Il faut prendre pour exemple Bruno Julliard ; grâce à lui, au lieu du CPE, les jeunes ont droit aux stages, beaucoup moins payés à durée limitée et source d’exploitation éhontée.
Mais ce personnage a fait très fort pour l’emploi jeune (au moins le sien !) promu spécialiste de l’éducation (? !) au sein du parti socialiste, il s’est vu propulsé (couvé par B.Delanoé) au poste de premier adjoint à la mairie de Paris.
Quelle belle carrière ! dommage pour les milliers de jeunes qui l’ont suivi à l’époque et qui ramment encore.
Le problème vient des « fleurons » dirigés par des énarques ou polytechniciens issus des cabinets ministériels et incompétents. Alcatel et Alstom ont été développées grâce à l’investissement public sans aucun souci de rentabilité.
L’exemple le plus flagrant est le TGV, succès technique formidable qui aurait dû exploser à l’international depuis plus de 30 ans. mais ça n’a pas marché : à chaque fois, Alstom et la Sncf faisaient des propositions séparées pour le matériel d’un coté et l’infrastructure de l’autre : trop cher.
Entre temps, l’AVE espagnol avait acheté une ligne de TGV pour l’expo de Séville, ensuite, ils ont développé leur solution fiable et moins cher et maintenant, ils remportent les marchés en Arabie et aux USA.
Il reste quand même de belles entreprises françaises comme Michelin, l’Air liquide qui ne s’endorment pas sur leur lauriers et se réinventent en permanence.
Contrairement aux contributeurs de ce site, je ne suis pas enseignant, mais simple citoyen.
Ce que je comprends, c’est qu’en France, malgré un budget conséquent, la machine éducative devient de plus en plus une machine à exclure : 15 à 20% sans diplôme.
Vous pouvez établir toutes les réformes que vous voulez (inspirées ou pas par le GRAND CAPITALISME ou BRUXELLES) s’il n’y a pas l’acceptation et l’implication des enseignants, c’est raté d’avance.
Or, les propositions pratiques et positives des enseignants, je n’en voit pas, à part de gémir sur la disparition de telle ou telle matière, les bas salaires ou les classes trop nombreuses, j’aimerais entendre des propositions concrètes pour remonter le pente ; par exemple comment cette prof de lettres classique pourrait contribuer dans son établissement à récupérer ces 15 à 20%.
Et pourtant le monde entier veut visiter la France
Et pourtant le niveau de vie moyen est largement supérieur à celui de nos grands parents.
Le problème vient pour partie de notre système éducatif qui est essentiellement une machine à trier créant des jeunes aigris d’un coté et de l’autre ceux qui ont réussi (scolairement) se retrouvant dans des emplois à vie mal payés et peu motivants.
« On pourrait enfin ajouter une mesure particulièrement stupide : la révocation de l’édit de Nantes »
Vous minimisez gravement ce crime : persécuter 5 à 10% de la population sous prétexte qu’elle avait été protestante depuis 1 siècle dans une coexistence relativement pacifique ; lui infliger des brimades, dragonnades et punir de mort tous ceux qui essayaient de quitter le pays. Entre 200000 et 400000 ont néanmoins réussi à s’enfuir faisant la prospérité des pays accueillants.
Pour ceux qui trop pauvres ou peu qualifiés (1000000) qui restèrent et furent contraints d’abjurer, ce fut (selon les termes d’un historien anglais) une saint Barthélemy permanente : tout individu assistant à un culte clandestin était exécuté ou envoyé aux galères.
Ce n’est qu’un siècle après que Louis XVI et surtout la révolution ont redonné aux non catholiques le droit de vivre leur religion.
Je vous trouve bien indulgent pour ce triste personnage de Louis XIV qui a semé la haine des français dans toute l’europe et s’est comporté avec ses sujets comme un potentat africain : Biya ou Bongo : extrême opulence d’un côté, extrême pauvreté d’un autre.
Quand je visite Versailles, je vois sur ces pierres la sueur des paysans et le sang des protestants : mes ancêtres !