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Appelez ca l’instinct, ou la synthèse de mes lectures, tout ceci a fini par allumer certains voyants à l’orange puis au rouge.  Par déformation professionnelle, mon attention s’est focalisée sur divers sujets relatifs au traitement de l’information et par extension, aux médias, et... malheureusement au pouvoir, s’effarant des concomittances existantes et futures. Sans tomber dans la paranoia idiote, l’air du temps... ne sent vraiment pas bon.
Dorénavant assez vieux et concerné pour me bouger citoyennement parlant : pour mes gosses, et mon entourage. Beware ;) ?


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  • ash ash 5 novembre 2008 10:04

    Au sujet d’un article "foi/humanisme/immoralisme" : vi, j’adhère ! Si tant est que la forme soit modérément obscure et partiale, hein ! smiley
    A force de synthétiser/corréler les évènements passés : il semble bien ne me rester que les explications assez ’primordiales’. Ce qui est conforté par le fait que les problèmes complexes semblant souvent issus d’une somme de déclencheurs ’simples’ (ou de banalités affligeantes, selon l’enervement : comme ce post et ceux qui le précèdent apparemment smiley)... S’attaquer à l’autre extrèmité du problème pourrait nous permettre de dénouer le noeud intellectuel de la crise economique actuelle. Pour l’exemple.
    Cordialement.




  • ash ash 21 octobre 2008 16:20

    Que place-t-on dans ’Capitalisme’ ?

    Si l’on parle des personnes qui le pratiquent, on pourrait juger normal que toutes ces individualités aient un minimum syndical de considération pour leur prochain : par l’absurde, je me vois mal abandonner toutes fois (et lois) à partir du moment où j’allume mon ordinateur pour boursicoter.

    Il me semble iréel (voire dangereux) de séparer la notion capitalisme, du conglomérat de moralité des individus qui le pratique. Ca n’aurait juste pas de sens ’pratique’...

    A mon humble avis, il existe bel et bien un cadre moral minimal (très large) du capitalisme. Si l’on admet çà, je ne verrais personnellement rien d’amoral (pour le coup :)) à le contraindre spécifiquement davantage, histoire que ceusse qui profitent des zones grises, en plaidant l’ignorance, soient mis au parfum : le religieux pourrait s’inviter davantage dans les marchés.



  • ash ash 20 octobre 2008 09:43

    >comment obliger les loups qui sont dans la place à plus de probité ?
    Il est une truc très prôné par le management (anglo-saxon du moins) qui est de couper toutes les têtes d’une entreprise en difficulté, plutôt que de tenter d’infléchir des mentalités. L’esprit humain étant ainsi mal fait, qu’il aura tendance à s’enferrer dans des décisions qu’il a prises même si elles sont *visiblement* mauvaises...

    Il me semble impossible d’appeler à plus de probité des personnes qui ont une vision aussi étroite de leur rôle dans la société : le développement de leur capacité à faire du pognon (et pas à créer de la richesse), a certainement évincé toutes les neurones consacrées à leur contribution à un monde plus juste et plus heureux. Je conjoncture qu’ils se sentent incompris, et que nous passons pour des extra-terrestres, nous la foule hurlante amassée en bas de leurs immeubles : comprennent-ils même le problème actuel (M. Maris en doutait fortement dans l’interview qui circule) ? Mon sentiment est que ceux qui en avaient les capacités intellectuelles/morales en ont soit profité, soit sont sortis du système. Donc que ceux qui restent en place sont perdus pour l’humanité.

    J’attends de voir ce que donnera la décision islandaise de décapiter leur système, en y affectant des femmes. Je trouve la décision plutôt rafraichissante : et si priori elles résisteront davantage au côté sombre, on pourra se demander ’combien de temps’  ?



  • ash ash 14 octobre 2008 12:17

    Je plussoie votre intervention, malgré que je ne pressente pas franchement de ’meilleures indicateurs’ pour demain... Car si l’on ramène tout ce système à un conglomerat d’intérêts personnels, franchement il y a de quoi être pessimiste : indicateurs de quoi ? de faire du pognon à court terme, en l’occurrence, les indicateurs étaient parfaitement clairs et ont rempli leur rôles... Et les sociétés qui établissaient ces notations, les commanditaires des notations, et ceux qui étaient susceptibles de d’arbitrer, tout le monde fut partie prenante et a certainement largement baigné dans l’argent facile.
    Clairement les quelques fous qui ont du vouloir faire leur boulot sur un vague fond humaniste (’heu, boss, ce titre là, si tout le monde l’achete et que ca pête, ca va etre le krach et la recession pour le pays, c’est mal, non ?’) ont du être virés fissa.
    Je râle, je râle, mais comme à chaque fois que je lis les portraits de Boursorama, ou ses recommandations financieres : jamais ô grand jamais, on y trouve la moindre considération pour son prochain, mais uniquement des attributs qualifiants une prospérité financière ¢ court terme... Arf, une mise en garde contre une possiblité de mauvaise action et de pétage de bulle à venir, je l’attends celle-là.
    Comme j’attends toujours une tentative explication ou un mea culpa des gros investiseurs. Au moins Kerviel s’est justifié.
    Rien ne peut barrer la route à une aveuglante promesse de gros gain à court terme, et vu les sommes en jeu dernièrement, il y a eu de quoi dévoyer toute plusieurs fois toute la morale de la terre.



  • ash ash 7 octobre 2008 12:15

    Votre conclusion est terrible. Mais les remugles de ce ragoût executif/industriel vicie vraiment l’air, car ensemble notons que, chaque jour passant, tout ceci n’arrête jamais de prouver le peu de considération et de reflexion sur le sujet culturel et... le nôtre.
    C’est vrai quoi : à ’peine’ 60 millions de péquins à qui l’on veut faire consommer de l’art McDo à grands coups de raccourcis : enterré le statut particulier de la culture, enterré la reflexion sur les technos numériques qui duplique sans altérer, et le plus beau ces derniers temps, enterrée la démocratie.

    Et dès lors de constater le comportement de hussards des gens qui ont l’outil de l’Etat dans leurs mains, je ressors livide... Et avec pas mal d’amertume.
    Sans compter avec cette peur nouvelle dans leur future approche des (gros gros) problèmes à venir.


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