Technicien informatique de 38 ans résidant à Strasbourg, je m'interesse à tout, je lis encore un peu la presse (presse de tous les bords, presse inféodée comme presse indépendante), les livres en général et la science-fiction en particulier.
J’ai toujours du mal à envisager le problème de la (sur)population. Car, comment juger ? Quel est le nombre idéal ? un milliard ? deux ? dix ? quinze ? Le seul nombre idéal est le nombre qui permet de vivre sur cette planète sans en épuiser les ressources. Et ce nombre dépend d’abord de la quantité de ressources consommé par être humain. Si on vit tous sur les standards du Bouthan, on peut faire vivre encore 3 ou 5 humanités ; si on vit sur les standards occidentaux, il faut diviser la population par 2 pour avoir une chance de survie... Donc, avant de se poser la question de la surpopulation ou non, il faudrait déjà qu’on ait décidé dans quels systèmes on veut vivre ? Un système basé sur la consommation (produit intérieur brut) ou sur la qualité de vie (bonheur national brut) ?
On ne produit pas de richesses, on ne consomme que très peu de matières premières, mais on crée de l’emploi et on stimule l’économie en investissant dans ces secteurs.
Et comment tous ces gens qui seront embauchés et payés vont dépenser leur argent ? en achetant des objets. Donc, on revient au même problème.
Le problème, c’est bien la société de consommation. Donc nous. Il faut nous remettre en cause, tous, de manière individuelle. Le mal que l’on fait à la planète, c’est pas tant quand on laisse couler l’eau du robinet en se brossant les dents, c’est bien plutot quand on change son portable au bout d’un an alors que l’ancien fonctionnait trés bien par exemple. C’est beaucoup plus grave et votre vision de la décroissance ne remet absolument pas cela en cause.
Tout dépend ce que vous appelez décroissance de toute façon. Dans votre modèle, il y aura quand même bien décroissance, au moins décroissance de la production industrielle.
Mais, sinon, détrompez-vous, les activités tertiaires sont elles aussi pour la plupart nocives à l’environnement. Les effets peuvent être indirects ou moins evidents mais ils sont bien présent. Quelle est l’empreinte écologique d’une tour de bureaux par rapport à celle d’une usine. M’est d’avis que ça doit être tout à fait comparable.
Y a pas à tortiller, décroissance, ça veut d’abord dire moins d’activités marchandes et plus d’activités intellectuelles, de loisir et de temps libre. Et donc moins de frigos, de voitures et de canapés en cuir... Donc moins besoin de bureaux pour gérer toutes ces usines et tous ces entrepots ; donc besoin de moins d’usines car besoin de moins d’ordinateurs, de moins de centrales electriques etc...
La décroissance est un cercle. Ca peut être un cercle vicieux si on le subit (crise économique grave) ou un cercle vertueux si on décide de piloter le mouvement. C’est ce à quoi travaille le mouvement politique des décroissants.
Si on remplace une croissance industrielle par une autre croissance tertiaire, on aura fait que renommer le problème. Le problème est bien la croissance, cette idée que l’on peut toujours grossir, améliorer le rendement, enfler. Non, tout système a un rendement maximum et aujorud’hui, on épuise toutes les ressources produites en un année par la Terre en même pas 6 mois. On a un rendement deux fois supérieur à celui que la Terre peut supporter.
Cessons de courir en tout sens pour s’apercevoir à la fin de notre vie que l’on a fait du surplace.