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Argoul

Tableau de bord

  • Premier article le 07/09/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Argoul Argoul 27 décembre 2007 12:13

    Je répondais à un commentaire, l’action au PS n’est pas dans les articles. Peut-être Ségolène saura-t-elle (enfin ?) prendre la tête au parti - mais elle n’y a pas réussi jusqu’à présent.

    Le centralisme démocratique à l’intérieur du PS ? Beaucoup de militants « de base » le ressentent ainsi, je n’invente rien ni ne fantasme... Voyez le commentaire de Fraise des bois (militant du PS) sur http://argoul.blog.lemonde.fr/2007/02/26/le-grand-ecart-du-parti-socialiste/

    Longue vie à un PS rénové ! Mais ça fait - quoi ? plus de 50 ans ? - qu’il n’arrête pas de se rénover le PS ? Avec toujours une génération de retard ? Prôner la nationalisation au moment même où ça dérégulait déjà en Amérique - préparant l’essor économique qu’on a vu... Etre désemparé devant la réunification allemande comme « trop tôt » alors que l’URSS était sur le point d’éclater... Imposer d’en haut les 35 heures alors que les syndicats allemands revenaient déjà sur les réduction du temps de travail... Colloquer - fin 2007 ! - sur l’acceptation de l’économie-telle-qu’elle-est (c’est-à-dire de marché mais on ne veut pas le dire) alors que le PC italien a changé de nom et que les socialistes Allemands ont eu leur Bad Godesberg il y a plus d’une génération...

    La « rénovation » au PS, ça continue de me faire rire. Je ne vois qu’une mesure radicale : la scission. La gauche du PS avec Besancenot et la majorité du PS avec Bayrou. Cela rééquilibrerait la politique en France. Et libérerait Ségolène du Surmoi gauchiste manipulé par certains vieux éléphants qui n’ont plus d’autre chance de se faire entendre.



  • Argoul Argoul 24 décembre 2007 11:53

    Commentaires intéressants qui complètent bien les 3 notes. Je regarderai le site Mouvement.

    Sur la chute « finale », ne croyons pas trop en l’apocalypse,surtout capitaliste. Même en 1929, il a montré sa souplesse et son pouvoir de résilience... Qu’il y ait probablement un « krach chinois » à venir, c’est très probable. Que les subprimes soient la fin de tout, je ne le crois pas du tout. Voir Le Blog Boursier, site intéressant sur le sujet, notamment la note http://leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2007/12/laction-des-ban.html

    Système fiscal français : vous avez raison, il y a plusieurs politiques possibles pour le même objectif. Le mien est plus modeste, faisons déjà comme ceux avec nous sommes en consurrence à l’intérieur de l’espace économique commun de l’Europe. Pourquoi ? parce que cela représente 75 à 80% de nos exportations et plus de 95% des Français qui travaillent à l’étranger.

    La concurrence fiscale est réelle, elle a pour conséquences d’alourdir le coût du travail en France et de décourager les spécialistes pointus d’être salariés à Paris. Diminuer peut-être pas les impôts mais diminuer surtout les charges sur les revenus du travail, augmenter en contrepartie un peu celles sur les revenus du capital, ce serait sans doute sage.

    Ce n’est pas dans l’air du temps (exonération des héritages, remaniement ISF). Mais peut-être faudrait-il aussi supprimer l’ISF, impôt archaïque cher à recouvrer, qui fait fuir les consommateurs fortunés, et qui n’existe plus guère dans l’UE ? Il faudrait aussi revoir ce qui est vraiment à la charge de la solidarité nationale, et ce qui est du ressort du caprice privé (voir 3 médecins différents dans la même semaine, est-ce à prendre en charge ?). La fiscalité est un vaste débat, dont le spcialiste est Thomas Picketty (de gauche). Pour que ce soit efficace et bien perçu par tout le monde, il ne faut pas trop la changer, mais bien définir et expliquer l’objectif. Cet objectif devrait être d’harmoniser la fiscalité française avec celle des autres partenaires de l’UE, en négociant avec eux. C’est ça AUSSI la « politique économique commune » qui nous manque. Une Banque centrale indépendante ne suffit pas.

    Sur les 35h, c’est ambivalent. Très apprécié des cadres et des mères de famille pour la souplesse des jours utilisables, elle l’est beaucoup moins des ouvriers et employés qui ont vu leur salaire stagner. La réorganisation du travail a augmenté la productivité (d’autant plus que c’était juste au moment des investissements informatiques massifs pour contrer le « bug » de l’an 2000). Mais cette productivité française forte a un coût : le chômage massif. Car la productivité est « par salarié au travail », pas « par travailleur potentiel » !

    Le problème avec la France est qu’il est très difficile d’abroger quoi que ce soit. Une loi votée devient comme un « tabou » politique. Cette répugnance idéologique fait que nous ne sommes pas souples... et que les classes moyennes se révoltent. Elles qui votaient plutôt à gauche auparavant (contre l’immobilisme chiraquien notamment), ont choisi cette fois-ci Nicolas Sarkozy assez fortement. La cause ? L’indigence de la candidate socialiste pour dire quoi faire et quand. Tout renvoyer aux débats « démocratiques » n’était pas politiquement habile (on le voit au PS, il s’agit du centralisme dit « démocratique » à la Lénine... - les gens ne sont pas idiots). Je le regrette, ayant commis sur Avox une note favorable en janvier sur Ségolène, mais c’est comme ça.



  • Argoul Argoul 24 décembre 2007 11:27

    Vous touchez un point crucial : le salariat. Il a sans doute largement contribué à l’homogénéisation des classes dans une vaste classe moyenne. Mais il est surtout l’expression de la complexification des sociétés modernes. Dès lors, qui de la poule ou de l’oeuf... ?

    Je préfère parler de « revenus du travail », ce qui va plus loin que les seuls salariés mais englobe artisans, commerçants, professions libérales, petits patrons. De plus, même les « grands patrons » sont aujourd’hui salariés par leur boite, dont ils ne sont pas « propriétaires » mais désignés PDG par les grands actionnaires.

    L’écart, le vrai, est celui du patrimoine. Les capitalistes modernes (Ford par exemple début 20ème siècle, ou Thatcher plus près) encourageaient la constitution du patrimoine par chacun : devenir propriétaire. Depuis 25 ans, l’écart se creuse entre ceux qui le peuvent encore (boulot, études supérieures, réseau social) et ceux qui restent en rade. L’envolée des prix immobiliers et l’ésotérisme des soubresauts boursiers empêchent 90% des gens de se constituer désormais un patrimoine correct.

    C’est là où ça ne va plus.



  • Argoul Argoul 19 décembre 2007 15:04

    Je supppose que ceux qui se sont rués sur leurs claviers dans la fièvre de « commenter » tout et n’importe quoi du moment que « ça » commente, ont noté qu’il y avait un (1) dans le titre...

    Cela veut dire que l’article complet est trop long pour passer en une fois. Il y en aura 3.

    Je suppose (ce n’est pas moi qui ai « proposé », il a été « repris », je ne sais pas si les commentateurs effrénés voient vraiment la nuance) que les deux autres vont être publiés aussi. En tout cas, ils se trouvent sur le blog « fugues & fougue ». http://argoul.blog.lemonde.fr La classe moyenne y est - bien évidemment puisque c’est dans le titre - abordée.



  • Argoul Argoul 4 décembre 2007 12:12

    Très bon commentaire qui ajoute de l’information pour la réflexion.

    La forme non-académique (ou « moderne » - adaptée aux relations contemporaines) s’effectue en effet non pas à l’université mais dans les Ecoles. J’y vois une survivance de la pompe cléricale et royale du Savoir isolé du monde, comme en monastère. Visitez les vieux lycées, vous aurez une idée du concept monastère-caserne-prison de l’enseignement « à la française ». Les autres pays, qui sont plus adaptables, ont évolué sur ce sujet : l’Allemagne, la Scandinavie, les Etats-Unis.

    L’éducation « magistrale » convient quand on est ignorant de tout : il faut bien apprendre les bases avant de discuter de quoi que ce soit... Mais en second cycle, le « projet » personnel ou en équipe doit prendre le dessus sur le magistral. C’est ce qui s’effectue en mastère 1 et 2, et évidemment en doctorat. Peut-être plus en droit, économie et histoire qu’ailleurs ? En tout cas, j’en témoigne, l’initiative personnele était déjà le cas il y a 30 ans. Aurait-on régressé depuis ?

    Mais ce qui manque - et a toujours manqué - c’est la méthode et le travail en équipe. Il n’y a qu’à Science Po, HEC et dans les Ecoles de commerce et autres MBA que cela se pratique, calqué sur les moeurs américaines. En université française, c’est chacun pour soi. Encore heureux si votre prof vous aide de quelques conseils. Mais ni TD ni cours ni formation ne sont assurés pour apprendre aux étudiants... à apprendre. Pas de méthode d’exposé écrit, pas de formation pour l’oral, pas d’outils pour rechercher, décrypter et vérifier l’information. Débrouillez-vous !

    Bien sûr - nous sommes en société de castes - ceux qui sont pourvus d’un réseau, familial, amical ou social, vont s’en sortir. Pas les autres. Mais « l’égalité démocratique » reste en apparence respectée, n’est-ce pas ? Etudes quasi gratuites, examens les mêmes pour tous. Mais avec ça, débrouillez-vous.

    Quant à la formation des profs, vu ce qui se passe en IUFM, peut-être vaut-il mieux en rester à la formation sur le tas ? Ou se contenter de financer une formation privée qui est faite pour ça ? Il en existe en entreprises... qui sont assurées par les grandes Ecoles, justement. Et c’est assez bon, pratique, méthodes, mises en situations.

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