Primo, le x2.5, il ne faut pas exagérer, ca dépend fortement de votre activité. Ensuite, il faut bien savoir ce qu’on compare lorsqu’on dit x2. Certains compareront le revenu net d’impôt, en omettant de considérer les dépenses contraintes non prises en charge directement sur la fiche de paye, d’autres compareront le brut, toujours sans tenir compte des différences de charges.
Sur les excédents, il faut aussi se remémorer qu’on ne compare pas tout à fait la même chose. On peut écrire un livre entier sur ces différences, mais par exemple, vous avez certaines prestations qui sont prises en charge par la collectivité en France (donc financées par la fiscalité), alors qu’elles sont facturées ici, et n’entrent pas dans la comptabilité nationale.
Reste que globalement, quand on regarde les services similaires, le rapport de dépenses est favorable à la suisse, malgré des revenus de la fonction publique plus élevés qu’en France. Preuve qu’il y a tout de même une notion de productivité différente entre les deux pays.
Sur les « francais » exilés en Suisse, il faut se renseigner aussi un peu. Nombre de ces « francais » sont suisses depuis bien longtemps !!! Un peu facile de les considérer francais au moment de les montrer du doigt, pour dans le même temps leur refuser le droit de s’exprimer.
Dernière chose : le paradis fiscal est un peu facile, mais il faudrait creuser un peu la question de la fiscalité suisse. Comparez un peu la charge fiscale directe en suisse et en france : la suisse prélève plus au titre de l’IR + IS + Impot sur la fortune, rapporté à son PIB, que la France avec son IR+IS+ISF+CSG.
Par contre, la TVA rapporte moins que l’IRPP, alors qu’en France, c’est plutôt le double de l’IRPP.
A moins qu’il ne mélange un peu vite des législations tierces, ou ne confonde des droits différents (comme le droit de propriété et le droit de résidence, qui sont 2 choses très différentes).
Je ne cherche pas à vous contredire, juste à remettre les données en perspective.
Manhattan, c’est la moitié de Paris. Les concepts applicables sur un tel volume, et sur la population correspondantes, ne peuvent pas se transposer tels quels sur un zone 500 fois plus petite.
Ma mémoire me dit qu’on pouvait acheter un bien en France sans être ni francais ni résident (ce qui implique sans titre de séjour) il y a plus de 10 ans.
Mais outre ma mémoire, je peux citer : - l’article 3 du code civil qui autorise la détention d’immeubles par des étrangers - le 1594 (1804) : « Tous ceux auxquels la loi ne l’interdit pas peuvent acheter ou vendre. »