En voilà un mot qui doit plaîre à Sarközybrownbush !"
Je ne suis pas responsable si ce mode de "gestion des ressources humaines" a été mis au point outre-atlantique. Il n’y a pas d’équivalent en français, désolé, pas même le mot "harcèlement", le mobbing pouvant se manifester par une volonté de ne confier aucun travail à un employé, de lui founir un bureau sans fenêtre ou sans matériel. "Mobbing" devrait se traduire par "tourmenter", le plus possible en ne faisant... rien, et surtout pas du harcèlement. Faire sentir à quelqu’un qu’il est inutile, à la rigueur.
"De quel droit vous permettez-vous de baffouer la vie intime et privée en faisant tout un tas de suppositions gratuites sur les raisons de sa mort."
Tapez le nom de Valérie Cruzin sur Google (ou un autre) et vous verrez le flot d’informations que vous obtiendrez. N’accusez donc pas sans savoir : ce ne sont pas que des "suppositions gratuites". Une première tentative de suicide en janvier suite à la réception d’une lettre anonyme à son domicile, un signalement du syndicat snudi-FO au rectorat
Vous m’objecterez sans doute qu’un suicide n’a pas à être médiatisé. Il faut relativiser et comprendre que celui-ci n’est pas anodin. Seriez-vous également partisan(e) d’un refus de diffuser dans la presse les relations de crimes de toutes sortes, au nom du respect de la vie intime et privée des victimes ?
Sa soeur s’est d’ailleurs exprimée sur l’affaire : " Tout a commencé en avril 2007 », explique-t-elle. Valérie Cruzin avait alors été insultée et menacée par le père d’une élève. Elle avait déposé plainte et averti l’inspecteur de l’Education nationale. Tout s’est dégradé dès la prérentrée 2007-2008, le 27 août. Ce jour-là, elle est convoquée devant l’inspecteur de l’Education nationale et se voit demander si elle revient "avec l’intention de travailler dans un climat serein ou pas."
Je vais m’arrêter là, car je sais, par expérience, qu’une convocation chez un inspecteur d’académie, ce n’est jamais bien bon, et le régime de la terreur est toujours en vigueur : l’enseignant a toujours tort, même quand il n’a rien à se reprocher. L’intérêt de l’administration de l’Education Nationale se résume à : "pas de vagues", "ne pas laisser prise à l’opinion publique." Le prof peut bien crever. Pour le reste, c’est ici ;
"Je ne vois pas l’intérêt de prolonger la durée de travail alors que la politique des entreprises françaises est de se débarrasser des personnes à partir de 50 ans."
L’intérêt est assez facile à comprendre : chaque année non cotisée sera défalquée pour le calcul de la retraite. Donc, ne plus faire travailler les gens à partir de 50 ans et allonger la durée de cotisation, c’est minorer les retraites.