début de pattes arrière sur le dauphin adulte.


    • kalachnikov lermontov 2 avril 2015 01:15

      @ JC_Lavau

      Quelle explication donnez-vous à cela ? ’La nature ne fait rien en vain’ [Darwin]


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 01:29

      @lermontov.

      Ce slogan est idiot. D’où vient-il ?


    • Claudec Claudec 2 avril 2015 08:11

      @La mouche du coche


      Tout à fait d’accord.avec vous, quoi qu’en pense l’immense majorité de ceux qui, dénués de la moindre imagination autant que du sens de l’observation, ne peuvent que s’en remettre aux idées reçues.
      L’homme est une poussière d’étoile, comme les autres espèces peuplant, non seulement notre planète mais l’univers. Sa vanité l’a conduit, à s’inventer des dieux, et ses angoisses à en entretenir les cultes aussi primitifs que contradictoires, en ayant oublié en cours de route sa propre condition.

      Pour approfondir cette réaction  : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 11:03

      @La mouche du coche. Je suggère à l’outrecuidant prophète créationniste d’apprendre les bases de la sédimentologie, de la stratigraphie, de la pédogenèse, et de la tectonique. Que pour la première fois de sa vie il comprenne pourquoi non seulement la fossilisation est un phénomène rare, voire biologiquement et géologiquement scandaleux, et pourquoi il est encore plus rare que ce qui a pu être fossilisé, puis qui aurait échappé au recyclage par subduction ou métamorphisme, devienne accessible à la surface.

      Par exemple durant 70 millions d’années, depuis le Crétacé supérieur, les ancêtres du coelacanthe ne nous avaient laissé aucun fossile que nous ayons découvert. Ah oui bien sûr, c’est le dieu des trous qui s’est occupé personnellement de recréer la lignée coelacanthe à l’Holocène, peu avant que miss Latimer soit mise au courant de ce que les pêcheurs ramenaient dans leurs filets...

      Aux ratites et à quelques anatidés marins près, pratiquement aucune lignée aviaire actuelle n’a laissé de fossiles permettant d’en reconstituer l’histoire par les méthodes habituelles de la paléontologie. Bah oui : la plupart vivaient en milieu forestier, et leurs cadavres n’avaient aucune chance d’échapper au recyclage biologique complet. Pratiquement toutes les biocénoses réussissent à recycler le maximum de toutes les matières organiques, plus les phytolites siliceuses, plus les phosphates osseux, etc. N’échappaient à ce recyclage que des test calcaires dans certains fonds marins, et dans certains cas des squelettes de diatomées.

      Même les gisements houillers n’existent que par des conjonctions fortuites : failles actives et subsidence anoxique de mangroves lagunaires + recouvrement par des cendres volcaniques ou des épisodes rhexistasiques + absence de champignons (non encore inventés) sachant recycler ces couches de matériaux sédimentaires organiques dans un milieu fortement acide et réducteur.


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 13:58

      @JC_Lavau.
      Phytolithes.

      Que celui qui n’a jamais commis de faute d’orthographe me jette la première pierre.


    • Gollum Gollum 2 avril 2015 14:03

      @JC_Lavau

      Ce qui veut dire d’ailleurs que ce que l’on a découvert n’est qu’une infime partie de ce qui a existé réellement…

      Pour la mouche signalons aussi les dinosaures à plumes bien avant l’émergence des oiseaux… smiley

    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 14:12

      @Gollum : « ce que l’on a découvert n’est qu’une infime partie de ce qui a existé réellement ». Voilà !


    • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 14:16

      @JC_Lavau : champignons non encore inventés au Carbonifère. Ils existent depuis.
      Cette précision était oubliée dans mon texte d’hier.


    • kalachnikov lermontov 2 avril 2015 16:14

      @ JC_Lavau

      Ce slogan est de cet idiot d’Aristote ; mais vous retrouvez cette idée dans tout Darwin (je suis allé vite en besogne).

      Ex : « Grâce à cette lutte, les variations, quelques faibles qu’elles soient et de quelque cause qu’elles proviennent, tendent à préserver les individus d’une espèce et se transmettent ordinairement à leur descendance, pourvu qu’elles soient utiles à ces individus dans leurs rapports infiniment complexes avec les autres êtres organisés et avec la nature extérieure. [...] J’ai donné à ce principe, en vertu duquel une variation si insignifiante qu’elle soit se conserve
      et se perpétue, si elle est utile, le nom de sélection naturelle,
      [...] » (in Origine des espèces, III, La lutte pour l’existence).

      Donc, les pattes du dauphin foetus ?


    • Gollum Gollum 2 avril 2015 16:20

      @lermontov

      Donc, les pattes du dauphin foetus ?

      Ben justement le dauphin adulte ne les a plus les pattes en question.. Cela répond-il à la question ? Something else ? smiley

    • kalachnikov lermontov 2 avril 2015 16:35

      @ Gollum

      Ca ne répond pas à la question.


    • agauchtoute agauchtoute 3 avril 2015 18:40

      @La mouche du coche

      si les physiciens se mettent a penser comme les pretres imans rabbins rien ne va plus !

      les dieux vivent cachés ??? bien sur ils n’existent pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!

      c’est l’avantage qu’ils ont  : certains parlent de « dogmes »

      quelle naiveté !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • JC_Lavau JC_Lavau 4 avril 2015 02:49

      @agauchtoute. « si les physiciens se mettent a penser comme les pretres, imans ou rabbins, rien ne va plus ! » Aussi il y a des domaines où ça ne va pas du tout.

      La maturité scientifique, ça ne tombe pas tout cuit dans s’bec.
      Il y faut plein de désillusions, de corrections des erreurs précédentes  ; il s’en faut de loin que toutes les branches scientifiques, ou à prétentions scientifiques, soient de maturités équivalentes. C’est probablement la biologie qui a conquis le plus tôt sa maturité scientifique, quand Thomas Huxley a sû reconnaître avec humour que son « Bathybius, je l’aimais bien, je l’ai même porté sur les fonts baptismaux », mais ne tiendrait pas les promesses qu’on attendait de lui : ce n’était pas un protoplasme primitif, mais du précipité de sulfate de chaux.
      La tectonique et la géophysique ont conquis leur maturité scientifique dans les années septante, quand les géologues ont eu à jeter dans les poubelles de l’Histoire, leur dogme protéiforme de géosynclinal à toutes les sauces.
      Je pourrais multiplier et diversifier les exemples. Plusieurs hérissent les fanatiques crédules qui plombent Agoravox, et qui ne tolèrent pas qu’on ébranle leurs mythes préférés.




    • Gollum Gollum 1er avril 2015 10:38

      Texte intéressant. Qui montre qu’un vrai scientifique a souvent des aptitudes métaphysiques et philosophiques contrairement aux guignolos « scientistes » ici sur Avox qui viennent souvent pourrir les commentaires..


      L’historien des sciences qu’est Arnould n’ignore pas que de rares biologistes ont évoqué Dieu mais ce sont les physiciens qui en parlent le plus, pour des raisons assez évidentes, qui sont le plus souvent esthétiques avec les mathématiques de la nature interprétées comme un signe du divin.

      Ben oui. Déjà les Nombres étaient l’expression même de Dieu chez les Pythagoriciens, avec la Géométrie chez Platon.. Idem chez Plotin. On en retrouve des traces dans la tradition juive avec des nombres qui sillonnent les textes, souvent des nombres triangulaires, que ce soit le 666 de Salomon que Jean reprend dans son Apocalypse.. ou les 153 poissons de la pêche miraculeuse de Jean. La Kabbale elle, marie le Verbe et le Nombre par la Guématrie.

      Sur la recherche du Tout par les physiciens. Je pense qu’il s’agit d’une utopie. Le physicien est coincé par la rigueur même de sa pensée et des ses démonstrations éventuelles. Or si l’Univers comporte éventuellement des aspects psychiques, spirituels, amoureux, poétiques, artistiques, symboliques, etc… il est bien évident que ces aspects là pourront difficilement se retrouver dans une seule équation de physique aussi subtile soit-elle…

      Aussi : Comme le précise Arnould, l’astronome Eddington, piétiste convaincu, s’en remet à la part mystique de l’âme plutôt qu’à l’œuvre de la raison.

      Et il a bien raison car tout ce que je viens d’évoquer ne peut être saisi par la raison mais bien par une intuition intellectuelle « globale » qui appréhende le Tout par en haut et non pas par la raison qui est d’en bas. Ceci dit, il faut utiliser au maximum la raison pour en faire un tremplin afin d’accéder à l’Un. C’est du reste ce qu’ont toujours proposé les gnoses de toutes les époques. La Guématrie kabbalistique notamment par la profusion des rapports entre nombres et lettres provoque un état de conscience propre à accéder à cette Unité.

      Vous évoquez le colloque de Cordoue et de Cerizy. Je serai assez d’accord avec vous sur le fait que les choses semblent sommeiller en ce moment.. smiley

      Quant à moi la meilleure solution me semble du côté d’Abellio, qui a su désocculter les anciennes gnoses antiques dans un langage moderne en mettant en valeur une structure universelle à l’œuvre dans le monde phénoménal.

      La différence essentielle quand même entre gnose et sciences c’est que la première est éminemment qualitative alors que les secondes sont quantitatives. Que pour la première étudier les textes ne suffit pas, il y a un saut qualitatif à faire. Alors que pour les secondes, tout se trouve dans les livres. Le seul obstacle étant le niveau intellectuel du prétendant..

      Bref, nous sommes dans deux mondes qui ne communiquent guère. 


      Vous verrez ici sur ce lien un chapitre du physicien Basarab NICOLESCU : Raymond Abellio et la conversion de la science.

      En conclusion Nicolescu se demande : conversion de la science ou du scientifique ?

      Bien évidemment il s’agit du scientifique. La science restera toujours la science de par sa nature même et qui ne peut changer

      Quand je lis vos textes j’ai l’impression que vous êtes toujours dans cette utopie, et cette confusion, de vouloir réformer quelque chose qui n’est pas réformable.

      Le but de la science est d’expliquer le monde extérieur. Pour la Gnose il n’y a plus de monde extérieur et c’est l’Homme qui doit muter et accéder à une surhumanité, dont Nietzsche avait envisagé la venue.. D’ailleurs Nietzsche avait bien compris que dans cette tâche le savant était à la ramasse

      Être un savant suppose une immense érudition dont l’unification peut laisser à désirer. C’est le propre des phénomènes extérieurs de toujours aller vers une pluralité et une diversité qui éloignent de l’Un. Idem pour les techniques, fruits des sciences, éminemment plurielles et efficaces, et donc diaboliques par essence et catastrophiques et destructrices sur le long terme. Alors qu’une Gnose traditionnelle recherche toujours l’Un, parce qu’elle a postulé l’Un dès le départ.. 

      Alors que le scientifique, notamment le physicien, a la nostalgie de l’Un parce que cette pluralité appelle une unification, unification qui n’arrive jamais… 

      L’abondance des particules sub-atomiques notamment est une image assez parlante de cette pluralité, quasi babélienne, et fourvoyante.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er avril 2015 14:05

        @Gollum

        Cher Gollum, utopie certes, mais je compte bien là réaliser avec d’autres. La science conduit vers l’universel, il faut juste trouver la voie et aller jusqu’au terme de l’énigme du monde pour rejoindre le mystère de l’universel

        Cela ne passe pas par une réforme mais une refondation de la science avec les ordres manifestes et cachés.


      • Pyrathome Pyrathome 1er avril 2015 14:48
        Quand les physiciens parlent d’un Dieu caché

        .

        Caché au fond de chacun d’entre-nous ainsi que dans tout ce qui vit dans l’univers et en Navarre..... smiley


        • Emile Mourey Emile Mourey 1er avril 2015 15:16

          @ l’auteur


          Intéressant. En ce qui me concerne, le titre m’interpelle puisque j’ai publié deux ouvrages intitulés, l’un « Dieu rayonnant », l’autre « Dieu caché », portant notamment sur une interprétation « humaine » de l’ancien testament, ainsi que sur les chapiteaux romans, avec une conclusion non formulée mais en filigrane sur « Ce qui nous dépasse ».

          En revanche, les évangiles, si on faisait un effort pour mieux les comprendre, pourraient être la première tentative, évidemment bien maladroite, d’une réflexion théologique sur l’esprit et la force vitale (Je suis la vie !... L’esprit est comme le vent...).

          • JC_Lavau JC_Lavau 1er avril 2015 18:47

            Quand j’étais minot, les « bons » livres autorisés expliquaient qu’être passés au cours de l’Histoire de plusieurs dieux à un seul dieu, c’était un vachedé progrès. Mais ils défaillaient à expliquer que passer d’un seul dieu à zéro dieu, c’était un progrès au moins aussi appréciable. Ils étaient infoutus à penser l’animisme, et à sortir de l’animisme.

            Le premier auteur à nous expliquer en détail l’animisme et son emprise tenace sur nos traditions mentales fut Jacques Monod, dans « Le hasard et la nécessité ».

            Aussi longtemps qu’on traite de comprendre, prévoir, modéliser, traquer ou éviter d’autres animaux, la projection animiste fait bien l’affaire. Echec cuisant pour comprendre les orages, la météo, les montagnes, la mer, le Soleil... Tout le reste, en somme.

            Au long de l’évolution technologique du Néolithique, et de la révolution démographique et politique qui s’ensuivait, les nouveaux princes, le clergé et les artisans ont rusé : ils ont appris ce qu’il fallait d’astronomie, de météo, d’hydraulique, de chimie des métaux et des céramiques... Mais les princes avaient besoin des clergés pour faire la guerre, et maintenir leurs peuples sous domestication. Ainsi l’animisme a persisté jusqu’à nos jours, pour les besoins des politiques, et par la pesanteur interne des clergés, préoccupés de maintenir leurs privilèges.

            Quelques innovations mineures : à présent c’est à vous faire croire à une déesse Gaïa et à ses colères, à un « Réchauffement Climatique Anthropique » miraculeusement médié par le méchant dioxyde de carbone, à une « acidification des océans » non moins miraculeusement médiée par le même méchant dioxyde de carbone que sont occupés les nouveaux clergés aux ordres des oligarques. Moyennant de scandaleux privilèges dans la carrière académique et pseudo-scientifique, des membres du dit clergé, achetés et payés pour mentir aux peuples.

            Comme tous ceux qui l’ont précédé, ce clergé ment comme un congrès d’arracheurs de dents, ou de psychanalystes freudiens (ou lacaniens). Comme tous les autres, il échoue dans toutes ses prophéties, invariablement démenties par les faits.

            Il y aurait largement de quoi s’interroger sur la structure des délires animistes, et les délires collectifs dans la pensée de meute (group-think) de ces clergés qui persistent à vous vendre des dieux.

            Naturellement ni Dugué ni les auteurs qu’il vous vante, ne font ce travail d’analyse et de critique : Comme les Bogues damnées, lui aussi veut tirer ses revenus de ce genre d’escroquerie...


            • kalachnikov lermontov 2 avril 2015 00:17

              @JC_Lavau

              Donc, si j’entends bien, l’invention de l’agriculture a mécaniquement généré un accroissement de la population et un changement d’organisation de la société ?

              Merci d’expliciter.


            • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 00:55

              @lermontov.
              « Mécaniquement » n’est pas l’adverbe approprié.
              En revanche la causalité fut bien comme vous l’avez dit ; c’est un fait très bien établi.
              D’une économie paléolithique à des économies agricoles, la population qu’un territoire pouvait nourrir a été multipliée par cent au moins.
              D’où des problèmes politiques entièrement nouveaux. Sans parler des nouveaux problèmes sanitaires, quand des bactéries ou des virus ont franchi la barrière génétique depuis les animaux domestiqués vers les humains.

              Les premiers empires dont on ait des traces archéologiques, avec des villes notables, furent des empires hydrauliques. Sur l’Indus, une civilisation agricole hydraulique avait totalement disparu des mémoires. Celles du Tigre et de l’Euphrate ont laissé des traces mieux connues. Celle d’Egypte est de loin la plus connue. Celle de Cnossos (Crète) n’a pas résisté au tsunami levé par l’éruption du Santorin. Il y en a eu aussi sur la plaine alluviale du Danube. On ne retrouvera sans doute jamais les traces archéologiques recouvertes par la Mer Noire, quand le Bosphore a cédé et s’est ouvert.

              La guerre aussi est essentiellement une invention néolithique.


            • kalachnikov lermontov 2 avril 2015 01:20

              @ JC_Lavau

              Je pense à autre chose : le passage du matriarcat au patriarcat a entraîné la sédentarité et donc la nécessité de survivre à demeure donc l’agriculture, etc.


            • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 01:31

              @lermontov.

              Cela me semble aussi faux que possible.


            • kalachnikov lermontov 2 avril 2015 16:09

              @ JC_Lavau

              Vous pourriez argumenter. Et m’exposer votre affaire concrètement.


            • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 2015 19:41

              @lermontov.

              Aux enfers grecs, remplir un tonneau percé était le supplice des filles de Danaé.
              Je ne suis pas volontaire pour consacrer des années à remplir bénévolement un panier percé. Ou tu t’instruis, ou pas. Mais comme une personne autonome.


            • kalachnikov lermontov 2 avril 2015 22:53

              @ JC_Lavau

              ’D’une économie paléolithique à des économies agricoles, la population qu’un territoire pouvait nourrir a été multipliée par cent au moins. : cause du passage de telle économie à telle autre ? Le reste, c’est ce que l’on appelle une conséquence. Et à moins que vous ne me sortiez cette causa prima, votre affaire n’est qu’un roman dont la seule vertu est d’être logique, sanctifiée par l’autorité Science, tenue pour vraie par le vulgaire.

              Comme je vous l’ai dit, je tiens le passage du matriarcat au patriarcat comme cause de la sédentarité. J’aurai plaisir à voir votre culture - et non votre instruction - à l’oeuvre pour démolir ce point.

              Vous n’avez rien dit plus haut concernant les 4 papattes du foetus dauphin.


            • JC_Lavau JC_Lavau 3 avril 2015 01:31

              @lermontov.

              Et tu vas me payer combien pour te tapiriser sur toute l’archéologie, toute la biologie, toute la géologie, toute l’économie paléolithique puis néolithique ?

              Et même si tu me payais, je m’en fous de ton fric, je n’ai plus de temps à consacrer aux cas désespérés.


            • kalachnikov lermontov 3 avril 2015 10:30

              @ JC_Lavau

              Vous agitez l’eau pour la troubler et faire croire à la profondeur ; mais il n’y a rien derrière, visiblement.

              Hormis les quelques fois où vous jargonnez pour faire croire que, ce ne sont de votre part que jugements moraux. Ce n’est pas très scientifique. On vous demande des faits, pas des opinions de café de commerce.

              Vous devez avoir une grosse tête, ’toute l’archéologie, toute la biologie, toute la géologie, toute l’économie paléolithique puis néolithique’. Entre autres, puisque vous savez tout à la mesure de l’ignorance de l’Autre. Je serais curieux de connaître votre volume cérébral, histoire de le comparer avec celui du premier sapiens, un certain Adam. Et je n’ose imaginer ce volume chez votre descendance avec tous les livres griffonnés depuis des lustres ! Moi, je suis plutôt adepte du ’La première chose que je sais est que je ne sais rien’ (d’un autre idiot grec, Socrate ; je le précise charitablement pour vous éviter de donner à voir votre -sic - ’instruction’.)

              [Etrange majesté que la votre, l’écume aux lèvres, quand même. Jacadi ’La majesté est silencieuse ou bien déchue’. ]


            • bourrico6 3 avril 2015 10:41

              @lermontov

              Je pense à autre chose : le passage du matriarcat au patriarcat a entraîné la sédentarité et donc la nécessité de survivre à demeure donc l’agriculture, etc.

              Ce ne serait pas plutôt à vous d’argumenter un peu ?
              Parce que vu d’ici, votre phrase n’a aucun sens, on dirait du « petit charles »


            • kalachnikov lermontov 3 avril 2015 11:32

              @ bourrico6

              L’objet du matriarcat est d’empêcher la relation entre fils et mère via la transmission d’identité. Cette identité de lignée maternelle se transmettant également aux filles, l’exogamie devient donc une nécessité.


            • bourrico6 3 avril 2015 11:39

              @lermontov

              euh... on va arrêter la hein, vos explications m’embrouillent plus qu’autre chose.


            • kalachnikov lermontov 3 avril 2015 12:45

              @ bourrico6

              exogamie : nécessité de trouver femme hors du milieu d’origine.

              Théoriquement*, dans le matriarcat, pouvoir, richesse économique, propriété (le cas échéant, forcément clanique et non individuelle) étant aux mains des femmes, l’homme quitte son clan pour investir un autre clan.

              (*Je dis théoriquement car du fait de l’existence d’isolats, il est possible que l’exogamie se soit déroulée localement sous d’autres modes.)

              On sait d’autre part que l’homme à ce moment est nomade. Entre nomade et sédentaire, la différence n’est pas seulement l’habitat ; elle est avant tout psychique (être tourné vers buts immédiats ou médiats, faculté d’abstraction, etc).

              Dans la fiction Lavau, rien de tout cela : de - 120 000 à - 12 000, l’homme caracole et tout à coup, comme pris d’une envie de pisser, il invente l’agriculture. La justification du roman ensuite, une extrapolation, est que la vie du chasseur-cueilleur était un enfer. Ce que l’on sait faux, à présent.


            • JC_Lavau JC_Lavau 3 avril 2015 13:22

              Merci bourricot6 d’avoir encouragé lermontov à développer ses délires. Incurable en effet.


            • kalachnikov lermontov 3 avril 2015 14:03

              @ JC_Lavau

              ’Je ne trouve rien de si aisé que de traiter de roman tout cela. Mais je ne trouve rien de plus difficile que d’y répondre’. [D’un autre idiot nommé Pascal, mr l’instruit.]


            • kalachnikov lermontov 3 avril 2015 14:06

              PS, @ JC_Lavau

              Pour votre ’instruction’ - sic. Ne vous en faites pas, je fais dans le bénévolat.

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Ethnologie

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropologie

              Du délire, donc.


            • JC_Lavau JC_Lavau 3 avril 2015 14:10

              @lermontov. Quand tu paieras un psychiatre assez patient, il te demandera de développer l’anamnèse de ton délire. Quant à moi, simple bénévole, je m’en contrefous.

              EOT.


            • JC_Lavau JC_Lavau 3 avril 2015 14:26

              @bourrico6. Celui qui aurait de la patience ferait causer « Lermontov » sur la sexualité de sa môman, et ses relations sexuelles entre eux deux.

              Moi non plus. Les incestués maternels, j’en ai ma claque.

              Place aux jeunes... pour reprendre ce genre de corvées !


            • kalachnikov lermontov 3 avril 2015 14:34

              @ JC_Lavau

              Toujours pas de faits ?

              Je ne suis pas étonné pour ma part.


            • bourrico6 3 avril 2015 14:39

              @JC_Lavau

              J’avoue ne pas voir ce qui contraint le mâle à quitter le clan, je ne saisis absolument pas le pourquoi du comment.

              Son argument est de dire qu’on ne sait pas pourquoi on serait passé à l’agriculture, mais je ne vois pas non plus pourquoi on serait passé du matriarcat au patriarcat.


            • kalachnikov lermontov 3 avril 2015 14:47

              @ bourrico6

              mère = identité x
              père = identité y
              fille, fils = identité x (héritée de la mère).

              Les unions entre x sont prohibées.


            • bourrico6 3 avril 2015 14:54

              @lermontov

              euh... la moi je vois de l’inceste, et rien d’autre.
              (Et en matière de pouvoir et de dynastie, ça a même souvent été la norme.)

              Et ce que je ne saisis toujours pas, c’est la non réciprocité, c’est à dire que si on inverse père et mère, cela ne fonctionne plus ....

              Ca doit me dépasser.


            • kalachnikov lermontov 3 avril 2015 17:24

              @ bourrico6

              Si les gens demeurent entre eux (isolat), à terme, tout le monde à terme a la même identité. D’où l’exogamie.

              Concernant la non réciprocité : il faut coller un peu au réel, c’est-à-dire aux données anthropologiques, etc. Le matriarcat précède historiquement le patriarcat et a été le mode d’organisation sociale le plus pratiqué sur la durée de l’existence humaine ; ce mode a été délibérément choisi (la paternité et le mystère de la génération étaient connus mais délibérément occultés).

              De surcroît, il y a différence de nature entre le matriarcat et le patriarcat. Pour le premier , ab initio, l’identité est collective, de type clanique, fondée sur le genre ; ce n’est pas la parenté qui conditionne l’appartenance au clan. Tandis que dans le cas du patriarcat, c’est justement le lien biologique et non le genre.
              De plus, à ce matriarcat, se greffe les modalités possibles du mode sexuel : polygamie, polyandrie, monogamie, système mixte, etc.

              Concernant l’inceste :
              ce que vous dites concernant la pratique incestueuse par des castes au sein d’une société = en fait, privilège, mode sexuel mixte = défendu à la populace, autorisé à d’autres. Ce fut le cas chez les anciens Egyptiens (union entre frère et soeur), chez les anciens Perses (relation entre fils et mère, condition pour être mage) ; etc.

              inceste : du latin ’in-cestus’ = non chaste. Cela signifie : la nature veut des unions indéterminées mais un jugement (humain) proscrit telle ou telle ; il les dit non chastes, cela passe ultérieurement à l’état de concept : c’est un inceste.
              Les incestes sont nombreux et variés tout au long de l’histoire (ex type : Abraham se tape sa demi-soeur, sous certaines conditions ; Moïse plus tard proscrit ce type d’union sexuelle, une ’abomination’)
              L’inceste qui apparait le plus ancien et qui traverse toutes les cultures est celui interdisant le rapport sexuel entre mère et fils ; celui interdisant l’union frère et soeur en découle. Celui père et fille est plus tardif ; mais de telles unions étaient exceptionnelles et sans doute réprouvées pour d’autres raisons morales : la différence d’âge.


            • JC_Lavau JC_Lavau 4 avril 2015 17:16

              @lermontov.

              Marrant ! Les imposteurs n’en finissent pas de se couper les uns les autres. Françoise Héritier, qui officie la grand-messe au Collège de France jure ses grandes déesses que le matriarcat n’a jamais existé, que c’est juste une imaginature de masculinistes qui regardent trop les preuves archéologiques.

              Emportée par son audace féminazie, Françoise Héritier invoque l’hérédité des caractères acquis : selon elle, c’est pour obtenir un dimorphisme sexuel dans l’espèce humaine, que nos ancêtres paléo puis néolithiques auraient affamé les femmes... Elle le sait puisque sa foi féminazie le lui a insufflé dans ses rêves.

              Et comme elle est payée par nos impôts, pas de raison que cela cesse...


            • kalachnikov lermontov 4 avril 2015 17:58

              @ JC_Lavau

              Elle ne semble pas savoir ce qu’est le matriarcat. Le matriarcat est un mode d’organisation sociale dont le but exclusif est d’éviter l’union fils et mère. Le point obscur est le pourquoi. Cela tient apparemment de l’effroi irrationnel.
              Les raisons longtemps invoquées par la science pour expliquer l’inceste ne tiennent pas la route. Par exemple, il est évident qu’une répugnance instinctive, naturelle n’existe pas ; sinon il n’y aurait ni énonciation, ni nécessité de penser un monde contre. Les théories genre ’fabrique à gogols’ de même sont ineptes ; combien faudrait-il de générations pour qu’un individu dans tel contexte percute, etc ; cela nécessite des outils et facultés comme l’abstraction, la mémoire, la transmission.

              De plus, il est établi à présent que le contexte culturel a une incidence sur le biologique, en particulier concernant le développement et l’activité des aires cérébrales, etc. Le passage de matriarcat à patriarcat a forcément eu ce genre de répercussion via la filiation ; car la place de l’enfant change, son rapport aux autres et le rapport à lui change de façon radicale. Le rapport au père/géniteur change : hier, il n’était qu’un familier parmi ceux du clan, le rapport privilégié était juste basé sur la promiscuité et l’habitude, ainsi que des affinités particulières, puisque père et fils ignoraient tout du lien invisible qui les liaient. Et aujourd’hui cet enfant n’est plus celui du clan, il est avant tout ’le mien’. Idem du rapport époux/épouse ; cette dernière n’est plus la simple compagne sexuelle, elle devient la mère de ’mes’ enfants. (en hébreu biblique, le terme ’épouse’ signifie littéralement ’en possession d’un possesseur’).


            • JC_Lavau JC_Lavau 4 avril 2015 18:23

              @lermontov.

              Quoi ? La vedette féminazie du Collège de France qui ne saurait pas ce qu’elle dit ? Mais malheureux, tu risques ta tête avec un tel délit d’opinion !


            • kalachnikov lermontov 5 avril 2015 00:19

              @ JC_Lavau

              Je dis ça à brûle-pourpoint. Du coup, je me rencarde un peu, c’est intéressant mais je fronce pas mal les sourcils. Comme tantôt en survolant cette recension :

              http://clio.revues.org/326

              Rien que les dernières lignes : une sorte de science militante, donc. Il me semble qu’il y a un problème éthique et de méthode parce qu’en écrivant les conclusions d’avance, ce qui nous fait plaisir, on ne peut que faire dans le roman.


            • SamAgora95 SamAgora95 1er avril 2015 19:08

              L’erreur c’est de mêler la science aux religions qui ne sont que des intuitions humaines mêlant superstition et croyances naïves ! Si la science doit mener à Dieu elle y parviendra sans que cela ne soit un but scientifique en soit ! la science ne consiste pas à écrire le résultat désiré de l’équation puis à ajuste de manière volontaire ou non les variables qui donne ce résultat ! ce procédé est une erreur gravissime pour un scientifique, beaucoup tombent dans le piège !


              M. Dugué votre démarche qui consiste à nous joué l’archétype de l’homme savant très érudit mais humble et d’une grande sagesse qui fini par découvrir que la science mène à dieu est usée ! Cette science des héros, des alchimistes, des Merlin l’enchanteur n’est pas de la science ! Si vous souhaitez parler religion, dieu, métaphysique pourquoi pas ! mais ne nous faites pas croire que vous faites de la science !

              Comme tout être humain qui se respect vous chercher à percer l’essence de l’univers, la signification du monde qui nous entour sont origine profonde, et c’est parfaitement naturel, mais de grâce laissez la science travailler et arrêtez de la mêler à ce qui ne la regarde pas directement !

              • Dwaabala Dwaabala 1er avril 2015 19:21

                Bof !
                On peut se souvenir de la réponse de Laplace à Napoléon (« M. Laplace, comment se fait-il que le Créateur ne soit pas mentionné dans votre livre de mécanique céleste ? ») :
                - Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse.


                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 1er avril 2015 19:25

                  Qui a lu « RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET ÉPISTÉMOLOGIE » que j’ai rédigée en 2001, sait qu’il n y a rien à ajouter à la science et au savoir en général : Il suffit de comprendre, d’appliquer de s« appliquer et de s’adapter !

                  La France tourne en rond, elle est prisonnière des interférences de ses »Lumières" !


                  • Hervé Hum Hervé Hum 2 avril 2015 00:18

                    @Mohammed MADJOUR

                    dites, vous avez un lien pour avoir une idée de votre « RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET ÉPISTÉMOLOGIE »

                    Juste pour me faire une idée de votre génie...


                  • sls0 sls0 1er avril 2015 20:16

                    ’’Une idée erronée ou approximative suggère que...’’

                    C’est la première phrase de l’article et déjà je bloque.
                    Ce n’est pas un peu prétentieux de dire qu’une idée est erronée ou approximative ?

                    Dire qu’il y a des scientifiques qui font référence à un dieu est mathématiquement concevable.

                    Il existe des bases de données à disposition, certaines font références au QI et à l’athéisme par pays, par états, par régions.
                    Il y a corrélation entre QI est athéisme. Les scientifiques il vaut mieux qu’ils aient un QI élevé, ça aide. On y trouve un plus grand nombre d’athées que de non athées.

                    Maintenant généraliser en prenant en compte que les dires d’une minorité, c’est mathématiquement pas trop correct.

                    J’ai aussi des concepts, des à priori qui peuvent fausser mon raisonnement, une règles de trois ou un peu de stats me permettent de les remettre en cause.

                    Nota : J’ai une énorme base de tout les pays, c’est plus l’étude de la délinquance qui m’intéresse.
                    Ci-dessous un petit échantillon de mes 27 colonnes :
                     L’efficacité du système de répression du crime (EFFSR)
                     La part des 40% les pauvres dans le revenu disponible (PPRN)
                     la part des 10% les plus riches dans le revenu national (PRRN),
                     L’indicateur de développement humain (IDH)
                    Le logarithme du PIB par habitant (PIBH)
                     le taux de croissance annuel du PIB (Croiss)
                     le taux d’urbanisation (URBA)
                    Faire des recherches de corrélations ça aide à comprendre, par exemple le taux de croissance n’a aucune corrélation avec la délinquance ou le bien être ce qui met certains discours politiques dans la case ’’daube’’

                    J’ai aussi le QI et l’athéisme, faire une corrélation ça prend 30" et la valider 5’. C’est pas ce que je pense, c’est ce que disent les chiffres, c’est pas la peine de discuter avec moi, j’ai pas d’avis, il faut remettre en cause les stats (bon courage)


                    • Philippe Stephan Slipenfer 1er avril 2015 21:49

                      @sls0

                      fortuna major en maison 9.... smiley

                      je n’ avais pas encore vu
                      merci


                    • smilodon smilodon 2 avril 2015 22:03

                      @ l’auteur : La science est la religion des vivants, et la religion est la science des morts !..... Pas certain que je me sois bien fait comprendre, mais pas grave !.... Adishatz.


                      • smilodon smilodon 2 avril 2015 22:21

                        @ l’auteur : J’aime bien « écrit vain » dans votre « CV ».... J’adore les mots. Ils représentent ce que nous sommes !... 2 langages ne peuvent (ou ne pourront, ou ne pourraient) cohabiter sur un même sol !... L’un d’eux devra dominer !.. Nos ’mots« n’étant pas les mêmes !.. Le mot »femme« ne signifie pas la même chose pour moi que pour un musulman !.. Comme le mot »cochon«  !... Impure en »arabe« , jambon ou pâté, ou saucisse, saucisson pour moi !.. »Plaisir« dans ma culture est lié à ce mot !.. Langue égal culture, égal esprit et ventre !.. La »langue« vient de notre »ventre«  !.. »Culture« et »religion" viennent après !... Il me semble !...Adishatz.


                        • smilodon smilodon 2 avril 2015 22:24

                          Bonne chance à ce pauvre pays qui renie son passé !...Bonne chance à ses enfants ! Adishatz.


                          • Crab2 5 avril 2015 10:10

                            La science n’a nul besoin de faire référence au surnaturel ou je ne sais quels arrières-mondes

                            Science et morales

                            Faut-il enseigner que la terre est plate ?

                            Pour les fanatiques religieux, l’enjeu c’est l’école, une ou un professeur ne répond pas par sa métaphysique personnelle à une contestation métaphysique pouvant aller jusqu’à la contestation du processus physico-chimique à l’origine de l’évolution des espèces dont l’espèce humaine émanant d’une ou d’un élève, la réponse laïque de l’enseignant-te relève de l’épistémologie

                            Suites :

                            http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/12/science-et-morales.html

                            ou sur :

                            http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2014/12/15/science-et-morales-5510861.html


                            • Crab2 5 avril 2015 10:18

                              La mort supprime toutes les sensations, il n’y a rien à craindre de la mort !

                              Suites

                              http://laiciteetsociete.hautetfort.com/la-mort-n-est-rien-pour-nous-epicure/

                              Maintenant habitue-toi à la pensée que la mort n’est rien pour nous, puisqu’il n’y a de bien et de mal que dans la sensation et la mort est absence de sensation. Par conséquent, si l’on considère avec justesse que la mort n’est rien pour nous, l’on pourra jouir de sa vie mortelle. On cessera de l’augmenter d’un temps infini et l’on supprimera le regret de n’être pas éternel. Car il ne reste plus rien d’affreux dans la vie quand on a parfaitement compris qu’il n’y a pas d’affres après cette vie. Il faut donc être sot pour dire avoir peur de la mort, non pas parce qu’elle serait un événement pénible, mais parce qu’on tremble en l’attendant. De fait, cette douleur, qui n’existe pas quand on meurt, est crainte lors de cette inutile attente !
                               Ainsi le mal qui effraie le plus, la mort, n’est rien pour nous, puisque lorsque nous existons la mort n’est pas là et lorsque la mort est là nous n’existons pas. Donc la mort n’est rien pour ceux qui sont en vie, puisqu’elle n’a pas d’existence pour eux, et elle n’est rien pour les morts, puisqu’ils n’existent plus. Mais la plupart des gens tantôt fuient la mort comme le pire des maux et tantôt l’appellent comme la fin des maux. Le philosophe ne craint pas l’inexistence, car l’existence n’a rien à voir avec l’inexistence, et puis l’inexistence n’est pas un méfait. EPICURE, Lettre à Ménécé


                              • Jean Keim Jean Keim 6 avril 2015 18:51

                                A l’aide d’une imprimante 3D récupérée au cours d’un voyage dans le futur, reconstituons à la perfection une créature avec tous ses organes, que se passera-t-il, l’ensemble va-t-il s’animer ? Quand les conditions sont réunies, la vie démarre ou redémarre, il y a qq. chose de plus que le hasard, l’évolution, la vision biomécanique de la science, c’est une question de bon sens, avec ou sans dieu(x) peut importe, il y a un autre facteur qui échappe à notre investigation.


                                • Deneb Deneb 6 avril 2015 19:24

                                  @Jean Keim Imprimer, ça veut dire produire quelque chose de figée, du moins au moment de « l’impréssion ». Tandis qu’une cellule vivante, elle est en fonctionnement. Essayez d’assembler un moteur en fonctionnement, vous verrez.
                                  La vie est une nanotechnologie, ça veut dire que chaque atome est à sa place dans une cellule vivante qui est un engrenage très très complexe. On connait à ce jour bien des mécanismes de la cellule, mais on est très loin d’en connaître tous. On n’arrivera jamais à « imprimer » la vie, en revanche on pourra le reproduire un jour, à partir de maitères inertes, mais on devra la cultiver, pas l’imprimer. Tout ce qu’on peut imprimer, c’est un cadavre (sur une croix, par exemple) , mais quel intérêt ?


                                • Jean Keim Jean Keim 7 avril 2015 07:52

                                  @Deneb
                                  Absolument et mon commentaire est une boutade, les conditions nécessaires à la vie ne sont pas uniquement une unité de lieu mais également un « moment » opportun. La vie ensemence si bien que si elle disparait d’un lieu devenu impropre à sa pérennité, elle reviendra si les conditions redeviennent propices.

                                  Je ne sais pas si un jour on arrivera à reproduire la vie à partir de matière inerte mais pour cela il faudrait l’appréhender dans sa globalité.
                                  Merci pour votre commentaire.

                                • Deneb Deneb 7 avril 2015 08:41

                                  @Jean Keim pardon, d’habitude je décèle le second degré, je ne dois pas être en forme. La vie de la matière inerte ? Je crains qu’une vie humaine ne suffise pas pour voir concrètement l’abiogenèse, l’accumulation des informations dans des poches des lipides doit être un processus extrêmement lent et on ne sait pas l’accélerer. En revanche, on peut la simuler, avec un degré croissant de réalité. Ce qu’on sait, c’est que la vie à commencé avec les membranes et l’osmose. Jusque là, on a compris. Ensuite, la sélection d’informations et sa complexification, on en a qu’une vague idée. Mais on progresse.
                                  Je pense que la preuve viendra avec les ordinateurs quantiques.


                                • JC_Lavau JC_Lavau 7 avril 2015 13:08

                                  @Jean Keim.

                                  Rappel : vous ne pouvez « imprimer » que moyennant un algorithme déterministe.
                                  Or justement aucun embryon ne se construit ainsi, ni aucune cellule vivante, mais bien en mobilisant un parallélisme massif où rien n’est déterministe.

                                  Seuls des virus, peut-être, sauf qu’ils sont des descendants dégénérés de produits de vraies cellules, et ne peuvent se reproduire sans l’appareillage génétique, protéique et trophique de vraies cellules.


                                • JC_Lavau JC_Lavau 7 avril 2015 13:10

                                  @JC_Lavau.

                                  Mal dit : où rien n’est déterministe excepté quelques gradients, et les fonctions des enzymes, de l’ARN et de l’ADN.


                                • Jean Keim Jean Keim 8 avril 2015 08:02

                                  @JC_Lavau
                                  Effectivement pour imprimer il faut une machine, un programme (donc en amont un programmateur), un utilisateur et la décision d’imprimer et là se trouve la limite du raisonnement. Le mystère de la vie bute sur une aporie dans le sens où il est du domaine de l’inconnu et nous l’appréhendons avec notre savoir qui aussi vaste soit-il restera toujours limité à son contenu. 


                                • JC_Lavau JC_Lavau 8 avril 2015 10:45

                                  @Jean Keim. Mais wi c’est cela, répète en boucle « Mystère de la vie, mystère de la vie, mystère de la vie ! »

                                  Les obscurantistes et les créationnistes n’ont sur toi que le pouvoir que tu veux bien leur donner. Ton impuissance est hélas volontaire.


                                • Jean Keim Jean Keim 8 avril 2015 13:36

                                  @JC_Lavau
                                  Votre réaction est curieuse, voire symptomatique. 

                                  Mon commentaire est pourtant simple sans arrière pensée, connu / inconnu les deux facettes de toutes recherches et la nécessité de comprendre le processus de la pensée.

                                  Parfois (souvent ?) pour apprendre il faut commencer par désapprendre, le créationnisme ne m’intéresse pas et la science à l’intérieure de ses limites est digne d’intérêt.

                                • JC_Lavau JC_Lavau 8 avril 2015 14:53

                                  @Jean Keim. « Mystère de la vie, mystère de la vie, mystère de la vie ! » est une question sans intérêt. Mais elle a un usage : faire peur.

                                  Oui, on n’aura jamais aucun fossile de la période prébiotique. Et alors ?
                                  Pour l’immense majorité des gens, il y a des questions autrement plus urgentes.


                                • Jean Keim Jean Keim 8 avril 2015 17:09

                                  @JC_Lavau
                                  J’ai le sentiment que nous ne parlons pas de la même chose smiley


                                • JC_Lavau JC_Lavau 8 avril 2015 18:17

                                  @Jean Keim.

                                  Bah oui : je suis ingénieur, et bien dressé à la culture des résultats. On m’a toujours demandé des résultats, concrètement vérifiables.

                                  Et quand on change de métier, on apprend de nouvelles épreuves de réalité, de nouveaux critères déontologiques, sans en perdre aucun en route.

                                  Les enfants aussi vous obligent à boucler des résultats à temps : l’enfance n’a qu’un temps. Aussi les spéculations abstraites sur « le mystère de la vie » sont une fuite hors du réel très peu estimable. Cultivons plutôt notre jardin.


                                • izarn izarn 6 avril 2015 21:40

                                  Il n’est pas inutile de signaler, ce qui n’a pas été dit dans cet article que le Big Bang a été initialement proposé en 1927 par le chanoine catholique belge Georges Lemaître
                                  Bon. Vous en tirez les conclusions que vous voulez....
                                  Le retour de Torquemada ?
                                  Sir Fred Hoyle a toujours contesté jusqu’à sa mort cette thèse, malgrés avoir inventé pour s’en moquer le terme « Big Bang »....
                                  Et Hoyle n’a pas forcement tord...Nous le verrons dans l’avenir...Une de ces théses propose que la création des nucléons, ou baryosynthése, a lieu en permanence dans l’univers. D’ou l’inutilité d’un quelconque Big Bang primordial issu de la Genèse Biblique...


                                  • izarn izarn 6 avril 2015 21:52

                                    Je précise que la baryosynthese est la création des composants du noyau de l’atome : Proton, neutron. La nucléosynthése consiste dans la création des atomes à partir des baryons...
                                    La nucleosynthèse est au coeur des étoiles. Mais d’ou vient la baryosynthese ? Pourquoi choisir un Big Bang fondé sur des thèses expansionistes de l’univers de Hubble, qui existaient avant la Relativité Générale ?



                                      • JC_Lavau JC_Lavau 10 avril 2015 21:28

                                        Le titre est une insulte envers tous les autres scientifiques, les autres physiciens.
                                        Par la ruse d’un quantificateur universel « les », Arnould et Dugué nous accusent tous d’être des infantiles comme eux, des grenouilles réclamant un Big Father.

                                        Il y a escroquerie au quantificateur universel.

                                        Certes il y de ci de là quelques paumés qui y croivent, au dieu du Vatican, ou une autre variante. Et alors ? Est-ce une raison valable pour couvrir tous les autres, ceux qui gardent encore la tête sur les épaules, de la honte de ces paumés ?

                                        Déjà rien que le fait que Dugué se prétende « scientifique », alors que depuis longtemps déjà, il piétine la discipline scientifique et la déontologie, c’est une insulte envers les vrais scientifiques, les gens honnêtes. Plus Dugué se prétend « scientifique » alors qu’en vrai c’est un vendeur de dieux, plus il est imposteur.

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