"Je vous le traduis quand vous nous l’aurez fourni, ce décret qui classifie les gens selon leur couleur de peau ..."
Je crois qu’il est inutile d’argumenter avec vous, car vous reprenez des propos que je n’ai jamais tenus. C’est votre imagination qui vous joue des tours. Ou votre embrigadement.
Je n’ai jamais prétendu qu’il existait un décret "qui classifie les gens selon leur couleur de peau"... Apprenez à lire et revenez nous voir plus tard : j’ai parlé d’un décret limitant, puis interdisant aux non-russes de vendre leurs produits sur les marchés, lieu habituel d’approvisionnement des russes.
Et il se trouve que ces "non-russes" étaient, pour beaucoup, originaires du Caucase (les oranges poussent très mal en Sibérie.)
"Le seul moment de fraicheur politique depuis 68 c’est pas vous les jeunes conformistes, c’est un vieux, le pen, qui l’a créé. C’était en 2002... "
Il est vrai qu’avec 38% d’abstention chez les 18-25 ans (qui sont d’ailleurs descendus dans la rue dès le lendemain) , la tâche du FN était grandement facilitée.
"Je vous le traduis quand vous nous l’aurez fourni, ce décret qui classifie les gens selon leur couleur de peau ... Remarquez au vu de la date (Den’ Duraka), c’état peut être une farce non ?
Vous pourtrez trouver le texte de ce décret à l’adresse suivante (j’espère que le lien fonctionnera.)
Vous devriez éviter de regarder toujours la même chaîne de TV en Russie. En effet, vous ne semblez pas savoir que les russes et les membres de la Fédération de Russie doivent être porteurs d’un passeport intérieur. La nationalité des habitants est donc facile à vérifier, surtout par les "nachis" et autres bienfaiteurs de l’humanité.
Pour ce décret gouvernemental n°683 du 15 novembre 2006, il a été pris après les incidents de Kondopoga en Carélie en septembre 2006 et appliqué en deux temps : le 15 janvier 2007 (limitant le nombre d’étrangers sur les marchés à 40% et le 1er avril 2007 (0% d’étrangers sur les marchés.) Ce décret, sans bien sûr l’avouer, limite de façon très drastique l’accès aux marchés des non-russes, caucasiens notamment.
Eh, non, désolé, il ne s’agit en aucun cas d’une farce et je vous laisse à deviner lequel de nous deux est le plus "dourak". Mais, comme j’ai affaire à un poutinolâtre, je ne vois même pas l’intérêt de continuer cette discussion. Il est vrai que l’Occident est "décadent" et que la Russie, sachant conserver sa "race" est votre modèle de société. C’est votre choix et vous en êtes parfaitement libre.
Une petite vidéo devrait vous faire retrouver la mémoire : cet incident a été très bien exploité par tous les racistes que peut comporter le gouvernement de Poutine.
"Ne faudrait-il pas que le service public de l’éducation soit jugé par les citoyens,"
Nous ne sommes pas sortis de l’auberge, car il faudra déjà que les "citoyens" soient au moins deux (pour former une majorité) à être d’accord sur les objectifs de l’école. Bon courage ! Quand on voit ce qui se passe déjà dans les conseils d’écoles, votre proposition semble surréaliste.
Ce que vous nous promettez, c’est une belle foire d’empoigne. Ce sont les parents qui donneront les sujets d’examens ? Ce sont les parents qui jugeront les méthodes des maîtres ? Sur quels critères, sur la base de quelles connaissances des sciences de l’éducation ?
Je propose une chose encore plus simple : que les parents gardent leurs enfants chez eux et qu’ils leur donnent l’éducation qu’ils désirent. Si vous vous en sentez capable, pourquoi ne pas demander au gouvernement une somme suffisante pour l’éducation de vos enfants, au lieu de payer des profs ?
Une autre solution : l’état met à la disposition des parents les locaux, sans enseignants, et ce sont les parents qui font cours. Pourquoi pas ? On verrait exactement alors le résultat.
C’est bien beau, pour les parents, de vouloir décider de tout ce qui se fera dans une école. Dans ce cas, qu’ils viennent dispenser leur "enseignement" et ainsi, le problème de l’éducation sera définitivement réglé. A moins que vous ne soyez obligé, à un moment ou à un autre, de faire appel à des organismes privés pour assurer les cours que vous serez incapables de dispenser.
"Il faut également se poser la question du succès de l’école libre (et gratuite) , qui nous ramène au § précédent. Vaste programme , mais je ne dispose pas des connaissances suffisantes pour développer."
Ce prétendu "succès" est devenu un mythe : les écoles privées sous contrat connaissent, de plus en plus, les mêmes problèmes que l’école publique. A tel point qu’on peut voir fleurir les mêmes revendications dans les deux systèmes.
Une chose est certaine : le niveau n’y est pas meilleur qu’à l’école publique, il s’en faut de beaucoup.