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Alexandre

Observateur de la vie politique et de l’évolution des idées. Vie sans histoire.

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  • Alexandre 10 février 2009 19:50

     Quelques petits oublis dans l’exposé des différends entre les Etats-Unis et la Russie (bien compréhensibles de la part d’un rédacteur aussi jeune).
     La tension entre les deux pays ne date pas de la guerre en Ossétie du Sud d’aôut dernier mais remonte, au moins, à la dénonciation unilatérale par l’administration Bush du traité Start 2 qui organisait le désarmement nucléaire conjoint. Elle s’est amplifiée lors des ’révolutions de couleur" en Géorgie puis en Ukraine, directement financées par la NED (émanation de la CIA) et par la fondation de Georges Soros. Les Russes ont eu le sentiment que les USA voulaient les encercler avec des régimes à leur botte. ( On se demande bien pourquoi ?)
     Cette tension a été réactivée quand Bush a décidé d’implanter un système anti-missiles , prétendument destiné à surveiller et contrecarrer les fusées intercontinentales iraniennes ( qui n’existent pas) et alors que la Russie avait proposé d’implanter un système commun avec les USA dans une station de radars qu’ils possèdent au Kasakhstan ( beaucoup plus proche de l’Iran). Les Etats-Unis ont poliment refusé. ( On se demande aussi pourquoi ?)
     Le dernier épisode en date de cette montée de tension a, en effet, été l’agression de Saakahsvili contre la population civile d’Ossétie du Sud, qui est russophone et russophile et qui bénéficiat d’une indépendance de fait depuis la guerre de 92. Cette agression destinée à terroriser les civils ossètes et à faire fuir vers le nord ceux auraient échappé au carnage a eu lieu juste après une visite de Dick Cheney et alors que l’armée géorgienne était encadrée par des instructeurs américains dont certains ont été tués lors des combats. L"invasion" de la Géorgie par la 54ième armée russe n’été qu’une réplique pour sauver des civils et n’a fait que détruire le potentiel militaire de la Géorgie autour de l’Ossétie.
     Il n’y a pas de gazoduc russe qui transite par la Géorgie. Il y a un oléoduc BTC qui relie l’Azerbaïdjan à la Turquie.
     
     Ces précisions apportées à votre excellent article, je me permets de vous demander :
     Les 14 ans, c’est pour quand ? ( c’est deux fois l’âge de raison )





  • Alexandre 30 janvier 2009 16:30

     @ subop

     Heureusement qu’on ne juge pas les commentaires à la qualité du français et de l’orthographe.
     Le contenu de ce que vous écrivez suffit. :

     La Russie est le premier exportateur mondial d’armes, domaine où le développement élecronique et informatique sont négligeables, comme chacun sait. 
     Elle possède les deuxième réserves mondiales de devises , après la Chine, et a les moyens de doter son armée d’une partie de sa production d’armes.
     Cette année la croissance de son PIB ne sera "que" de 6% contre 7,5 l’andernier, et en 2009 le FMI prévoit - 0,2 %, contre -1,9 pour la zone OCDE et -1,5 pour la France.
     Si vous aviez étudié votre "court" d’économie, vous sauriez que dans la théorie mercantile le marché fixe la valeur de tous les biens, manufacturés ou matières premières. La valeur -travail ne fixant qu’une base en-deça de laquelle la vente n’est plus rentable si la valeur d’échange ne la dépasse pas.

     Votre pro-américanisme borné (qui n’est que le reflet d’un gavage médiatique) vous aveugle.



  • Alexandre 26 janvier 2009 19:59

    Cet article surévalue les capacités et la volonté de la Russie de se poser en rival des USA.

    Si elle a eu un rétablissement économique spectaculaire depuis 2000 ( 7% de croissance annuelle) et si elle est, en effet, le premier exportateur mondial de gaz et d’armes et le deuxième de pétrole, son PIB est encore loin d’égaler celui des Etats-Unis, même rapporté à sa population, 2,5 fois moindre.

     Ses capacités militaires de projection sont sans commune mesure avec celles des USA qui sont présents militairement à l’étranger dans 800 bases militaires réparties dans une centaine de pays. Même si elle commence à nouer des alliances militaires en Amérique du sud et au Moyen-Orient.

    Et surtout elle n’a pas une influence coloniale sur les faiseurs d’opinion comme les Etat-Unis dont la présence militaire est ressentie comme naturelle et souhaitable. On l’a vu lors de sa réaction à l’agression militaire de la Géorgie contre l’Ossétie du sud qui a été présentée dans la plupart des médias occidentaux, au mépris des faits, comme une agression de la Russie contre la Géorgie.

     La stratégie économique de la Russie ( keynésienne, avec un secteur public fort qui tire et oriente le secteur privé) est développementale et non impériale, et sa stratégie militaire est défensive : Madeleine Albrigtht, a déclaré avec franchise qu’il n’était pas juste (sic) que toutes les richesses de la Sibérie appartiennent à la seule Russie.



  • Alexandre 23 janvier 2009 16:38

     D’accord avec vous, sauf sur le taux d’échec en première année de licence qui n’est pas aussi catastrophique que les chiffres bruts le laissent supposer : Si on prend en compte le redoublement il est nettement inférieur et certaines inscriptions à l’université correspondent à des stratégies d’attente pour repréparer des concours ou des formations niveau bac, et elle reste une orientation par défaut pour ceux qui n’ont pas obtenu de place dans les filières sélectives de leur choix.
     En outre, l’université a tendance à compenser l’absence de sélection à l’entrée par une sélection en première année et si le taux de réussite était supérieur on dirait qu’on donne les diplômes, comme pour le bac.
    .
     Pour le reste, je suis tout à fait d’accord. Pourquoi ne l’avez-vous pas écrit dans l’article ?

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