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Argo

Argo

Travailler plus pour gagner plus ? La forme même des pyramides d'Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.

Tableau de bord

  • Premier article le 20/03/2007
  • Modérateur depuis le 12/04/2007
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Derniers commentaires



  • Argo Argo 16 janvier 2012 10:05

    C’est aussi LA question qui me préoccupe le plus depuis le début. Et je pense que vous avez raison, ils ont du suivre la route sur les instruments (comme dans un jeu video).


    J’ai récupéré l’enregistrement de la route sur (balise transpondeur). En zoomant, on voit clairement qu’ils longent la côte, puis à 21H53 précises (heure locale) viennent à droite en grand (ils se sont aperçus qu’ils étaient trop près). La vitesse chute, ils ont touché. Si on regarde les photos de la coque (déchirure, caillou) on constate que l’aileron stabilisateur est intact, ce qui signifie que le Concordia a du toucher quand l’arrière a « chassé » dans la giration.

    Le second enseignement de l’enregistrement de la route est qu’il met le navire un peu plus à l’Est qu’il n’était en réalité, et à un endroit où la présence d’une roche est impossible (fonds de 100 m et plus), d’où peut être la déclaration du commandant.

    Ceci crée l’hypothèse (à confirmer) d’une perturbation (panne sur un filtre d’harmoniques, perturbation satellitaire) qui aurait placé le navire quelques centaines de mètres plus à l’Est et donc en sécurité.

    Ce qui revient à votre question, et une sale habitude développée par les officiers de quart depuis les progrès de la technique « se reposer entièrement sur leurs instruments pour suivre la route ».Il y a 30 ans, on faisait la veille optique, des relèvements près des côtes et des relevés au sextant au large. Aujourd’hui, n’importe quel couillon peut caler le pilote sur la carte satellite et naviguer comme dans un jeu vidéo.


  • Argo Argo 15 janvier 2012 21:14

    Votre compassion est fort touchante mais je ne défend en aucun cas le capitaine et je vais dans votre sens concernant la folie de construire des navires aussi grands.

    J’ai aimé ce métier mais ne me sens pas obligé de défendre les couillons et les types dangereux qui l’exercent.
    Quand je dis ne pas savoir où le navire a touché, je parle du lieu géographique. parce que pour le point d’impact, à moins d’être aveugle, on voit la déchirure sur bâbord et le bloc de granit encore enfoncé dedans.


  • Argo Argo 15 janvier 2012 18:50
    Je pense (ce n’est pas un scoop) que le commandant a tracé la route trop près. Il a dit lui-même un peu plus de 300 mètres (à vérifier), ce qui :
    - Le met « théoriquement » sur des fonds suffisants, compte tenu du profil de la côte très accore ;
    - Est une aberration, car 300 mètres ne représentent rien en cas d’écart, erreur de navigation, ou avarie sur un navire... de plus de 300m.

    Le fait d’échouer volontairement le navire, compte tenu de la voie d’eau et du risque de couler par grand fond, ce n’est pas « aberrant », mais le mal était déjà fait. Après, il aurait mieux valu attendre le lendemain et le jour pour évacuer, mais le navire a vite pris de la gite et ce n’était plus possible.

    Franchement, j’attends les résultats de l’enquête. Le dépouillement de la route exacte du navire, les relevés d’alarme (pannes éventuelles), un relevé exacte du point d’impact (vu le bloc de granit qu’il a emporté ça ne devrait pas être dur), trois ou quatre interrogatoires. Mettez n’importe quel capitaine expérimenté, il saura ce qui s’est passé en deux ou trois jours.

    Ce que je sais c’est que les navires actuels sont impossibles à évacuer sans casse, que ce soit à 200 m de la côte et encore moins en pleine mer ou avec un incendie déclaré.


  • Argo Argo 15 janvier 2012 18:15

    On peut et on se demande encore comment le navire a pu approcher si près la côte, sur une route archi-connue. Et sachant qu’à 300 mètres à peine du bord on a des fonds de 60 à 100 mètres, il fallait vraiment raser. Faire plaisir aux passagers ? Ils dînaient. Aux habitants de l’île ? Ça serait gros. Une avarie ? Elle a été évoquée au début, puis plus rien. 


    Cela dit je ne sais pas exactement où il a touché (on ne le dit pas) et pourquoi. Ce qu’on voit aujourd’hui c’est le point où le commandant l’a amené, après avoir touché et pris l’eau, pendant l’heure qui a suivi le choc initial et... la débâcle finale. Attendons. 

    Le bilan est passé à 5 morts et 15 disparus


  • Argo Argo 11 janvier 2012 13:12

    Ave Sandro,


    J’ai même connu un mec qui faisait l’amour à 110 sur la file de gauche, tout en téléphonant (kit mains libres évidemment), l’autoradio à fond sur Biolley. Un condensé, en somme... A sa décharge (je ne sais pas si c’est le mot juste), avec 3 grammes dans le sang, il n’avait pas délaissé le Brouilly pour la Vittel.

    Comme quoi, personne n’est imparfait... smiley

    PS : Les Editions de Minuit ? Diantre !
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