Je n’ai pas souvent été d’accord avec vos positions que je trouvais euroépanocentristes, mais je dois avouer qu’avec cet article vous réalisez le parfait contrepied. Bravo, bravo, bravo ! Tout y est en clair ou en filigrane, tout en finesse, en toucher, en tact.En revanche, c’’est hallucinant de constater l’aveuglement de certains, ou l’ignorance d’autres, personnes par ailleurs calées sur des sujets pointus. Les esprits refusent de voir, les coeurs se ferment face à la réalité concrète qui se dessine nettement.
Incroyable cet immobilisme, cet esprit blasé qui ne voit pas ce rêve inespéré qui se matérialise sous ses yeux au moment où le monde va on ne peut plus mal et l’Occident courre à sa perte.
Si jamais il passait, Obama ne serait pas que le président des USA, mais surtout "The man who can change the Wolrd for real". En revanche, ce ne serait pas un blanc seing, il faudrait que ce peuple (mondial en l’occurrence) se mobilise pour l’accompagner et le rappeler à ses obligations, mais aussi pour le protéger de ceux qui profitent de la misère de 6 milliards de leurs semblables. A contrario, son échec renforcerait la fracture Occident/reste du monde et conduirait rapidement (peut-être une décennie) vers le fameux choc des civilisations dans une confrontation sans merci. Qui voterait pour cette seconde option ?
Saura-t-on un instant abandonner nos schémas sclérosés et notre nombrilisme pour voir, entendre et sentir le vent tourner ?
Si vous m’aviez lu sereinement, vous auriez remarqué que je parle d’inspiration. Il ne s’agit donc pas du darwinisme mais de l’évolutionnisme biologique. Pourquoi évoquer le darwinisme ? Parceque les tenants de l’évolutionnisme biologique reprennent parmi les déterminants des mutations des espèces, l’influence génétique issue du darwinisme. Les théoriciens du racisme au XIX siècle l’ont transformée en prépondérance génétique différenciant les groupes humains, qu’ils ne considèrent d’ailleurs pas tous comme homo sapiens sapiens. D’ailleurs, il apparait nettement dans le fil au moins un amateur de cette thèse.
Les enjeux du débat sont trop importants et les échanges trop tendus pour ne pas prêter attention. Je viens de lire « l’avioneur » du fil qui fait des affirmations infondées et des amalgames grossiers pour tenter de disqualifier ses contradicteurs. De plus si la censure s’en mêle comme certains le disent, c’est encore plus compliqué.
Il me semble indispensable de définir les termes pour avancer. Il existe une différence de nature entre l’évolutionnisme (tout court) qui est anthropologique donc purement culturel et l’évolutionnisme biologique auquel Makan semble se référer. Le biologique qui s’inspire du darwinisme, et est le fondement intellectuel de la plus part des racismes ataviques, est antagoniste à l’anthropologique qui lui postule que l’espèce humaine est unique.
L’évolutionnisme (anthropologique) définit une trajectoire civilisationnelle unique qui part de « primitif » et s’achève à « avancé » dans un processus vivant et fluctuant. C’est un mouvement universaliste à palliers mais à trajectoire unique basé sur les contingences historiques.
La principale critique de l’évolutionnisme porte sur le fait que la trajectoire qu’il propose (l’évolution) conduit vers la civilisation occidentale considérée comme l’aboutissement du modèle (depuis la naissance de la théorie jusqu’à ce jour). D’où la présomption d’ethnocentrisme (européocentrisme en l’occurrence).
Les courants concurrents sont :
Le structuralisme anthropologique qui analyse les civilisations à l’intérieur même des sociétés qui les portent et se refuse à toute comparaison systémique.
Le culturalisme qui pose la culture première des individus comme déteminant de la personalité par delà toute contingence.
Merci de m’avoir lu et pour vos contributions respectives
Bravo pour votre courage et votre pertinence. Vous touchez à, si j’ose dire, un pan entier du « saint des saints » de l’inconscient collectif occidental. C’est l’inavouable dans lequel la France des paradoxes est profondément enferrée, bien plus que les autres pays Européens. C’est dire la férocité des réactions que vous rencontrerez. Rien ne vous sera épargné : de l’incrédulité la plus imperméable, à la mauvaise foi la plus crasse. Le tout ponctuée de profondes ignorance, ruse et méchanceté.
Mais avez-vous seulement le choix de mener ou non ce redoutable combat ? Pas vraiment puisqu’il est question d’existence au monde, de place pour soi et les autres, de projection dans l’avenir, de « renaissance » comme vous l’appelez. Il s’agit ni plus ni moins que de l’ontologie, du fondement des fondements quoi !
Bon courage et surtout ne lâchez jamais le morceau. Il y en a qui ne sont pas indifférents. De plus, vous pouvez constater que les rapports de forces évoluent et que l’Occident sera bientôt contraint de changer positivement ou de sombrer.
J’espère que vous écoutez Bob Marley pour vous mettre du baume au coeur de temps en temps.
Merci pour votre article qui, même s’il n’est pas aussi tranché que la réalité des faits l’exigerait, est bien balancé pour un lectorat français. Enfin de la compréhension et de l’humanisme. Bravo M. Bilger ! J’espère simplement que ce n’est pas juste un pic visant certains de vos adversaires.
Pour le reste, malheur aux faibles voués à être nos paillassons. Nombre de commentaires précédents avec des arguments de toute nature, retenus ou grossiers, le confirment nettement.