Dans le système mafieux français il est bien difficile de
trouver quelqu’un à qui on peut accorder confiance. Le FN, contrairement aux
autres partis n’a jamais gouverné. Pourtant les opposants jugent ses
propositions irréalistes en se gaussant d’expériences de terrain comme preuves
justificatives.
Les politiques ont une très haute idée de leurs faits d’arme.
Quelques millions de chômeurs depuis plus de trentene sont qu’un aléa passager mal géré par
l’équipe précédente.
Le FN ne pourra peut-être pas faire mieux mais pire, ça n’est
pas possible. Et les ringards ont peur de ça. S’il arrivait à sortir le pays de
la spirale infernale du chômage, tous les donneurs de leçons iraient gouter aux
joies des contrôles ANPE de ceuxqui ne
recherchent pas de travail.
Le système mafieux accueillerait bon nombre de ces génies qui
ont mis en place le Crédit Lyonnais. Dans les années 80 il achetait des biens
immobiliers très au-dessus de leurs valeurs qu’il prétendait vouloir revendre. On
sait ce que ça a donné.
Le Crédit Lyonnais, à l’honneur ces jours derniers, a magouillé
avec la vente d’Adidas, entre autres. Tapie, qui n’est pas un enfant de cœur,
était pourtant un nouveau-né face aux requins du Lyonnais.
Il vient d’être condamné à rembourser 400 millions € par une
justice indépendante. Une justice indépendante qui met plus de dix ans pour
juger des magouilles politiques, mais qui condamne les manifestants d’Air
France en quelques jours avec des preuves tirées par les cheveux.
Depuis la démission forcée du juge Halphen les magistrats ont
compris la leçon. Ils n’ont pas envie de contredire un ordre qui vient d’en
haut. Ils seront seuls, aucun politique ne viendra défendre l’institution à
travers l’attaque d’un magistrat. L’ex-président qui se gaussait des
accusations qui ont pschitt à fait modifier la constitution pour échapper à ce
pschitt qui l’a finalement rattrapé.
Un article du Figaro
du 10 décembre 2015 évoque « l’Affaire
Tapie Crédit Lyonnais ». Là encore, la justice indépendante s’est
manifestée.
Laurent Adamowicz : « J’étais au cœur de l’affaire
Tapie-Crédit lyonnais »
Il
vient d’écrire un livre… Adidas - Bernard Tapie - les faits, juste les faits…
Curieusement, la justice française n’a jamais cherché à entendre ce témoin
capital…
Pour les Américains cette opération ne sentait pas bon. Celle-ci
ressemblait comme deux gouttes d’eau à l’affaire Executive Life… rachetée par
le Crédit Lyonnais… en complète contravention avec la législation d’outre-Atlantique…
Executive Life a coûté 750 millions € à l’Etat français après décision de la
justice américaine.
Dans quel état était Adidas ?...La banque le savait très
bien… Adidas pourrait être estimé… à 1,7 milliards €. Le Lyonnais a fait une
excellente opération… Il a gagné environ 418 millions €… Bernard Tapie…zéro ou
à peu près
La tarte à la
crème des lobbies est une cuisine concoctée par les politiques et leurs
entourages : journalistes, cinéma, publicistes, télévisions d’Etat et
privée, tous les canards boiteux qui n’existeraient pas sans subventions, les
sociétés d’Etat véritables gouffres financiers qui engloutissent des milliards en
achetant des sociétés sans valeur (Areva) sans inquiéter les dirigeants. Les journalistes bien en cour payés à prix d’or pour des rapports
qui finissent dans un tiroir. Les sociétés d’Etats où se transmettent les fromages
aux enfants. La télévision a hérité de nombreux fils et filles de présentateurs.
Les lobbyistes sont
appelés par les politiques pour payer leurs caprices onéreux. Alors ils
inventent des caches pour masquer les financements : des ronds-points par
exemple. Mais il n’y a pas que ça. Si la France est toujours au premier rang pour
des manifestations internationales ce n’est pas que pour le prestige. Chaque
événement permet de masquer des arrangements dans la masse monétaire, qui n’est
par ailleurs pas exposée au contrôle du citoyen. Le parlement européen de
Strasbourg, bâtisse inutile offre des postes à nombre de profiteurs
Pour les
lobbies, les politiques sont plus un boulet qu’un avantage. Toutes les sommes misent
à disposition répercutées sur les
produits nuisent à la compétitivité et à l’emploi. Quand ils disent ne pas
savoir comment lutter contre le chômage, c’est une farce. Ils ne veulent rien lâcher,
ils attendent le miracle hypothétique de la reprise. Et, si elle arrive, ça ne
durera pas. Leurs appétits grandiront et tueront la poule aux œufs d’or.
Non la laïcité n’est pas une imposture. Les rois faisaient ce qu’ils voulaient au nom de Dieu. Les républicains laïques (pas les ex-ump) prônent la liberté, l’égalité et la fraternité. Le président honore ceux qui ont fait l’Histoire et panthèonise à tour de bras pour démontrer leur grandeur. Pendant ce temps, les millions de minables vivants crèvent parce qu’ils n’ont aucun travail et aucun revenu. Ils ne font pas l’histoire, ils Valls rien. Le premier ministre démontre ce qu’est l’égalité. Il utilise un avion gouvernemental pour ses sorties personnelles. Quand les journalistes interrogent le président sur cet emploi intempestif, l’affaire est close. Au nom de l’égalité - la loi est la même pour tous - chaque Français a le droit d’utiliser un avion gouvernemental à sa convenance, comme le fait le premier ministre avec l’accord présidentiel.
Ce ne sont pas les mutuelles qui flinguent la sécu mais
les laboratoires. La sécu leur permet de vendre, hors de prix, des médicaments inefficaces
ou aux effets secondaires importants et même ceux qui sont dangereux, inutiles et
cher comme le merveilleux Médiatordes
laboratoires Servier.
Il faut dire qu’ils
gagnent beaucoup d’argent et donc beaucoup d’amis. Comme ce ne sont pas des
ingrats ils offrent à leurs amis, de tous bords, beaucoup de cadeaux
indirectement payés par la sécu.
Phillippe Even et
Bernard Debré ont écrit Savoirs et
Pouvoirs en 2004. Ils dénonçaient déjà, il y a plus de dix ans, des
pratiques d’obscurantisme sur le fonctionnement des autorisations des mises sur
le marché avec des prix exorbitants.
(Page 25) – Un marketing forcené a fait du Français
le plus grand et ridicule glouton mondial de médicaments, pour le plus grand
malheur des dépenses de santé que cette politique était censée réduire et pour
le plus grand bénéfice des filiales des grandes firmes internationales
implantées en France, à qui nous avons servi la soupe, car elles ont profité
les premières de cette boulimie inégalée de médicaments.
Triple échec :
l’industrie nationale est moribonde, les habitudes de consommations
médicamenteuses d’autant plus profondément ancrées qu’elles sont gratuites, et
pour finir, l’envol des dépenses de médicaments qui fait de la France le
quatrième marché mondial malgré sa petite taille. Bravissimo !
…
Pire encore,
l’État a laissé survivre au nom de l’emploi, fût-il inutile, 250 petites
entreprises, qui sucent le sang des caisses, que chaque Français remplit par
2,5 mois de son travail par an.
(Page 128) –L’Etat
centralisateur, autoritaire,
incompétent et irresponsable
La science incarcérée
Certes, la France n’est pas une
dictature. Voire. Démocratie et liberté ; sont abandonnées, sans beaucoup de
risques, à la majorité de la population qui se croit libre parce qu’elle danse
à la Bastille, mais « l’élite du pouvoir », celle qui occupe les postes clés des Secteurs publics et privés, vit
sous cloche, sous la dictature du conformisme, du convenu, du «
convenable », respectueuse des dogmes, des
codes dominants, marché, Europe, religion, mœurs, mais rejet de l’autre
et des marginaux créateurs, toute une classe dirigeante liée, stérilisée, sous
contrôle, dès l’enfance et jusque dans les grandes écoles, pour tisser un
réseau où chacun, où chaque groupe tient l’autre, où les contre-pouvoirs annihilent tout pouvoir et même toute initiative,
mainte- nant le plus rassurant des conservatismes. Une dictature de
l’immobilité de classes dirigeantes qui ne se renouvellent pas, ne s’ouvrent
pas, vivent en atmosphère confinée, les yeux
fermés, tournées vers les nostalgies du passé, coupées du monde
international, sans vision ni projet d’avenir, et ne voient pas venir la chute.
(Page
159)
–Évaluation et responsabilité des
chercheurs
Ecrivant sur le médicament et sur
la recherche, peut-on ne parler que des structures et des budgets et éviter
tout commentaire sur les chercheurs ? Pour nous, la réponse est non, sans langue
de bois et à nos risques et périls. Ni les médecins, ni les chercheurs, ni
d’ailleurs quiconque, n’aiment être évalués. Évaluer oui, l’être non. Quels que
soient les évaluateurs et le système d’évaluation, ils sont toujours contestés,
et souvent à juste titre, et nous avons eu, comme chacun, à nous défendre de ce
que nous considérions comme des appréciations injustes. Il n’y a pourtant pas
de sociétés libres si l’opacité et le silence règnent, pas de sociétés ouvertes
dans la pire des censures, l’autocensure. Non, tout le monde n’est pas beau et
gentil. Évaluer n’est d’ailleurs ni juger ni condamner, mais seulement réunir
les conditions de l’amélioration.