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Chichile

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  • Chichile 22 mai 2007 18:54

    Mais y a t’il un médecin dans l’avion ?

    Je me pose cette question, parce qu’en fait, il serait le bienvenu pour nous faire partager son point de vue concret.

    J’avais une grand-mère qui faisait le tour de ses médecins, jusqu’à ce qu’elle ait sa médication comme elle le voulait. Remboursée à 100% de surcroît. Fallait-il la mettre au pilori ? Les médecins savent bien comment cela se passe, et ne négligent pas, je pense, la dimension psychologique de leurs patients : apporter une réponse à une souffrance qui n’est pas forcément physique.

    Je ne suis pas pour les franchises, comme je ne suis pas pour les abus. On ne devrait pas avoir ces derniers pour ne pas avoir a subir ceux-là.



  • Chichile Chichile 22 mai 2007 18:41

    Il serait intéressant de se replonger aux racines de ce que signifie être Président (qui n’est pas un représentant potiche de la Nation), ce que signifie être Premier Ministre (qui n’inaugure pas que les chrysanthèmes nationaux), et de comment tout ceci s’imbrique et s’articule. http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/constit.htm

    Oui, « on » a choisi un chef.

    Cela ne signifie en rien que la souveraineté nationale soit anéantie, aliénée, dès que ce chef a été désigné. La souveraineté nationale, elle s’exprime par le biais du Parlement, et plus précisément par le biais de l’Assemblée Nationale. Ce sont les députés qui sont les représentants de la Nation. Pas le gouvernement. D’ailleurs, quand la majorité change à la chambre basse, le gouvernement dégage dans la foulée. Dont acte.

    Bémol : la pratique législative française a châtré depuis des décennies les parlementaires, en ce sens que ce ne sont plus eux qui proposent les lois, mais le gouvernement, par le contrôle de l’ordre du jour.

    Enfin, il est assez caricatural de prêter aux dits sarkozystes des vélléités monarchiques, avec suppression des deux chambres, les « inutiles » de masuyer. Je ne me souviens pas avoir lu de la part de quelqu’un de sérieux que cela devait être fait.

    Il faut par contre, et je le déplore quelque part, craindre que le Parlement ne soit qu’une vaste chambre d’enregistrement, dans les mois à venir. smiley



  • Chichile Chichile 22 mai 2007 17:42

    @paskal.

    Je pense que vous vous trompez : la démocratie, c’est la dictature de la majorité. C’est juste qu’on aura demandé aux électeurs de se prononcer avant sur ce qu’ils souhaitent, majoritairement évidemment :)

    Des preuves ?

    Les textes à l’Assemblée Nationale sont votés à la majorité. Le Premier Ministre est le chef de la majorité parlementaire. On vote la poursuite de la grève à la majorité.



  • Chichile Chichile 22 mai 2007 11:49

    @ l’auteur. Je ne pense pas que ce que la droite conteste dans mai 68, ce soit le dialogue social. Ce serait plutôt la remise en cause de la société « à papa » et de toute sa morale (sans être péjoratif) parentale. La mise à plat de tout l’enseignement, la volonté de gommer les rapports « hiérarchiques » parent-enfant, enseignant-élève. Et toute la novlangue qui allait bien avec (ballon = référentiel bondissant, elève = apprenant,...). Ce serait aussi l’abandon de l’autorité, en général, ainsi qu’une certaine forme d’immobilisme et de jem’enfoutisme. Après moi, le déluge. Le repli sur soi que cela aura provoqué, la receherche du plaisir individuel, l’hédonisme comme religion, le sacrifice du tout à l’individu.

    Renier mai 68, je pense que cela passe pour la droite par un retour de l’autorité. Cela ne veut en rien signifier que tout se fera en force, que les avis des uns et des autres, on s’en balance. Plutôt qu’il y a des décisions à prendre et qu’elles seront prises, avec consensus s’il est possible d’en trouver un, sans si cela n’est pas possible. C’est surtout en cela qu’il y avait une différence entre SR et NS.

    SR a dit qu’elle ne ferait rien sans l’accord des partenaires sociaux. NS a dit que les partenaires sociaux seraient consultés. Il y aura donc bien un dialogue social.

    Si maintenant dialogue signifie obtenir gain de cause, je pense effectivement que certains arrière-trains pîqueront dans les semaines et les mois à venir.



  • Chichile Chichile 20 mai 2007 10:26

    @ glop : pourquoi vous faîtes une différence entre les communistes staliniens et les autres ? Il y en aurait donc un « genre » moins néfaste ? Une sorte de classement entre les SSR de la Terre.

    Communiste lénine, c’est mieux, pire ? Communiste trotskyste, c’est mieux, c’est pire ? Et brejnévien, castriste,... Eclairez donc ma lanterne là dessus, je vous prie.

    Ensuite, je n’apprécie guère votre façon de tout ramener à 39-45, la collaboration présumée de toute une nation avec l’occupant, sans jamais tenir compte de ce que pouvaient les conditions à cette époque.Vous ne faîtes preuve d’aucun entendement ni relativisme dans vos jugements, et placez avec grande facilité les bons points et les mauvais, selon une grille de lecture toute dialectique : les gentils et les méchants, les bons et les mauvais, les collabos et les résistants. Les faits de vos aïeuls vous honorent, mais ne venez pas nous les balancer en travers de la gueule pour cautionner votre vision des choses.

    L’émotion que l’on peut ressentir face à ce qu’a écrit Guy Moquet, doit elle être, de votre point de vue, d’abord filtrée par qui la ressent ? En tant que personne de droite, ne suis-je pas en droit de ressentir une immense tristesse en lisant les quelques mots de ce jeune homme, avant qu’il ne soit fusillé ? Est-ce réservé à certains, au nom d’une idéologie d’exclusion, d’appropriation des fusillés ? Ne peut-on se sentir proche de cet homme, sans pour autant partager ses idées ?

    Bref, je trouve que ce que fait en ce moment NS est tout simplement fort, dépasse les frontières partisanes habituelles, remet les choses en place.

    Guy Moquet a donné sa vie pour une chose qu’il plaçait au dessus de sa propre personne, au delà de son confort personnel, au delà de lui. Dans notre société, l’on place l’individu au centre de tout et tour lui est assujetti. Peut être ne faut-il voir dans cette allocution, dans les mots du nouveau Président de la République, que cela, la mise en avant du dépassement de soi, le sens de la grandeur, du sacrifice, l’abandon de soi.

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