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Axel_Borg

Axel_Borg

Fan de sport et de bien d'autres choses (voyage, restos, théâtre, cinéma, musique, histoire, BD ...), je vis à Paris depuis 14 ans mais mon coeur vibre pour le Barça et l'OGC Nice. Fan de McLaren en F1, de Novak Djokovic en tennis, et admirateur de tant de grands champions tous sports confondus, au risque de paraître Michel Drucker vu la très longue liste qui va suivre : Borg (Bjorn !), Cruyff, Lauda, Maradona, Ali, Pantani, Senna, Di Stefano, Puskas, Bartali, Schumacher, Clark, Jordan, Prost, Anquetil, Coppi, LeMond, Peterson, Connors, Messi, Van Basten, Romario, McEnroe, Agassi, Zidane, Hinault et j'en oublie tellement ...

Tableau de bord

  • Premier article le 25/09/2018
  • Modérateur depuis le 28/09/2018
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Derniers commentaires



  • Axel_Borg Axel_Borg 11 avril 2019 16:08

    @solarys,

    Tu oublies un homme clé dans la réussite de la Dream Team, le motoriste italien Paolo Martinelli.

    Briatore n’a rien fait d’exceptionnel en 1991, c’est Ross Brawn et Tom Walkinshaw qui ont indiqué au boss de Benetton de profiter de la faille juridique entre Jordan et le clan Schumacher, représenté alors par Willi Weber et Mercedes (Jochen Neerspach).
    Par contre le play-boy italien eut le flair de signer Fernando Alonso en 2000 après la victoire du jeune prodige espagnol à Spa en F3000.

    Pour en revenir à la reconstruction de Ferrari, ce fut un long processus qui démarra fin 1991 à l’épisode du camion qui revint comme un boomerang sur Prost, licencié par Fusaro.
    Ce dernier fut aussi viré et Agnelli rappela Luca Cordero Di Montezemolo après ses expériences en Coupe de l’America et à l’organisation du Mondiale 1990 de football en Italie.

    Directeur sportif du Cavallino en 1974 et 1975 à l’ère de Niki Lauda, le marquis sortit Ferrari de son nombrilisme en engageant, sur les conseils de Jean Sage, Bernie Ecclestone et Niki Lauda, celui qui avait tout gagné avec Peugeot en WRC, au Dakar et au Mans : Jean Todt.
    Bloqué par Jacques Calvet dans son projet d’écurie Peugeot F1, Todt claqua la porte de la Grande Armée fin juin 1993 alors que le lion de Montbéliard allait s’engager avec McLaren pour 1994 ...

    Au lieu de servir de laquais à Ron Dennis, Jean Todt prit la tête de la plus prestigieuse écurie, avec la même ambition que Cesare Fiorio en 1989, engager les meilleurs pilotes.
    A la différence près que l’Italien visait le tandem Prost / Senna à horizon 1991 (il passa fort près de le reconstituer), le Français ne voulant qu’un leader clair et un porteur d’eau au contrat de n°2.

    La mort de Senna en 1994 força Jean Todt à changer son fusil d’épaule. Se sentant trahi par Renault qui allait casser le contrat d’exclusivité de Williams pour Benetton dès 1995, le Pauliste en avait déjà assez de Didcot mais aussi du Losange ...
    Sensible à la magie du top team de Maranello, Ayrton Senna envisageait de piloter en rouge en 1995 ...
    Le bolide écarlate échut finalement à Michael Schumacher en 1996, le temps pour Montezemolo et Todt de voir l’Allemand prendre un ascendant définitif sur Damon Hill pendant deux ans.

    Pour se convaincre du rôle éminent joué par le Kaiser dans la reconstruction de Ferrari, il suffit de regarder les deux périodes où la Dream Team évolue sans lui : l’été 1999 après son crash de Silverstone face à une écurie McLaren Mercedes frappé par la scoumoune, avec un tandem Eddie Irvine / Mika Salo indigne de la passion des tifosi.

    Dès son retour à Kuala Lumpur, le Mozart allemand montre bien qui est le boss en F1.

    Enfin en 2007 où certes Ross Brawn avait pris une année sabbatique, mais il restait encore Jean Todt, Paolo Martinelli et Rory Byrne. Jamais Iceman ne dégagea la même autorité que Schumacher au sein de Ferrari, et c’est bien pour cela que Montezemolo recruta ensuite Alonso pour 2010, pas convaincu non plus par Felipe Massa.

    Enfin, comment ne pas évoquer le rôle éminent de Schumacher dans la progression technique de la Scuderia entre 1996 et 2006 ? Les feedbacks fournis par l’Allemand ont largement aidé les ingénieurs à faire progresser. Véritable stakhanoviste doté d’une mémoire prodigieuse, le Kaiser offrit une manne d’infos incomparable à Brawn, Byrne et Martinelli.

    Comme Lauda, Andretti, Prost ou Senna avant lui, l’Allemand fut l’un des grands metteurs au point de l’Histoire de la F1, filière suivie par la suite par Alonso, Vettel, Hamilton ...

    Gagner en F1 par son seul car-control à la façon de Peterson, G. Villeneuve, Mansell ou encore Räikkönen, ce n’est plus possible désormais.

    Les grands torts du Kaiser ? Avoir trop souvent craqué sous la pression du money time à Macao en 1990 (F3), Adelaïde en 1994, Jerez en 1997 ou encore Suzuka en 1998.



  • Axel_Borg Axel_Borg 11 avril 2019 15:51

    @Hijack,

    Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, l’homme Schumacher est largement aussi estimable que le pilote. Et je ne dis pas ça parce qu’il a eu son terrible accident de ski le 29 décembre 2013.

    Michael Schumacher est un grand monsieur en dehors de la piste aussi.

    Sur le fait que Senna soit meilleur que lui, cela ne se joue à vraiment pas grand chose mais en effet le Brésilien a pu se mesurer à un autre titan en la personne d’Alain Prost, là où Schumacher fut trop seul, se donnant comme défi passionnant de redresser la Scuderia Ferrari.



  • Axel_Borg Axel_Borg 11 avril 2019 15:48

    @solarys

    En 1994 Schumacher n’a pas la meilleure voiture. OK il a l’anti-patinage jusqu’à Silverstone mais en fin de saison la FW16 fait parler sa puissance avec un V10 Renault très largement supérieur au V8 Ford Zetec de sa Benetton B194.

    Pour ses débuts, désolé mais le mec arrive à Spa 1991 avec une Jordan (première année du team irlandais) et claque le 7e chrono en qualif sur l toboggan des Ardennes qu’il découvrait de surcroit. 4e du warm-up.
    Piquet n’était plus à son top en 1991 mais il restait un triple champion du monde (1981, 1983, 1987) pas un perdreau de l’année.

    Michael Schumacher a certes bénéficié du décès de Senna pour gagner ses premiers titres en 1994 et 1995. Mais au lieu de rejoindre Williams pour gagner encore en 1996 et 1997, il a préféré le challenge ultime ; rejoindre Ferrari pour refaire gagner le cheval cabré.

    En 1996 il part seul, sans Ross Brawn, Rory Byrne, Pat Symonds et Joan Villadelprat tous restés à Enstone.
    Jean Todt fera venir Brawn et Byrne en vue de 1997, Schumacher ne s’entendant pas avec John Barnard, habitué au style de pilotage différent d’un Prost.

    Si Byrne accepte de renoncer à son projet Phuket alors qu’il avait déjà 50 piges, c’est parce qu’il y avait Schumi justement ... Byrne avait connu Senna en 1984 chez Toleman, il savait donc qu’il tenait un immense champion avec le Kaiser.

    Sur Bridgestone, oui Todt signa dès 2001 un axe Ferrari / Bridgestone pour couper l’herbe sous le pied de McLaren. Furieux, Ron Dennis n’eut d’autre choix que de rejoindre le clan Bibendum en 2002, où Williams avait pris la place d’écurie de développement ...

    Sur les duels d’Hamilton, Alonso en 2007 c’est magistral mais trop court malheureusement. Pour Button et Rosberg, deux excellents pilotes deux champions du monde mais pas meilleurs qu’un Mika Hakkinen, principal contradicteur du Baron Rouge entre 1998 et 2000.

    Sur les poles, Schumacher n’était pas un pur sprinter comme Hamilton ou Senna c’est vrai. Mais la première fois qu’il dispose d’une vraie F1, la plus rapide, soit en 2011, il explose son record de poles qui datait de 1994 : de 6 (1994), l’Allemand passe à 11 pole positions ...

    Quant aux remontées que tu évoques, Mexico 1990 pour Prost, Spa 1995 pour M. Schumacher, un Senna en aurait été aussi largemnt capable (cf Monaco 1984, Rio 1988, Suzuka 1988), sauf qu’il ne s’est jamais troué en qualif au point de partir au delà de la 5e ou 6e ligne ...

    Hamilton est l’incontestable n°1 actuel, à la réserve prêt qu’Alonso me semblait encore plus complet. La saison 2012 de l’Espagnol, je n’en ai pas vu souvent des comme cela avec des F1 aussi limitées, tel un Schumacher en 1997 ou 1998 ... Victoires sublimes à Sepang et Valence, podium quasi systématique ... Chapeau l’artiste.

    Ne te méprends pas, Hamilton a le potentiel pour finir GOAT, mais il devra cravacher à la fois niveau stats et niveau duel de légende. Il a donc grand besoin que Max Verstappen prenne la place de Vettel comme son rival n°1, tant Baby Schumi déçoit, il sera bientôt éclipsé par Charles Leclerc chez Ferrari à ce rythme.



  • Axel_Borg Axel_Borg 11 avril 2019 09:33

    @Dom66,

    Bien entendu que Mercedes AMG est la clé de voûte des succès d’Hamilton entre 2014 et 2018, que ce soit Brackley (châssis) ou Brixworth (moteur).
    Mais sur cinq saisons, King Lewis finit 4 fois champion et une fois dauphin à seulement 5 points de Nico Rosberg en 2016 (le tout avec une casse mécanique à Sepang).
    Hamilton a largement dominé Rosberg entre 2013 et 2016, puis encore plus éclipsé Bottas depuis 2017.

    Lobbying de Mercedes sur le turbo ? Plus que probable car si l’étoile s’en allait fin 2012, Ferrari et Renault restaient seuls dans le paddock (Honda n’annonçant qu’en mai 2013 son retour avec McLaren pour 2015). Et Ecclestone ne pouvait se permettre de perdre Stuttgart ...

    Une écurie de F1 moderne c’est entre 500 et 1000 employés. Mais de tous, le plus important reste le pilote, c’est lui qui fait la plus grande différence, plus encore que le chef mécanicien, le chef motoriste ou l’aérodynamicien en chef.
    C’est bien pour cela qu’à part le cas exceptionnel du gourou aérodynamique Adrian Newey, seuls les pilotes sont payés des fortunes par les propriétaires des écuries de F1 ...

    Et c’est ainsi depuis Ayrton Senna, premier à aussi bien se vendre (1 million de dollars par GP en 1993 avec McLaren, ce qui avait causé un terrible bras de fer avec Ron Dennis même après le doublé Interlagos / Donington de Magic), avant Michael Schumacher, Fernando Alonso, Kimi Räikkönen, Lewis Hamilton puis Sébastian Vettel.



  • Axel_Borg Axel_Borg 10 avril 2019 15:16

    @solarys,

    Michael Schumacher avait certes un talon d’Achille, je le dis plus haut dans ma réponse à Laconique, la faiblesse de ses coéquipiers, souvent imposée par contrat par Flavio Briatore à Enstone, puis Jean Todt à Mranello.
    Certes Rory Byrne dessinait les F1 pour Schumi, pour optimiser son pilotage et non celui de l’autre pilote du garage ...
    Mais on parle d’un gamin de 22 ans qui avait humilié le triple champion du monde Nelson Piquet chez Benetton en 1991 ...
    Certes le Carioca n’était plus au top niveau comme entre 1980 et 1987 chez Brabham ou Williams. Mais il restait à 39 ans l’un des tous meilleurs pilotes de F1.

    Surtout, Hamilton n’a pas réussi entre 2009 et 2013 un quart des exploits de Schumacher dans sa période de vaches maigres (1996-1999) avec Ferrari : Barcelone 1996, Spa Francorchamps 1996, Monaco 1997, Spa Francorchamps 1997, Silverstone 1998, Budapest 1998, Monaco 1999, Sepang 1999 ...

    Rappelons aussi un point fondamental, Hamilton a toujours gagné le titre avec la meilleure voiture, là où Fangio (1957), Prost (1986), Senna (1991), Schumacher (1994, 1995, 2000 et 2003) et Alonso (2005) ont réussi le prodige de devenir champions du monde face à des écuries plus fortes que la leur : Maserati contre Ferrari en 1957, McLaren TAG Porsche contre Williams Honda en 1986, McLaren Honda contre Williams Renault en 1991, Benetton Ford contre Williams Renault en 1994, Benetton Renault contre Williams Renault en 1995, Ferrari contre McLaren Mercedes en 2000, Ferrari contre Williams BMW en 2003, Renault contre McLaren Mercedes en 2005.

    Alonso était meilleur que l’Allemand sous pression extrême, et normalement le Taureau des Asturies aurait du gagner 5 titres mondiaux avec ceux de 2007, 2010 et 2012. Il n’aurait pas alors fini sa carrière chez McLaren Honda mais chez Ferrari, Red Bull ou Mercedes AMG, avec bien plus que 32 victoires au compteur vu son immense talent.

    Quant à Lewis Hamilton, il s’agit d’un fantastique pilote en effet qui pérennise les exploits week-end après week-end. Chasseur de pole exceptionnel, et finisseur redoutable le dimanche, bien meilleur qu’un Vettel dont on se demande encore comment il a pu enchaîner 4 titres de rang entre 2010 et 2013.
    Mais Lewis traîne comme un boulet sa saison 2010 où certes il perd 18 pts en Espagne sur crevaison mais surtout une bonne quarantaine de points par sa faute à Monza et Singapour en faisant n’importe quoi au départ.
    Il n’avait pas alors retenu la leçon de Shanghai 2007, erreur qui lui coûta le titre suprême.
    Sans parler de sa saison chaotique de 2011 où il laisse Jenson Button prendre le lead chez McLaren de façon exceptionnelle.
    En 1992, sa pire saison en F1, Senna avait battu Berger au final (50-49 aux points, 3 victoires à 2) pour montrer qu’il restait le patron à Woking.

    Ma conclusion est simple, je ne dis pas que Lewis ne sera pas un jour un GOAT potentiel mais c’est trop tôt : statistiquement il est derrière Schumacher, en terme d’aura derrière Fangio et Senna, en terme de domination sur une génération derrière le grand Jim Clark ...
    Et son beau duel avec N. Rosberg de 2014 à 2016 ne vaut pas le sommet d’émotion que fut le climax Prost / Senna entre 1988 et 1990.
    Je lui souhaite que Max Verstappen et Red Bull lui offrent un autre duel de forte intensité celui qu’il n’a jamais pu avoir avec Alonso exception faite de 2007 chez McLaren Mercedes ...

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