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  • Bracam Bracam 5 décembre 2016 15:35

    @olivier cabanel
    le sujet corrélatif que m’évoque le lien de votre message auquel je répond est de savoir combien de familles ne s’en sortent pas ou plus en Suisse, cette moyenne inférieure qui partout commence à sérieusement craindre pour sa survie décente et a encore de quoi payer ses factures sous peine de poursuites en cas de difficultés. Vous citez un article de 2014 qui mentionne le coût de la couverture maladie comme étant élevé en Suisse, évalué en moyenne nationale, et un salaire moyen dont on connaît également la pertinence relative. L’à-côté du sujet, admettons-le, est la question du revenu moyen et du niveau de vie qu’il permet en fonction du lieu d’habitation : est-il simplement élevé par comparaison avec le polonais, le français ou le grec ? Eh bien « ça dépend » des éléments et données que l’on prend en considération. Et le coût de la sécurité sociale varie considérablement en Suisse selon son lieu de perception. Je veux bien concevoir que votre séjour en Suisse vous donne un regard plus élaboré que certains sur la question, mais il n’est certainement pas exhaustif. 


    Si je donne des éléments avec passablement de détails, c’est avec l’espoir tout d’abord que la réalité puisse être mieux perçue par qui voudra bien pousser sa réflexion un peu plus loin que la simple considération d’un franc égale un euro, mais aussi s’intéresser aux aspects interdépendants qui déterminent plus largement un problème : ici, avec quelles contraintes et moyens le citoyen fait-il face à l’austérité, au chômage, au coût du logement et de la santé par exemple. Vous n’avez pas été au bout de mon explication, à savoir qu’on ne peut pas s’assurer contre la maladie à 240 CHF dans le canton de Vaud si on est confronté à des ennuis de santé (franchise inabordable pour les petits revenus, donc oblige à la prime la plus élevée de plus de 400 CHF + franchise + quote-part). Votre « payer 240 frs par mois n’est pas un investissement inabordable... » fait vraiment fi d’une réalité que je décris, en réponse à votre lien, lequel apporte aussi un élément utile au sujet. C’est pour démontrer qu’une moyenne ne dit pas grand chose à moins que ce ne soit un mensonge ; c’est parce qu’ici la couverture maladie coûte une fortune aux familles, et que les chiffres explosent depuis des années, et depuis 2014 évidemment que j’élargis le point de vue. Mais pour ce faire, il faut effectivement être un peu long, et puisque les dépenses obligatoires écrasent nombre de budgets, cette digression me semble donc compatible avec le sujet, en réponse à l’article que vous proposez. 





  • Bracam Bracam 5 décembre 2016 03:00

    @olivier cabanel

    J’aimerais rajouter un élément à l’article de Challenges de 2014, puisqu’ils évoquent cette dépense obligatoire... La couverture maladie en Suisse est effectivement à charge de chaque personne, charge qui augmente chaque année de plusieurs % . Pour 2017, vertu de la statistique fédérale, l’augmentation serait en moyenne fédérale de 6,5 % ! En ce qui me concerne, elle est de 17% dans la caisse d’assurance où je me trouve. Ensuite de quoi, il est tout simplement impossible, dans certains cantons de Suisse, de s’assurer comme adulte contre le risque maladie (prestations bien moins étendues qu’en France) pour moins de 240 € en 2017. On compte des milliers de tarifs dans le pays pour une couverture légale identique, et donc des disparités de primes considérables entre les cantons, comme si un infarctus était moins coûteux dans le canton d’Uri qu’à Genève par exemple.

    Mais mieux, s’il faut consacrer au moins 240 €/mois dans le canton de Vaud, hors couverture complémentaire dont le tarif libre est lié à l’état de santé et l’âge, c’est assortis d’une franchise qui reste à charge de l’assuré à hauteur de 2300 €/an, à quoi il faut rajouter, le cas échéant, une quote-part sur la dépense de santé qui peut atteindre au maximum 640 €/an. Si l’on choisit une franchise de 270 €/an, la prime maladie s’élève à 390 €/mois (même quote-part), assortie de conditions d’accès aux médecins rigoureuses et complexes. Evidemment, l’Etat doit se substituer à nombre de personnes indigentes dont il doit payer les primes maladies, qui n’ont simplement pas les moyens d’existence suffisants ; elles sont nombreuses en Suisse.

    Ceci pour dire qu’un lien ne sert pas de preuve absolue, quand bien même l’article cité semble pertinent (et dépassé). Et la statistique serait une forme raffinée du mensonge, involontaire ou assumé, que je n’en serais pas étonné.


  • Bracam Bracam 5 décembre 2016 02:03

    @Paul Leleu
    Vous voyez, ce genre de propos se lit à pleins fourgons nauséabonds sur internet. Je ne défends pas les banques d’hier en Suisse, mais informez-vous, je vous prie, sur les mesures auxquelles elles se conforment aujourd’hui, forcées certes par des pays puissants dont les financiers ne respectent pas forcément les mêmes principes. Je crois que nous sommes nombreux en Europe à rire encore (si l’on peut dire) des déclarations de dirigeants ayant prétendu, dans l’ordre, avoir mis fin aux paradis fiscaux et décidé de mettre au pas notre ennemi la finance. La Suisse pays de vendu, c’est injurieux pour des millions de personnes, dont on vient de tenter d’expliquer que la volonté en principe garantie par la Constitution était méprisée. 



  • Bracam Bracam 5 décembre 2016 01:53

    @rogal
    A vrai dire, le peuple – qui est-il, je vous le demande – ne peut être, comme je le pressens dans la manière dont vous le citez, cette entité qui par magie fonctionnerait dans le sens que nous souhaitons personnellement. C’est pourtant ainsi que nous sommes tentés de nous l’imaginer lorsque nous en appelons à son arbitrage, avec l’idée qu’il porterait nos idées (de justice, de progrès, de condamnation d’autorités félonnes). Or, quoi qu’en dise Adimante, les outils dits démocratiques sont bien entre les mains du « peuple » ici plus que dans bien des pays. La culture révolutionnaire par contre peut être considérée comme absente de ce pays, qui si elle existait serait si fragmentée par les différences culturelles et politiques qui découpent la Suisse en 26 Cantons, des milliers de clochers, trois (4 avec le Romanche) langues nationales et une mixité d’origines remarquable que toute hypothèse de soulèvement est en fait inconcevable. Nous sommes un pays du consensus parmi les plus exemplaires, capable de voter des augmentations d’impôts, des restrictions graves de la liberté individuelle, l’augmentation de l’âge de la retraite, le refus de vacances et autres plaisanteries civiques extraordinaires.


    En ce qui concerne la question du soulèvement à venir, je me permets de relater un entrefilet de mon « organe de presse » local, paru samedi 3/12, qui nous apprend que le gouvernement est sur le point de transformer la vignette autoroutière annuelle que tout automobiliste empruntant l’autoroute doit coller de manière inamovible sur son véhicule, auto, moto, remorque (mais pas trottinette). Il s’agit d’un petit autocollant carré annuel donc, au principe de distribution simple, coûtant 40 francs suisses (environ 37 €), donnant libre accès au réseau autoroutier. Le contrôle se fait « à vue » par la police, ce n’est pas sa tâche principale évidemment. Quel est le taux de fraude ? Mystère. 

    Ce système simple ne conviendrait donc pas, sachant que la technologie qui nous asservit toujours plus permet de faire bien mieux. La vignette est chez nous un remarquable lieu de conflit entre un gouvernement qui veut à tout prix l’augmenter et une population qui commence à ne plus supporter la coupe en règle par la taxe dont elle se sent victime. Les autorités donc prévoient de mettre en place une vignette « électronique », dont je n’ai pas compris l’exact principe. Ce qui est annoncé, et sûr, c’est le dispositif de contrôle prévu, retrouvons ici la question du possible sentiment révolutionnaire du peuple dont nous parlions : des dispositifs de surveillance vidéo devraient être installés sur les autoroutes (et pourquoi pas sur les routes par la suite, dans les villes et villages), qui filmeraient TOUS les véhicules passant sous leur objectif, et amenderaient à la seconde le contrevenant à la vignette. Cela coûterait certes des millions, mais quand on aime réprimer et contrôler, on ne compte pas l’argent de la populace. 

    Comme il se doit, les autorités prétendent que les images seraient effacées dans un délai X, en l’absence de contravention. Et c’est là que c’est beau à mon avis, puisqu’un tel dispositif est de nature à contrôler toujours plus de monde de manière toujours plus sophistiquée, sous les prétextes que l’on voudra y rajouter au gré des besoins de contrôle de la population. Un boulevard ouvert pour la reconnaissance faciale également. Et comme nous sommes un peuple peureux aussi, mal informé, confiant par aveuglement dans la loyauté des gouvernants, le dispositif de contrôle qui devient de plus en plus inquisiteur peut servir demain à tuer dans l’oeuf le plus petit mouvement de contestation, si la pente anticonstitutionnelle suivie par nos autorités s’aggrave. Ceci est vrai en France sans aucun doute également, voir l’état d’urgence qui semble devenir la nouvelle règle.

    Comme il se doit, j’entends dire que si on n’a rien à se reprocher et autres fadaises autoritaires (le Suisse aime punir son semblable déviant), y’a pas de problème, et quelques définitives condamnations pour paranoïa. La grenouille dans sa casserole sur le feu tarde à en sortir, et fini cuite. Mais ça, c’est le monde animal, nous sommes si évolués, nous...


  • Bracam Bracam 28 novembre 2016 22:05

    J’ai pris un très grand plaisir à lire votre témoignage, merci ! Peut-être semblera-t-il préférable de gloser sur la servitude et autres prises de tête hautement philosophiques nombrilistes, mais pour ma part, je reste au ras des pâquerettes, et de la fleur de cerisier ; cela me détend, un plaisir rare dans le champ de bataille que nous occidentaux prétendons si souvent indispensable à la survie intellectuelle. 

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