« Marine le Pen, je ne suis pas fakir extra lucide... »
Moi non plus, et c’est ce qui ne rend à la fois prudent et attentiste. L’observation de la vie politique et de l’histoire m’a appris que les événements ne sont rien en eux-mêmes, et que leur poids réels se mesurent à leurs conséquences.
Imaginez un 11 septembre contre les tours Petronas, à Kuala Lumpur, on n’en parlerait plus qu’incidemment depuis longtemps. Et il ne se serait jamais trouvé un Colombani quelconque pour publier un éditorial intitulé Nous sommes tous Malaisiens
« Sur l’Islam en France... »
Les Français en ont une mauvaise image - et encore ignorent-ils que le Coran est incompatible avec la république et sa constitution.
Et à n’importe quel moment peut se produire un événement déclencheur, comme le 27 octobre 2005, lié à l’islamité des protagonistes, c’est-à-dire à un sentiment d’appartenance à la communauté musulmane, indépendant de la pratique religieuse.
A ce propos, Patrick Buisson écrit, dans La cause du peuple :
Le ministre de l’Intérieur (Sarkozy), lui, avait d’autres informations, dont il se garda bien, sur le coup, de faire état. En réalité, le véritable déclencheur des émeutes n’était pas la mort des deux adolescents, si traumatique fût-elle, mais la rumeur selon laquelle des policiers avaient jeté une grenade lacrymogène dans la mosquée Bilal de Saint-Denis. Le premier sinon principal ressort des émeutes était bel et bien la solidarité religieuse.
« Dans leurs assemblées on a un militant, un flic, un militant, un flic etc... »
Ca, il faudrait renoncer : neuf flics sur dix finissent électeurs du FN. Le FN est seul à les défendre.
« elle est neutralisée pour quelques temps et demeurera inoffensive encore longtemps... »
Ca, on sait pas.
Trois
Français sur quatre estiment qu’il y a trop d’étrangers (lire :
allogènes) en France, et deux sur trois qu’ils ne sont plus chez eux
comme avant.
La réserve de voix potentielle du FN reste énorme.
Marine Le Pen devrait liquider la dernière grosse séquelle du
philippottisme, reconnaître que la lutte contre le communautarisme est
vaine puisqu’il est intrinsèque au multiculturalisme, et agir en
conséquence à partir de l’insurmontable clivage « NOUS »/« EUX ».
Et
il ne faut pas hésiter à pousser le gaullisme jusqu’aux ultimes
conséquences de sa perception originelle des « Arabes » qui entraîna De
Gaulle à larguer l’Algérie - dans de sales conditions qu’on ne
critiquera jamais assez - au nom d’une impossible assimilation :
Les musulmans, vous êtes allé les voir ? Vous les avez regardés, avec
leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des
Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri même si
ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la
bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont
des Arabes, les Français sont des Français.
Ce qui était vrai en Algérie, le reste en France - il n’y a pas de raison - et on le constate pratiquement tous les jours.On
a presque envie de sourire (jaune) en lisant le passage sur les turbans
et les djellabas, puisqu’il n’est plus nécessaires d’aller « les voir » : ils sont ici.
C’est évidemment notre civilisation qui est dite « judéo-chrétienne » Et c’est assez récent comme dénomination. Et c’est d’assez loin postérieur à la Shoah, me semble-t-il. Nos origines, c’est tout autre chose. Du plus loin que nous puissions remonter, elles sont indo-européennes.