Ou alors, utiliser les notes pour évaluer les profs : si au bout d’un trimestre, les notes ne s’améliorent pas, c’est que le prof a un problème.
C’est ce que j’expliquais à mes enfants lorsque j’avais décidé de ne pas surveiller leurs devoirs : s’ils ne savaient pas les faire, c’était soit qu’ils n’avaient pas été assez attentifs en classe soit que le prof avait mal expliqué et il leur fallait demander plus d’explication.
Ils ont très bien réussi leurs études (mes enfants, pas les profs !)
Je ferais une analogie avec la production automobile :
Il y a eu le taylorisme : des armées d’ingénieurs dans les bureaux définissant en détail les tâches des ouvriers, chaque ouvrier s’occupant d’une tâche spécifique sans vue d’ensemble et un contrôle qualité acceptant ou rejetant les produits.
Ensuite est venu le concept japonais kaizen : zéro défaut, zéro stock, zéro stress, chaque ouvrier pouvant immédiatement arrêter toute l’usine pour un problème, l’usine ne redémarrant qu’une fois le problème résolu par l’équipe composée d’ouvriers et d’ingénieurs dans un processus d’amélioration permanente.
Le système français d’éducation est le taylorisme : des armées de fonctionnaires définissent les programmes, les profs enseignent une matière pendant une heure sans vue d’ensemble et les conseils de classe trient les élèves entre ceux qui passent et ceux qui redoublent.
Je rêve d’une école kaizen où les profs travailleraient en équipe, où dès qu’un élève décroche, toute l’école s’arrête, l’équipe éducative cherche une solution et les cours ne redémarrent que lorsque la solution est trouvée : zéro défaut (élève décrochant du groupe), zéro stock (redoublant) et zéro stress. Je pense que cela existe en Finlande.
L’argument de mon épouse anglaise, c’est que de son temps, le port de l’uniforme (très peu cher) mettait les gamins à égalité mais surtout leur donner un très fort sentiment d’appartenance à un établissement scolaire, d’où une fierté de se rendre à l’école en bande, chaque établissement se différenciant par les couleurs de la cravate.