Oui Florence, il y a également la possibilité d’utiliser ces exréments,
mais ils ne viennent, « normalement », pas de bovins ou d’êtres humains.
L’histoire de l’E.Coli égyptienne reste une énigme, mais elle ne peut
qu’encourager à poursuivre la voie des produits locaux plutôt que ceux
provenant de pays dont nous ne maîtrisons pas la qualité de production
et qui, de plus, entraîne un surcoût important en transport et donc en
CO2.
J’ai oublié de vous remercier pour votre article et vos réponses, mesurées, attitude assez rare sur ce site pour être appréciée.
@Florence : ce n’est pas seulement le problème de l’hydrogénation des acides gras, mais également :
La destruction des sols. Les sols meurent d’être saturés d’engrais, et un sol mort ne peut plus rien produire.
Le sirop de glucose-fructose. Faux sucre, mais vrai danger pour l’organisme.
Les farines animales, utilisées pour accélérer la croissance musculaire, elles transforment également le régime alimentaire des animaux avec des risques sur la santé absolument pas maîtrisés ;
L’irradiation des aliments, qui leur enlève une grande partie de leurs qualités nutritives ;
Les surdoses d’antibiotiques aux bovins, entraînant à la fois un risque de développement de souchez bactériennes ultrarésistantes, mais également une absorption de ces antibiotiques par l’homme ;
Les conditions d’élevage dignes des meilleures techniques de torture.
La présence excessive de sucre et de sel.
Etc.
La liste est longue des pratiques de l’agriculture ou de l’élevage industriels qui détruisent notre environnement et notre santé. Le bio, lui, s’il respecte scrupuleusement le cahier des charges des labels, est déjà une très nette amélioration.
@Kerjean : je vous suis dans votre raisonnement, mais pourquoi croire que sur les ruines de la corrida ne peuvent pousser que les fleurs du capitalisme sauvage.
Les andalous sont intelligents, ils sauront construire des arts plus respectueux des animaux.
Et pendant ce temps, rien ne nous empêche de continuer à lutter contre le capitalisme sauvage...
Ce n’est pas en faisant chacun porter le chapeau à d’autres que nous avancerons dans la bonne voie, mais seulement en assumant nos erreurs : erreurs de consommateur, de cultivateur ou de politique.
Il est temps que ces pratiques disparaissent de notre culture, et pour cela nous devons tous trouver une ou plusieurs solutions. Ensemble.
Lorsque le bateau coule, il est bien trop tard pour se demander qui a fait en sorte que celui-ci se dirige vers l’iceberg.