Ce qui ressort de ce dénouement, c’est l’absence d’esprit de vengeance. C’est vrai chez Catherine Martin, une femme et une mère admirable, C’est vrai dans le jugement de la cour. La justice a fait ici la part des choses. Elle aurait pu comdamner à une longue peine de prison, faire un exemple d’un cas particulier. A-t-elle envoyé un mauvais signal aux parents ravisseurs ? Je n’en sais rien. Je souhaite que non. Je sais par contre que la justice a été humaine, qu’avant d’écouter les chantres de la vindicte, elle a écouté ceux qui au premier chef ont été impliqué dans cette aventure.
De belles plages de bonheur attendent Catherine Martin, Xavier Fortin et leur fils. Ces fils peuvent être fiers de leur père et de leur mère. Ces deux jeunes hommes ne sont pas aigris. Il semble rempli de bienveillance. C’est une denrée suffisamment rare pour en déduire que leur marginal de père a été un bon éducateur.
Merci à l’auteur de cet article. On dit que lorsqu’on parle de soi, on parle habituellement de celui qu’on voudrait être et que c’est en parlant des autres que l’on parle de soi. La façon dont l’auteur parle des autres nous en dit beaucoup sur lui. Monsieur vous êtes quelqu’un de bien. Xavier Fortin peut être fier de vous avoir pour ami.
Philippe, j’apprécie ta façon d’intervenir. Je ne sais pas où tu vas chercher toute cette énergie. Les luttes a menées sont exigeantes. Elles sont nombreuses. Comment combattre l’injustice, la haine, l’intolérance sans blesser à notre tour, sans devenir haineux ou intolérants ? Nous sommes tous des blessés à plus ou moins grandes blessures. Comment communiquer sans blesser ? Comment nous protéger contre les sentiments négatifs ? Comment demeurer dans la mesure quand on l’impression qu’en face il y a la démesure ? Je sens la colère qui monte dans la rue. La colère qui engendre la haine. La haine qui bloque le dialogue. Si Yvan demeure en prison, j’ai le sentiment que nous serons des dizaine de milliers en prison avec lui. Nous nous battons pour ne pas être emprisonnés. La prison, c’est se laisser envahir par les sentimenrs négatifs. Comment y échapper quand on met toute son âme dans une cause ? Par la solidarité. Probablement. Pour être solidaire, moi, j’ai besoin d’admirer. J’ai besoin de dire cette admiration. J’admire Roseau, Sampiero, Claude Raymond (mouche zélée), Olivier Cabanel et biens d’autres intervenants. J’admire les gens qui font partie des comités de soutien d’Yvan, de Julien et de Loic.
Je suis Québécois. Je vis à Montréal. Je connais très bien la France. J’aime la France. J’aime les français. Je me sens français. Je suis interpellé par tout ce qui se passe chez-vous. Je crois que les confrontations sont moins brutales au Québec qu’en France. Je n’ai peut-être pas le cuir assez épais pour ne pas être blessé par la haine qui perce dans de nombreux commentaires lus sur AgoraVox. Pour maintenir un sain équilibre en moi, j’ai voulu, cette nuit, vous faire part de l’amour que j’ai pour la France et de l’admiration que je vous porte. J’ai osé écrire ces choses. Voilà, c’est fait.
Philippe, on l’accepte de moins en moins grâce au travail quotidien de dénonciation de gens comme toi, Sampiero ou Roseau. En France, actuellement, Philippe, le tocsin sonne continuellement. Le tocsin sonne pour diverses raisons : sociales, économique, éthiques... Le tocsin sonne à tout-va. On l’entend très bien au ras du sol ; dans les hauteurs, pas du tout. Au ras du sol, mon ami, on a dépassé le stade de l’inquiétude, la colère monte. Ça va mal finir. Le peuple est aigusé pour scier dans de l’érable gelé. L’affaire Colonna n’est qu’une dent de la scie. L’abattage se prépare. Ce régime doit tomber. S’il ne tombe pas, c’est la France qui va tomber dans le coma. L’ennemi numéro un de la France n’est pas de Cargèse, pas plus que l’ennemi numéro un des États-Unis n’était de Bagdad. L’ennemi numéro de la France est à l’Élyssée, comme l’ennemi numéro un des États-Unis était à la Maison-Blanche. Dure à entendre ? C’est moins dure que les sorties de coma. Demandez aux américains.
Yvan Colonna risque d’être condamné sans preuve. Coupat est toujours à l’ombre. Loic Sécher colle en prison même si la jeune fille qui l’accusait de l’avoir violée avoue avoir menti. La justice française est comme la tour de Pise. Elle penche toujours du même bord. Devinez lequel ?
Bernard Tapie, faisant copain-copain avec Sarkosy, touche 390 millions d’euros en dédommagement dans l’affaire du Crédit Lyonnais. Patrick Dill, victime d’une horreur judiciaire reçoit un million d’euros pour 15 annés passées en dedans.
Entre le traitement que vous réservera la justice française selon que vous êtes acoquinés au pouvoir ou simple citoyen, y a pas photo.
La justice française, il faudrait la mettre en très longue garde à vue en compagnie de ceux qui lui ressemblent, les Guy Dru, Bernard Laporte, Jean-Charles Marchiani, Jean Tiberi et autres gonflés de haut-vol.
À chaque jour, durant ce procès, le tocsin a sonné. Il disait : "Attention, la justice va se brûler !" Alertés, nous avons regardé travailler le tribunal et nous nous sommes forgés une opinion. Nous n’avons peut-être que des petites comprenettes d’hommes de la rue mais nous comprenons. Si le verdic vient confirmer ce que nous avons découvert en cours de procès, la justice se sera bien brûlée. Elle va avoir du mal à s’en remettre. On ne fait "désonner" une cloche.