@bakerstreet Tout à fait incontournable. On peut aussi ajouter à la liste le « Analyse du film » de Raymond Bellour qui se sert abondamment de « The Birds » et de « North by Northwest » comme supports privilégiés de ses analyses.
Oui, le noir/blanc permet des constructions visuelles qu’on ne peut produire par la couleur. Si la couleur domine aujourd’hui c’est par souci d’un certain « réalisme » dont on n’imagine plus le public contemporain se passer. Le souci de la rentabilité bride alors aujourd’hui les projets qui voudraient revenir à cette possibilité graphique de composer l’image des films. Les films noirs actuels témoignent de cette envie des réalisateurs de pouvoir encore composer avec les teintes NB.
Oui, la nouvelle vague a modernisé la vision de la tradition critique en France, restée jusque là trop attachée au fond - tradition littéraire - et dédaignant la forme (et les réalisateurs à succès, associés à « l’industrie »). Hitchcock est alors devenu pour la nouvelle génération l’exemple même de l’auteur purement cinématographe, capable justement de produire le fond par la forme.
Hitchcock, qui a été formé au dessin technique, dessinait ses story boards de manière très détaillée avec un schématisme géométrique. Il les suivait ensuite scrupuleusement. C’est ce qui a, entre autres, fait sa réputation de dictateur de plateau : la mise en scène - décors et acteurs - devait correspondre au plan, il n’y avait aucune marge de liberté pour l’impro...