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  • 5A3N5D 15 août 2008 14:46

    @ Echo,

    Continuez a etaler votre ignorance et vous en ferez bien une tartine de plus.

    Vous rendez-vous compte que vous tentez d’amalgamer l’URSS communiste et la Russie capitaliste ?

    Vous avez raison de donner des leçons d’histoire aux autres. Mais, pour votre culture lacunaire, je souhaite attirer votre attention sur le fait que les troubles en Géorgie ont commencé en 1978, donc pendant l’ère soviétique, d’abord pour réclamer l’usage de la langue géorgienne, ensuite l’indépendance.

    Revenez-nous quand vous saurez quelque chose. Cadeau :

    http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=g%E9orgie&cs_page=1&cs_order=0&num_notice=8&total_notices=27



  • 5A3N5D 15 août 2008 12:02

    @ Smith Wesson,

    "Et heureusement que façe à ceux-là, nous avons une horde de pro-atlantiste qui savent démontrer, avec brio et de manière argumenté, que seul l’alignement US nous sauvera de la barbarie moscovite et de la sauvagerie berbère."

    En plus d’être très partial dans vos commentaires, vous êtes, comme tous les anti-américains sans savoir pourquoi, parfaitement ignorant de la situation dans cette région du monde.

    Cela fait 30 ans maintenant que les tensions durent dans ce pays. 30 ans que les luttes inter-ethniques et inter-religieuses sévissent. Faute de le savoir, vous ne pouvez évidemment en faire mention.

    Dès 1978, mais surtout à partir de 1988, des troubles se sont produits en Géorgie, en raison de la volonté de Moscou de reconnaître l’autonomie de deux régions de cette République Soviétique. Eh, oui, déjà, à l’époque, l’Ossétie et l’Abkhazie....
    Autre d’exemple : savez-vous qu’en 1993, plus de 200 000 géorgiens (les rescapés) ont dû fuire l’Abkhasie, y abandonnant tout ce qu’ils y possédaient, en raison d’un "nettoyage ethnique" Abkhaze. L’accord de Moscou en date du 14 mai 1994, permettant le retour de ces réfugiés n’était toujours pas respecté en février 2008 : http://www.un.org/french/docs/sc/1994/94s937.htm

    Qu’on ne nous ramène donc pas le "précédent" du Kosovo : il avait lui-même plusieurs précédents en Russie et dans les anciennes RSS ! 
    C’est l’histoire de la paille et de la poutre : la Russie a crié pour le Kosovo, sans voir ce qui se passait dans ses propres "colonies."

    Ce petit paradis sur la Mer Noire fait maintenant les délices de quelques oligarques russes qui ne savent pas que faire de leur fortune. Voilà une autre donnée du problème : à qui appartient le territoire abkhaze ? A la Géorgie ? A la Russie ? Personnellement, je dirais "à celui qui aura la suprématie militaire." Vous avez bonne mine à vouloir noicir le camp "occidental" et à vouloir passer la brosse à reluire aux "russophones" (qui ne sont pas russes pour autant, comme l’a prétendu Poutine pour défendre ses "ressortissants" auxquels il a généreusement fourni des passeports de la Fédération de Russie pour pouvoir mieux intervenir en chevalier blanc.)

    Eh, oui ! Dans cette affaire, personne n’est tout blanc : il y a des traités entre la Russie, la Géorgie, l’Ossétie, l’Abkhazie. Qui les a violés ? Personnellement, je dirais que c’est la Russie, par l’envoi de troupes dès le 29 avril dernier en Ossétie du Sud et en Abkhazie, ce qui est contraire aux accords de Vladikavkaze du 4 juillet 1992 et aux accords de Moscou. La Géorgie a bombardé l’Ossétie du Sud ? Et alors ? Elle était en état de
    légitime défense face à une invasion russe d’un territoire soumis à une interdiction de réarmement et placée sous le contrôle de casques bleus ! Face au silence des organisations internationnales, c’était pour elle le seul moyen de faire connaître la situation. Aussi, arrêtez de voir des américains partout.

    Vous m’objecterez que la Géorgie occupait illégalement les Gorges de Kodori, violant les accords de Moscou. Mais Moscou n’avait jamais respecté ces accords dans leur partie qui prévoyait le rapatriement des Géorgiens expulsés par les combats en 1993.


    J’ai conscience que ça va vous déplaire de devoir affronter la réalité sous un autre angle. Alors, ne changez surtout rien : il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis. 

    Deux petits documentaires, datant de l’époque soviétique, pour vous rafraîchir la mémoire :
    http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=g%E9orgie&cs_page=1&cs_order=0&num_notice=11&total_notices=27

    http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=g%E9orgie&cs_page=1&cs_order=0&num_notice=8&total_notices=27

    Avant de faire de la politique-fiction, faites un peu d’histoire car, de ce côté-là, vous avez de sérieuses lacunes.



  • 5A3N5D 14 août 2008 11:58

    @ yannick Harrel ;)

    Je vous confirme et prouve par ce lien provenant du côté Géorgien (comme quoi vous voyez, totalement impartial) avec tous les documents nécessaires pour parfaire votre culture juridico-linguistique que la JPKF est belle et bien une force des Nations Unies. Que ces casques bleus aient été Russes ne change rien à l’affaire : ils oeuvraient dans un cadre reconnu INTERNATIONALEMENT et ne pouvaient faire l’objet d’une prise à partie.

    Je crois qu’il sera très difficile que nous tombions d’accord : je n’ai jamais nié la présence légale de soldats Russes, Ossètes et Géorgiens en Ossétie, dans le cadre purement légal d’une mission des Nations Unies. Néanmoins, le nombre de soldats de la paix de la Fédération de Russie était limité à 500 hommes, selon le document que vous me fournissez (page 1 de la résolution 1 en date du 4 juillet 1992.)

    Ce que je conteste, c’est la violation, par la Russie, de ces résolutions par l’envoi de troupes, décidé unilatéralement, sur un territoire contrôlé par les soldats de l’ONU. Je ne parle bien évidemment pas des casques bleus russes.

    Que la présence de troupes US en Géorgie ait été vue comme une provocation du côté Russes et Ossètes me paraît difficile à nier. On ne peut cependant pas affirmer que l’agression du 7 août 2008 soit uniquement le fait des géorgiens, puisque que la Fédération de Russie violait sciemment ses engagements dans la région, en plus de se livrer périodiquement à des violations de l’espace aérien géorgien.



  • 5A3N5D 14 août 2008 10:27

    l’intervention était justifié par l’attaque contre l’ossétie durant laquelle des "soldats Russes , gardiens de la paix" ont été tués .. L’armée Russe protège ses casques bleus c’est normal non ?

    Faux ! Depuis le 29 avril dernier, la Russie avait violé toutes les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU et "renforcé" sa présence militaire en Ossétie et Abkhasie : les soldats tués n’étaient donc pas des casques bleus. Essayez de vous renseigner de façon objective.

    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/georgie_459/union-europeenne-georgie_5255/aggravation-tensions-entre-georgie-russie-06.05.08_62529.html



  • 5A3N5D 14 août 2008 09:47

    @ Patrick Harrel,

    Désolé de ne pas avoir pu répondre plus tôt à votre commentaire.

    "Les premiers à avoir fait les frais de cette intervention sont les forces de maintien de la paix sur place (des casques bleus) : plusieurs y laissèrent la vie dès le début du conflit..."

    Je pratique peut-être la "novlang", mais vous parlez sans rien connaître à la situation dans la région depuis un an. Non, monsieur, ce ne sont pas des "soldats de la paix" (casques bleus) qui ont été tués lors de l’ "attaque" géorgienne, mais des soldats russes.
     
    Si vous aviez une réelle envie d’informer objectivement les lecteurs d’Agoravox, vous n’auriez pas manqué de mentionner que depuis le 29 avril dernier, la Russie avait "renforcé" ses troupes en Ossétie du Sud et en Abkhasie (c’est-à-dire sur le territoire géorgien), ce qui ne pouvait être perçu que comme un acte d’agression après les incidents survenus entre Russie et Géorgie en avril dernier.

    Le 8 juillet dernier, des avions de combat russes violent, une fois de plus, l’espace aérien géorgien.

    Il y avait donc des bruits de bottes depuis longtemps dans la région, et on ne peut plus soutenir la thèse d’une agression uniquement géorgienne. Soyez un peu objectif, voulez-vous ! Lorsqu’on masse des troupes le long d’une frontière, c’est rarement pour maintenir la paix. Ce fait, bien connu des instances internationales puisque l’ONU s’en est préoccupé, a permis d’ailleurs à des pays comme l’Ukraine, la Pologne et les Pays-Baltes d’adopter une attitude délibérément hostile à la Russie.

    Quand vous parlez de "novlang", essayez d’abord de savoir lequel des interlocuteurs la pratique : l’incident du 20 avril (drone abattu au-dessus de la Géorgie par un MIG 29 russe) a donné lieu à un communiqué de la présidence de l’Union Européenne, que je reproduis ci-dessous :

    Déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne (Bruxelles, 6 mai 2008)

    L’Union européenne demeure vivement préoccupée par les événements qui se sont récemment succédé et ont aggravé les tensions entre la Géorgie et la Fédération de Russie. Au nombre de ces événements figurent notamment la déclaration faite le 29 avril par le ministère russe de la défense, qui a annoncé une augmentation du nombre de soldats déployés par la CEI pour maintenir la paix en Abkhazie et la mise en place de quinze nouveaux points de contrôle le long de la frontière administrative, et l’incident survenu le 20 avril, au cours duquel un drone géorgien a été abattu dans l’espace aérien de la Géorgie.

    L’Union européenne invite l’ensemble des parties à s’abstenir de toute mesure qui serait susceptible d’aggraver les tensions et les engage à s’employer à rétablir la confiance.

    L’Union européenne confirme son attachement profond à la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Géorgie à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, ainsi que l’a tout récemment réaffirmé le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 1808 du 15 avril 2008.

    L’Union européenne réaffirme qu’elle soutient les efforts déployés par la communauté internationale pour faciliter un règlement pacifique des conflits en Abkhazie et en Ossétie du Sud, et plus particulièrement le travail réalisé par l’ONU et son Représentant spécial en Géorgie, avec le concours du Groupe des Amis du Secrétaire général des Nations unies et l’aide de l’OSCE.

    Le Représentant spécial de l’Union européenne et la Commission européenne continueront de mettre en œuvre l’ensemble de mesures visant à restaurer la confiance, afin de contribuer à la résolution des conflits.

    La Turquie, la Croatie* et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine et l’Azerbaïdjan se rallient à la présente déclaration.

    Vous trouverez ci-dessous le texte de la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies en date du 15 avril 2008, appelant au respect de l’intégrité du territoire Géorgien, résolution évidemment violée du fait même de l’envoi de troupes russes en Ossétie et Abkhasie pas plus tard que le 29 du même mois.
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/monde/chronologies/pdf/onu1808.pdf


     

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