« ...que vous avez balayé d’un haussement d’épaule... »
Pour faire court, j’ai constaté que Korzybski estimait que les hommes ne se comportent pas entre eux comme ils devraient, et il a élaboré une théorie pour arranger ça.
Or, je ne crois pas au succès possible de ce genre de théories, qu’elles soient inoffensives comme le naïf Vers la paix perpétuelle de Kant, ou meurtrières, comme le socialisme scientifique, de Marx et Engels.
Je n’insinue rien. Je constate qu’il y a des Palestiniens miteux qui reçoivent des obus, et qui subissent des perquisitions musclées, en riposte à des obus que des terroristes envoient sur des Israéliens, et des Palestiniens friqués, qui vivent à Gaza comme s’ils habitaient à Fort Lauderdale ou à Long Beach.
Pour moi, ce fut une véritable découverte. Il n’y a là ni insinuation ni sous-entendu...
« Céline est un grand écrivain pour ses trois livres et pour le reste, c’est une honte ! »
C’est quoi ces « trois livres » ?
Sarkozy s’est pris les pinceaux dans son antisèche. Ou il s’est fait piéger par son assistant(e).
Céline a écrit dix romans : Voyage au bout de
la nuit (1932) - Mort à crédit
(1936) - Guignol’s Band
(1944) -Casse-pipe (1949) - Féerie pour une
autre fois (1952) - Normance : Féerie
pour une autre fois II (1954) - D’un château
l’autre (1957) - Nord (1960) - Le Pont de Londres
/ Guignol’s Band II (1964) - Rigodon (1969)
et trois pamphlets (les « honteux » de Sarkozy, de toute évidence) :
Bagatelles pour un massacre (1937) - L’école des cadavres (1938) et Les beaux draps (1941)
Bref,
le petit Nicolas ne sait rien de Louis-Ferdinand Céline. La prochaine
fois, il nous parlera Janus Pannonius, de Miklós Zrínyi, de Sándor
Petőfi et de Gyula Krúdy, des gens de chez lui, à propos desquels
il sera beaucoup plus difficile de le prendre en faute.