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Argoul

Tableau de bord

  • Premier article le 07/09/2005
  • Modérateur depuis le 21/09/2005
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Derniers commentaires



  • Argoul Argoul 2 décembre 2007 12:23

    Donc agir LOCAL et penser GLOBAL, comme j’avais dit initialement. Vous avez raison, le film « Ridicule » est un concentré de tous les maux français. Un exellent film pour qui tente de comprendre nos contemporains.



  • Argoul Argoul 27 novembre 2007 12:00

    Ne forcez pas le trait, même Sarkozy ne veut pas d’une université « gérée par un PDG » ; quel « intérêt » (notamment politique) y aurait-il pour lui ? Son modèle est un peu les USA mais probablement plus l’Allemagne. Puisque l’on fait l’Europe, autant gérer comme tout le monde. Le système LMD est en ce sens plus clair ; il permet en outre d’aller faire un cycle à l’étranger. Je me souviens de mon 3ème cycle où on ne savait jamais s’il valait mieux un DESS ou un DEA, si la « thèse » était réduite et banalisée à celle « de 3ème cycle » (considérée comme nulle) ou s’il fallait galérer plus de 10 ans pour soutenir LA thèse d’Etat (prestigieuse-à-la-française mais dont personne à l’étranger ne savait à quoi ça correspondait, sauf si l’on était chercheur à vie). En bref, on avait à choisir entre bosser vite (et abandonner les études) ou entrer jusqu’à la retraite dans le mandarinat enseignant, sans être sûr d’un poste passé 30 ans... Nul doute que le nouveau système ne soit plus clair !

    Je suis d’accord avec vous sur le fait que la gestion de l’université doit être collégiale, beaucoup moins centralisée et plus ouverte. Je vois d’ailleurs dans certaines résistances à l’autonomie l’ennui de certains universitaires qui n’aiment pas gérer un budget et préfèrent rester dans le giron confortable de l’irresponsabilité bureaucratique - avec le « c’est pas moi c’est le ministère » comme argument imparable. Mais pourquoi ne pas embaucher des gestionnaires dont c’est le métier ? Cela créerait des emplois.



  • Argoul Argoul 25 novembre 2007 12:34

    Léon bof veut-il vraiment que je lui « réponde » ? A le lire, on ne le dirait pas... Dans son dernier « commentaire » il fait quand même un vague un effort d’argumentation.

    1/ On est mal classé ce n’est pas nouveau. Et alors ? Est-ce une raison pour persister dans l’arrogance de se croire les meilleurs en tous temps et pour tous lieux ? Ne serait-il pas plus intéressant (pour nous) de nous interroger sur le pourquoi ? Rejeter la faute sur « les critères », c’est aussi vieux que l’éducation nationale (même supérieure) : ce n’est jamais la faute des enseignants, jamais la faute du système - toujours la faute aux autres, à l’Etat, aux « moyens », au capitalisme tant qu’à faire - et pourquoi pas à Dieu ? Tout le monde est libre de faire n’importe quoi, yaka payer. Cet argument du bouc émissaire n’est pas un argument.

    2/ La réduction binaire de la pensée de l’autre est aussi pauvre. L’alternative exclusive ne se situe pas entre « maths » et « débrouille », de façon (fort subtile, j’admire !) à récupérer ça en faveur de la bonne vieille opposition confortable et unanime « libéral/antilibéral » ou (plus précisément) « pro/anti américains ». Il y a des gens forts intéressants et forts utiles à la société qui ne sont pas passés par le « tout math » - notamment le directeur du marketing d’Alcatel, renvoyé des études, qui a fini par se former dans des pays moins méprisants pour les gens. Il signe le blog « La France vue d’ailleurs », si vous avez la curiosité d’y aller voir. Il y en a plein aussi à Normale Sup et quelques-uns à Science Po, HEC et même à l’université. Et vous croyez qu’il y a beaucoup d’histrions de TV sortis de cette université ?

    3/ La dernière opposition de la Pensée Binaire, à la mode hier, serait d’opposer une fois pour toutes « scientifiques » et « commerçants ». C’est une variante de l’argument 2, en faisant appel à la constante de la Culture qui serait « noble » alors que la relation sociale (celle du commerce comme les autres formes de relations) serait « vile ». Outre qu’associer tout uniment « les maths » à « la science » fait problème, la mathématisation du monde réduit les êtres humains à des objets, qu’ils soient d’études ou patients de médecine - en bref à évacuer l’humain. Docteur Folamour, Homme Nouveau léniniste, marchandisation des ventres, enfants jetables de l’adoption, télévision lave-cerveau, hedge funds boursiers - tout ça c’est « calculé », « mathématique ». Tchernobyl, la mer d’Aral, la vache folle, la non-signature du Pacte de Kyoto aussi : on calcule les bénéfices, pas les conséquences long terme. Et vous trouvez que c’est « bien » ?



  • Argoul Argoul 24 novembre 2007 12:01

    1/ J’aime l’université, j’en suis sorti, j’y enseigne parfois. Je déplore en effet que, depuis Napoléon, l’Etat (les élites) ait laissé l’université à l’abandon (à l’époque, elle était « libérale », c’est-à-dire de gauche contre l’empire). La création des grandes écoles a donc été volontairement élitiste - une caste d’Etat.

    2/ Ce que je trouve intéressant, dans le regard du professeur d’université qu’est M. Gouadain (dont je ne fais que résumer les propos iconoclastes), est le regard du monde extérieur. Si « nous » sommes mal classé parmi les établissement supérieurs du MONDE ENTIER, n’y aurait-il pas quelque « problème » à notre cocoricotante suffisance à croire que « nous sommes les meilleurs » ? Socrate est tout à fait bienvenu dans cette remise en cause. Relisez donc Socrate via Platon.

    3/ Ce qui est en cause n’est pas l’élitisme en soi - de toutes façons il a lieu et il faut bien sélectionner les meilleurs d’une façon ou d’une autre. Que ce soit par concours, tout à fait « démocratiques », j’en suis d’accord (mais alors, pourquoi ne pas l’étendre aux mastères des universités si c’est si bien que ça ?). Que ce soit par sélection au fil des années universitaires (50% laissent tomber avant la licence...) Que ce soit plus atrd, à l’entrée dans la vie active : concours pour la fonction publique, entretiens d’embauche pour le privé.

    4/ Ce qui est en cause est l’élitisme spécifiquement « par les maths », et depuis tout petit (la Seconde valant orientation). Qui n’est pas matheux est considéré comme « inférieur » - alors qu’il peut être brillant en lettres, en relationnel, en débrouillardise. On manque de commerciaux justement, on manque d’artisans, on manque de gens capables de se débrouiller à l’étranger. Pourquoi vilipender ceux qui ne sont pas « maths d’abord » ? Nota : j’ai passé le bac philo et je ne regrette rien.

    5/ L’auteur (comme moi) ne prône en rien une « professionalisation » de l’université : il y a des écoles ou des DESS spécialisés (comme leur nom l’indique) pour ça. L’abstraction est utile, si elle sert à la recherche. mais l’abstraction mathématique dès la 6ème pour la sélection par les maths, Polytechnique étant le plus « valorisé », ce n’est pas le signe d’une société « normale », démocratique et comme les autres. Ce n’est pas la meilleure façon de nouer des relations de travail avec les autres, ni de répondre aux besoins de « client ». Et c’est surtout le signe d’une société de castes, élitiste dès 15 ans (à l’orientation en Seconde, préparée en 3ème) qui vous marque à vie. Rien à voir avec ce qui s’acquiert par l’expérience professionnelle en Allemagne et en Suisse, ou par la débrouillardise aux Etats-Unis ou en Hollande. La soi-disant « démocratie » française a de furieux relents de Cour de Louis XIV...

    6/ En ce sens, donner plus d’autonomie aux universités, à condition de garder aux diplômes une portée nationale, ne peut que faire du bien. Rien n’empêche d’ouvrir des filières pour la culture générale (sans passage de diplômes), ou de participer à la formation tout au long de la vie (avec équivalences et validations de diplômes). Mais c’est trop timide en France parce que cela reste trop centralisé au ministère. Il y a à réfléchir, à débattre, mais certainement pas à bloquer ! La démocratie exige « un continuum de citoyens convenablement formés, satisfaits de leur sort et devant lesquels s’ouvrent de raisonnables perspectives de promotion, y compris jusqu’au sommet » (dernière phrase de l’article).



  • Argoul Argoul 21 novembre 2007 11:23

    Je répondais au ton général des commentaires, pas à VOUS personnellement. Notamment à celui qui a écrit « Le titre est alléchant mais le contenu est d’une bêtise tellement les arguements bouffent le trait... Niveau malhonnête, c’est A+ ! ».

    La malhonnêteté est de manipuler les faits et de déformer les arguments.

    Les objections des commentaires ci-dessus esquivent soigneusement le fond du billet : on ne crée pas un homme « nouveau » sans détruire l’ancien par la force - donc en contraigant de façon tyrannique les populations.

    Ce pourquoi nombre de gens de l’Est ont voté avec leurs pieds. Ce pourquoi il a été bâti ce fameux Mur de Berlin pour les en empêcher. Ce pourquoi tout ce qu’il pouvait subsister de « bien » dans le système (sentiment du collectif, loyers à bas prix, soutien social) a été balayé comme feuilles mortes.

    Certes l’URSS faisait rêver, dans les années 30 face à la crise économique des pays capitalistes ; et juste après 45 après sa co-victoire sur le nazisme. C’est le rapport Khrouchtchev « sur les crimes de Staline » qui aurait dû mettre la puce à l’oreille. Et c’est là qu’il faut tirer des leçons de l’histoire : toute volonté de faire table rase pour créer un « homme nouveau » aboutit bel et bien à la dictature, à la tyrannie, au formatage social. Imaginez une nouvelle application avec les moyens techniques et biologiques modernes et vous aurez froid dans le dos...

    C’est donc contre la polémique superficielle, l’intolérance habituelle parmi les lecteurs zappeurs, le « trotskisme » à la mode parmi les déclassés sortant des facs, l’absence d’argumentation et de souci des faits historiques que je m’élève dans ces « réponses ».

    On peut nuancer (résumer 90 ans de socialisme en 1 page est quand même une gageure). On peut faire valoir la foi initiale légitime, puis sa dégradation, et se poser des questions sur la référence d’aujourd’hui à Trostky - comme s’il était pur de tout ce qui est arrivé... Mais on ne peut pas insulter gratuitement un auteur, expédier son billet en deux phrases méprisantes - sans AUCUN argument pertinent sur c qu’il dit. Au nom de quoi ? De la Vérité-en-Marche ?

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