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Aureus

Anti-capitaliste et démocrate.

Membre militant de l'UPR.

"L'Union Populaire Républicaine (UPR) est un jeune mouvement en pleine ascension qui rassemble tous les Français, de gauche comme de droite, qui veulent sortir de l'Union européenne pour rétablir la démocratie en France."

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  • Aureus 23 juillet 2011 01:35

    L’union européenne n’a pas été « corrompue » ou « détournée » de ses buts initiaux. Elle fonctionne comme prévu.
    Je laisse la parole sur ce sujet à M. Ambrose Evans-Pritchard (très grand journaliste britannique) du Daily Telegraph (fleuron de la presse britannique) qui est allé farfouillé dans les documents déclassifiés (comme la loi le prescrit) 1950-1960 du ministère des affaires étrangères des USA :

    "

    Euro-federalists financed by US spy chiefs

    By Ambrose Evans-Pritchard in Brussels

    12:00AM BST 19 Sep 2000

    DECLASSIFIED American government documents show that the US intelligence community ran a campaign in the Fifties and Sixties to build momentum for a united Europe. It funded and directed the European federalist movement.

    The documents confirm suspicions voiced at the time that America was working aggressively behind the scenes to push Britain into a European state. One memorandum, dated July 26, 1950, gives instructions for a campaign to promote a fully fledged European parliament. It is signed by Gen William J Donovan, head of the American wartime Office of Strategic Services, precursor of the CIA.

    The documents were found by Joshua Paul, a researcher at Georgetown University in Washington. They include files released by the US National Archives. Washington’s main tool for shaping the European agenda was the American Committee for a United Europe, created in 1948. The chairman was Donovan, ostensibly a private lawyer by then.

    The vice-chairman was Allen Dulles, the CIA director in the Fifties. The board included Walter Bedell Smith, the CIA’s first director, and a roster of ex-OSS figures and officials who moved in and out of the CIA. The documents show that ACUE financed the European Movement, the most important federalist organisation in the post-war years. In 1958, for example, it provided 53.5 per cent of the movement’s funds.

    The European Youth Campaign, an arm of the European Movement, was wholly funded and controlled by Washington. The Belgian director, Baron Boel, received monthly payments into a special account. When the head of the European Movement, Polish-born Joseph Retinger, bridled at this degree of American control and tried to raise money in Europe, he was quickly reprimanded.

    The leaders of the European Movement - Retinger, the visionary Robert Schuman and the former Belgian prime minister Paul-Henri Spaak - were all treated as hired hands by their American sponsors. The US role was handled as a covert operation. ACUE’s funding came from the Ford and Rockefeller foundations as well as business groups with close ties to the US government.

    The head of the Ford Foundation, ex-OSS officer Paul Hoffman, doubled as head of ACUE in the late Fifties. The State Department also played a role. A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth.

    It recommends suppressing debate until the point at which « adoption of such proposals would become virtually inescapable »."



  • Aureus 23 juillet 2011 01:21

    "Les placer, forcément mais où ? Dans un pays qui emprunte, et est encore un peu crédible pour emprunter encore, la France par exemple."

    Même pas ! L’argent que les banques prêtent, elles le créent ex nihilo, à partir de rien. Comme la banque de France avant 1973 ; sauf qu’elle ne demandait pas d’intérêt.
    Plus précisément, grâce au système de réserve fractionnaire, les banques sont autorisées à prêter jusqu’à 10 fois ce qu’elles possèdent en propre. Elles peuvent donc créer, par exemple, 100 euros à partir de 10. Le problème, c’est qu’elles ne créent pas les intérêts qu’elles demandent. On en arrive à un système d’une absurdité absolue : aujourd’hui, la valeur de tout les biens et marchandises dans le monde ne seraient pas suffisante à couvrir la valeur de la dette mondiale.



  • Aureus 22 juillet 2011 21:25

    1) C’est l’union douanière -entièrement gérée par la commission- et la dérèglementation des échanges des marchandises, des biens et des services avec les pays tiers (en l’occurrence la Chine) imposées justement par les traités européens qui ont permis à l’ « inévitable » de se produire. Il s’agit d’une décision entièrement politique et non d’une fatalité, comme vous l’affirmez. Du reste, la Chine ou les Etats-Unis, eux, ne se privent pas pour refouler à leurs frontières ou taxer lourdement les importations qu’ils jugent néfastes pour leurs économies. La Chine est très souvent montrée du doigt par l’OMC ou l’UE pour ses mesures protectionnistes et loin de moi l’idée de lui reprocher d’agir pour ses intérêts, tout au contraire.
    Il est aberrant, tout de même, de prétendre que la France, 6ème puissance économique mondiale, ne pourrait s’en sortir sans l’appui de l’UE. De tout petits pays comme la République de Singapour se portent très bien et que je sache, elle ne fait pas partie d’un ensemble comparable à l’UE. Union européenne qui, au passage, n’est imitée nulle part dans le monde alors qu’on la présente comme la panacée à tout les problèmes économiques, sociaux, environnementaux,etc...

    Vous me semblez être quelqu’un de très averti mais il aura échappé à votre vigilance les points suivants, qui sont explicitement décrits dans les articles des traités européens :
    -l’union INTERDIT toute restriction aux échanges de biens, de marchandises et de services (ainsi que des capitaux, si pratiques pour les délocalisations) entre les pays membres et les pays tiers. La vague de textiles chinois, que vous jugez « inévitable » et qui a contribué à la destruction de notre industrie, est une CONSEQUENCE directe de ces articles.
    - La BCE doit maintenir le taux de change de l’euro ; taux de change qui est actuellement beaucoup trop cher pour l’économie française et qui lamine notre industrie. La seule préparation que pouvait faire la France en prévision de la vague de textiles chinois était de fermer ses usines.

    2) Ce qui m’amène au second point. L’euro est trop cher pour l’économie française et c’est encore plus vrai pour les pays du sud de l’Europe. Quelles que
    soient les gesticulations des dirigeants et des instances européennes, l’économie grècque ne redémarrera pas. D’ailleurs, le but n’est pas de sauver la
    Grèce mais de sauver l’euro, ce qui n’est absolument pas la même chose. Vous prétendez encore que l’euro nous a apporté stabilité et prospérité ? C’est une
    position assez singulière, surtout à la lumière des évènements derniers qui ont démontré l’échec cuisant de cette monnaie. On ne peut avoir une seule monnaie
     pour 17 économies différentes, dixit les nombreux économistes que l’on n’entend jamais à la radio, que l’on ne voit jamais à la télé ; car il faut à toute
    force maintenir le dogme, sans jamais le remettre en question.

    Mais il existe tellement de vérités scandaleuses sur cette prétendue construction européenne dont personne ne pipe jamais mot... Je préfère m’arrêter là et
    vous conseiller de regarder les conférences de F. Asselineau dont tout les chiffres et citations sont faciles d’accès sur internet.



  • Aureus 22 juillet 2011 13:20

    Brath-Z

    J’ai eu plaisir à échanger des messages avec toi car je pense que tu es quelqu’un de réellement sincère.
    Après m’être exhaustivement renseigné sur l’euro, l’UE et leurs origines véritables, je suis à présent irrémédiablement persuadé que toute cette construction est profondément nocive non seulement pour la France mais aussi pour tout les pays européens. Et les derniers évènements me confortent dans cette idée.
    Alors on peut ergoter... faire de la désobéissance européenne, prétendre quitter le traité de Lisbonne seulement, abandonner l’euro sans sortir de l’UE...etc ... Tout ceci, à mes yeux, n’est que bavardages. Il nous faut rompre complètement avec cette machinerie du diable.
    Moi-même très à gauche, j’ai longtemps été séduit par les propos de M. Mélenchon et par ses talents de tribun. Ce n’est plus le cas. En admettant qu’il soit honnête dans sa démarche, ce que je ne crois nullement, je ne peux comprendre sa volonté de ne pas rompre définitivement avec l’UE ; à quoi bon ces atermoiements ? Se peut-il qu’il existe une limite dans les propos qu’il est autorisé à prononcer ? Pour moi, la question est tranchée.

    Cordialement



  • Aureus 21 juillet 2011 18:44

    Une citation vaut mieux qu’une longue et pénible écriture.
    Voici la conclusion d’une analyse qu’aucun argument, jusqu’ici, ne m’a permis de remettre en question :

    "Le cas de la France ne peut se comparer à aucun des États qui ne sont pas dans l’euro tout en étant dans l’UE :

    - en droit international, les « réserves » à un traité doivent se faire AVANT la ratification. Une fois qu’un traité est ratifié, on ne peut plus revenir en arrière, sauf à dénoncer le traité. La France ne peut donc en aucun cas annoncer juridiquement qu’elle adopte, par exemple, la même position que le Royaume-Uni vis-à-vis de l’euro.

    - en effet, à la différence du Royaume-Uni et du Danemark, la France n’a fait aucune réserve AVANT la ratification du traité de Maastricht en 1992. Elle a donc ratifié ce traité AVEC le principe de la monnaie unique et elle est donc tenue d’en respecter juridiquement les engagements internationaux, tout comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, les Pays-Bas, l’Autriche, la Grèce, la Belgique, etc. Du reste, la Déclaration d’Édimbourg du 12 décembre 1992 a bien précisé que les dérogations obtenues par le Danemark AVANT sa ratification « s’appliqueront uniquement au Danemark et à aucun autre État membre, ni présent, ni futur ». A fortiori ne peuvent-elles pas s’appliquer APRÈS.

    - à la différence de la Suède et des 7 États de l’Est qui n’ont pas encore adopté l’euro, la France l’a bel et bien adopté, sous forme d’échanges interbancaires à partir de 1999 et sous forme fiduciaire à partir de 2002.

    En conclusion, il importe de souligner que le traité de Maastricht ne prévoit aucune clause de sortie de l’euro. L’adoption de la monnaie unique y est même présentée comme « irrévocable » (l’article G du Titre II du traité de Maastricht mentionne en effet expressément « la fixation irrévocable des taux de change conduisant à l’instauration d’une monnaie unique »).

    Dès lors, la seule voie de sortie juridique de l’euro pour la France réside dans la dénonciation de l’ensemble des traités européens, en vertu de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), suite aux modifications introduites par le traité de Lisbonne."

    http://www.u-p-r.fr/vos-questions-nos-reponses/l_euro/pourquoi-on-ne-peut-pas-sortir-de-l-euro-sans-sortir-de-l-union-europeenne


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