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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 29 juillet 2007 15:43

    @Stephanemot,

    Indépendemment du thermomètre choisi, la fièvre est avérée, et le mythe de la croissance perpétuelle mort depuis un moment.

    Si cela pouvait être avéré dans les choix politiques d’aujourd’hui, ce serait déjà un grand pas. Il suffit de reprendre les argumentaires des dernières élections pour constater que le principe premier présenté pour permettre de résoudre une bonne part de nos problèmes est ... la croisance.

    Les modèles écono-environnementaux demeurent frustres au regard de la complexité des modèles environnementaux (ie météorologie). Pourtant l’économie entend l’activité humaine et doit prendre en compte l’ensemble de ses impacts. Chercher le modèle parfait semble aussi complexe que vouloir réconcilier quantique et rélativité.

    Les modèles de la bio-économie se rapprochent des fondements des modèles biologiques (c’était l’exposé de mon premier article en la matière) permettant de pouvoir communiquer entre les différents modèles et ainsi avoir une modélisation systémique. Pour ce qui concerne le modèle parfait, certes, il n’existe pas si ce n’est dans notre imaginaire, mais aussi imparfait soit-il, un modèle doit permettre de fournir une tendance proche de la réalité nous permettant de connaître les incidences de nos choix.

    Il existe suffisamment d’indicateurs à tous les niveaux pour constituer un tableau de bord rustique mais évolutif, avec un historique conséquent au niveau local et global, qui donne aux politiques des repères plus actionnables au quotidien. Avec certes le risque de reléguer dans l’ombre des signaux majeurs, mais l’avantage de mobiliser plus de décideurs que sur le seul diamètre des calottes glaciaires.

    Il est exact que nous avons suffisamment d’indicateurs pour mesurer approximativement l’influence de nos activités. Comme l’économie peut être abordée comme une science et non comme une technique utilisant les mathématiques mais dont bien des orientations sont dictées par des choix empiriques, voir dogmatiques.

    Tout le problème réside dans la position des économistes néoclassiques qui représentent environ 80% de l’ensemble. Une très large majorité de ces derniers ne souhaite pas, a priori, appliquer des contraintes exogènes au marché. L’une des solutions abordées par les bio-économistes consiste à étudier l’activité économique dans un cadre pluridisciplinaire avec au minimum les sciences économiques et biologiques ; l’activité économique s’insérant dans l’ensemble des activités qui touchent la biosphère. Il existe une forte résistance de la part des néoclassiques qui veulent traiter la problématique environnementale sur les bases de données empiriques ne portant aucunement atteinte au marché ; c’est là que nous commençons à constater que ce n’est plus une approche scientifique, car un scientifique étudie un phénomène sans poser de certitudes ou contraintes sur la finalité de l’étude.



  • Christophe Christophe 28 juillet 2007 09:56

    @Celine,

    Je suppute que le titre soit basé sur le surnom donné par Merkel à notre Président : « herr blabla » !

    Seul notre auteur pourrait le confirmer !

    @Forest Ent,

    C’est un état des lieux objectif. Voyons la suite ! Actuellement, j’ai du mal à distinguer où se situe la ligne de rupture ; excepté sans doute la face visible qui est plus accès sur une politique spectacle qu’auparavent (si cela a encore à voir avec la politique d’ailleurs).



  • Christophe Christophe 27 juillet 2007 12:34

    @Jimd,

    Par contre les modeles mathematiques sont au coeur des analyses theoriques (ce n’est plus de l’econometrie) C’et peut etre la qu’il faut porter vos critiques, sur les problemes de repartitions.

    La première critique que je porterai sur la modélisation mathématique en économie concerne avant tout l’hypothèse posée dans quasiment toutes les études : l’homo-economicus ; sans doute que mes travaux dans les sciences cognitives jouent un rôle prépondérant. La réduction faite en la matière est inadmissible d’un point de vue scientifique. Par ailleurs, cela conduit à décerner à Stiglitz un prix de la banque de Suède pour son asymétrie de l’information alors que ses travaux ne sont qu’une spécialisation, dans le domaine économique, des résultats de recherches anthropoliques déjà anciennes (fin du XIXème siècle et début du XXème siècle). Certes, les travaux de Stiglitz remettent en cause la CPP, mais si les économistes néoclassiques tentaient de s’informer un tant soit peu sur les approches des autres sciences humaines, cela leur éviterait sans doute de poser des principes fallacieux qu’ils détruisent sans ne rien inventer. Je rappelle d’ailleurs que même G. Becker, lorsqu’il abordait l’homo economicus exprimait cleirement qu’il était du ressort des sciences humaines que de définir comment les comportements posés en postulats par les économistes se formaient. Or les autres sciences humaines ne les intéressent pas plus que cela ; et encore moins lorsque les conclusions des travaux en sciences humaines n’abondent pas en leur sens (ce qui est le cas pour ce qui concerne l’homo economicus). Doit-on supposer que les néoclassiques sont prêts à revoir les fondements théoriques se référant à cette hypothèse ... que nenni ?

    Vous savez comme moi que cet hypothèse est l’une des pierre angulaire du néoclassicisme économique. Partir d’une hypothèse irréaliste permet d’obtenir ce que l’on souhaite comme résultat ; Aristote l’avait découvert dans ses premiers pas vers la logique des propositions. Quand le prémice est faux, je fais ce que je veux.



  • Christophe Christophe 27 juillet 2007 10:57

    Bonjour Jimd,

    Nous sommes d’accord sur le fait que certaines approches mathématiques sont dépassées ou peu expressives dans leur contexte d’utilisation.

    Dans ce cas, il suffit de revoir les théories obsolètes avec des outils mathématiques plus pertinent et adaptés et faire la démonstration que la force expressive de l’outil correspond à la réalité modélisée. Est-ce que la croissance est toujours essentielle, incontournable ?

    Que je sache, l’approche en sciences humaines par le biais des mathématiques pose un problème actuellement insurmontable. En effet, nos mathématiques sont extensionnelles alors que l’humain a un comportement intentionnel ; nous retrouvons une différentiation majeure entre des mathématiques déductives et un comportement humain inductif.

    A ma connaissance, le seul chercheur ayant tenté, sans succès, de définir une logique intentionnelle est Montague.



  • Christophe Christophe 27 juillet 2007 10:21

    Bonjour,

    karg se, je reconnais la complexité de cet article. Mais les néoclassiques utilisent des leurres complexes, hors de portée de la plupart des citoyens, voir même de bien des politiques, pour mettre en exergue leur vision dogmatique, voir religieuse. smiley

    Philippe, en effet, l’écologie devient un objet marketing et sert d’excuse à un souci d’économie ; mais jamais l’économie néoclassique n’a souhaitée prendre en compte cette contrainte au risque de ne plus pouvoir prôner le marché roi, monarque obsolu ne pouvant supporter aucune entrave, pas plus politique, sociale ou écologique.

    Il y a eu, en 2005, une forte contestation de la part de scientifiques des sciences dures et des sciences naturelles contre l’amalgamme fait entre le prix de la banque de Suède et les prix Nobel (voir http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/HENDERSON/11930). Bien des scientifiques contestent le statut scientifique autoproclamé des économistes néoclassiques ; pas de tous les économistes, certains tentent d’avoir une approche scientifique plus pragmatique, mais ils sont souvent étouffés par les économistes bien pensants ainsi que nos politiques du même accabit.

    Le plus ridicule dans cette affaire sont les propos tenus par les défenseurs de ces pseudo-théories mathématiques qui demandent à corps et à cris l’application d’un certain pragmatisme ; alors que l’idée fondamentale sur laquelle ils s’appuient manque cruellement de pragmatisme, quant elle n’est pas totalement imaginaire. smiley

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