Architecture à Strasbourg, à Genève et à Lyon. Fascinée par le marché de l'immobilier, les banquiers et l'évolution en temps réel du système. J'ai depuis trouvé un travail en Russie.
La faillite des banques fait partie du jeu toujours gagnant, jamais perdant, du capitalisme financier.
Explications pour les spécialistes seulement (en 12 secondes) :
Les autres, passez.
Prenons 4 banques : A, B, C, D - en général le jeu se joue à bien plus, planétaire, avec l’e-nique (en anglais e-fuck, comme fuck-book, le nom de la toile d’araignée électronique :
- A vend à B un « produit ultra sophistiqué » (un simple papelard en fait, mais chut, initié) : 1 milliard
- B revend à C le même produit ultra sophistiqué : 3 milliards (traders, ingénieurs, scientifiques, Minc au moins)
- C revend à D le même produit ultra sophistiqué : 9 milliards ( avec l’e-nique c’est 12 secondes)
- C revend à A le même produit ultrasophistiqué : 12 milliards (ça s’enrichit, la technique, l’e-nique bien tempérée, l’intelligence produisent à profusion)
Je sais, je sais, c’est très technique les CDS, les dérivés, la « finance internationale » tout le monde suivra pas.
- A revend à B... Bà C...
Ainsi de suite par multiple de trois, les banquiers affectionnant particulièrement les ordres ternaires.
Quand on arrive à disons 120 milliards, il y a une banque qu’est baisée, rien ne va plus, on arrête de jouer sur ce coup. Champagne, remise de Nobel, 100 appartements style Depardieu sont achetés, l’émir monte à 900 mètres, on paye Beckham et consorts 80 millions, BHL peut se déplacer)
Résultat :
Une banque fait faillite, mais elle a rien perdu en fait, c’est des papiers, des dérivés, du CDS de premier choix. On la renflouera, en lui redonnant sa mise initiale nominale et elle sera bien recavée - où mieux, par capitaux d’état. C’est se qui se passe.
120 milliards ont été ainsi créés, à peine chimériques, dans les comptes en bonne et due forme.
Le jeu peut recommencer.
Je sais, je sais, c’est très technique tout ça. Tout le monde suivra pas et aura mal à la tête avant de comprendre quoi que ce soit.
Faut être banquier, économiste, FMIste. Petit peuple s’abstenir.
Google sait plus de choses sur la France que l’INSEE
l’article
de Grumbach sur « les données » - Le Monde, 7 janvier 2013
D’autres pays aussi
différents que leBrésil, laRussieou l’Iransont en avance sur l’Europe en la matière.
La décision rendue le 3
janvier par laFederal TradeCommission aux Etats-Unis de ne paspoursuivreGoogle pour la manière dont son moteur de
recherche favorise ses propres outils de vente en ligne contribuera au
renforcement de sa position dominante et montre la tendance lourde à la
concentration dans l’industrie de la donnée.
GOOGLE SAIT PLUS DE CHOSES QUE
L’INSEE SUR LA FRANCE
En ne construisant pas
d’industrie du Web 2.0, elle s’est privée de l’accès à la ressource, y compris
à celle provenant de son territoire. Pour des raisons historiques et
politiques, l’Europe a peur des données. Elle voit dans la société de
l’information une menace qu’il convient decirconscrire, et qui sembleinhibertoute
vraie ambition.
Faute de
développer cette industrie, il est probable qu’à brève échéance nous achèterons
de nombreux biens et services, produits et consommés en France comme nos
billets de train ou notre électricité, à un prestataire étranger qui dégagera
une part importante de la valeur ajoutée et aura le contrôle de la chaîne
industrielle.
J’ai vu dans l’actualité quelques informations qui complètent votre article :
- Occupy Wall Street est encore la cible du département « contre-terrorisme » du FBI (PCJF, CBS et d’autres encore), preuve que le mouvement ne compte pas pour rien.
- “The Rolling Jubilee", action nouvelle du mouvement, très populaire, se déploie lentement mais surement au U.S.A. Il s’agit de permettre aux pauvres d’alléger leurs dettes de santé.
- Un récent article de Iranian.com : Jésus, le premier Occupy Wall Street !
De toute façon, vous avez raison, l’effondrement violent du capitalisme n’a besoin de personne.
Fin des années 73, j’avais emmené des patrons de presse française, dont July, visiter UPI (Feu depuis) pour vendre des GTMS - Graphic Text management System - et des computers et de la photo-compo.
Les journaux français étaient en retard, le Monde au plomb, linotypes, lines of types.
J’ai vu, Serge July jouait au billard, buvait du Coca, fumait cigares, portait chapeau du Texas. Je crois même qu’il a été à Epcoat.
L’orientation était déjà inscrite dans le marbre de la compo, il n’y avait que les gogos pour croire que July était côté révolution.
Le bon temps, Krivine, July, Dany...
Les prolétaires étaient déjà bien défendus.
Johnny Hallyday adresse un soutien original à Depardieu